
Depuis le referendum sur le Traité Constitutionnel européen on savait que
Nicolas Sarkozyn'était pas le défenseur le plus acharné de l'Union. A l'époque, son engagement pour le oui avait été plus que timide. Depuis son voyage aux States et son entretien de 2 minutes 12 secondes avec Georges W Bush (et sur un tabouret ou une estrade au minimum), le Ministre de l'intérieur a confirmé sa vision atlantiste de la géopolitique. Commentaire de Jacques Chirac, repris par le Canard Enchaîné :
" On avait déjà avec Tony Blair un dirigeant européen au service des intérêts américains en Europe; on n'est pas obligés d'en avoir un deuxième avec Sarkozy".
Surfer sur la défiance européenne (
c'est-la-faute-des-technocrates-de-Bruxelles si-tout-part-en-sucettes) pour attirer l'électeur est un vieux truc qui a fait ses preuves et vraisemblablement planté la Constitution. Mais d

epuis
De Gaulle, l'autre tradition qui fonctionne encore mieux c'est un anti-américanisme de bon aloi. C'est même devenue - depuis
]De Gaulle jusqu'à
Chirac en passant par
François Mitterrand une certaine tradition diplomatique française que de se démarquer du Pentagone. Sarkozy vient peut-être de commettre son premier faux-pas. Du coup, il songerait à se mettre (un peu) en retrait de la scène médiatique en vue de 2007.
De jeev, posté le 11.10.06 à 18:20 
C'est un mutant cet homme !