De Prague au boulevard Saint-MichelA force de commémorations/autocélébrations/procès, on en viendrait presque à penser 68 comme un événement franco-français. Le combat mené dans les pays de l'Est, l'engagement de la population, ont d'ailleurs grandement influencé les acteurs du mouvement français. Ainsi du printemps de Prague, qui débute le 5 janvier 68, et dont les différents témoignages parviennent jusqu'à la sphère estudiantine et contribueront largement à la formation de son imaginaire collectif. On retrouve notamment cette influence à travers l'alliance du prolétariat avec les étudiants. Voici donc une vidéo dans laquelle des citoyens tchécoslovaques issues de milieux différents s'expriment sur la situation nouvelle que connaît leur pays.
6 mai 68 : "Je prends mes désirs pour des réalités, car je crois en la réalité de mes désirs"6 mai 1968 : L'opinion n'a pas encore pris la pleine mesure de la révolte à laquelle elle assiste. Pour bon nombre d'observateurs, elle n'est 'ailleurs encore que le fait de quelques « enragés » aux idéaux marginaux, qui prennent en otage la masse. D'autres heureusement essaient de comprendre la portée de ce mouvement sur la société, et surtout les raisons qui poussent la jeunesse, parisienne dans un premier temps, à s'insurger contre l'ordre. La France de De Gaulle est entrée de plein pied dans la société de consommation, mais les valeurs morales qui la régissent évoluent moins vite . D'où une vision paternaliste de l'insurrection qui en outre ne répond pas aux canons ordinaires de la mobilisation. Claude Lefort parlera aiinsi des enragés. " Dans une société saturée de discours et d'organisations, où la parole et l'action sont assignées à résidence, où il faut avoir sa place, décliner son identité, pour avoir le droit d'agir ou de parler, ils créent un nouvel espace". Vidéo qui témoigne de la mobilisation étudiante en province, à Bordeaux en l'occurrence, et qui prouve que le mouvement de révolte n'est pas uniquement le fait d'excités en mal de sensations fortes.
3 mai 68 : "On ne revendiquera rien, on ne demandera rien. On prendra, on occupera"C'est donc le 03 que Mai 68 commence de réellement exister. Cela aurait du être le 06, jour où quelques étudiants, Daniel Cohn Bendit en tête, devaient passer en conseil de discipline. Suite à la fermeture de l'université de Nanterre, les étudiants débarquent à la Sorbonne. La police bloque petit à petit le quartier avant de procéder à l'évacuation des étudiants. Ces derniers comprennent rapidement qu'il vaut mieux sortir dans le calme...pour mieux chercher des renforts.A 17h, on dénombre 3 milles personnes aux alentours de la Sorbonne. Aors que des étudiants se réunissent sur le boulevard Saint-Michel, un premier pavé fracasse un car et blesse un CRS. Mai 68 est né.
2 mai 68 : Occident ou les fafs et la terreur rougeLe 2 mai, les locaux de la FGEL (Fédération Générale des Etudiants en Lettre) sont incendiés à la Sorbonne. Les soupçons se dirigent tout de suite vers le mouvement « Occident »: un cercle barré d'une croix celtique, symbole du mouvement, est retrouvé sur les mur du local calciné. L'agitation gagne alors la faculté, et une rumeur va accélérer l'enchaînement des évènements. Les militants d'Occident vont, avec l'aide d'anciens parachutistes, donner l'assaut à la fac de Nanterre, pour en déloger les occupants. Un vent de panique souffle sur l'université et le campus se transforme alors en vrai camp retranché. L'attaque n'aura pourtant pas lieu, et c'est le lendemain, le 3mai, que les mutins de Nanterre investissent le quartier Latin.
Mais revenons à « Occident » et ses militants. Le mouvement est fondé en 1964, dissous en 1968 pour se restructurer son l'appellation GUD (Groupe Union Défense). En pleine guerre froide, le mouvement se construit autour de la haine viscérale du communisme. Le mot d'ordre est on ne peut plus clair : « Tuez les communistes partout où ils se trouvent! ». Ouvertement raciste et xénophobe, « Ce que nous refusons comme irréel, c'est la vision égalitaire qui prétend faire de l'humanité un ensemble de petits cubes égaux entre eux. De toute évidence, les hommes sont inégaux […] », le mouvement se situe à l'extrême droite sur le plan politique. Ils sont également opposés au Général De Gaulle, qualifié de « bradeur » de l'Algérie Français. A tel point que lors de la révolte étudiante de mai 68, les militants d'Occident sont tiraillés entre rejoindre les barricades et renverser De Gaule, ou soutenir le gouvernement contre les gauchistes mais la haine des "rouges" restera la plus forte.
