La vidéo de Ségolène Royal non tronquée (ou pas)Suite à la publication de cette première vidéo et au raz-de-marée qu'elle a suscité, les partisans de Ségolène Royal ont diffusé une seconde vidéo, soit disant non tronquée (elle est visible sur les forums de Flu).
Une troisième vidéo - que l'on appellera "la vidéo non tronqué dé-tronquée" - vient de faire son apparition sur DailyMotion, en attendant peut-être la vidéo intégrale (1h30) promise par Ségolène Royal lors de son interview à France 3 (suivront le coffret director's cut à Noël, le jeu vidéo et le parc à thème au printemps, etc. etc.) Voici donc, sous vos yeux ébahis, Ségolène censément uncut. Prenez des gants pour bien attraper les pincettes : Alors... quoi ? 1. Sur la forme, on ajoute une bonne couche de confusion. La première vidéo aurait été postée par un partisan de DSK (son pseudonyme sur Dailymotion : Jules Ferry...). La seconde par des défenseurs de Madame Royal. Celle-ci est postée par un certain Assurancetourix, qui ironise cruellement sur le "marigot socialiste". Y'a-t-il des agents doubles, voir triples, dans cette sombre affaire ? 2. Sur le fond, ces histoires de manipulation vidéo peuvent sembler de pure diversion, puisque les trois versions disent finalement exactement la même chose : Ségolène Royal souligne l'importance de mieux encadrer les élèves, et de réfléchir à la possibilité d'une présence accrue du corps enseignant dans les murs de l'école. Dans la première version, le montage fait plutôt ressortir le côté mère fouettarde, puique le passage parlant des moyens est gommé. Mais quoi qu'il en soit, les trois vidéos posent in fine la même question : peut-on ou non tenir des propos publics qui sortent des sentiers battus sur l'enseignement public sans passer pour un infâme réac' ? Il semblerait que non, puisqu'on préfère nier-tronquer-moquer-détronquer-retronquer un discours qui est pourtant bel et bien audible (si si, je vous jure, écoutez), et qui n'est pas entièrement hors de propos... quoi que l'on puisse en penser au final. Peut-être est-ce tout à fait stupide comme proposition, mais il ne serait déjà pas si ridicule que ce soit dicible. Juste ça. (à lire côté mag, l'article sur les vidéos politiques du web) Commentaires
De niet, posté le 13.11.06 à 08:57
![]() Impossible ! Il est tout bonnement imposible de sortir du consensus. Non, non et non, nous sommes en France, et la France c'est le pays du fromage, du vin et du contre. Quoi que vous disiez les français seront "contre", c'est une philosophie. Après le doute de Descartes, voici venu le NON des français. De Cliché, posté le 13.11.06 à 10:19 ![]() Dis-moi Niet, as-tu autre chose à écire que des clichés ? Est-ce tout ce qui te tient de lieu de culture politique ? De de a voir demain, posté le 13.11.06 à 22:36 ![]() Il est quand meme paradoxal de voir des "salaries" faire 17 heures de travail dans leur entreprise et peut etre un peu plus à "la maison" . Seul les enseignants ont aujourd 'hui ce privilege , tout le monde sait que les enseignants qui ont une certaine ancienneté reprennent leur cours d'une année sur l'autre ,et que les corrections se font souvent dans les interclasses (heures libres dans la jounée) . Tous le monde sait aussi qu 'il est politiquement incorrect de toucher aux acquis des enseignants la preuve en est que nos enfants veulent souvent le devenir pour les VACANCES ET LE PEUT D'HEURE DE TRAVAIL !!!" Ps je fait de 45 a 55 heures par semaine (et moi je pointe) . De un autre reac?, posté le 14.11.06 à 04:09 ![]() Decalage Public/Prive Attention! Le public a tellement d'avantages que cela en devient absurde. N'oublions pas qui nous paye : les salaries du prive! Heureusement que eux travaillent 35h et plus, car sinon ce sont eux qui defileraient dans la rue et bruleraient des pneus devant mon ministere.... De Cliché, posté le 14.11.06 à 09:30 ![]() "Tous le monde sait" : c'est pas un argument, ça. De jean luc, posté le 14.11.06 à 18:47 ![]() Et les députés, ou autre politique, qui font des conférences dans des séminaires, pour 10000€ ou plus !!!! De de a voir demain,, posté le 14.11.06 à 20:16 ![]() cool enfin du dialogue , enfin on essaye !.Mais je pense que tout ceux qui ont voulu toucher aux "forteresses" education, justice ... ont eu de gros problemes (certains ministres en ont fait les frais) . pour des personnes qui pronent le dialogue et la solidarité c'est comique, le dicton basique faites ce que je dis mais... est tout a fait d'actualité . Merci a tous les politiques qui osent quel qu ' en soit le resultat, à un moment ou à un autre il faudra bien que nous soyons tous egaux en droit ,mais en devoir aussi . Aujourd'hui la fracture se creuse et les mecontents sont legions attention l'extreme nous veille ou alors on recherche vraiment l'extreme "à mediter" . Le probleme n'est pas qui gagne quoi mais qui merite quoi ! un prof a 3000 euros ou un ingé a 1100 euros !! . ouvrons les yeux et soyons conscients de nos devois et de la chance que l'on a de travailler .
