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Toute l'actualité d'Olivier Besancenot.

Le Pacte écologique sert-il à quelque chose ?

Posté par Easywriter le 22.12.06 à 16:44 | tags : besancenot, environnement, laguiller, écologie, hulot, lcr

Signer le pacte écologique de Nicolas Hulot, ça ne mange pas de pain. A la manière de ces pétitions que parfois on paraphe négligemment. Une formalité que les personnalités politiques remplissent sans trop rechigner : Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou s'en sont déjà acquittés. François Hollande a même été jusqu'à dire qu'il imaginait mal Hulot  persister dans sa menace de candidature puisque la plupart des prétendants en lice avait ratifié son machin.
Sauf qu'il n' y a pas que la taxe sur le carbone - sur laquelle effectivement bien des candidats sont d'accord - dans le Pacte. Nicolas Hulot y parle de la nécessité de diriger les subventions agricoles - et donc modifier la politique agricole commune - vers une agriculture à taille humaine , produisant des denrées de qualité et respectueuse de l'environnement. J'imagine bien Sarkozy ou Royal expliquer aux céréaliers de la FNSEA que la fête est finie. 
Dans l'esprit de Nicolas Hulot, l'industrie et l'agriculture doivent se soumettre aux impératifs écologiques devant l'ampleur des risques à venir, l'Etat doit  trouver un système de taxes sanctions et subventions adéquat pour y parvenir. L'air de rien, il s'agit donc d'une profonde transformation de la gestion publique - incarnée sur le plan institutionnel par la création d'un poste de vice-premier ministre que tout le monde approuve sans être capable de définir les prérogatives exactes d'un tel numéro 2 bis. Plus le Pacte fait consensus, moins il est efficace : sans débat politique autour de la question - qui part généralement d'une divergence polémique de point de vue - il restera comme un texte philosophique généreux mais sans portée pratique.
A moins que l'idée elle-même ne soit pas si audacieuse que cela : c'est en tout cas l'avis des deux candidats trotskystes, Arlette Laguiller et Olivier Besancenot qui ont refusé de signer le texte estimant qu'il n'allait pas au bout de sa logique et que ses propositions concrètes étaient " tout à fait digérables par ce même système, sans que cela ne change quoi que ce soit à l'état des ressources naturelles".

Antilibéraux : demain c'est le grand soir

Posté par Easywriter le 08.12.06 à 11:02 | tags : buffet, besancenot, pcf, elections, autain, gauche antilibérale, lcr

"L'espoir né le 29 mai au moment de la Constitution (européenne) mérite mieux qu'une dispersion électoraliste boutiquière, c'est évident (...), mais mérite mieux qu'une unité de façade" a indiqué Olivier Besancenot  hier soir sur France 2. Un pas en avant vers l'unité de la gauche antilibérale ? Pas sûr, réunis ce week-end à Saint-Denis pour élire un candidat, les antilibéraux sont loin d'avoir trouvé un consensus. Mathématiquement , Marie-George Buffet est la grande favorite, la représentante communiste a même affirmé qu'elle rassemblerait dans son staff rapproché tous les autres candidats. Tout plutôt qu'une scission qui renverrait les communistes à leur crise d'identité : Faut-il retenter l'aventure gauche plurielle, maintenir une candidature de contestation libérale mais risquer de faire moins de 5 % au premier tour- auquel cas le parti pourrait se retrouver au bord de la banqueroute. Clémentine Autain, la plus active pour tenter de sauver le rassemblement, continue d'affirmer qu'une candidature Buffet ne permettra pas de rassembler toutes les sensibilités. Par ailleurs un collectif d'artistes et d'intellectuels, dont Jean Ferrat, le philosophe Michel Onfray et le documentariste Marcel Trillat, ont appelé à l'unité au-delà des querelles de personnes.

L'arithmétique complexe des antilibéraux

Posté par Easywriter le 05.12.06 à 15:30 | tags : campagne electorale, buffet, besancenot, bové, pcf, gauche antilibérale, autain
Décidément les antilibéraux vont avoir du mal à se choisir un candidat. La méthode du double consensus - qui nécessite la conjugaison du choix des délégués des collectifs et du vote de tous les 08 et 09 décembre prochain - rend l'exercice ardu, mais très démocratique. A l'intérieur même du système les choses se compliquent encore : ainsi 137 procès-verbaux de désignation ont été envoyés à la direction nationale pour l'instant (un tiers du total environ). 66 se prononcent pour une candidature de Marie-George Buffet, 37 pour celle de Clémentine Autain, 29 pour Yves Salesse, 5 vont même jusqu'à soutenir José Bové alors que celui-ci n'est plus candidat. La candidate communiste a donc une belle longueur d'avance mais reste fortement contestée.
Premièrement parce que ses adversaires estiment que le pcf, monte des collectifs bidons grâce à une infrastructure militante plus performante  que celle des autres. Le parti pratiquerait donc les bonnes vieiiles techniques éprouvées de l'entrisme et du noyautage.
Ensuite, certains estiment que s'il faut un consensus authentique, le vote sur un nom (dis moi quel est le meiileur) est moins pertient que le vote préférentiel (classe les candidats par ordre décroissant d'estime). Si on privilégie la deuxième approche, Clémentine Autain et Yves Salesse dominent le scrutin. Le paradoxe étant que le vote préférentiel mettrait alors en tête deux candidats que personne ne préfère dans l'absolu mais que tout le monde estime moyennement (vous suivez là?)
Pour la petite histoire, le monde de l'édition connaît à l'occasion un problème du même ordre : les comités de lecture privilégient parfois le consensus mou et on édite dans la foulée les livres les moins détestés - mais qui alors les achètera ? A l'inverse, d'autres préfèrent un enthousiasme profond, même moins consensuel, mais qui permettrait aux auteurs sélectionnés de trouver leur public, si modeste soit-il.  Ainsi Marie-George Buffet, improbable best-seller de l'élection à venir, est pourtant celle susceptible d'obtenir les 5 % - a fortiori si Olivier Besancenot persiste à jouer seul. Mais alors les antilibéraux n'auraient servi que de rabatteurs pour des communistes en panne d'inspiration. D'un autre côté, un candidat moins polémique à l'intérieur  mais moins connu prendrait probablement une plus grosse veste. L'impitoyable loi du marché en somme...

