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Toute l'actualité des 577 députés et de la vie de l'hémicycle
Le régime (pas si) spécial des députésPosté par Easywriter le 16.11.07 à 12:27 | tags : assemblée nationale
Dans les commentaires de ce blog, la conviction que les députés bénéficient d'un régime spécial particulièrement abusif fait régulièrement son retour. Qu'en-est-il exactement ? Les députés peuvent ils bénéficier d'une retraite complète plus tôt que les autres ? Non. En 2003 , une réforme a aligné le système sur celui de la fonction publique soit une ouverture des droits à 60 ans. Les députés pouvaient toutefois partir à 55 ans moyennant une décôte (= une baisse de leur pension complète), mais cette disposition a été également supprimée en 2007. En revanche un indéniable privilège consiste à pouvoir toucher une partie de sa retraite sans égard au nombre d'années de cotisation. Les salariés de la fonction publique doivent cotiser au moins 15 ans pour faire valoir des droits. Les députés cotisent-ils 40 ans ?
Le régime des députés est-il déficitaire ? Oui, fatalement. Contrairement aux autres régimes, il ne peut pas structurellement s'équilibrer car le nombre de cotisants est fixe ( 577 sièges) alors que le nombre pensionnés augmente mécaniquement- comme les autres, le député vit de plus en plus vieux.
Le Nouveau Centre découvre l'île au trésorIls n'avaient pas réussi à faire adapter la loi sur le financement des partis à leur problème de trésorerie. Toujours privés de pétrole, les élus du Nouveau Centre ont en revanche plein d'idées pour en trouver. Dernière en date : s'associer à un parti polynésien pour toucher à travers lui les deniers publics. Le Fetia Api ( c'est le nom du parti en question) profite en effet de la Bref, en créant un partenariat Fetia Api/Nouveau Centre, le deuxième pourrait se voir reverser les sous empochés préalablement par le premier. Tout ceci serait parfaitement légal et d'une enviable élégance. Les députés changent de régimeLes députés vont donc supprimer l'essentiel de leur régime spécial de retraites. Devraient passer à la trappe un certain nombre de dispositions : la possibilité de liquider sa retraite à 55 ans, et effectivement il n'y a aucune raison de prolonger une telle faveur dans le climat actuel. La double cotisation à la fois à la caisse des parlementaires et à celle de son corps ou métier d'origine pendant la durée du mandat. Là c'est moins évident : la double cotisation peut s'apparenter à un sacré privilège mais après tout député n'est pas un métier. Curieusement un principe plus contestable, celui des bonifications de cotisation, devrait être maintenu : un député qui va jusqu'au bout d'un mandat touchera quelque 1500 € de retraite, 3000 pour deux élections etc selon l'association Sauvergarde retraite , d'où le déficit du régime de 38 millions d'euros sur un fonds total de 60 millions d'euros. Ci-dessous le pont réalisé par I-Pol, avec la retraite de Jacques Chirac et celle estimée de Nicolas Sarkozy :
A Nouveau Centre, nouveau financementEn France 50 % aides accordées aux partis politiques sont subordonnées à quelques critères simples : avoir présenté au moins 50 candidats aux élections législatives et réuni au moins 1 % des suffrages exprimés. (l'autre moitié dépend du nombre d'élus). Ce système permet notamment d'éviter de financer des partis artificiels créés dans l'urgence tactique du moment. Fort de ses 21 députés, le Nouveau Centre entend modifier la loi de financement pour qu'un parti disposant d'au moins 15 députés puisse obtenir des aides et donc financer son groupe parlementaire. Le part de Hervé Morin et Maurice Leroy a obtenu le soutien de l'UMP mais aussi celui des Verts et des communistes. Toutefois, le système des 50 candidats a lui aussi des effets pervers, puisqu'il multiplie les candidatures bidons, comme celles des chauffeurs et belles-soeurs au Nouveau Centre certes, mais de tous les partis ou presque, surtout les petits. La discussion au sein de l'Assemblée aujourd'hui promet en tout cas quelques empoignades sympathiques même si le PS a décidé de s'abstenir pour ne pas gêner son aile gauche. Le PS tente-t-il de piéger Cecilia Sarkozy ?Posté par Easywriter le 16.08.07 à 11:31 | tags : président de la république, assemblée nationale, opposition, ump
Dans la famille Sarkozy, le père étant intatteignable, je demande...la femme. L'opposition ne cesse depuis quelques jours de demander l'audition de Cécilia Sarkozy dans le cadre d'une commission parlementaire concernant la libération de l'équipe médicale bulgare. Des députés comme Jean Glavany ou Pierre Moscovici multiplient les déclarations dans les medias pour expliquer à quel point l'audition de Cecilia Sarkozy est tout à fait naturelle, l'UMP rétorquant que cette démarche est indigne. « Ce n'est pas très digne d'attaquer l'épouse du président de la République parce que les socialistes n'ont pas le courage d'attaquer le président lui-même» s'est offusqué Patrick Devedjian. Une commission parlementaire ne peut en effet demander l'audition du président de la République mais rien ne lui interdit d'auditionner son épouse. Au regard du flou qui entoure l'affaire et de la personnalité de Cecilia Sarkozy, l'Elysée et la majorité ont tout lieu de s'inquiéter de l'aboutissement d'une telle démarche. Au parti socialiste, le renouveau bat son plein![]() En attendant le parti ne présente aucun nouveau visage si ce n'est celui de Marylise Lebranchu ancienne Garde des Sceaux qui devient questeur du groupe au sein de l'hémicycle. |
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