De de a voir demain,, posté le 14.11.06 à 20:45 ![]() à un autre reac?, explique moi le reac c'est qui ?
De Cliché, posté le 15.11.06 à 09:51 ![]() "un prof a 3000 euros ou un ingé a 1100 euros !! ." : tu vis dans quel monde ? De Lecture, posté le 15.11.06 à 10:12 ![]() Http://altermonde-levillage.nuxit.net/article.php3?id_article=7464 De Regiper, posté le 16.11.06 à 18:58 ![]() SALAIRES des ingénieurs :
de 2 000 à 6 000 euros Net/ Mensuels
SALAIRES des profs :
de 1 300 à 3 600 euros Net/ Mensuels
Le problème est quand-même de ne pas dire n'importe quoi...
Si un ingénieur n'arrive pas à travailler pour plus de 1 100 euros, il peut toujours essayer de passer l'AGREG ! De Guillaume, posté le 16.11.06 à 22:31 ![]() Je trouve les idées de Son Altesse Royal excellentes. D'abord, si elle permet réellement aux enseignants du secondaire de passer 35 heures dans leur établissement (en leur fournissant donc matériel, bureau, etc.), sans qu'aucun enseignant ne travaille plus jamais à domicile, tout le monde sera d'accord. Actuellement, les professeurs font des semaines moyennes de 48 heures (en tenant compte des feignants, qui font baisser la moyenne). Ne doutons pas que la perspective de travailler enfin aussi peu que les autres fonctionnaires ne manquera pas de réjouir les professeurs, qui n'ont pas vocation à rester sur le bord de la route jolie des loisirs et la culture de l'oisiveté. Ensuite, il faudra doubler la surface des lycées et des collèges en construisant des dizaines de salles supplémentaires (et même des vingtaines si on fait des salles d'étude pour les devoirs entre six et huit). Le BTP va fonctionner un max (et les Conseils Généraux et régionaux seront ruinés, mais ce n'est pas grave, car il n'y aura qu'à quadrupler les impôts locaux). Par ailleurs, de façon générale, je pense qu'une solution connexe de cette histoire de devoirs à l'école serait de supprimer le peu de devoirs qui restent. Comme l'objectif est d'atteindre 80% d'analphabètes bacheliers, et comme nous n'en sommes déjà pas loin, la suppression pure et simple des devoirs serait une méthode efficace. Cela permettrait ainsi aux parents irresponsables (formule souvent pléonastique) de laisser leurs enfants jouer à la Playstation sans le moindre remords et de partir en week-end du vendredi soir au dimanche soir sans avoir à se préoccuper de ces superficialités que sont les devoirs, hein? (On pourrait aussi supprimer toutes les interrogations le lundi et le vendredi, pour permettre aux parents de partir en week-end plus longtemps, quand ils ont des RTT.) Enfin, écoutons cette merveilleuse et fine analyste de la situation sociale qu'est Mme Royal. Vive Elle ! De Yanko, posté le 17.11.06 à 17:15 ![]() Je n'ai pas de réponses aux éternels dossiers privé/public et "réforme scolaire"... Cependant, un truc m'intrigue dans la déclaration de Ségo : le "je ne vais pas encore crier (ma proposition) sur les toits parce je ne veux pas prendre des coups des orgnasations syndicales enseignantes". Si Ségo, une fois présidente, décidait de réaliser la réforme qu'elle propose, il faudrait bien la "crier sur les toits". Et ce jour là, elle se prendrait de coups. Ce qu'elle ne veut pas. En fait, elle est en train d'expliquer qu'elle a plein d'idées pour l'école mais qu'elle ne les appliquera jamais ! C'est vraiment très intéressant. De véro : aux cyniques, posté le 18.11.06 à 01:38 ![]() Lançons une première affirmation : il est ridicule de demander aux enseignants de travailler 35 heures par semaine : ils en font déjà 40. Le travail des enseignants est très