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Tout savoir sur ce qui se dit et se fait pendant la campagne 2007.

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Yade et Fillon font la paix à Colombes

Posté par Charif le 29.01.08 à 17:31 | tags : municipales 2008, premier ministre, campagne electorale

Officiellement venu pour vanter les résultats de la ville en matière de sécurité, François Fillon s'est déplacé hier à Colombes, dans les Hauts de Seine. Cette visite peut être perçue comme un soutien à la maire sortante UMP, Nicole Goueta, qui brigue un nouveau mandat pour les municipales de 2008 et surtout à Rama Yade qui figure sur la liste de la majorité.

Le candidat de la gauche, Philippe Sarre, a dénoncé la venu du premier ministre, prétextant que « ce sont les moyens de l'Etat qui sont mobilisés en soutien à Mme Goueta »

Rama Yade s'est déclarée « émue » par cette visite, et a ajouter « Je n'aurais jamais osé lui demander ». Ce qu'on comprend quand on se souvient que les deux s'étaient accrochés au sujet d'une visite aux squatters d'Aubervilliers faite imprudemment par la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme. Le Premier ministre avait vivement critiqué l'indiscipline de cette dernière et son immaturité.

 



Combien les candidats ont-ils dépensé pour la campagne ?

Posté par Easywriter le 27.07.07 à 17:41 | tags : candidats, présidentielles 2007, campagne electorale

Réponse : pas mal de fric. Et surtout le classement des budgets dans l'ordre décroissant donne le classement des candidats. Ainsi Nicolas Sarkozy est celui qui a dépensé le plus avec une campagne à 21 038 891 euros, suivi de près par Ségolène Royal avec 20 712 943. Si on garde la théorie de la proportion ça fait un peu plus de 300 000 € pour quatre points d'écart au final, cela va valait le coup rétrospectivement de mettre un peu plus de fric. La frénésie sondagière a plus sévèrement touché la candidate socialiste qui y a consacré 836 807 € ( 527 800 € pour Sarkozy).

On trouve loin derrière eux François Bayrou, 9,746 millions tout de même et Jean-Marie Le Pen. Le ratio est bien meilleur pour le leader du Mouvement démocrate : 1,43 € par voix contre 2,52 € pour Le Pen.

Viennent ensuite Marie-George Buffet (4,822 millions, 6,82 euros par voix) ; Philippe de Villiers (3,098 millions, 3,78 euros par voix) ;Arlette Laguiller (2,115 millions, 4,33 euros par voix) ; Dominique Voynet (1,436 million, 2,49 euros par voix) ; José Bové (1,204 million, 2,49 euros par voix) ; Olivier Besancenot (918 330 euros, 0,61 euro par voix) ; Frédéric Nihous (844 280 euros, 2 euros par voix) et Gérard Schivardi (713 960 euros, 5,78 euros par voix). Si on inverse les positions de De Villiers et Besancenot on trouve quasiment l'ordre d'arrivée de la présidentielle. Dis moi combien tu claques, je te dirais combien tu vaux.


 


Royal : Et si Eric Besson avait eu raison avant tout lemonde ?

Posté par Easywriter le 21.06.07 à 17:45 | tags : ps, campagne electorale, dailymotion

Pour Ségolène Royal, son échec (comprenez "l'immense espoir" en langage ségolénien") est à attribuer à des propositions hasardeuses comme la généralisation des 35 heures et la hausse du SMIC. Dans la video qui suit elle estime que cette dernière mesure n'était pas crédible, notamment parce que les gens ne comprenaient pas si cette hausse était en net ou en brut, quand elle s'appliquerait etc. Bref, les choses n'étaient pas claires, l'amusant étant que ce fut l'une des raisons (le manque de lisibilité) qui poussa Eric Besson à la démission.

 

 

Autre motif de désaccord, l'amateurisme et le réflexe de se planquer derrière de larges consultations à venir plutôt que d'assumer des orientations claires. Amateurisme que dénonce également aujourd'hui le Fabiusien Claude Bartolone, expliquant dans l'extrait ci-dessous que la démocratie participative, pilier de la campagne, était une escroquerie. Bartolone critique également d'une certaine façon la démarche péremptoire de Royal - du Besson pur sucre.

 

Finalement la critique de la candidate à l'égard du programme et les critiques des socialistes à l'égard de leur candidate forment à elles deux le constat dressé par Besson au moment de son départ. Ci-dessous :

Sondages : L'UMP aura t-elle plus de 400 députés ?

