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Rachida Dati à la conquête de l'Ouest

Posté par Charif le 30.01.08 à 18:24 | tags : municipales 2008, municipales à paris

Quand on regarde un plan de Paris, le 7e arrondissement a la forme d'un diamant, comme l'indique d'ailleurs le nom d'un des quartiers qui le compose, « le gros cailloux ». Un Etat dans l'Etat, où l'on ne trouve pas une seule grande enseigne, où l'on va à la messe en famille le dimanche et, où les enfants portent la panoplie chaussures bateau-bermuda-chemise Ralph Lauren.

Un arrondissement coincé entre les Invalides, l'Ecole militaire, le Champs de mars et les quais de Seine. On y trouve l'université américaine, de nombreux ministères et les locaux du MEDEF. Et c'est à la Garde des sceaux que revient l'honneur d'y mener la liste UMP lors des prochaines municipales.

Que se soit clair, la mairie ne passera pas à gauche. Mais ce peut être intéressant de voir comment Rachida « cendrillon » Dati va s'y prendre pour séduire les militants. Des électeurs qui ne doivent goûter que très peu les manières de parvenu type « nouveau riche » de la ministre, et son goût pour le clinquant.

Toujours est-il qu'elle a commencé sa tournée des appartements, à la rencontre des habitants. La tache ne sera pas aisée, comme l'annonce Emmanuel de Mandat-Grancey, candidat (divers droite) aux législatives de juin 2007, dans un article paru dans Le Monde ce mercredi 30 janvier. "Il y a, dans le 7 e, un vieux fonds anti-gaulliste et pro-Algérie française". Ce qui signifie aujourd'hui que cet arrondissement, qui vit en quasi autarcie, est peu enclin aux parachutages.

Ceux qui y vivent sont attachés à l'identité de cet arrondissement, et se montrent méfiants à l'égard des intrus (le parc HLM est anecdotique). Ce que résume très bien cette phrase d'une militante UMP interrogé par Le Monde : " M. Frédéric-Dupont, conseiller du 7 e presque sans interruption depuis les années 1930, puis maire, de 1983 jusqu'à sa mort, a insufflé un certain esprit de résistance aux intrus. Mme Dati en est une à double titre puisqu'elle nous vient de par ses origines de l'autre côté de la Méditerranée."

Une integration qui risque d'être difficile, mais inévitable.


Commentaires

De ouassi, posté le 30.01.08 à 18:42 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Je ne comprends pas pourquoi elle n'aura pas ca chance
je suis a fond avec ses idées et le changement dans ce quartier trop conservateur m  ais il faut savoir tourner la pages aujourd'hui laissons la place au ,,,,,, jeune
j'habite moi meme dans le quartier et je suis ravis  de pouvoir enfin avoir le choix pour mon vote

De Banania, posté le 30.01.08 à 18:54 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Surtout que son poste de ministre de la Justice lui laissera à n'en pas douter tout le temps nécessaire à la gestion d'une mairie. Laissons-lui sa chance!

...

De charif, posté le 30.01.08 à 19:45 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Justement, elle a toute ces chances dans un arrondissement acquis à la droite. Mais sa candidature semble plus imposée qu'autre chose. Et les premiers contacts avec la population ne témoigne pas d'une envie de changement qui, je le pense aussi, est pourtant nécessaire.

De Lolla, posté le 30.01.08 à 22:00 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Quel arrondissement de m.....

De gongombre, posté le 30.01.08 à 23:52 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Au Sénat, Rachida Dati défend la rétention de sûreté des criminels dangereux

Plusieurs organisations, dont l'Observatoire des prisons, le Syndicat de la magistrature ou encore la Ligue des droits de l'Homme, ont réaffirmé, mercredi, leur opposition à ce texte, qualifié d'"atteinte aux libertés publiques fondamentales". "Pour la première fois en France, on propose d'enfermer les gens non pas en fonction de ce qu'ils font mais pour ce qu'ils sont et ce qu'ils pourraient faire", a souligné la présidente du Syndicat de la magistrature, Emmanuelle Perreux.

Je trouve choquant que l'UMP fasse encore confiance à cette femme. Il est très inquiétant et même malsain d'être représenté par des politiciens aussi ambigus. La France n'a pas besoin de cela. Je suis contre...

Gongombre



De Lil', posté le 31.01.08 à 00:09 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Quel arrondissement de m.....

