Rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes qui ont comme plus petit (et presque unique) dénominateur commun d'avoir dit non au Traité Constitutionnel européen en 2005 n'était pas chose aisée. S'organiser et se mettre d'accord sur 125 propositions non plus, et pourtant le mouvement de gauche antilibérale y est parvenu. Leur grand échec -et c'est là le plus déprimant- est de ne pas réussir à se trouver un leader. Bien sûr en rassemblant des sensibilités si diverses, c'était prévisible. Ce week-end à Saint-Denis, les membres du collectif national n'ont pas confirmé le plébiscite obtenu par
Marie-George Buffetau sein des collectifs locaux. Du coup les organisateurs ont décidé dans un texte commun de demander
"leur avis et leurs propositions" aux militants de ces mêmes collectifs, sollicités une deuxième fois pour
"dépasser le blocage actuel et aboutir à un consensus". Le but est d'empêcher une candidature communiste qui pourrait faire exploser le mouvement... même en étant majoritaire dans les urnes. Quelle qu'en soit l'issue, le mouvement restera comme la tentative la plus aboutie de pousser la logique démocratique jusqu'à l'absurde.
Et toujours sur le forum : Qui peut incarner la gauche antilibérale ?(vote)