Posté par Easywriter le 08.06.07 à 17:01 | tags : modem, ps, ump, legislatives, campagne electorale, elections, chiffres, pcf, les verts

Profitons des dernières heures légales pour faire le point sur les dernières estimations sondagières.
Globalement la déferlante UMP prévisible s'est un rien tassée : 41 à 43 % des électeurs apporteraient leur suffrage à un candidat issu de la majorité. Les socialistes peinent à atteindre le seuil psychologique des 30 % de vote, l'étude la plus favorable ( Sondage TNS-Sofres/Unilog pour RTL, Le Figaro et LCI réalisé les 5 et 6 juin) les crédite de 29,5%, les dernières statistiques publiées par Cisco pour Le Parisien et Ipsos Dell pour SFR/Le Point les placent à 28 % d'intentions de vote.
En projection - à prendre avec des pincettes car les contextes locaux jouent beaucoup dans les résultats réels - le parti de François Hollande aurait entre 110 et 155 sièges, et retrouve au mieux l'équilibre actuel (149 députés); Encore doit-il cette relative bonne tenue à l'effondrement de ses partenaires : les communistes notamment ne conserveront pas leurs 21 députés mais plutôt une fourchette comprise entre 4 et 12 sièges. Les Verts conserveront au mieux leurs trois sortants. Le Mouvement démocrate de François Bayrou dont les intentions de vote se tassent également ne peut prétendre à plus de 6 députés sauf accord de désistement ( et de dernière minute)avec des candidats de gauche.

L'UMP récupèrerait 390 à 420 sièges contre 365 actuellement. François Fillon et Nicolas Sarkozy aimeraient dépasser le seuil de 400 élus pour marquer une très nette majorité.

A noter : - Dès 20 H, dimanche : Consultez les Résultats du premier tour des législatives
- Le 17 juin à 20H, consultez les Résultats du second tour des législatives
- Voir aussi : la liste de tous les candidats aux législatives 2007 et la liste de tous les suppléants aux candidats aux législatives


Législatives à Paris : focus sur la onzième circonscription

On vous parlait il y a peu des chances raisonnables pour François Bayrou de conserver son siège de député dans les Pyrénées Atlantiques. Son bras droit Marielle de Sarnez aura en revanche fort à faire dans la onzième circonscription de Paris.
Cette circonscription recouvre une bonne partie du quatorzième arrondissement. Pour nos lecteurs berrichons, le quatorzième arrondissement est un paisible village de classes moyennes supérieures où on peut élever ses enfants asthmatiques - la porte d'Orléans et son milliard de bagnoles c'est à côté...- sans risquer mourir dans une gun-fight, mais où on meurt en revanche souvent d'un ennui délicieux. Mais l'intérêt du quatorzième dépasse la dimension locale (ouf).

Yves Cochet - député sortant Vert soutenu par les socialistes, Nicole Guedj, éphémère Secrétaire d'Etat aux victimes et qui roule en tricycle et Marielle de Sarnez soutenue par un autre ex-Vert Jean-Luc Benhamias donc y sont candidats. Entre les changements de camp et les récupération politiques - tout le monde est écolo - les répères sont plutôt brouillés.
Il sera intéressant de voir quel électorat capte réellement le Modem ( qui y a réuni 23% des électeurs au premier tour de la présidentielle), on dit par exemple que Sarnez est en passe de séduire la droite catho un peu oubliée dans cette campagne. Ce n'est pas certain et, au reste, personne ne sait à qui profiterait réellement le désistement de la centriste et aucun accord n'est en vue.
Cochet peut flipper un peu même s'il part favori grâce au socialiste de l'étape Pierre Castagnou, bien implanté dans le tissu associatif. En 2002 Cochet avait profité des divisions de la droite et peut remercier le Mouvement démocrate de reprendre le rôle de troisième couteau sans quoi l'effet Sarkozy eut été plus douloureux. Bertrand Delanoë qui soigne avec Cochet sa majorité à la mairie de Paris sera attentif au résultats du quatorzième dont on dit qu'il reflète l'ensemble de la capitale. Et l'UMP parisienne fera de même observant attentivement les gains éventuels de voix qu'elle obtiendra dans un arrondissement quasi impossible à prendre.

Tous les candidats de toutes les circonscriptions parisiennes, tous les résultats des législatives à Paris, mais cliquez, mes amis, cliquez.

 

 


François Bayrou, unique député du Modem ?

Posté par Easywriter le 05.06.07 à 16:04 | tags : elections, modem, legislatives, ps, candidats, campagne electorale
S'il n'y en a qu'un ce sera lui. Si le Mouvement démocrate semble bien mal parti aux législatives - au regard du mode du scrutin et en l'absence d'accord locaux - son leader François Bayrou pourrait sauver sa circonscription des Pyrénées Atlantiques.
Selon une étude de l'IFOP, le candidat centriste serait élu en cas de triangulaire : avec 46% des intentions de vote, il devancerait au second tour la candidate du Parti socialiste, Marie-Pierre Cabanne (28%), et le représentant de l'UMP, Jean-Pierre Marine (26%). Le troisième homme de la Présidentielle n'a même pas besoin de s'abaisser à négocier le désistement de l'un de ses adversaires en sa faveur. Toujours selon l'IFOP, le Modem est crédité d'environ 9 % des voix au niveau national mais en l'absence de proportionnelle, le parti centriste obtiendrait quatre députés au maximum. Récemment Dominique Strauss-Kahn et François Hollande ont émis la possibilité d'accords mais estiment que c'est au centriste de faire le premier pas dans cette direction.