Occident c'est aussi le boulet que la droite a au pied, son "trotskysme" à elle, et qui explique peut-être en partie, ce dégoût de l'héritage soixante-huitard dans les rangs sarkozyens. Car quelques personnalités émérites ont fréquenté le sympathique mouvement das leur adolescence politiques : -Patrick Devedjian : « Je ne me suis jamais caché de mon passé. J'étais d'origine arménienne et c'était aussi une façon, pour moi, de me sentir français. J’étais anticommuniste et, finalement, je n’ai pas changé. Je me suis engagé pour la cause de l’Algérie française. J’ai quitté Occident en 1966, après avoir découvert Raymond Aron. Ce mouvement n'avait rien à voir avec l'extrême droite de Jean-Marie Le Pen. C'était une autre époque, on ne peut pas comparer... » -Alain Madelin : « J'étais animé par un anti-communisme militant, extrême et passionné, qui a accompagné une bonne partie de ma vie d'étudiant. Et comme à ce moment-là, la France de l'anticommunisme était marginalisée, nous avons été systématiquement confinés à l'extrême droite. En face, ils étaient pour Mao et Pol Pot, pour les Gardes rouges et pour les Khmers rouges. Je ne regrette pas de ne pas avoir choisi ce camp-là ». -Hervé Novelli : « J’étais plus jeune que les autres, mais j’étais spontanément du côté de l’ordre. A l’époque, il n’y avait rien entre l’extrême droite et l’extrême gauche. Je n’ai pas un regret, Occident, c’était un engagement anticommuniste dans lequel je me reconnais toujours. C’est une époque révolue, il en reste une sorte d’amitié liée à l’adolescence. Ne tombons pas dans le piège de la béatification de l’extrême gauche et de la diabolisation de l’extrême droite ».
1er mai 68 : les français à nouveau dans la ruePremier billet d'une série sur les jours de colère et de liesse ou de "chienlit" qui ont ponctué tout le mois de mai 1968. Depuis 1954, et le début de la guerre d'Algérie, toute manifestation est interdite dans Paris, les autorités craignant des attentats dans la capitale. le traditionnel défilé du 1er mai n'échappe pas à la règle. En 1968, la population investit donc les rues de la capitale pour la première fois depuis 14 ans. A voir les images du défilé mai 68. Demain : Occident, les fafs et la terreur du rouge
Intervention de Nicolas Sarkozy : vos commentairesPosté par Charif le 24.04.08 à 20:37 | tags : président de la république
Crise financière, privatisation, les fonctionnaires et la retraite, les OGM, l'OTAN, l'immigration..."En direct de l'Elysée", Nicolas Sarkozy fait le bilan de sa présidence.
Commentez l'intervention du président en direct sur le blog politique de fluctuat! Elections US : Les démocrates iront jusqu'au boutPosté par Charif le 23.04.08 à 17:18 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008
Hillary Clinton a remporté la primaire démocrate en Pennsylvanie. Cette victoire n'est pas tellement une surprise aux vues de la campagne menée
Même si elle l'emporte de 10 points, 55% contre 45% pour Obama, l'ex first Lady n'a pas comblé son retard en terme de délégués. Pour rattraper son adversaire, elle doit réunir 65% des votes lors des prochains scrutins. Autant le dire, c'est une mission presque impossible, elle n'a d'ailleurs jamais réalisé cette performance.
Une chose est acquise : les super délégués auront un rôle déterminant lors de la convention nationale démocrate où sera intronisé le candidat du parti. Deux possibilités s'offrent à eux : soit ils respectent le vote populaire et se prononcent en faveur d'Obama qui a pour l'instant remporté deux fois plus d'Etat que Clinton, et possède une avance de 800.000 voix. Soit ils se reportent sur Clinton qui, l'ayant emporté dans des Etats importants, est celle qui a le plus de chance de battre McCain. Pour favoriser ce deuxième choix, Clinton doit réduire l'écart au maximum.
