Royal loupe les banlieues et le vote ouvrierPosté par Easywriter le 24.04.07 à 12:57 | tags : présidentielles 2007, chiffres, décryptage, banlieues
Certes le score du parti socialiste est honorable, avec plus de 25 % des voix, Ségolène Royal atteint en effet le score de François Mitterrand au premier tour en 1981. Certes le parti socialiste engrange près de 2,5 millions de voix supplémentaires par rapport à 2002. Mais outre que ce succès s'explique en partie par le vote utile - et baisse d'autant le réservoir "naturel" de voix - il ne signifie pas une réconciliation des socialistes avec les classes populaires.
D'abord Jean-Marie Le Pen reste en tête du vote ouvrier (24%) et Royal y dépasse à peine Nicolas Sarkozy ( 20%) et François Bayrou (17%). Là aussi la sanction est moins sévère pour les socialistes que lors de la dernière élection présidentielle mais n'oublions pas que le pays sort de cinq ans de gestion de droite. Or dans un tel contexte, les ouvriers ont tendance à voter à gauche : ce fut le cas de 60 % d'entre eux aux législatives de 1997 et même de 70 % aux régionales de 2004. Ensuite, contrairement à ce qu'ils espéraient les socialistes n'ont pas fait forcément le plein dans les quartiers populaires : si on excepte la Seine-Saint-Denis où elle arrive en tête, Ségolène Royal est battue dans tous les départements franciliens qui subirent la crise des banlieues fin 2005 Essonne (31,51% pour Sarkozy), Val-de-Marne (31,82%). Nulle part dans les grandes concentrations urbaines, Lyon, Marseille, Lille, Royal n'a réussi à devancer Sarkozy qui y a souvent balayé Le Pen. C'est dans l'ouest du pays et notamment les départements fiefs du PS que la candidate arrive en tête. Last but not least : le bastion du Nord-Pas- de Calais, composé de nombreux ouvriers a basculé à droite lui aussi. S'il veut être de manière assumée un parti de centre gauche plutôt tourné vers les classes moyennes et moyennes supérieures, le parti socialiste n'a pas à s'inquiéter de ce qui semble la sociologie bien installée de son électorat. Commentaires
De Le Monolecte, posté le 23.04.07 à 20:00
![]() Et les classes populaires, il leur reste quoi? Le FN? De toute manière aucun parti ne peut gagner sans les prolos, c'est mathématique : 60% d'ouvriers et d'employés! De TOM, posté le 23.04.07 à 21:23 ![]() beaucoup de prolo vote a droite va comprendre ils votent pour des libéraux les memes ki les mettent a la porte PAYS DE NEVROSES De valerie, posté le 23.04.07 à 21:46 ![]() FAUT ARRETER DE FAIRE CROIRE KE LA GAUCHE TUE LES PATRONS VAL2RIE KE JE SACHE LES PATRONS ETE BIEN SOUS DSK ET POUR LE CHOMAGE LE BILAN DE L4ACTUEL GOUVERNEMENT DONT SARKOZY A ETE MINISTRE DES DE L4ECONOMIE C PAS RELUISANT De Jean-marc du blog, posté le 24.04.07 à 01:08 ![]() C'est une anomalie de notre démocratie que le principal parti de gauche ne soit pas plus représentatif des attentes des catégories populaires et une différence avec les grans partis sociaux démocrates européens... De Matthieu, posté le 24.04.07 à 11:39 ![]() TOM, peut-être que les ouvriers ont compris qu'ils ne devaient pas attendre d'amélioration de leurs conditions de vie de l'intervention de l'Etat dans l'économie. Peut-être qu'ils se disent que c'est même la cause de notre taux de chômage particulièrement élevé, et de leur pouvoir d'achat stagnant. De greg999, posté le 24.04.07 à 14:06 ![]() A Mathieu : "et la marmotte..." Dites, les ouvriers sont comme les autres : ils s'en foutent de l'économie, des théories brillantes et autres débats libertariens / keynésiens... ils s'intéressent à l'emploi, au revenu... Alors "la liberté" là dedans, à part la marmotte... De Matthieu, posté le 24.04.07 à 15:46 ![]() A Greg : Ajouter un commentaire |
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