Parti d'opposition, CT ok, cherche repreneur Sous prétexte de faire de la place aux figures montantes du PS, Dominique Strauss-Kahn a affirmé, en marge de son entretien avec Jean-Michel Apathie sur RTL, vouloir abandonner ses responsabilités au sein du bureau national du parti. Selon les propos rapportés par Apathie sur son blog, DSK estimerait en gros que la bureaucratie socialiste n'a pas beaucoup d'intérêt et que le renouveau politique se fera avec les idées et ceux qui en ont. Se mettre en retrait de l'appareil au moment où les organes de direction du parti socialiste vont connaître des heures difficiles n'est pas idiot. Le député du Val d'Oise sera beaucoup plus libre de ses mouvements pour tenter d'imposer son socialisme du réel qui pour l'instant reste un concept assez flou. Il a suffisamment de cadres acquis à sa cause au sein du parti pour se permettre un peu de recul hiérarchique et travailler à une refondation idéologique de fond. François Hollande qui entend rester à la tête du PS jusqu'aux municipales de 2008 va désormais concentrer seul la responsabilité du bilan de ces cinq dernières années qui n'est certes pas brillant. En voulant travailler l'image de celui qui a initié la refondation, il s'expose à de sévères critiques sur le fond mais personne ne lui dispute sa place : même les plus "inspirés" comme Manuel Valls ne propose au mieux qu'une direction collégiale. Bertrand Delanoë a déjà la tête dans les Pour l'heure le parti est surtout perçu comme un boulet, Ségolène Royal en avait d'ailleurs fait peu de cas durant sa propre campagne. En annonçant sa séparation avec Hollande elle se libère un peu plus d'une structure avec laquelle tout le monde veut rompre. Certains (Hollande donc) pour créer une UMP de gauche ( que nous avions évoqué en février); d'autres pour imaginer un parti plus radical sur le modèle du Linke allemand (lire un article sur la question). C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon . Personne en tout cas ne veut être vu pour l'instant à la tête d'un parti qui menace d'imploser et risquer d'être le chef d'une refondation qui pourrait s'achever dans l'éclatement pur et simple. Commentaires
De Bruno (UDF), posté le 20.06.07 à 07:51
![]() Analyse très juste. Elle est aussi vraie pour les militants , j'imagine : combien sont-ils en en avoir marre des courants ? Combien sont-ils, couflés des disputes internes et des motions ? J'aimerais bien voir des stats sur le nombre "d'adhérents" à 20 euros qui ont déguerpi depuis ! Peut-être ont-ils rejoint le Mouvement Démocrate ? C'est un doute que j'ai, et qui est partagé avec d'autres militants du MoDem : qui sont-ils, ces 40 000 qui ont adhéré au Mouvement Démocrate ? S'imaginent-ils mettre les pieds dans un "PS rénové", débarrasé de ses éléphants (nous n'en avons aucun, pas plus que des députés !) ? Ils risquent de déchanter, parce que le MoDem, ça n'est pas exactement ça. Je pense en particulier à certains fondamentaux libéraux (politiquement et économiquement). Enfin, je crois... En fait, moi non plus je sais pas trop ce que c'est le MoDem pour le moment. Tout reste à faire ! De nat, posté le 20.06.07 à 09:17 ![]() Je ne comprends rien a ce que vous dites De Mémoire vive, posté le 20.06.07 à 14:30 ![]() Si je ne m'abuse,les statuts du Modem ne sont pas encore déposés , dans l'urgence , par manque de temps de campagne et d'assemblée générale , ce qui ne saurait tarder . Les vraies lignes directrices semblent si floues , qu'un autre député élu Modem vient de rejoindre l'Udf nc !!!. D'ou cette question qui a été posée du devenir du Modem : 3 députés désormais et pas?de sénateur .
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