Ainsi donc Jean-Marie Le Pen est un homme politique de centre-droit. "On dit que Jean-Marie Le Pen est un extrémiste, que c'est l'extrême-droite pour disqualifier mon message. C'est faux. Je suis un homme de centre-droit" .Comme tout le monde d'ailleurs aurait-il pu ajouter. Car la phase ultime de normalisation du Front national est bien de rejoindre le ventre mou de la politique où l'écrasante majorité des candidats se presse : Ségolène Royal en prenant quelque liberté avec le programme du PS (mais ce dernier n'avait pas de toute façon pas vocation à être « socialiste » comme le disait Lionel Jospin en 2002.), Nicolas Sarkozy après avoir chassé sur les terres nationalistes a « tranquilisé » sa rupture en expliquant que lui aussi au fond était de gauche -c'est à dire au centre, voir plus haut. Dans ce contexte de forte aspiration centrifuge, François Bayrou a du mal à définir « positivement » son centre à lui, celui d'un gouvernement de l'union nationale des gens compétents, car au fond il s'agit de jouer le même refrain : dépasser les clivages politiques dont les Français ne veulent plus.
C'est un avis tout personnel, mais il n'est pas si évident que choisir d'être au centre pour déplaire au moins de monde possible ( à défaut d'être réellement désirable pour qui que ce soit) soit une si bonne option : quand il s'est démarqué de l'étiquette PS pour nager au centre, Lionel Jospin fut le candidat le plus sanctionné et le vote PS prit une méchante claque. Suivant le même chemin, le PCF a ajourné la révolution au profit d'une attitude de participation gestionnaire avec le succès que l'on sait. Sa démarche d'ouverture vers un front altermondia
liste a été en revanche mieux accueillie et c'est l'échec de ce rassemblement et probablement la perspective d'un retour au communisme « gauche plurielle » qui sème la panique dans les rangs.
A l'inverse les pôles plus radicaux ont réalisé de meilleurs scores. Bien sûr on objectera que le gagnant est toujours un centriste de l'extrême : le dernier des grands homme de gauche était de droite (François Mitterrand) et Jacques Chirac gagna en 1995 en étant plus à gauche que son camp. Mais cela veut surtout dire qu'il faut être un des membres d'une de ces deux grandes formations pour l'emporter par le milieu, avec une marge qui va en s'amenuisant. Pour les autres point de salut : En choisissant de devenir un centriste de plus, le Pen s'est donc peut-être condamné à la seconde division.
De Francis, posté le 08.01.07 à 18:56
... et Adolf était socialiste. Si si.Allez voir l'argumentation de ces crétins, çà vaut le coup!
http://www.veritesurlefn.org/modules/xfsection/article.php?articleid=83