Nicolas Sarkozy soutient Johnny HallydayPosté par Easywriter le 27.12.06 à 11:10 | tags : campagne electorale, ump, citation, présidentielles 2007, impots, sarkozy
“Ecoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait“Réaction de Nicolas Sarkozy au départ en Suisse de Johnny Hallyday (d'après les propos de ce dernier dans un journal suisse).
Demander à un citoyen français de choisir l'évasion fiscale quand on est candidat à la gestion des affaires publiques c'est quand même moyen - appeler "coco" ledit citoyen l'est tout autant. Il y a quelque chose d'obscène dans l'atttitude d'une partie du gouvernement - Thierry Breton en tête - qui tente de retenir l'idole des anciens jeunes à rester au bercail, en prétextant des aménagements fiscaux (le fameux "bouclier") à venir. Tout comme assimiler le départ d'un chanteur millionnaire à celui des chercheurs qui quitteraient le pays par charters : le problème de ces derniers étant le financement de leurs travaux et une rémunération qui ne leur pose pas de problème d'ISF... Commentaires
De 2goldfish, posté le 27.12.06 à 17:50
![]() Moi ce qui me fait marrer, c'est que ceux qui disent "il a bien raison, y'a trop d'impôts, à sa place j'aurais fait pareil, tiens" sont en général les mêmes qui disent "les fonctionnaires/facteurs/cheminots, faut qu'ils se rendent comptent qu'ils sont privilégiés et qu'il va bien falloir faire des sacrifices pour la solidarité nationale, tout ça tout ça". De lafken hogon, posté le 27.12.06 à 22:29 ![]() D'accord avec 2goldfish, je rajouterais que, d'habitude, ils demandent "plus d'efforts", que le RMI "devrait se mériter", et qu'il y a trop de "profiteurs"... Putain, ils sont à Davos les profiteurs, non? Ok, ok, ça ne sert à rien de gueuler comme ça, mais, vraiment, quand on dit parfois qu'on a besoin de solidarité pour que la France avance, et bien je pense que c'est vrai, et que la solidarité est aussi nécessaire dans la production de valeur, de richesses. Quelle est cette société où celui dans dessous travaille comme un mulet pour des dirigeants qui ne veulent même pas participer au financement de l'éducation de ses enfants, du service public en rase campagne, qui ne veut même pas financer le système global qui permettra à son rejeton ayant grandi sur les rives du lac Léman d'extraire à son tour de la richesse produite par les mêmes travailleurs de France qui ont, eux, cahin-caha, faits ce qu'ils ont pu pour assurer une solidarité entre les régions, entre les générations, entre les classes sociales. Et puis même, vous croyez qu'il vaut la peine vous, un pays où les gens n'avancent pas ensemble? Où les puissants disent ouvertement qu'ils veulent diriger un pays dont ils ne veulent pas assumer les solidarités (pardon... "partager les "désavantages""? Et ces gens-là, ces puissants, ils ne veulent même pas montrer l'exemple, eux qui sont si prompts à stigmatiser la mauvaise volonté des pauvres à se sortir de leur misère, eux qui beuglent sur la "démission" des parents de jeunes avec des problèmes. Ils n'en ont pas le droit. Ils n'ont pas le droit de soutenir non plus un candidat qui doit nous gouverner, "nous", les "autres", les "pas puissants". Ils n'ont pas non plus le droit de financer une campagne électorale avec de l'argent qui aurait dû être dans les caisses des universités, des écoles, des hôpitaux. Je crois que c'est plus qu'un détournement de fonds, c'est un détournement de morale. De easywriter, posté le 27.12.06 à 23:01 ![]() Je reviendrai là-dessus quand j'aurais digéré complètement le texte mais dans la révolte des élites, le sociologue christopher lasch explique que l'un des dangers qui mine la démocratie est précisément la déterritorialisation des élites : chemin faisant le capitalisme a accouché d'une élite qui n'a plus ni les fondements ni les valeurs de ce que ses ancêtres (les familles puissantes dans des grandes villes