Francis Lalanne, le député qui vient

Posté par Easywriter le 04.06.07 à 11:28 | tags : dailymotion, legislatives, elections, candidats, campagne electorale
Il y a quelques années, les atistes de variété en voie accélérée de ringardisation se lançaient à corps perdu dans le caritatif, sur ce point, les raouts télévisuels des Restos du Coeur constituaient des sommets. La politique supplante désormais le Charity show-business. Après Faudel, Enrico Macias ou Gilbert Montagné chez Sarkozy, voici donc Francis Lalanne au Mouvement écologique indépendant d'Antoine Waechter et candidat aux législatives à Strasbourg.
Notre saltimbanque a effectué un déplacement médiatisé dans un camp de tziganes, il sera le seul candidat à le faire , ce qui le rend a priori sympathique mais nous gonfle. A l'assemblée nationale s'il était élu, Lalanne reprendrait ses interpellations bêtasses ("Vous les ronds de cuir !") sur un air de chialeuse (mais sans guitare remarquez) et incarnerait avec emphase cette posture de la morale indignée dans laquelle les parlementaires de ce pays sont cantonnés.

Ségolène Royal va t-elle prendre le leadership à gauche ?

Posté par Easywriter le 29.05.07 à 12:57 | tags : décryptage, campagne electorale, elections, legislatives

Et surtout, est-ce une bonne option ? Oui si on en croit...Eric Besson qui aurait confié à Jean-Pierre Raffarin que c'est la meilleure chose qui puisse arriver à Nicolas Sarkozy.
Certes Ségolène Royal est auréolée d'un relatif plébiscite électoral - 17 millions d'électeurs le 06 mai dernier - mais elle est aussi handicapée par les profondes inimitiés internes dues à une campagne difficilement lisible, menée parfois contre les cadres historiques du parti et qui a tout de même conduit à la défaite. Pour prendre le leadership du parti à l'issue du Congrès de novembre 2008 ( s'il n'est pas avancé pour cause de déculottée aux législatives), Ségolène Royal doit créer son propre courant. Or si l'ex candidate a une capacité décomplexée à l'ouverture ( "je ne m'interdis rien"), comme l'a montré l'entre-deux tours et les discussions avec François Bayrou, son positionnement idéologique reste flou.
Laurent Fabius possède un solide réseau d'élus et incarne l'aile gauche du parti qui refuse l'idée d'une droitisation de l'électorat et la nécessité d'une course au centre de l'échiquier. Son problème : il n'est pas du tout populaire.
De l'autre côté ( c'est un peu caricatural j'en conviens) Dominique Strauss-Kahn incarne lui un courant social-democrate plus porté sur la primauté à l'efficacité économique et n'exclut pas des alliances au cas par cas avec le Mouvement Démocrate. Son problème : dressant des constats qui fachent dès 20H03 le 06 mai il s'est grillé en passant pour un ambitieux dépressif.
Tant que le parti socialiste n'a pas défini ses fondamentaux politiques, Ségolène Royal est effectivement la seule socialiste présentable, François Hollande étant sacrifié sur l'autel de la rénovation. Bertrand Delanoë, se concentrera sur la bataille des municipales et doit pour cela simplement ajouter une dimension nationale à sa personnalité en se montrant régulièrement aux côtés des hiérarques.
Finalement, celle qui était déjà dans la peau d'une chef de l'opposition lors du débat du 02 mai face à Nicolas Sarkozy est la personnalité qui peut apparaître comme la plus combattive, la plus moderne et la moins déprimante pour les législatives. Ce qui est assez cocasse : elle ne se présente pas elle-même et on ne peut pas dire que le parti ait été sa principale préoccupation ces derniers mois. Mais c'est bien pour l'instant le meilleur atout d'un PS complètement déboussolé.

 

A noter : dès 20 H le 10 juin les résultats du premier tour des législatives
             dès 20H le 17 juin les résultats du second tour des législatives


Ministres en tenue de campagne

Posté par Easywriter le 22.05.07 à 10:59 | tags : gouvernement, legislatives, campagne electorale, ump, modem

Onze membres du gouvernement Fillon vont tester leur nouvelle côte de popularité auprès des électeurs à l'occasion des législatives. Pour la plupart d'entre eux, l'exercice devrait relever de la formalité. François Fillon ne devrait pas avoir trop de peine dans la Sarthe face à Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande au Parti socialiste .Pas plus que Valérie Pécresse à Versailles, Eric Woerth à Chantilly, Dominique Bussereau à Royan ou Christine Boutin à Rambouillet. Hervé Morin, ministre de la Défense, se représente dans la 3e circonscription de l'Eure où il affrontera - contrairement à la plupart des autres UDF ralliés à Nicolas Sarkozy entre les deux tours - un candidat du Mouvement démocrate de François Bayrou.
Mais deux ministres vont connaître une compétition plus ardue : Alain Juppé à Bordeaux où Ségolène Royal a réuni 54,6 % des suffrages à la Présidentielle. Difficulté relative tout de même, pour le ministre de l'environnement de l'aménagement et du développement durable bien établi localement. Roselyne Bachelot en revanche devra se coltiner outre le socialiste LUC Belot, deux autres candidats de droite : le madeliniste Louis-Marie Bachelot ( famille de son ex époux) et le centriste Patrick Mangeard. Selon la règle qui prévaut, un ministre qui se gamelle aux élections doit quitter le gouvernement. Cumulard ou loser, choisis ton camp camarade !

