
Huit ans après leur application par le gouvernement Jospin, la réduction du temps de travail reste un léger trauma pour les socialistes. Laurent Fabius fut pourtant hier soir celui qui a le plus fait honneur au passé (et au courage de
Lionel Jospin et
Martine Aubry), expliquant qu'il généraliserait le processus parce qu'
il n'y a pas de raison que tous les Français n'en profitent pas.
Justement tous n'en profitent pas a expliqué pour sa part
Ségolène Royal qui avait déjà assez vertement critiqué le dispositif de la loi Aubry et rappelé que pour certains salariés cela s'était traduit par plus de flexibilité au détriment de la vie personnelle et une hausse des cadences. "
Il faut avoir une exigence de vérité et d'efficacité" a-t-elle précisé.
Dominique Strauss-Kahn a lui été plus allusif, ne voulant pas parler du passé. A peine a t-il indiqué que
les meilleurs taux de croissance de ces dernières années avaient été obtenus juste après l'application de ce dispositif.