officiellement évalué par le ministère. Une enquête ministérielle a établi qu'un enseignant du secondaire travaille en moyenne 39 h 47 par semaine dont 20 h 27hors de la présence des élèves. Il consacre en moyenne 7 h 40 par semaine à la préparation des cours, 6 h 10 à la correction de devoirs, 2 heures aux contacts avec les parents et les élèves, 2 h 17 en documentation. Plus de la moitié de ce temps (13 h 25) est passé au domicile. Evidemment ces données varient selon la discipline enseignée dans une fourchette qui va de 35 h 30 à 42 h 55 hebdomadaires. La question de faire travailler les enseignants 35 heures par semaine est absurde : les professeurs dépassent déjà largement cet horaire. On peut même ajouter qu'alors que toutes les catégories de salariés ont connu une baisse sensible de leur temps de travail, le leur est resté inchangé. De nous-nours, posté le 04.12.06 à 14:37 ![]() A) Sur la forme:
La personne qui s'exprime ferait mieux à mon sens de revoir sérieusement les fondements de la langue française: son texte et son élocution sont insupportables et nuls à bien des égards...
(normal aussi lorsque l'on sait avec qui elle s'acoquine, ou de qui elle s'entoure:
Qui se ressemble s'assemble, et on ne fera jamais d'un(e) médiocre un cheval de bataille...;
(accessoirement:dommage pour le PS: mauvais choix...nous verrons bien ce que la suite réserve...)
B) Sur le principe:
Dire ce que l'on pense est plutôt à mon sens une qualité:
Au moins, on ne pourra pas la qualifier "d'hypocrite"...
Mais profiter d'une (très...trop?) récente situation pour dire n'importe quoi et son contraire...donner son avis sur tel ou tel sujet, sans avoir pris la peine de l'étudier sérieusement alors que l'on devrait s'apprêter à prendre les plus hautes fonctions me semble relever de la pure fantaisie: c'est aussi à coup sûr le meilleur moyen de se faire rembarrer par des gens compétents, au coeur de leur sujet.
Donc: échec certain, à très court terme.
Même pas besoin des syndicats (qu'elle semble pourtant craindre) pour ce faire: mettons là devant ses responsabilités,simplement en débat ouvert avec un ou deux des professeurs concernés...ou incriminés...
C) Sur le fond:
Méconnaissant moi-même le sujet, je n'aurai pas d'avis tranché;
Il me semble toutefois que même si certaines idées peuvent faire preuve d'une certaine logique d'esprit, encore faudrait-il les étayer d'éléments ou d'exemples convaincants et irréfutables...
Faute de quoi, on se ramasse à coup sûr...
D) En vrac:
Ceci n'est qu'un exemple...Mais il reflète assez bien la personnalité creuse de l'intéressée;
Ou reste donc nichée l'intelligence, ou se cache la réflexion, lorsqu'en quelques jours, on est capable de ruiner la totalité des efforts pourtant largement consentis par le passé?
Par ailleurs, j'aimerais bien que l'on m'explique en vertu de quels principes, au nom de quel idéal et avec quels fonds se permet-on de vouloir représenter la France alors qu'on est absolument pas mandaté pour le faire? (et ce dans des pays qui se passeraient bien volontiers de telles démarches inappropriées en ces temps obscurs)
De quoi peut-on bien vouloir se mêler?
N'y aurait il pas assez de sujets nationaux à traîter?
Ah! ambition, quand tu nous tiens....
E) En conclusion:
Madame Royale vous n'êtes rien.
Rien qu'une pincée d'ambition mal placée, et sans contrepartie.
Vous prenez "la grosse tête", n'avez cependant aucune compétence,
ni la stature, ni le carrisme...pourtant nécessaires à la carrière que vous souhaiteriez tant embrasser...
Rien qu'un peu de féminité déplacée (mais fort utilisée).
