Université d'été du PS : Hollande prône le "changement" Hier s'est close la quinzième université d'été du PS à La Rochelle, où les 4000 participants ont réfléchi à la reconstruction du parti. Eléphants et éléphanteaux ont brillé par leur absence, laissant la main au Premier secrétaire.DSK était en campagne à Washington pour le poste de directeur du FMI. Laurent Fabius n'avait quant à lui pas très envie d'assister au "spectacle peu ragoûtant" que donne la gauche, lui qui ne supporte plus "la cuisine interne", mais ne s'interdit rien pour l'avenir. L'ancien Premier ministre avait reproché cette semaine à Michel Rocard, dans "la catégorie confusion", d'avoir accepté l'ouverture et rejoint un comité sur l'enseignement. Ce dernier, hué à son arrivée à la tribune de La Rochelle, a pourtant été chaudement applaudi par la suite : dénonçant le rôle néfaste des médias qui ne s'intéressent qu'aux querelles de personnes et pas aux problèmes de fond, "la confusion intellectuelle", "la proximité avec le parti communiste", "l'étatisme" et la "revalorisation du smic" de 1981, des "imbécillités" quj ont "pratiquement massacré" le PS. Renvoyant la balle au camarade Fabius, il a fustigé, "dans la catégorie confusion mentale", la tendance à récuser tout ce qui porte le label "libéral". Bertrand Delanoë, en position de force à Paris pour les prochaines municipales, a susciter l'intérêt des médias en se positionnant, sans le dire vraiment, comme un troisième homme providentiel face au Dans celui-ci le Premier secrétaire a considéré que le PS n'était "pas entendu par le plus grand nombre" comme il ne dit "rien de net, de clair, de lisible". Revenant sur les 35 heures, "le temps n'est plus à la diminution uniforme du temps de travail, mais à son organisation sur toute la vie professionnelle", François Hollande a aussi remis en question, entre autres, les régimes spéciaux de retraite. Partagé par le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault notamment, regrettant "une conception paternaliste de l'Etat", le mea culpa a vite trouvé ses limites : "C'est vrai que la France ne travaille pas assez !", mais c'est à cause du chômage, du temps partiel imposé, du faible taux d'activité des seniors. Et la politique décomplexée de Nicolas Sarkozy a bien sûr été l'objet de vives critiques. Pas suffisantes au goût de Benoît Hamon, pour qui l'"on passe du discours sur la droitisation de la société à la droitisation du PS". La députée Sandrine Mazetier a pour sa part été peu convaincue par le "patriotisme de parti" de François Hollande. Ce dernier n'a pas manqué d'épingler ces nouveaux chantres de la rénovation, un mot "vieux comme le PS". Il lui préfère le terme de "changement". Quant aux jeunes Côté propositions : au sein du parti, une adaptation des structures à la vision socialiste des institutions, c'est-à-dire un exécutif solide et responsable, un parlement doté de moyens de contrôle et représentatif de la diversité et des citoyens actifs ; avec les autres partis de gauche, la création d'un "comité de liaison", initiative semble-t-il bien accueillie par le PC et les Verts, et la tenue d'assises de la gauche avant les municipales. Les caméras ont quitté La Rochelle, non sans avoir accompagné Ségolène Royal jusqu'à sa voiture, mais la télévision reviendra… Commentaires
De n.migdal, posté le 04.09.07 à 09:52
![]() C'est quand même fort : le PS veux être moderne et regrette en même temps le passé ! Concernant le discours de François Hollande, je n'y ai rien vu de constructif. Une critique de la politique que le peuple à choisi, mais aucune idée alternative. Messieurs les jeunes socialistes, faites parler de vous et amenez vos idées. On vous attend. Cdt, http://n.migdal.free.fr/blog_pol De Mal Lu, posté le 04.09.07 à 12:19 ![]() ? Et 1 émule de plus ...pour les ruptures ,modèle non breveté(dommage) de Sarko!... ...Bertrand Delanoë(ce n'est pas la surprise) se représente à la mairie de Paris, mais avec une ouverture de liste XXL, espèrant faire cogiter et décider Ensembles, des personnes de "bonne volontée, progressistes et non revanchardes, allant des Fabiusiens, passant par les Verts et ne s'arrètant PAS au Modem pour (et s'est là l'idée à reprendre:Chiche entend t-on) débaucher quelques Sarkosistes. Voilà bien exprimé clairement ce qu'il avait en tete ce wend. Qu'en pensez vous à RUE89? Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum politique :
|