Le seul à y trouver son compte est John McCain qui a le champ libre. Et quel que soit le vainqueur chez les démocrates, leur candidat sortira forcément affaibli de cette bataille. Le PS entame sa rénovation
Les socialistes se préparent pour le Congrès National qui doit avoir lieu en novembre 2008. Le parti de la rose présente la nouvelle « déclaration de principes », qui doit jeter les bases de sa rénovation. L'enjeu est de déterminer quelle doit être la place de la formation socialiste, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'hexagone.
La commission présidée par l'historien Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du Parti Socialiste, a réuni toutes les sensibilités autour d'une réflexion sur l'avenir du parti. Elle a accouché de 21 articles, qui seront soumis au vote des militants lors de la convention nationale du 14 juin.
En 1990, l'objectif était de « mettre le réformisme au service des espérances révolutionnaires ». Aujourd'hui le parti a abandonné ses idéaux "juvéniles", afin « d'aller vers l'idéal et de comprendre le réel ». C'est un des points majeurs dans la mue du PS, l'acceptation sans équivoque de l'économie de marché. « les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché » Mais cette position est nuancée : « Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier ».
On perçoit toujours la volonté d'assurer la pérennité d'un État social, jugé nécessaire pour l'harmonie entre « l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale », et qui doit privilégier « l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture ».
En revanche, c'est sur l'Europe que les avis divergent toujours. L'article 17, qui fixe les positions du parti vis à vis de la construction européenne, ne fait pas l'unanimité, avec notamment l'abstention de Jean-Luc Mélenchon à ce sujet.
Obama et les travailleurs blancsPosté par Charif le 16.04.08 à 15:57 | tags : primaires américaines 2008
Barack Obama peut-il gagner la confiance des blancs de la classe ouvrière ? C'est peut-être l'un des combats les plus difficiles qu'aura à mener le
Les ouvriers ne se retrouvent pas forcément dans la symbolique véhiculée par le candidat démocrate. Dans un discours donné à San Francisco, tentant d'expliquer ce phénomène, Obama a donné une description de l'électorat de Pennsylvanie et de sa situation économique et sociale. « Vous allez dans ces petites villes de Pennsylvanie, et comme dans toutes les petites villes du Midwest, les emplois ont disparu depuis 25 ans, et rien ne les a remplacés. [...] Et il n'est pas surprenant alors qu'ils soient amers, qu'ils se raccrochent aux armes, à la religion, à la xénophobie et au nationalisme comme des moyens d'exprimer leurs frustrations ».
William Kristol, chroniqueur au New York Times rattache cette déclaration d'Obama, à un célèbre passage de l'oeuvre de Karl Marx : « La misère religieuse est, d'une part l'expression de la misère réelle, et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple.»
Mais la référence marxiste n'est pas le pire épouvantail que pourrait agiter ses détracteurs. Considérés comme insultants, élitistes et condescendants ces propos ont été fortement critiqués par ses adversaires John McCain et Hillary Clinton. Cette dernière n'a évidemment pas laissé passer l'occasion de faire un petit clip, dans lequel elle donne la parole à ces « petites gens » insultés par le méchant Barack dans des mises en scène toutes plus ridicules les unes que les autres.
L'idée sous-jacente est que si le candidat démocrate n'a pas le soutien de la classe ouvrière blanche il ne pourra l'emporter en novembre prochain. Or certains blancs ne sont pas encore prêts à voter pour un noir, comme l'expliquait récemment Ed Rendell, gouverneur de Pennsylvanie et soutien de Clinton. Un point de vue partagé par Bob Herbert, journaliste au New York Times.
Berlusconi remporte les législatives : bis repetita?
Le vainqueur de cette élection hérite d'un pays en crise. Le gouvernement de Romano Prodi s'est rendu impopulaire en entreprenant certaines reformes nécessaires, notamment en ce qui concerne la maitrise des dépenses publiques. Mais la coalition très large avec laquelle il gouvernait a montré ses limites.
Le paysage politique italien est d'ailleurs en pleine recomposition : dans son nouveau parti, le Parti Démocrate, Walter Veltroni a décidé de se recentrer, en se séparant des partenaires de la gauche radicale. « Il cavaliere » lui, a mené une coalition appelée Peuple de la Liberté, qui regroupe son parti Forza Italia, l'Alliance Nationale (anciens néo-fascistes devenus droite nationale) et la Ligue du Nord (anti-immigration). On se dirigerait donc vers un système bipartite. Dans un entretien donné au Monde, Marc Lazar, professeur à Sciences Po, estime d'ailleurs que l'opposition entre réformistes et conservateurs, remplacerait le traditionnel clivage droite/gauche. Ce n'est d'ailleurs pas seulement le seul changement.