(Dommage pour les Femmes: On aurait pu s'attendre à mieux;)
Votre attitude est également prémonitoire de l'échec annoncé de la gauche.
Vous trahissez d' emblée ceux et celles qui auraient pu vous accorder leur confiance...
Vous n'irez sans doute pas très loin dans cette course,
et c'est fort heureux pour la France...
Merci quand même à vous d'ouvrir ainsi les yeux de ceux qui auraient pu se méprendre, tant sur vos prétendues qualités que sur votre apparence ou vos réels dessins...
Au moins savent-ils dès à présent à quoi s'en tenir... De a voir demain, posté le 18.12.06 à 22:27 ![]() a cliché je voit que tu as du dialogue , je suis ingé et a 2680 euros net et je ne suis pas le seul et oui ! j'ai des amis profs a 18 heures par semaine (moi 45 mini) et c'est vrai !!! leurs salaire superieur au mien + prof principal + heures sup etc... je suis leger mais passer L 'AGREG NON MERCI je n'ai pas la fibre mais je ne crache pas dans la soupe moi je suis concient de mes avantages je ne critique pas je constate !
De a voir demain, posté le 18.12.06 à 22:27 ![]() a cliché je voit que tu as du dialogue , je suis ingé et a 2680 euros net et je ne suis pas le seul et oui ! j'ai des amis profs a 18 heures par semaine (moi 45 mini) et c'est vrai !!! leurs salaire superieur au mien + prof principal + heures sup etc... je suis leger mais passer L 'AGREG NON MERCI je n'ai pas la fibre mais je ne crache pas dans la soupe moi je suis concient de mes avantages je ne critique pas je constate !
De Absimiliard, posté le 30.12.06 à 15:28 ![]() 2680 euros net, c'est bien au dela de ce que je gagne et pourtant, je fais 23h de cours/semaine (à vous de juger le temps de prep et de correction qui vont avec...) et je suis prof principal.... Tes chiffres me semble farfelus: si on compare un enseignant en fin de carrière et un ingénieur débutant, c'est aussi stupide que de comparer une épave de ferrari avec une deudeuche en parfait état... De Etudiante, posté le 01.01.07 à 12:59 ![]() A ceux qui se plaignent : "on veut pas des 35 heures on en fait déjà 40..." Je vois pas l'argument... si vous êtes au 35 heures légalement, vous en ferez toujours 40. Mais peut être que ce qui vous chagrine c'est que ça ne fais que 5 heures d'heures sup au lieu de 40-17=23 ? et puis petites corrections : "tes chiffres me semble..." le sujet sont les chiffres donc "semblent" ou bien plus haut "carrisme"... non ça ne vient pas de carriste!!! On écrit "charisme". Désolée de pinailler mais vous êtes profs quand même!!! Et puis dire que Ségo n'est rien ou traiter quelqu'un de couillon, rien ne justifie des propos aussi virulents alors mettez vos muselières. Merci De : )), posté le 02.01.07 à 11:15 ![]() Va te faire foutre, grognasse... (Tu l'as cherché, avec tes "muselières") De Prof de gym, posté le 04.01.07 à 03:04 ![]() à "a voir demain" (entre autres): les choses seraient bien plus simples si au lieu de parler à tort et à travers chacun essayait objectivement de voir ce qu'est réellement le métier d'enseignant. Côté salaire : je suis agrégé, 31 ans de carrière, 2900 € net, ce qui fait un peu plus de 3000 en réalité avec les indemnités de conseil de classe. Un de mes fils est étudiant ingénieur, il sera sans nul doute bien au-delà de cela à mon âge. En fait la plupart des gens jalousent nos supposés avantages et privilèges extraordinaires parce qu'ils fantasment à partir d'idées reçues, fausses la plupart du temps, et d'exemples parfois réels mais généralisés abusivement. Donc oui il existe des mauvais profs, des qui profitent du système pour gagner plus d'argent (les fameux cours privés, etc...) mais la grande majorité des profs font leur boulot avec coeur, en pensant beaucoup plus à l'intérêt des élèves qu'au leur, et en dépasssant allégrement les 40 h par semaine. Le vrai privilège est là : nous faisons un métier qui est pour la plupart une vraie vocation et si nous ne comptons pas nos heures, ce n'est pas sous la pression d'un patron lui-même pressé par ses actionnaires ou la dureté de la concurrence, mais tout simplement parce que nous aimons notre métier et qu'entendre les compliments d'un élève (ou de ses parents) qui vous dit combien vous lui avez apporté est une récompense bien plus grande que n'importe quelle autre ! La moyenne horaire