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Municipales : le PS va t-il pratiquer la discrimination positive ?

Posté par Easywriter le 05.11.07 à 11:02 | tags : municipales 2008, elections, ps, décryptage, opposition

La question de l'immigration et de l'intégration des enfants issus de l'immigration est toujours aussi problématique au parti socialiste. Le PS craint toujours qu'en évoquant les minorités ou la diversité il se laisse prendre au piège du communautaire, moyennant quoi il faut bien reconnaître qu'il n'a pas accouché depuis un bail d'un discours positif sur ce point.

Que le principal parti de la gauche modérée ne contienne dans ses rangs qu'une proportion grotesque d'élus issus des minorités est désolant.
Faut-il rappeler que George- Pau Langevin, députée du vingtième arrondissement est la seule à l'Assemblée Nationale et qu'elle est guadeloupéenne. Une femme non métropolitaine en vaut bien dix surement.

D'ailleurs à ce propos, un intéressant documentaire sur la parité diffusé par Public Sénat dimanche, montrait à quel point Laurence Rossignol, présidente de la commission femmes aux élections du parti, avait le plus grand mal à faire exister la parité autrement qu'en une fumeuse escroquerie : une moitié de femmes dans chaque scrutin certes, mais envoyées dans des combats électoraux perdus d'avance.
Le reportage montrait également une sincère évolution du parti depuis quelques mois.

A sa décharge, sur le plan de la parité comme sur celui de la visibilité des minorités, le parti socialiste essaie de placer des élus et non des nommés comme le fait la majorité avec les postes gouvernementaux de Rama Yade ou Rachida Dati, élues de nulle part et totalement "fabriquées" par Nicolas Sarkozy, quel que soit leur talent.

Pour les municipales, le parti socialiste pourrait donc imaginer une forme de discrimination positive.
Bruno Le Roux, chargé des élections, a annoncé l'objectif de 300 conseillers municipaux. Fayçal Douhane, membre du conseil national expliquait vendredi au Figaro qu'une autre option plus ambitieuse serait de proscrire toute ligne "monocolore" dans les villes de plus de 10 000 habitants.

Certains tiquent de cette méthode de quotas qui nie aux personnes issues de l'immigration leur légitimité strictement politique et jetterait fatalement une suspicion sur leur qualité.
Pour autant, sans une dose certes artificielle de diversité, les pratiques électorales dans les boutiques socialistes ne risquent pas de changer.

Pendant longtemps la parité a été pensée "négativement" par rapport aux hommes et les places qu' ils pourraient éventuellement libérer aux gonzesses.

La candidature de Ségolène Royal, quoi qu'on en pense, prouve que des critères strictes ont permis d'évoluer et qu'on pouvait penser positivement la question paritaire, en faisant la promotion de femmes talentueuses et non par défaut.
Peut-être qu'il en ira de même pour la question de la diversité si le parti a le courage d'imposer des quotas, la discrimination positive devenant alors une véritable "affirmative action", comme on l'appelle aux Etats-Unis.

Commentaires

De Mal Lu, posté le 05.11.07 à 18:04 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

    aurions nous oublié que la nomination de la "société civile" dont M Tapie fut le simbole non glorieux, fût inventée par Miterrand, et que cette pratique est restée avec ses memes prérogatives, créer des vocations de service à la nation.  J'espère mal comprendre lorsque je lis les noms cités,simple hasard que ce ne soit que des femmes?

   dernièrement il était question de l'arrivée de métissées sans grade (comme des sans grade blanche aux législatives)au sein du PS en direction des municipalités en place, avec ou sans parachutage, il serait hipocrite de nous faire croire, dans les hautes instances, que les "hommes en place" cèderont, s'ils n'ont pas décidé eux meme de mettre un terme à leur mairie, une place qu'ils ont "chauffées durant 7 ans (au lieu de 6). La loi obligeant le Chabalabala dans les listes  -et chez les adjoints au maire- la remontée féminine sera mécanique,  mais les qualités de management personnel dans la fonction requise prévaudra plus que le bon vouloir des instances parisiennes (de G ou de D) face à l'électorat local qui "Décidera  les pourcentage d'élus des listes bloqués" sur les 2 tours.

Aux législatives, combien de poste (1député/1adjoint) ont été sauvé inextrèmiste par Fabius et sa TVA sociale? Le calcul en haut lieu, lors des heures de dépouillement, n'avait strictement rien à voir avec la réalité des urnes.  OUF, merci Fabius.  Au local ça ne fonctionnera pas comme cela, les 50°/° du conseil (donc le maire et ses futurs adjoints, automatiquement en tête de liste, y seront élus) le reste est au prorata du second tour par liste présente.  Mme Dati (puisque vous la citée) ou 1 autre, pensez vous que, parfaite inconnue de couleur ou pas, accèdera au round final des tetes de listes locales (à la tete d'une trentaine de personnes pour les plus petites), qui souhaitent avoir leur chance apportée par "leur notoriété personnelle sur place" (associative ou autre) soit à la remorque d'une parfaite inconnue (idem pour un homme) qui ferait mettre toute la liste dans la minorité municipale pour 6 ans?

La calculette peut fonctionner mais rien n'est joué en haut lieu dans les municipales.



De Duarte, posté le 06.11.07 à 16:45 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Certains tiquent de cette méthode de quotas qui nie aux personnes issues de l'immigration leur légitimité strictement politique et jetterait fatalement une suspicion sur leur qualité.
Pour autant, sans une dose certes artificielle de diversité, les pratiques électorales dans les boutiques socialistes ne risquent pas de changer.
Je ne vois pas en quoi appliquer des quotas pourrait être une solution, promouvoir des nouveaux talents ne peut pas être arythmétique, vous vous rappelez des quotas de chansons françaises ? d'ailleurs c'est toujours en vigueur cette connerie ?

De mal lu:vraie signatu, posté le 06.11.07 à 20:14 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Parler de quota est sûrement éxagèré, ce qui importe, c'est de faire entrer la diversité dans l'ensemble des listes, mais ne pas en faire un refouloir raciste en les "installant de force"en tête des listes dans des villes où ils ne sont pas reconnus. Le glissement par les postes d'adjoints est un bon compromis dans le premier mandat.

C'est juste mon sentiment personnel pour ne pas perdre de terrain pour une mauvaise approche des électeurs locaux.



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