 

A noter : dès 20 H le 10 juin les résultats du premier tour des législatives
             dès 20H le 17 juin les résultats du second tour des législatives 


Législatives : 7640 sur la ligne de départ

Posté par Easywriter le 21.05.07 à 17:56 | tags : campagne electorale, elections, legislatives

Lancement de la campagne officielle pour les législatives. Au regard du train (communicationnel) d'enfer dans lequel est embarqué le gouvernement Fillon, le top pour les socialistes ce serait qu'on vote demain ou jeudi maximum.
Chaque jour qui passe annonce en effet une déculottée plus sévère encore que celle prévue. Le Parti socialiste et ses alliés récupèreraient 137 à 153 sièges, auxquels s'ajoutent pour l'opposition 2 à 9 communistes (qui perdent leur groupe) et deux ou trois Verts. Le Mouvement démocrate malgré son succès d'estime patira cruellement du mode de scrutin : au mieux 4 députés estampillés "Modem" devraient être élus.
L'UMP, qui se la joue modeste ("Rien n'est joué d'avance, rien n'est acquis", expliquait son porte-parole Luc Chatel lors d'un récent point presse), pourrait obtenir jusqu'à 415 sièges. C'est François Fillon qui mènera la bataille, affrontant personnellement dans sa circonscription de la Sarthe, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande au parti socialiste.
Au total 7640 candidats sont en lice dans les 577 circonscriptions.
A l'heure où nous bloggons, l'opposition (François Bayrou compris) n'a pas trouvé autre chose que le "il faut éviter la concentration des pouvoirs " pour faire campagne.

 

A noter : dès 20 H le 10 juin les résultats du premier tour des législatives
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7 jours pour un vote

Posté par Moonlight le 30.04.07 à 11:51 | tags : medias et politique, présidentielles 2007, campagne electorale

A J - 7 les dernières interventions sont décisives, c'est pour cela que ce soir Arnaud Montebourg, Rachida Dati, Michel Sapin , Valérie Pécresse, Pierre Lellouche et Pierre Moscovici, seront les invités de Mots Croisées sur France 2 à 23h15. Demain 1 mai à l'occasion de la fête de Jeanne d'Arc, Jean-Marie Le Pen clarifiera sa position sur le second tour, et annoncera si oui ou non il délivre une consigne de vote. Ségolène Royal sera en plein air pour un grand rassemblement au stade Charléty.
Le 2 mai si vous n'êtes pas encore au courant sachez que le débat d'entre deux tours aura lieu à 20h50 sur TF1 et France 2 qui espèrent obtenir à elles deux une audience digne d'un match de l'équipe de France en coupe du monde, C'est à dire environ 20 millions de téléspectateurs.
La campagne se refermera par un ultime meeting de chaque candidats. Nicolas Sarkozy sera à Montpellier le 3 mai. Quant à Ségolène Royal elle rassemblera ses soutiens à Lille le même jour.
Dimanche 6 mai le visage du nouveau chef de l'Etat apparaîtra sur vos écrans. Résultats complets à 20 heures, et pas avant.


Dialogue sans surprise entre Royal et Bayrou

Posté par Easywriter le 28.04.07 à 14:17 | tags : débat télévisé, présidentielles 2007, campagne electorale
Pas un "débat" mais un "dialogue", moins de "divergences" que de nuances :  Ségolène Royala tout au long du débat essayé de montrer qu'il y avait des passerelles évidentes entre son pacte présidentiel et le programme de François Bayrou.
Sans surprise, François Bayrou et elle sont d'accord sur les questions institutionnelles et la rénovation démocratique mais nettement moins sur l'économie, le centriste reprochant toujours l'interventionnisme d'état qui serait selon lui au coeur de la politique de la candidate socialiste.
Il s'oppose également à la réforme des statuts de la Banque centrale européenne ( BCE). Comme Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal souhaite en effet inscrire la lutte contre le chomage dans les objectifs de la BCE.
La candidate a toutefois su mettre en avant une plus-value sociale, en défendant la revalorisation des retraites du SMIC ou des minima sociaux. Alors qu'il jugeait trop faible l'augmentation de 5 % des petites pensions, Ségolène Royal lui a rétorqué qu'elle était "contente de voir qu'il était  pour de nouvelles dépenses sociales". Manière d'indiquer qu'elle dépassait les postures humanistes et sociales par des propositions concrètes - le programme du centriste se singularisant surtout par la faiblesse de son coût et de sa générosité sociale.
Mais c'est peut-être moins Ségolène Royal qui s'adressait aux électeurs centristes que François Bayrou qui continuait à donner des gages aux socialistes : si la candidate échoue le 06 mai prochain face à Sarkozy, il sera temps alors de fédérer l'aile droite d'un parti exsangue autour de son nom. Le centriste en a également profité pour rappeler qu'il avait permis au pays de renouer avec le pluralisme et le sens du débat. Afin d'être sur d'être présent jusqu'au bout du second tour il n'a évidemment donné aucune consigne de vote.