annoncée par le ministère est à mon avis tout à fait crédible, et dans les années 80, Hamon et Rotman, journalistes d'investigation réputés s'il en est, ont parfaitement bien étudié la question, concluant même en "chiffrant" l'avantage constitué par les vacances à un équivalent salaire de 20%. Pour dire un mot du "confort" supposé de la fonction, on sait bien la difficulté d'enseigner en zone sensible, mais il y a bien d'autres difficultés que l'on peut rencontrer dans ce métier : par exemple, mon premier poste était à 1000 km de celui de mon épouse, et nous avons subi 8 années de séparation avant de nous retrouver simplement dans le même département... Mais je ne vais pas vous "saoûler" avec cela, chaque métier a ses avantages et ses inconvénients.... et pour ce qui me concerne, j'essaie toujours d'imaginer la réalité de la vie de mes concitoyens au lieu de jalouser leurs apparents privilèges. Personnellement, je vois souvent des gens de mon village jouer à la pétanque quand je rentre du lycée et que je sais qu'une partie de ma soirée sera consacrée au travail, mais je n'en déduis pas que ce sont des fainéants ! Je me dis simplement qu'ils ont bien raison de profiter de leur temps libre !!!! Donc pour résumer : le métier d'enseignant n'est pas une "planque", il est celui de gens normaux, avec comme dans les autres professions des gens super, des abrutis et toutes les nuances entre les extrêmes, mais beaucoup de gens bien, qui ne volent ni leur salaire, ni leurs vacances (dont une partie est toujours consacrée à préparer les prochaines périodes de classe!). A ": ))" : insulter "Etudiante", c'est minable ! Si tu as des arguments intelligents, expose-les, sinon, ne profite pas lâchement de l'anonymat de ce blog. A "Etudiante" : quand on fait du travail personnel, il n'y a pas de rémunération. Les réunions avec les parents, les conseils de classe, le "remplissage" des bulletins, etc... sont "indemnisés ", comme je l'ai dit plus haut, et cela représente à peu près une centaine d'€ par mois. Les heures sup' ne viennent qu'en rémunération d'un travail supplémentaire de cours ou d'actions pédagogiques demandées par la hiérarchie, donc au-delà du service normal (cours + préparations, etc...). La plupart des enseignants refusent d'en faire non pas par flemme mais parce qu'ils pensent que cela pourrait nuire à la qualité de leur travail "normal", et parce que ça permet à l'administration d'ouvrir (voire de fermer!) moins de postes, et donc que cela participe au chômage des jeunes. Sur le fond du problème, Guillaume et Véro, par exemple, ont exprimé à leur manière des choses tout à fait vraies. L'hypothèse de Ségo : au lieu que les enfants payent pour des cours particuliers, il vaut mieux organiser l'enseignement pour leur offrir cela gratuitement. C'est un vrai problème, posé intelligemment, dans une perspective d'équité sociale face aux études. Par contre, la solution proposée n'est pas forcément la meilleure, comme démontré par Guillaume. Son ironique dernier paragraphe a le mérite supplémentaire de poser une vraie question, celle de la responsabilité des parents dans les dérives du système, et en particulier pour le problème des cours particuliers, qui permet à certains profs d'arrondir leurs fins de mois, mais permet aux familles aisées de se démarquer de celles qui n'ont pas les moyens d'accéder à ce "soutien à péage"!!! Alors faut-il légiférer pour interdire aux profs "d'en croquer", d'autant plus que le fisc est peut-être informé de ces sources de revenus ?... ne faut-il pas les réserver aux étudiants afin de leur offrir des revenus autres que travailler aux halles ou au Mc Do, et plus en rapport avec leur compétences (et peut-être susciter des vocations d'enseignant !!!) ? Il y a sûrement des solutions, pas forcément celle de Ségo... Quant à son envie de discrétion, il est tout simplement, à mon avis, l'expression de sa peur d'être mal comprise, et donc de braquer les syndicats ou d'attiser la vindicte des "anti-enseignants"... ce blog montre de toute évidence que ses craintes étaient justifiées ! Pardon pour ce post "un peu" long (les enseignants sont d'incorrigibles bavards !), mais j'espère au moins vous avoir montré un peu de ce que j'essaie de "faire passer" dans mes classes, et qui s'appelle