Si les espoirs soulevés par la gouvernance Prodi sont à la mesure de la déception qui s'en est suivie, les Italiens n'ont pas forcément redonné le pouvoir à l'homme de toutes les situations comme on le surnommait il y a une dizaine d'années. Selon Marc Lazar, Berlusconi a changé, et a pris conscience de son environnement. La situation économique, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, le pousserait à mettre de côté l'arrogance qui le caractérisait. « Il cavaliere » a d'ailleurs admis que des reformes étaient nécessaires pour redresser le pays. Ensuite, avec l'âge, 72 ans, il souhaite prendre de la hauteur et incarner une autre forme de gouvernance, moins partisane, plus respectable, avec la présidence italienne comme objectif.
L'Italie est aujourd'hui en chantier, avec des disparités sociales et culturelles qui ne cessent de s'accroître, entre un Nord riche et industrialisé, et le Sud précaire et rural. La population a perdu confiance en ses représentants, et attend du vainqueur qu'il entreprenne une rénovation de l'Etat.
Sarkozy a une dent contre BayrouPosté par Charif le 11.04.08 à 18:08 | tags : ump, gouvernement, bayrou, modem, président de la république
Nicolas Sarkozyserait-il rancunier? Malgré la gifle reçue par le MoDem aux municipales, le président essaie toujours de torpiller le Sarkozy n'a apparemment pas digéré les prises de positions du Béarnais durant la campagne présidentielle. On se rappel la ténacité avec lequel Bayrou s'en prenait à Sarkozy le populiste, l'homme des médias. Mais cet acharnement a pris une autre dimension, avec la publication le 7 avril d'une note de Dominique Paille( en ligne sur Rue89), conseillère politique du chef de l'Etat, détaillant les mouvements au sein de la mouvance centriste. Cet inventaire a pour but de jauger les forces en présences, afin d'établir une nouvelle formation du centre intégrée à la majorité présidentielle. La numéro deux du MoDem, Marielle de Sarnez, s'indigne de cette stratégie de déstabilisation. A ce stade posons la vraie question : Mais à quoi bon tenter de couler Bayrou quand ce dernier y arrive très bien tout seul? Nathalie Kosciusko-Morizet a eu chaud
Contre attaque de Jean-François Copé, qui accuse alors la jeune secrétaire d'Etat « d'être à l'origine des problèmes »(AFP), et s'engage à faire supprimer ces amendements en deuxième lecture. Le lendemain, dans un interview donné au Monde, elle évoque « concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum ». La jeune effrontée est sommée par le Premier ministre de s'excuser, sous peine de s'exposer à des sanctions. François Fillon décide même de se priver de sa présence pour son déplacement au Japon. NKM ne se le fait pas dire deux fois. Dans un communiqué, elle « souhaite présenter des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé. Les propos qu'on me prête [...] ont été déformés. Je comprends d'ailleurs très bien qu'ils aient pu les heurter ». Jean-Louis Borloo préfère minimiser et déclare sur RTL, « Il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre elle et moi ». En revanche, la pilule ne passe pas pour Copé, qui estime lui que « c'est au président de la République et à lui seul d'apprécier ».(AFP) Aujourd'hui l'orage est passé, et Nathalie Kusciusko-Morizet est tout de même confirmée à la direction de l'UMP. Mais cet épisode a mis en évidence le manque de coordination au sein des ministères. Jusqu'ici ce genre de bugs était réservé aux ministres d'ouverture, avec NKM le gouvernement montre qu'à l'UMP on peut très bien s'embrouiller sans l'aide de la gauche. Mélenchon au Tibet« Vous le trouvez sympathique parce que vous avez lu Tintin au Tibet ». (écouter l'interview de Mélenchon sur Europe 1) Jean-Luc Mélenchon s'attaque au consensus autour de la polémique des jeux olympiques. Sur son blog, le député socialiste de l'Essonne s'en prend aux manifestants ainsi qu'au secrétaire de Reporter sans frontières, Robert Ménard. Il s'insurge entre autre contre la vision manichéenne des rapports entre nations, qui amène à voir d'un côté les bons, de l'autre les méchants. C'est un des premiers à vanter les bienfaits de la présence chinoise au Tibet. Une présence de longue date et légitime, contrairement à ce qui se dit un peu partout. « Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler « d'invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant ». Selon le socialiste, la présence chinoise au Tibet a également entraîné la fin du système de castes, une plus grande scolarisation des enfants, et une modernisation rallongeant l'espérance de vie. Mélenchon torpille encore Robert Ménard, qu'il qualifie de « Tintin isolé »et évoque alors les liens entre le secrétaire de RSF et les courants néo-conservateurs américains. Pour finir le député PS pointe du doigt Washington, « Lorsqu'un pays, dans la géopolitique mondiale, pose un problème aux Etats-Unis d'Amérique, on provoque toutes sortes d'incidents qui mettent en cause son unité ». Mélenchon adepte du complot? L'UMP veut faire peau neuve