 


Le Schivardithon

Posté par Moonlight le 27.04.07 à 15:18 | tags : présidentielles 2007, campagne electorale
Le candidat DE maire de France a récolté 123.540 voix, ce qui veut dire qu'un peu plus de trois électeurs dans chaque communes sur les 36.000 que compte le pays ont voté pour le maire Mailhac.
Malgré cette satisfaction Gérard Schivardi est dans le gouffre, financier. L'invalidation de son matériel de campagne a entraîné un surcoût de 320.000 euros sur ses frais.
La candidature " qu'on a voulu empécher " de cet homme atypique qui a donné à la campagne un petit goût de sud-ouest, a rappelé que la politique est faite pour faire des propositions notamment sur l'UE, même si elle détonne avec le discours ambiant. Bien qu'il ait été soutenu par le Parti des Travailleurs sa présence mettait en avant une autre façon de faire de la politique.
Pour avoir la chance de revoir cet OVNI salutaire dans 5 ans, il est nécessaire qu'il se relève financièrement. Pour combler sa dette, il faudrait que chacun de ses électeurs lui verse 2.70 euros.

Quitterie Delmas votera Ségolène Royal

Posté par Easywriter le 27.04.07 à 11:45 | tags : second tour, présidentielles 2007, udf, campagne electorale

Si je vote à titre personnel aujourd’hui Ségolène Royal, c’est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd’hui qu’une refondation des appareils politiques est possible. De plus, je souhaite une réforme des institutions imminente, comme François Bayrou : séparation des pouvoirs, non cumul des mandats, proportionnelle, fin de la collusion politico médiatique.
Quitterie Delmas. Pour savoir qui est cette vedette de la blogotruc, regardez cette présentation :


Philippe de Villiers soutient Nicolas Sarkozy

Posté par Moonlight le 26.04.07 à 18:19 | tags : second tour, présidentielles 2007, mpf, ump, campagne electorale
Après avoir déclaré « Je ne suis pas propriétaire de mes voix » et « les Français sont libres. », le 22 avril au soir du premier tour pour se dispenser de donner une consigne de vote. La perspective d'une victoire de la gauche a finalement décidé Philippe de Villiers à se prononcer pour... Nicolas Sarkozy. Le candidat de l'UMP honni dans les rangs du MPF peut donc compter sur les 800.000 électeurs de P2V. Au nom de la solidarité familiale de la droite, et surtout sous la pression de ses lieutenants qui veulent rester en bon terme avec l'UMP, il met fin à sa fronde anti-sarko.
Ce soutien est un moyen de survie pour les cadres du MPF en vue des élections législatives et locales. Cela lui fait perdre sa crédibilité de patriote, car il y a 10 jours encore il fustigeait avec virulence Nicolas Sarkozy, qui était infréquentable car, européiste, mondialiste voulant mener une politique d'immigration choisie et laissant proliférer les mosquées sur le territoire.
La présidentielle a eu son rôle de défouloir pour les petits candidats, maintenant le retour à la réalité du bipartisme pousse les dissidents des deux bords à rentrer gentiment dans le rang. Seul le centriste, François Bayrou, qui désormais ne se revendique plus d'aucun camps fait de la résistance.  Jean-Marie Le Pen indiquera le 1er mai  à ses électeurs sur qui se portera son vote au second tour.

Débat télévisé samedi entre Ségolène Royal et François Bayrou

Tout s'accélère, le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, un temps menacé à cause de difficultés d'organisation aura finalement lieu.
Samedi 28 avril à 11h, les heureux détenteurs d'un décodeur Canal +, et ceux possédant un accès au câble auront la chance de voir en direct la teneur de ces échanges sur i-Télé. Pour les autres, il faudra se contenter d'un bon vieux transistor branché sur France Inter.
Ce débat risque d'isoler Nicolas Sarkozy, mais aussi de lui donner l'image d'un homme qui ne transige pas, et qui refuse la cuisine partisane. De l'autre côté Ségolène Royal cultive sa dimension de femme ouverte, libre, et sans tabou par rapport aux dogmes de son parti.
Il y a peu de chance que cette rencontre scelle un quelconque accord, en revanche elle permettra de présenter les points de divergence et de convergence entre la candidate du PS et François Bayrou, afin que les 6,8 millions d'électeurs qui ont voté pour le candidat centriste puissent se prononcer en conscience le 6 mai, avec le maximum d'éléments en main.