tolérance.... De Prof de gym, posté le 04.01.07 à 03:10 ![]() petite correction au post précédent. A la fin, j'ai oublié un mot (pardon , il est très tard!), dans la phrase: "Alors faut-il légiférer pour interdire aux profs "d'en croquer", d'autant plus que le fisc est peut-être informé de ces sources de revenus ?... " il faut lire "... que le fisc est peut-être mal informé..." Bonne année à toutes et tous ! De pays sage, posté le 05.01.07 à 23:52 ![]() Ce qui est désolant c'est se voir qu'une personne pré tendant à de de telles 'responsabilités' comme elle le souligne, débite autant de propos irréfléchis,en l'air,comme s'il fallait garder la main... ce qui me choque le plus,c'est l'histoire du repérage des futurs échecs scolaires.dans ce cas,pourquoi un prof s'embêterait-il à donner des cours particuliers si l'enfant en question est voué à l'échec?c'est peut-etre ce qu'elle à voulu dire... De Manu, posté le 14.01.07 à 13:19 ![]() Qu'on arrête un peu avec le faible salaire des profs. Quand un étudiant s'engage en filière universitaire pour devenir prof, il sait parfaitement ce que sera son salaire plus tard, une fois en poste. Nous dans le privé on gagne certes plus mais on risque de se faire virer du jour au lendemain. Il y a aussi une différence à bosser ses cours ou corriger des copies chez soi bien au chaud, et se faire suer dans une boite du privé avec des responsables qui vous mettent la pression. Alors il faudrait savoir ce qu'on veur; on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Plus on a de privilèges et plus on en demande. C'est quoi ce pays ou les privilèges on été abolis en 1789 par les ancêtres de ceux qui aujourd''hui les défendent le plus? De Prof de gym, posté le 16.01.07 à 01:54 ![]() Manu, contrairement à ce que tu sembles croire, ce ne sont pas les enseignants qui se plaignent de leur "faible salaire". Ils ont en effet la plupart du temps choisi en connaissance de cause et je connais même des "professions libérales" (dentistes, par exemple) qui renoncent à leur salaires élevés pour tenter l'aventure de l'enseignement. Donc d'une part il s"agit juste de rétablir la vérité sur ces salaires sur lesquels bon nombre de travailleurs (respectables) du privé fantasment à partir d'une désinformation parfois hallucinante : voir JF Copé qui a affirmé vendredi au JT de 13h qu'un certifié en fin de carrière était à 4000€, alors que c'est de l'ordre de 2500€. Quand à "bosser au chaud", comme tu dis, moi je vois dans certaines boîtes privées des gens qui bossent 10 fois moins que moi, qui surfent sur internet pendant leur temps de travail, etc... mais moi je n'en déduis pas pour autant que c'est comme ça tout le temps et pour tout le monde. Alors avant de parler du boulot de prof, viens te taper une semaine avec un enseignant (genre "Vis ma vie") et tu pourras ainsi comparer avec tes propres difficultés professionnelles celle de devoir être performant avec 30 à 40 élèves en face de toi, élèves qui ne te font pas forcément de cadeaux, qui sont parfois violents et que leur parents n'arrivent pas, souvent, à maîtriser individuellement alors que nous devons maîtriser l'ensemble de la classe. S'il y a quelque chose qu'il faut "qu'on arrête", suivant ta propre expression, c'est de parler à tort et à travers sans connaître la réalité, et de jalouser une profession qui n'a pas plus de privilèges qu'une autre!!! Encore une fois : qui se plaint? ce sont les gens comme toi qui nous envient sans savoir ! (Relis ce que j'ai écrit dans un post précédent....) Enfin, si notre sort est si enviable, pourquoi ceux qui comme toi nous prennent pour des privilégiés bossent-ils dans le privé ? Par masochisme? Moi je ne suis pas jaloux de ceux qui gagnent plus que moi ou ont tel ou tel avantage. Je fais un boulot que j'aime et dont j'assume les contraintes sans pleurnicher, comme la très grande majorité de mes collègues. Tu remarqueras d'ailleurs que lorsque nous faisons grève, ce n'est que très rarement pour des raisons corporatistes : c'est pratiquement toujours pour les postes, les conditions de travail, etc... choses dont le but est d'assurer un meilleur enseignement à tous les enfants, dont les tiens, si tu en as... et ne viens pas dire que c'est pour avoir plus de confort, car lorsque la classe est à 25 élèves au lieu de 35, c'est avant tout les élèves qui en tirent bénéfice. La grève, c'est pour nous une perte d'argent, dont nous espérons qu'elle servira au plus grand nombre, connais-tu beaucoup d'autres professions qui fonctionnent comme ça ? De Gégé, posté le 24.01.07 à 11:45 ![]() On a oublié l'ultime privilège de ce métier...