Pas faux, on s'y fait chier comme des rats morts, la zone.... sauf pour l'UMP.
Il y'a le Quai d'Orsay,  l'éventuel futur palais présidentiel, et surtout l'Eglise américaine!

Le pont de l'Alma est sympatosh pour la prochaine dame de france qui songerait à filer avec son amant...

 



De gongombre, posté le 31.01.08 à 23:23 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Interview du 17/09, parution "Hommes et libertés" revue de la L.D.H, numéro d’octobre 2001
A lire également dans la rubrique Art, le commentaire sur le livre d’Anne-Marie Marchetti, "Perpétuités, le temps infini des longues peines"

Comment peut-on expliquer cet allongement des longues peines (perpétuité assortie de peines de sûreté), n’est-ce pas inquiétant d’y lire un "effet" de l’abolition de la peine de mort ?
A-M-Marchetti : L’abolition de la peine de mort ne l’explique pas à elle seule, bien qu’elle ait joué un rôle, et qu’à l’évidence, ces peines de sûreté aient cherché à en contrer les effets. En fait, un durcissement des peines s’était amorcé dés 1978, lorsque les jurys d’Assises sont passés d’une composition de notables à celle de jurés populaires (désormais tirés au sort sur les listes électorales). L’abolition de la peine de mort, telle que souhaitée par R. Badinter, se voulait sans contrepartie précisément de "durcissement" des peines prononcées, même si, à l’époque, lors des débats, plusieurs parlementaires avait clairement demandé des peines de sûreté.

Un durcissement sécuritaire que l’on doit lire comment ? La création de jurys populaires, c’est pourtant une évolution démocratique ?
A-M M : Ce durcissement sécuritaire est à relier aux difficultés économiques ; la fin des années 70, c’est aussi la fin des Trente glorieuses, une demande accrue de sécurité par rapport à l’état est plutôt à décrypter comme une angoisse, une demande de sécurité par rapport aux biens, aux personnes. Le malaise est ressenti de manière diffuse et se traduit par rapport à l’état au niveau de la justice. La notion de perpétuité a toujours existé, on pourrait parler de ces "perpets à l’ancienne" en citant le cas connu de José Giovanni, qui a exécuté onze années de sa peine avant d’obtenir une libération conditionnelle ; aujourd’hui, soyons clairs : la baignoire déborde.

La situation maintenant de ces "longues peines" : quel autre "sens" cette idée de perpétuité réelle peut-elle avoir sur des détenus que celui d’une élimination sociale ?
A-M Marchetti : On parle beaucoup du détenu citoyen et c’est du double discours, une double injonction qui ne tient pas compte en réalité du vécu de ces détenus. Ce fonctionnement est propre à tout univers totalitaire, comme je le rappelle dans mon ouvrage, en citant Hannah Arendt, on dit une chose et son contraire : L’Administration pénitentiaire-c’est un exemple- inscrit dans sa mission désormais, le "resserrement des liens familiaux", or je cite le cas de ce détenu qui s’est rendu" coupable" de relation sexuelle avec sa femme au parloir, et que l’on a envoyé au mitard pour ce seul motif.

Ce qu’il est urgent d’envisager, alors même que l’on est en train de mettre en place une nouvelle loi pénitentiaire ?
A-M-M : Revoir le code pénal d’urgence - même si cela ne plait pas- ; supprimer les peines de sûreté, arrêter de bloquer et de désespérer les détenus, ce qui n’a pas de sens, comprendre qu’une longue peine assortie d’une peine de sûreté n’est pas une expression de justice mais d’élimination sociale.

En fait il faut reconsidérer les choses : la France, actuellement, pratique une pénalisation des plus dures, au niveau européen par rapport aux délinquances et crimes sexuels, or la prison, là, est un lieu inadéquat, ce n’est pas en en rajoutant toujours plus dans la punition/sanction que l’on obtient plus de justice, le sens de la peine est plutôt dans l’adéquation, la mesure, un surcroît répressif ne donnera rien de plus aux victimes, l’équation ne fonctionne pas de la sorte, on l’a vu, et je l’ai connu à la fin des années 70, en tant que féministe, lors de la qualification de viol en tant que crime, si le droit des femmes devait en passer par cette reconnaissance là, on ne les reconnaît pas plus pour autant en prononcant des peines longues, cette sur signification agit dans le vide, le répressif.

