« J’ai eu le sentiment que les États-Unis devaient prendre la tête de la lutte anti-terroriste afin d’enrayer ce fléau et faire en sorte que les pays du monde libre se rallient à l’autorité américaine, comme un train que l’on attelle à une puissante locomotive. »
Benyamin Netanyahou a définitivement lié son combat politique à la mort de son frère. Jonathan Netanyahou décède en 1976 dans l’opération déclenchée pour libérer les 106 otages de l’avion Air France d’Entebbe, en Ouganda. Depuis ce jour, l'ancien Premier ministre n’a de cesse de vouloir obtenir la paix au Proche-Orient en éradiquant le terrorisme.
D’abord employé au sein de plusieurs entreprises, il abandonne le monde civil pour le monde politique. Son père étant un proche de l’ambassadeur d’Israël aux Etats-unis, il devient son collaborateur en 1982. Avant de devenir ambassadeur d’Israël aux Nations unies jusqu’en 1988. Il y fait ses premières armes en matière de diplomatie et noue des contacts précieux dans le milieu.
Revenu en Israël en 1988, il devient député de la Knesset et entre au gouvernement la même année. Jusqu’à obtenir le leadership au sein du parti conservateur du Likoud. Après les accords d’Oslo de 1993, le contexte se durcit en Israël et les attentats se multiplient. Partisan d’une ligne politique sévère envers les Palestiniens, Benyamin Netanyahou est élu Premier ministre en 1996.
Sur le plan intérieur, son programme s’inspire largement des principes reaganiens du néolibéralisme. Privatisations, réduction des droits de douane, des coûts des services publics, baisse des charges. Netanyahou est autant un enfant d’Amérique que d’Israël.
Sa politique extérieure est intransigeante et arrogante. Bloquant le processus d’Oslo, il provoque la polémique en ouvrant un tunnel dans le vieux Jérusalem. L’Intifida renaît tandis que le gouvernement israélien intensifie la colonisation. La pression qu’exerce
Bill Clinton l’oblige à signer un accord à Wye River, en 1998. Sa majorité ne lui pardonne pas, et le Premier ministre convoque des élections en 1999, qui voit le retour des travaillistes au pouvoir.
Depuis l’arrivée d’
Ariel Sharon à la tête du gouvernement en 2001 et sa popularité croissante, Benyamin Netanyahou a enclenché un solide virage à droite. Chef des conservateurs et des ultraconservateurs, il démissionne du gouvernement en 2005 pour protester contre le retrait de la Bande de Gaza. Leader du Likoud à nouveau, il n’attend qu’un retour redouté des attentats en Israël pour se manifester.