Un carton jaune pour Marine, et le sifflet pour son père

Posté par Moonlight le 26.04.07 à 10:17 | tags : présidentielles 2007, udf, ump, campagne electorale

La seule satisfaction du FN pour cette élection, c'est d'avoir gagner la bataille des idées. Selon les cadres du parti la droitisation du discours de Nicolas Sarkozy prouve que Jean-Marie Le Pen avait raison depuis 30 ans. Bruno Gollnisch déplore que le FN ait été victime - au même titre que les Verts - d'une dépossession de ses thèmes de prédilections.
Maigre lot de consolation, pour un parti qui s'est fait faire les poches par l'UMP. Cependant la défaite a aussi quelques causes internes. La stratégie de Marine Le Pen, de lissage de la ligne idéologique n'a pas convaincu les partisans de la ligne dure, et n'a pas réussi à rassembler en dehors des électeurs traditionnels malgré les signes d'ouvertures, notamment en direction des électeurs issus de l'immigration.
Au FN l'avenir de la fille du grand chef est menacé, même si au sein du bureau politique on veut préserver le parti d'une nouvelle guerre intestine. La transition devrait donc se faire de manière feutré.
Cet échec électoral, ne signe en aucun cas l'arrêt de mort du FN, qui pèse toujours sur le paysage politique avec ses 3,8 millions de voix. Et l'on me souffle dans l'oreillette, que le refus de François Bayrou d'indiquer une consigne de vote claire, pourrait donner à Jean-Marie Le Pen le rôle d'homme en noir pour le scrutin du second tour.


Non merci

Posté par Moonlight le 25.04.07 à 22:42 | tags : second tour, présidentielles 2007, ps, udf, ump, campagne electorale

Nicolas Sarkozy décline l'invitation au débat de François Bayrou. Pour le candidat de l'UMP, il n'y a que les finalistes qui ont vocation à échanger face aux Français, et selon lui un tel rendez-vous serait contraire aux traditions institutionnelles de la Vème République. En clair, il ne souhaite pas accorder à François Bayrou une place dans le duel du second tour. Ce refus lui permet de se démarquer de sa rivale qui pour sa part, est favorable à un débat face à la presse quotidienne régionale ce vendredi. A suivre...


Royal invente la couleur

Posté par Easywriter le 25.04.07 à 17:28 | tags : second tour, présidentielles 2007, campagne electorale

 

 

Lors de sa conférence de presse, François Bayrou répondant à une journaliste finlandaise qui s'étonnait de l'incapacité française à avoir trois grands partis, qu'on voyait souvent par ici "la politique en noir et blanc".

Et bien ce n'est plus le cas : Ségolène Royal est passée à la couleur avec cette nouvelle affiche de campagne. Le slogan,"La France présidente", reste en revanche inchangé.


Bayrou choisit la voie du contre-pouvoir

Posté par Easywriter le 25.04.07 à 17:02 | tags : second tour, présidentielles 2007, campagne electorale
Prêt à répondre à l'invitation au débat faite par Ségolène Royal pour "clarifier les choix", François Bayrou n'a comme on s'y attendait appeler à voter clairement ni pour la candidate socialiste ni pour Nicolas Sarkozy.

Comme on vous le disait tout à l'heure, François Bayrou défend une politique plutôt de droite avec une gestuelle et une manière d'être plutôt de gauche. Il a en effet mis à équidistance, l'autoritarisme le goût de l'intimidation , son désir de concentrer tous les pouvoirs de Sarkozy; et les choix économiques et plus particulièrement l'interventionisme de l'Etat de Royal. D'un côté la manière d'exercer, de l'autre le programme.

Toutefois en critiquant la tendance à l'ultalibéralisme du premier - la réduction de quatre points des prélèvements obligatoires que Ronald Reagan et Margaret Thatcher "n'ont pas osé même en rêve" - et en expliquant que la deuxième était "mieux armée, plus attentive", le centriste laisse penser qu'il penche plutôt vers celle-ci. "Je ne mets pas exactement sur le même plan les deux" a t-il précisé
Il a d'ailleurs beaucoup stigmatisé les rapports entre pouvoir économique, politique et médiatique, n'hésitant pas à évoquer les resemblances entre le candidat UMP et Silvio Berlusconi à l'invitation d'un journaliste.
Mais Bayrou rêve de continuer à jouer le rôle qui lui est dévolu depuis dimanche : celui d'arbitre suprême, qui lui permet d'être moins centriste que central comme il se plaît à le dire. Il a même invité Nicolas Sarkozy à lui proposer un débat ouvert, manière de prolonger sa propre présence au second tour.