Ce "plus de sécurité", est bel et bien présent et semble surdéterminer toute politique ?
A-M-M : il faudrait pourtant réfléchir sur la question du beurre et de l’argent du beurre, on demande plus de sécurité, plus de protection, mais à quel prix ; on est en pleine contradiction, nous sommes globalement, dans ne grande rupture du lien social, dans un émiettement constant du fait des biens de consommation, il faudrait tout de même s’interroger sur le "ciment" de cette sécurité que l’on demande de plus en plus, et puis surtout ne pas oublier, que les détenus, leurs familles, leurs proches, ne sont pas des isolats sociaux, que l’on relègue à l’ombre de notre démocratie...
Le propos de Churchill est toujours d’actualité "
montrez-moi l’état de vos prisons, je vous dirai quelle société vous êtes".



De gongombre, posté le 05.02.08 à 23:34 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Rhône: premier suicide d'un détenu dans une prison pour mineurs

LYON (AFP) — Un adolescent de 16 ans s'est pendu lundi à l'établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) du Rhône à Meyzieu, ce qui constitue le premier cas de suicide dans ce nouveau type d'établissement ouvert en juin 2007.

"Agé de 16 ans, ce détenu, qui bénéficiait d'un suivi psychiatrique, a mis fin à ses jours par pendaison", a indiqué mardi un communiqué de l'administration pénitentiaire.

"J'ai appris avec émotion ce suicide, c'est un drame, je le déplore, j'ai demandé tous les éléments concernant les circonstances de ce suicide, mais cela ne remet pas en cause ces établissements", a déclaré la ministre de la Justice, Rachida Dati, lors d'une visite à Sens (Yonne). La création des EPM "nous met en conformité avec les règles pénitentiaires européennes", a-t-elle ajouté.

Le jeune "avait déjà eu des comportements +à risques+. Mais ce suicide a été un peu inattendu car il avait passé une matinée tout à fait normale (ndlr: le jour de son décès)", a précisé lors d'un point-presse Paul Louchouarn, directeur interrégional adjoint des services pénitentiaires de Rhône-Alpes-Auvergne.

Ecroué depuis le 17 décembre, l'adolescent a été retrouvé dans sa cellule individuelle, attaché avec un drap au conduit d'aération. Malgré l'intervention des secours, "il est décédé dans les heures qui ont suivi sa découverte", a ajouté M. Louchouarn.

"Ca a été un grand choc et une surprise pour les professionnels de l'établissement", a-t-il poursuivi en relevant que "depuis 2003, l'administration pénitentiaire s'est fortement engagée dans une politique de prévention du suicide".

La proportion des suicides en milieu carcéral a baissé de 30% depuis 5 ans, souligne dans son communiqué l'administration pénitentiaire, qui relève "96 suicides de majeurs en 2007".

"Sur cette même année, aucun mineur n'a mis fin à ses jours malgré 72 tentatives de suicide relevées et déjouées par l'intervention des personnels pénitentiaires", précise-t-elle.

Une enquête judiciaire et une enquête administrative sont en cours après ce suicide.

"Ce suicide, on le ressent comme un échec mais cela nous pousse à être encore plus vigilant face à la détresse des jeunes détenus", a indiqué Pascal Rossignol du syndicat UFAP.

"Les éducateurs font de trop longues journées qui ne sont pas du tout adaptées à un travail d'encadrement serein et approfondi", a-t-il estimé en dénonçant "un manque d'effectifs" et des "incidents à répétition" à l'EPM du Rhône.

L'établissement de Meyzieu, premier d'une série de sept inauguré en avril 2007 par l'ancien garde des Sceaux Pascal Clément, accueille 150 agents, surveillants et éducateurs, qui encadrent 44 garçons et trois filles.

Ouverts depuis juin 2007, les EPM sont aujourd'hui au nombre de quatre: Meyzieu, Lavaur (Tarn), Quiévrechain (Nord) et Marseille. 167 mineurs y sont incarcérés.

Plusieurs établissements avaient été touchés l'an dernier par un mouvement de grève chez les éducateurs, destiné à obtenir plus de moyens financiers et humains.

L'annonce de ce suicide intervient après l'évasion dimanche de deux détenus de l'EPM de Marseille mais aussi au moment où débutent les 12e Journées nationales pour la prévention du suicide.



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