aux usa, comparables à la bourgeoisie du vignoble en france si on veut ) partageaient même si l'antique et relative philanthropie des élites était tout sauf innocente (elle permettait de gagner la compétition des territoires) celle-ci faisait vivre tout le monde en gros dans la même structure sociale qui comportait des institutions où citoyens de niveau différents pouvaient se rencontrer désormais totalement nomade et acquise à la mobilité sociale, cette élite n'adhère plus du tout à un système commun - comme l'état nation, concept dont l'essor fut lié au développement des classes moyennes - et vit dans un système clos, transnational qui ne nécessite plus ni pacte social, ni institutions communes (dont cette élite ne profite pas) et ses membres ont plus de liens à l'intérieur de ce système que dans les "sociétés" dans lesquelles ils vivent : coupée du réel à strictement parler,, toute idée de solidarité sociale- s'exprimant par exemple à travers l'impôt l-ui semble anachronique : car enfin elle mondialiste, cosmopolite et isolée l'égalité des conditions sociales n'est pas du tout sa partie - elle le fut quand la richesse comportait encore quelques obligations civiques) dans ce contexte le paiement dun impot spécifique est du folklore (insuportable) pour elle résultat : seule la promotion d'une (toute petite) partie des galériens dans la classe manageriale sert aujourd'hui de moteur au discours democratique d'où l'érosion de ce dernier mais je baratine j'y reviendrai avec plus de billes De lafken hogon, posté le 28.12.06 à 13:11 ![]() C'est intéressant. Ça rejoint la classification faite (si je me souvines bien) par les économistes régulationnistes qui parlent de capital financier volatile pendant que le capital physique (les usines, etc.) était lui nomade alors que le travail (les travailleurs quoi...) était sédentaire. Pour eux, la rémunération de ces différents facteurs de production se faisait à la mobilité: plus tu es mobile, plus tu rapportes de l'argent. Ce système empêchant d'ailleurs aux travailleurs d'avoir une quelconque prise sur le cadre dans lequel il évolue parce que, en cas de difficultés (ou mieux: en cas de meilleure opportunité ailleurs), le capital physique peut plier bagage et que dire alors du capital financier... Du coup, et en référence à ce que tu écris, il y aurait une rémunération à la mobilité aussi au sein du facteur travail: là, tu parles du summum (les élites "déterritorialisées"), mais on connaît souvent un pote ou de la famille qui s'est exilé soit ailleurs en Europe ou dans le monde pour un job ou une carrière. Ils constitueraient une partie des travailleurs rémunérée en fonction de sa mobilité. Les derniers, ceux du bas d'en bas, cherchent quant à eux un boulot à côté de chez eux, là où les solidarités familiales peuvent prendre le relais d'un système de redistribution plus qu'en panne. Pour eux, c'est vraiment trop risqué de s'aventurer loin de ces attaches. Question de survie. La bonne question, me semble-t-il, est donc comment faire en sorte que le travail, l' "humain", puisse dicter sa loi au capital financier, ou, au mieux, être suffisamment lié au capital physique pour atteindre une cohérence territoriale dans laquelle les individus se retrouvent. Voili-voilou, mais ne prenez pas ces ébauches de classification pour argent comptant. Les régulationnistes, c'est une école économiste en bonne partie franchouillarde (proche DATAR du temps jadis), donc, renseignez-vous et corrigez vous-mêmes les erreurs... De PILDOMI, posté le 08.05.07 à 12:15 ![]() FIERS D AVOIR COMME PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE NICOLAS SARKOZY VIVE LA REPUBLIQUE VIVE LA FRANCE ! QUE CERTAINS APPRENNENT LA MARSEILLAISE !!! De Lolla, posté le 08.05.07 à 12:26 ![]() Magnifique tes billets lafken hogon. Ajouter un commentaire |
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