Avec le parti démocrate qu'il va créer, François Bayrou sera attentif au sein du débat politique à la refonte des institutions - séparation des pouvoirs avec un parlement aux pouvoirs renforcés - , l'impartialité de l'Etat, l'égalité de traitement des citoyens devant la justice, la mobilité sociale, la réconciliation et de l'union européenne. Cela s'appelle le renouveau et le changement selon une phraséologie assez strauss-kahnienne que le centriste reprend avant de promettre "un nouvel équilibre, celui du marcheur qui progresse d'un pas sur".
Le parti démocrate serait "une force politique libre au centre de la vie politique française". Histoire d'être sur de rester au centre - au moins de l'attention - il a aussi indiqué qu'à la suite d'éventuels débats avec les candidats ou à l'issue de la confrontation télévisée du 02 mai, il pourrait indiquer pour qui il voterait mais sans donner pour autant de consigne de vote à ses électeurs. Et sans accepter in fine (et en anglais) un poste de ministre au sein du gouvernement quel qu'il soit.


Tournant diplomatique

Posté par Moonlight le 25.04.07 à 10:43 | tags : présidentielles 2007, campagne electorale

Notre élection passionne les médias européens qui savent que les résultats seront décisifs pour la relance institutionnelle de l'Union. Les débats sont aussi suivis avec attention de l'autre coté de la méditerranée. En Algérie où 27.000 français sont inscrits sur les listes électorales, les journaux se sont aussi emparé de l'évènement. Il est clair que pour ce pays le changement de président aura des répercussions. Les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy refusant la repentance et privilégiant la souffrance des rapatriés par rapport aux peuples colonisés, ne vont pas encourager la signature du traité d'amitié en projet entre les deux pays.
Au delà de l'Algérie, c'est la politique internationale qui risque d'être redessinée avec l'arrivée d'un ou d'une candidate de la nouvelle génération à la tête de la diplomatie française.
Le consensus gaullo-mitterrando-chiraquien qui assure la continuité et l'indépendance de la politique étrangère française risque de voler en éclats. Bien que les questions de défense et de diplomatie soient peu présentes dans la campagne, les candidats vont devoir clarifier leur conception sur l'un des domaines réservés du poste auquel ils aspirent.


Du nouveau à gauche

Posté par Moonlight le 24.04.07 à 18:36 | tags : campagne electorale, présidentielles 2007

Le renouvellement des générations ne concerne pas pas que les formations des deux finalistes.
A la gauche de la gauche, Olivier Besancenot 32 ans, prend largement la tête du courant anti-libéral. En captant le vote de la génération CPE, il modernise à sa manière un courant de pensée qui avant son apparition sur la scène politique avait une image assez figée.
Avec moins de 10% de score cumulé, l'extrême gauche a manqué son défi qui était de fédérer les nonistes et tous les précarisés. Malgré cet échec, la relève pointe aussi son nez à LO avec Nathalie Arthaud qui rajeunit le parti, mais n'amène pas un réel renouvellement doctrinal. Pour l'instant la dauphine d'Arlette se contente d'incarner la continuité, jusque dans l'apparence physique. L'entrée en politique de José Bovéavec son envie d'impliquer la société civile dans le débat politique, amène une autre conception du combat démocratique et une certaine fraîcheur.
Le PC qui existe depuis 1920, et qui vient d'essuyer sa plus plus grande défaite électorale lors d'une présidentielle, devra lui aussi repenser sa stratégie. La mutation que Marie-George Buffet devait mener, n'a pas abouti à cause des divisions au sein de l'organisation entre les orthodoxes et les « réformateurs ». L'avenir est plus qu'incertain pour ce parti vieux de plus de 80 ans.
Cette gauche foisonnante qui pense qu'un autre monde est possible va devoir trouver rapidement un terrain d'entente si elle veut un tant soit peu peser dans le paysage politique en recomposition.


Quarté dans l'ordre

Posté par Moonlight le 24.04.07 à 15:17 | tags : campagne electorale, présidentielles 2007

Sur ce scrutin, en donnant le quarté dans l'ordre, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou, et Jean-Marie Le Pen, les instituts de sondages ont été aussi efficaces que notre confrère Bilto. Le pari était risqué pour les instituts qui en 2002 avaient loupé une tendance lourde, la montée du FN.
Ils jouaient sur cette élection une sorte de quitte ou double, si les estimations avaient été trop en décalage, ils auraient perdu une grande partie du peu de crédibilité qui leur restait. La pression à laquelle les instituts étaient soumis ne leur offrait aucun droit à l'erreur.
Ils ont donc échappé au goudron et aux plumes, et vont pouvoir rebomber le torse après cinq ans passés au piquet.
Cependant la vigilance reste de mise, car c'est en partie la méfiance, vis-à-vis des prévisions qui a dû inciter les votants à ce déplacer massivement malgré le beau temps. En 2002 la certitude confirmée par les sondages d'un duel Chirac / Jospin était telle, que le dimanche 21 avril près de 30% des inscrits avaient décidé de vaquer à d'autres occupations.
La profession reprend quelques lettres de noblesses, mais l'incertitude et le doute sont les éléments essentiels qui font le sel d'une élection. Le rôle des sondages est de donner des orientations, déceler des mouvements d'opinions, envoyer des signaux contradictoires à l'opinion. En aucun cas un succès peut accorder un quelconque caractère prédictif aux enquêtes, statut que les sondeurs ne revendiquent d'ailleurs pas.
Finalement, le monde des sondages a des points communs avec celui des turfistes : un bon tuyau n'a de la valeur qu'une fois la course terminée.

