Avec 56,25 % de participation à 17H, les élections municipales sont parties pour être plus prisées que celles de 2001.
La peur d'une forte abstention était le sentiment le mieux partagé à droite comme à gauche.
A droite, on a longtemps cru que la popularité de Nicolas Sarkozy risquait de ramollir les troupes, avant de craindre ces dernières semaines que la situation inverse - un président au Nadir de sa notoriété - provoqueles mêmes effets; la déculottée attendue n'incitant guère les militants à aller aux urnes en chantant.
A gauche, c'est précisément le dévissage du président dans les sondages qui laissait craindre une démobilisation massive d'électeurs convaincus d'une victoire (trop) annoncée. Outre les risques d'un résultat plus modeste que prévu, les socialistes - François Hollande en tête - ne veulent surtout pas gagner par défaut : une forte abstention aurait pu signifier l'agonie de la droite sans que la gauche puisse capitaliser sur ce revers.
A ce combat là au moins, tout le monde semblerait l'emporter.