Les premiers effets de cette nouvelle stratégie : l'arrivée de Xavier Bertrand et de Nathalie Kosciusko-Morizet dans l'équipe dirigeante du parti. Les deux jeunes espoirs sont appelés pour rafraîchir l'image du tandem Devedjian-Raffarin, mis à mal pendant les municipales. En plus des aménagements à l'échelle nationale, c'est au niveau local que la direction souhaite modifier le visage de ses équipes. L'UMP a énormément souffert du phénomène de parachutage, qui a entraîné par la suite de nombreuses dissidences. Durant la campagne municipale, 80 « mutins » ont été suspendus. Un rapport est donc attendu sur les personnalités qui ont fait leur temps, ainsi que sur les départements où ca ne c'est pas bien passé. Pour éviter à tous prix que ce scénario se reproduise, le parti de la majorité souhaite aujourd'hui développer une politique locale axée sur la proximité avec les populations. C'est le cas avec la nomination de Jean Sarkozy à la tête de la section UMP de Neuilly. A 21 ans, le jeune conseiller des Hauts de Seine sur le canton de Neuilly Sud, doit assurer la pérennité du parti dans une ville qui a beaucoup souffert au cours de la dernière campagne électorale. Le fils de l'über-président prend la place d'Arnaud Teulle, et dirige désormais une des fédérations les plus importantes de France en nombre d'adhérents.
Le parcours de la flamme olympiquePosté par Charif le 08.04.08 à 15:42 | tags : international
Voici l'itinéraire de la flamme olympique prévu par les autorités chinoises. La carte ne mentionne ni les éventuels itinéraires bis ni les divers déguisements que la belle pourraît revêtir pour échapper à tous ces horribles progressistes qui ne pensent qu'à lui faire la peau. En discuter : Faut-il éteindre la flamme olympique? sur le forum politique.
Motion de censure : une première pour Nicolas Sarkozy?L'opposition présente aujourd'hui une motion de censure devant l'Assemblée Nationale, la première du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Rejoint par
L'enjeu est double. Dans un premier temps, s'opposer à l'envoi de 700 hommes vers les zones de combats. Car la France assume depuis 2003 sa mission de puissance stabilisatrice en Afghanistan, tout en conservant son autonomie décisionnelle sur la nature de son engagement.
L'autre point de désaccord concerne le retour complet de la France dans les instances de l'OTAN d'ici 2009. Un virage Atlantiste, qui représente une rupture totale avec les positions adoptées jusqu'ici par la France. Hubert Védrine, ancien chef de la diplomatie française, se montre sceptique quant à la nouvelle orientation donnée à la politique étrangère de la France. Sur France Info, il explique, « Il y a un vrai risque, d'autant plus qu'on ne voit pas la raison profonde de ce mouvement, sauf si cela permettrait de faire naître un pôle européen dans l'Alliance.[...] Si la France devrait rentrer dans toutes les organismes intégrés (de l'OTAN) sans cette contrepartie, je crois que ce serait une erreur. Cela ne correspond à aucune nécessité, aucune utilité sur aucun plan, et il y aurait un prix politique à payer ».
A long terme, ces nouveaux engagements peuvent créer un nouvel équilibre géopolitique, et un rapport de force défavorable aux interêts de la France. Au niveau national, cette décision du gouvernement pose la question du rôle du parlement, et de la place que le président entend lui donner.
Il y a tout de même peu de chances pour que cette motion passe, l'UMP étant majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est la souveraineté française qui se retrouve aujourd'hui au centre du débat. Un sujet, cher à la droite gaulliste, qui peut néanmoins rassembler au delà des clivages politiques traditionnels.
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