Nicolas Sarkozy, gaulliste de rupture A chacun son gaullisme. Alors que hier Jacques Chirac vantait la solidité institutionnelle exceptionnelle et la remarquable faculté d'adaptation de la Cinquième République créée par De Gaulle, Nicolas Sarkozy a plutôt vu chez le Général un homme de rupture. Préférant la biographie de l'homme à la doctrine, Nicolas Sarkozy a ainsi tenté lui aussi de s'inscrire dans la droite ligne du fondateur de la Cinquième qui a donné le droit de vote aux femmes, achevé la décolonisation, créé la sécurité sociale, autant de ruptures avec le schéma politique de son époque. Taxé d'américanisme dévot depuis son voyage aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a également fait les louanges de l'Europe, notamment "l'Europe politique" et de son souci de la protection sociale : "le mot protection ne me fait pas peur" a t-il indiqué. La figure écrasante de Charles De Gaulle étant un surmoi indépassable pour une bonne partie de la droite notamment UMP, Sarkozy a tout intérêt à promouvoir le système social directement hérité du Général. Le candidat a donc fait une priorité la lutte contre les injustices et la précarité et a pris une certaine distance avec les libéraux qui vantent les charmes de la mondialisation, terme peu porteur dans l'électorat français. Commentaires
De Frédéric Maurin, posté le 04.02.07 à 22:02
![]() Au delà des discours de circonstances, il reste le candidat du capital financier mondialisé. http://rupturetranquille.over-blog.com/ De jcb29arz, posté le 15.03.08 à 11:32 ![]() SARKO… à des années lumières du gaullisme ! Pourquoi ? EN 10 MOIS DE REGNE… SARKO omniprésent PARTOUT... SARKO … L’ILLUSIONNISTE ! INDECENTS... HALLUCINANTS... ASSEZ... STOP ! Et en plus il se dit incarner les valeurs du gaullisme ! Quel culot ! RAPPELLEZ-VOUS… « Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune faction. Il doit être l’homme de la nation tout entière, exprimer et servir le seul intérêt national. » Charles de Gaulle « La clé de voûte de notre régime, c’est l’institution d’un président de la République désigné par la raison et le sentiment des Français pour être le chef de l’État et le guide de la France. » Charles de Gaulle Quelques préceptes sur la moralité politique... par ces citations de Charles de Gaulle : La vérité, la voilà… De Gaulle n'est pas tout à fait une légende mais quelque chose de bien plus rare : Une part de la conscience que nous avons de nous-mêmes. DIMANCHE 16 MARS 2008 - 2ème tour des Municipales et Cantonales… TRANSMETTONS LUI NOTRE REPROBATION PAR UN "0" POINTE... NOUVEAU TRAITE EUROPEEN DE LISBONNE… 16 millions d'électeurs trahis ! De sarah, posté le 20.05.08 à 19:44 ![]() Pétition pour la déstitution de sarkozy signez sur www.antisarkozysme.com De Alain KERHERVE, posté le 25.05.08 à 10:41 ![]() Billet de (mauvaise) humeur.
Ils magouillent et nous embrouillent…
Le débat parlementaire sur la révision constitutionnelle est clair. L'UMP et le PS essaient de trouver un terrain d'entente pour modifier notre constitution. Le marchandage est à son comble. "J'accepte ta proposition, tu ne t'opposes pas à la mienne …".
J'ai eu l'occasion de l'exprimer à plusieurs reprises sur Objectif-France : les propositions gouvernementales du tandem Sarko-Fillon conduisent au retour du "régime exclusif des partis". Pourquoi ?
Retenons trois propositions majeures du projet, mais non exclusives, allant dans ce sens :
- L'article 4 modifié propose : "Des droits particuliers peuvent être reconnus par la loi aux partis et groupements politiques qui n’ont pas déclaré soutenir le Gouvernement." Le législateur présuppose donc pour lui-même (On mesure ici toute l'ambigüité du processus de révision retenu) que les parlementaires restent assujettis aux partis dont ils sont issus et qu'ils s'imposent une conduite exclusivement "pour" ou totalement "contre". En conséquence, la constitution exclurait d'elle-même toute majorité spécifique soit à un sujet soit à une actualité particulièrement délicate en fonction des circonstances. Ainsi, le droit de vote du parlementaire, aujourd'hui personnel, serait demain cadré et contraint.
- L'article 25 proposé rétablit une pratique gouvernementale que l'on croyait obsolète : les parlementaires appelés au gouvernement retrouveront automatiquement, c'est-à dire sans repasser par le suffrage universel, leur siège de député ou de sénateur. La séparation fonctionnelle des pouvoirs législatif et exécutif n'existe plus. La carrière des hommes politiques sera totalement encadrée par les partis La solidarité gouvernementale, règle fondamentale de la Vème république, volera en éclat.
- Enfin, l'expression du Président de la république devant les parlementaires réunis ou non en congrès (qu'importe la forme) déplacera le centre de gravité de la démocratie du peuple souverain vers son expression la plus réductrice : le parlement.
Dans cette affaire, les partis politiques reprennent le pouvoir. Il n'est donc pas étonnant qu'ils "magouillent et nous embrouillent" à leur seul profit, et au détriment de la seule chose qui vaille : la France.
Sarkozy veut tuer la Vème république. A défaut de la VIème réclamée à grands cris par les apparatchiks socialistes, il négocie le retour "aux délices" de la défunte IVème qu'il veut ressusciter.
Il avait oublié le "gaullisme", aujourd'hui il poignarde la France.
Alain KERHERVE
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