Marie-George Buffet fait 96 %... chez les communistes

Posté par Easywriter le 13.11.06 à 15:09 | tags : buffet, besancenot, bové, pcf, présidentielles 2007, gauche antilibérale
Gros plébiscite hier pour Marie-George Buffet qui avait défendu une candidature de rassemblement anti-libéral sous son nom. 96 % des militants l'ont soutenue dans son choix. La PCF laisse donc tomber toute idée d'une nouvelle gauche plurielle de gestion, pilotée par les socialistes.
Mais Olivier Besancenot avait déjà fait part de son profond scepticisme sur un candidat communiste représentant l'extrême gauche, en raison d'un ralliement trop évident au PS au second tour. Dans Libération ce week-end, José Bové, lui aussi probable candidat à l'investiture anti-libérale, a indiqué que la candidature de Buffet empêcherait un large rassemblement de toutes les franges du mouvement. Les 9 et 10 décembre prochain, les 650 collectifs libéraux devront élire par consensus un candidat unique. Sont en lice pour l'instant outre Marie-George Buffet et José Bové, Patrick Braouzec, Clémentine Autain et Yves Salesse, président de la Fondation Copernic.

Chevènement en campagne : retour de la turbulence

Posté par Easywriter le 07.11.06 à 10:33 | tags : buffet, besancenot, royal, présidentielles 2007, chevènement, laguiller

Cette fois c'est la bonne. Pendant que Ségolène Royal causait environnement sur France 2, Jean-Pierre Chevènement annonçait sa candidature à la Présidentielle au 20 heures de TF1. Estimant que depuis la victoire du Non au referendum européen rien n'avait changé, le maire de Belfort est  peu convaincu par la prestation de Laurent Fabius seul candidat noniste au PS et n'envisage pas une alliance avec l'un des trois prétendants. "Bien évidemment, quand on part, c'est pour aller jusqu'au bout, et j'ai déjà retenu des locaux de campagne à compter du 1er janvier" a t-il expliqué. Pour montrer sa détermination Il a annoncé son calendrier de campagne : le lundi 13 novembre Place de la République il présentera les 20 propositions de son projet , il a loué des locaux de campagne pour le premier janvier et se lancera dans la foulée dans une série de meetings dont le premier aura lieu au Zenith de Paris le 28 novembre.
Le parti socialiste qui venait de dealer la non-candidature des radicaux de gauche en l'échange de 36 circonscriptions réservées aux législatives et s'apprête vraisemblablement à un accord semblable avec les Verts, doit  à nouveau composer avec celui dont ont dit qu'il obtint en 2002 les 5% de voix qui ont exclu Lionel Jospin du second tour. Même s'il s'en défend, la décision de Jean-Pierre Chevènement est liée à l'impossibilté pour son partie le MRC d'accepter les quatre circonscriptions promises par le PS.
Bref, la géographie politique à gauche risque de ressembler à celle de 2002, alors que les socialistes se félicitaient doucement de l'éventualité d'une seule candidature d'extrême gauche au premier tour et donc d'une concentration des voix antilibérale moins dangereuse qu'un éparpillement de la contestation. Mais Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, Daniel Glukstein (parti des travailleurs), Clémentine Hautain ou José Bové pourraient à défaut d'un accord faire exploser le nombre de candidats anti-libéraux dans la foulée d'Arlette Laguiller.

Qui incarnera l'extrême gauche plurielle ?

Posté par DDA le 12.09.06 à 16:16 | tags : buffet, besancenot, bové, pcf, gauche antilibérale, candidats

Plombée par son score en 2002, la gauche plurielle (alliance PS, Verts, PCF) n'a jamais réussi à se remettre d'aplomb. Le referendum sur le Traité Constitutionnel européen (TCE)  a creusé un fossé entre les partisans d'une ligne sociale-démocrate et cette gauche anti-libérale qui s'est réuni lundi à Saint-Denis. Regroupant des militants communistes, de la LCR et des altermondialistes non affiliés, cette mouvance peine encore à se trouver un leader. Les communistes (pas tous),  se verraient bien leaders d'une nouvelle extrême gauche plurielle avec Marie-George Buffet comme candidate. Ce qu'Olivier Besancenotvoit d'un mauvais oeil, craignant un ralliement de dernière minute au PS. José Bové, de loin le plus populaire de nos B boys (Buffet/Besancenot/Bové) estime de son côté que seul quelqu'un de non encarté (au hasard : lui) peut porter haut le drapeau anti-libéral. En revanche, personne n'a songé à convier Laurent Fabius, qui tente lui aussi, mais seul, de capitaliser sur ce réservoir de voix "nonistes".



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