Illus. : Message à caractère informatif


Chasser le centriste (2/2): l'écurie de gauche

Posté par Easywriter le 24.04.07 à 09:00 | tags : campagne electorale, ps, présidentielles 2007, second tour

"J'ai envie de lui dire que la majorité moderne, la majorité de cette France dont tout le monde veut qu'elle agisse, qu'elle se manifeste, qu'elle apparaisse, qu'elle soit excitante, intéressante vivante". Bernard Kouchner est avec Michel Rocard l'un des premiers socialistes à avoir appelé au rassemblement des socialistes et du centre, bien avant le premier tour. L'idée étant que comme souvent dans le reste de l'Europe, démocrates-chrétiens et sociaux-démocrates sont d'accord sur les sujets sociaux. Kouchner propose une plate-forme d'idées communes sur les retraites ou la sécurité sociale.

La semaine dernière Dominique Strauss-Kahn, certainement le socialiste le plus apprécié par les centristes, estimait que Kouchner et Rocard pensaient trop vite, mais cette fois le timing lui convient. Dimanche soir sur les plateaux tv, DSK a souvent parlé de social-démocratie, du front de tous ceux qui pensaient queNicolas Sarkozy était dangereux pour le pays et de la difficulté pour ceux qui l'ont vivement critiqué pendant toute la campagne de le rallier désormais... "On a bien vu dans la campagne les grands thèmes qui sont sortis : la rénovation de l'approche économique et sociale, la révolution écologique, la réforme institutionnelle et la relance de l'Europe. C'est là-dessus, explique-t-il, que dans les 15 jours qui viennent, il faut construire le renouveau. J'ai tendance à dire que c'est l'essence même d'un programme social-démocrate, et je crois que c'est ce qu'il faut pour les Français."
Comme souvent dans les tactiques d'approche, on envoie au feu de plus jeunes et fougueux (ou des électrons libres comme les duettistes Kouchner/ Rocard) aventuriers qu'on peut rappeler à l'ordre si l'escarmouche tourne mal. Arnaud Montebourg a donc tranquillement expliqué hier soir que socialistes et centristes partageaient le même projet de reconstruction. Décomplexé également,Julien Dray ne voit pas d'inconvénient à avoir dans le même wagon Marie-George Buffet et [people]François Bayrou[/people]. " Il faut des signes, il faut mettre sur la table un certain nombre de signes politiques forts".
De signes politiques il y en a eu un particulièrement fort hier soir quand Ségolène Royal a invité les centristes à un débat ouvert. Démarche casse-gueule -ils pourraient se priver d'une partie des voix de gauche - , pas forcément efficace - Bayrou n'est pas réellement propriétaire de ses voix et ne sera pas forcément écouté - et inutile - le candidat du centre préfèrerait sans doute créer son grand parti démocrate sur les cendres d'un PS battu à plates coutures par Sarkozy.

Lire Chasser le centriste, l'écurie de droite

Sur partis de campagne, le blog militants, lire les hésitations de Bruno, militant UDF pour le second tour.


Ségolène Royal joue la balle au centre

Posté par Easywriter le 23.04.07 à 21:21 | tags : campagne electorale, citation, présidentielles 2007, second tour
« La rénovation de la République, l'Etat impartial, le refus des tensions, l'appel au peuple français pour la relance de l'Europe, les priorités éducative et écologique ».
Tels sont les thèmes que Ségolène Royal entend mettre sur la table d'un grand débat "transparent' avec les centristes. Suivant le point de vue de Bernard Kouchner, elle a lors de son meeting de Valence et moins de 24 heures après le premier tour donné le ton de la campagne de second tour. Avec leur score, ni les Verts, ni les communistes ne sont en mesure d'exercer une quelconque pression sur les socialistes qui sont prêts à dealer avec l'UDF.
D'accord sur la nécessité d'un referendum sur un nouveau traité européen, compatibles sur l'éducation, l'environnement et dans une moindre mesure sur les réformes institutionnelles - oui les socialistes lâcheront une dose de proportionnelle et renforceront un chouïa le rôle du parlement - socialistes et centristes peuvent trouver un accord.
Volontaire, la démarche de Royal est casse-gueule : si mercredi lors de son intervention, François Bayrou envoie une fin de non-recevoir aux socialistes, ils auront l'air fin. Après tout, le troisième homme a probablement tout à gagner à tenter une recomposition politique sur les cendres du PS. A moins qu'il décide de profiter de ce débat - dont la forme, la date et le lieu restent évidemment à déterminer - pour être lui aussi au second tour...



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