à savoir le coté noble de l'enseignement dont la vocation est d'enseigner.En effet il est vrai que notre époque met en évidence de nouveaux critères d'évaluations et d'appéciations des métiers (salaires) mais il ne faut "surement" pas mettre de coté les avantages comparatifs qui sont en outre un salaire plutot satisfaisant, la garantie de l'emploi et du temps libre mais avant tout le rapport prof/éleves qui perdure depuis des siècles et qui fait de nous les dépositaires d'un héritage de connaissances à transmettre de la meilleurs façon qui soit. Là je crois se situe l'essence même de l'enseignant..une sorte de "missionnaire" de la connaissance de l'ouverture sur le monde de valeurs d'universalité pour la paix et le salut des hommes. De Mike, posté le 24.01.07 à 11:57 ![]() En voilà un qui ne se plaint pas!!!Et de surcroit relativise en ramenant le métier de prof à ses vrais fondements et à ce qu'un métier doit repressenter pour un individu:l'épanouissement personel.C'est vrai que la réalité nous rattrape souvent : baisse du pouvoir d'achat, manque de considération du métier par les éléves eux même mais aussi par les parents et autres jaloux du privé mais il faut relativiser bon sang.Tenez l'exemple d'un ami qui est cadre supérieur dans une entreprise et qui gagne bien plus du double de mon salaire de prof et qui est inscrit à l'iufm pour faire...prof de physique chimie:"un vieux rêve" m'a til dit! Un exemple parmi tant d'autre qui illustre le détachement de beaucoup de personne qui ont un salaire trés élevée (moy. 60000 euros) pour retourner dans un secteur moins soumis aux aléas de la conjoncture et qui permet un certain épanouissement dans la plus totale sécurité sociale. Encore bravo Gégé!!!
De JB, posté le 27.01.07 à 20:53 ![]() J’ai du mal a comprendre les craintes de madame Royal sur l’éventuelle réaction des syndicats d’enseignants en proposant une mesure qui finalement mettrait les enseignants souvent épris d’égalité au même régime que les autres travailleurs de notre pays. Je trouve personnellement honteux de faire bosser des personnes chez elles au-delà de la durée légale comme nous l’expliquent les intervenants précédents. Bravo Madame Royal votre initiative permettrait de surveiller d’un peu plus près cette exploitation scandaleuse de nos enseignants qui pourraient ainsi tout faire : Préparation des cours, cours, correction, documentation, contact avec les parents, formation etc. etc. Sur leur lieu de travail (comme tout le monde) ils pourraient enfin avoir accès à un rythme de travail normal, 35h par semaine et 5 semaines de congés payés par an (comme tout le monde). La seule crainte pourrait venir du fait que « le travail étant la santé » cette catégorie socio- professionnelle qui détient la meilleure espérance de vie de notre société ne voit cette espérance diminuer. Euh … (comme tout le monde) Allez soyez pas vexés, c’était pour chambrer. Félicitation à ceux qui aiment passionnément leur métier, ce sont eux les plus convaincants, pour les autres, priez le ciel que ça dure… De prof/mic, posté le 28.01.07 à 21:54 ![]() Je repond a manu quia ecrit le 14.01.07 qui dit que quand un etudiant va a l'université pour s'engager a faire professeur, il sait ce qu'il va gagner plus tard donc il ne doit pas se plaindre de son salaire. Mais il sais aussi qu'il devra 18 heures devant eleves et le reste a la maison. alors qu'on ne touche pas a ses heures puisqu'on refuse aussi de lui augmenter le salaire. N'oublions pas que dans cartains pays europeens comme en allemagne un prof fait 25 heures au lieu de 18 mais il gagne le double De gilles, posté le 19.02.07 à 20:10 ![]() JE SUIS daccord avec ségoléne de A a Z ET POURTANT JE SUIS COCO De Un prof..., posté le 03.03.07 à 09:36 ![]() Prenez le temps de lire ce texte écrit par un prof, Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble
"
IL FAUT REVOIR LE TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS !
LE DECRET DE 1950 EST VRAIMENT TROP VIEUX ! Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine. C'est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par une décret datant de 1950. Rendez-vous compte ! Ce qui détermine ce qu'un enseignant doit à la nation date de 56 ans. Il est vraiment temps de se pencher sur un problème aussi lourd de conséquences. 18 heures par semaines ! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d'aussi bons salaires ? Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux ? Il faut peut-être y regarder de plus près. En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires. En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité de environ 42 h par semaine, sur 50 semaines. Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants ? Rien ! Alors que pour les autres salariés il y a eu la troisième semaine de congé payé en 1956, puis quatre en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteint au début des années 70 (elle était un droit depuis 1936). Mais ce n'est pas fini, il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants doivent toujours le même service. C'est au moins un enseignant qui écrit cela vous dîtes vous, en lecteur éclairé ! Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés. Car, comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances ? Et bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façon. D'abord 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les petites vacances (Toussaint, Noël...). Car les vacances c'est pour que les élèves se reposent. Donc notre temps de travail était annualisé. Mais, et les deux mois d'été alors ? Là, c'est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d'ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12. (Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 euros par mois il recevra 24 000 euros par an, mais pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 euros par mois mais sur 10 mois, soit 20000 euros par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 euros par mois.) Et oui chers lecteurs les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances. Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail. Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre ! Et bien soit, comparons. Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public (qu'on nous prouve le contraire). Mais l'exemple le plus frappant pour moi de la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant. Le salaire de départ d'un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé. Autrement dit si comme le PS l'a écrit dans son projet le SMIC augmentera de 25 % au cours des cinq ans à venir (et l'UMP l'a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC. Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation? Alors oui le décret de 1950 est vieux ! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernants ! Mais dans quel sens ? Est-ce en faisant en sorte que devions travailler plus pour gagner autant comme veut le faire M de Robien ? Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble. PS : Je joints deux graphiques dans lesquels vous pourrez vérifier mes affirmations. Si d'autres personnes ont d'autres statistiques, elles peuvent me les envoyer, y compris si elles vont dans un sens opposé. PS 2 : ce texte est libre de droits. Vous pouvez le faire circuler autant que vous le voulez. Il peut même être publié en me demandant mon accord. "
Vous le saviez, j'en suis sûr !! mais prenez le temps d'informer tous les gens que vous connaissez pour que notre image dans la société change car c'est cette image que nos dirigeants ont détruit afin de pouvoir nous isoler et nous faire marcher au pas, car n'oublions pas que nous sommes perçus comme des nuisibles dans cette société où l'état ne veut que conserver la charge de ses activités régaliennes. De un type qui passe, posté le 01.05.07 à 20:57 ![]() Tiens c'est marrant, depuis qu'un prof a sorti les vrais bons arguments sur les horaires et le temps de travail des prof, ça a calmé tout le monde ... Ou sont nos sarkozistes réacs ? A court d'arguments ? N'oubliez pas de voter Sarko ! Il y a trop de profs en France ! (et aussi de juges, d'infirmières, de journalistes, de jeunes, de noirs, de communistes, de pauvres, de gauchistes ...) De Tracks, posté le 04.05.07 à 10:36 ![]() Non mais c 17h de presence... apres y'a les conseil de classes, les reunion les rdv, les cours a preparé, les copies a corrigés... Facile de tapé sur les profs, vous n'avez cas donner des cours a la maison et voir si c'est si facile De un autre type, posté le 18.05.07 à 12:01 ![]() Niveau bac+3 employé comme Technicien despuis 5 ans dans une PME je suis toujours au 39H sans aucune compensation ( pas de RTT ) , j' effectue en moyenne 45h , sans que ces heure sup soit nonplus compensée et il m'arrive de ramener du travail chez moi, je touche 1500€ brute par mois (12 et pas 13 comme semble le croire le gens du publics ) et pour prendre un mois de congé payé l'été ( 5semaines ) il faut que je travail sans discontinuer le reste de de l'année. Si on ajoute à cela que je ne bénificie d'aucune mutelle d'entreprise avantageuse, d'aucune securité de l'emploie. Que pensez vous que je pense de la situation des enseigants ? Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum politique :
|