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L'écologie promue, ignorée ou instrumentalisée par la classe politique.

Playdoyer (raisonné) pour Mac Do et Dominique Voynet

Posté par Easywriter le 16.11.07 à 17:40 | tags : développement durable, environnement, écologie

Dominique Voynet est donc interviewée dans l'Eco-journal, feuille de choux marketing publié par Mac Donald.
La candidate des Verts à la dernière Présidentielle salue les efforts accomplis par le géant du fast-food en matière environnementale et surtout les objectifs qu'il s'est donné pour l'avenir.

"McDonald's est désormais légitime pour parler environnement à ses clients", dit en substance la sénatrice de la Seine-Saint Denis.
Evidemment les Verts sont montés au créneau pour fustiger ce fourvoiement de leur chef de file avec le leader de la malbouffe.

Je ne suis pas là pour faire la promo de Mc Do ni de Dominique Voynet (et accessoirement je vais encore me faire traiter de gros c.. de droite), mais il me semble que cette dernière n'a pas totalement tort.

Premièrement, si on veut faire de la préoccupation environnementale, il va falloir compter avec les grosses entreprises, puisque de la démarche vertueuse des principaux pollueurs dépend aussi notre avenir.
Deuxièmement, pas plus que lors des procès intentés en malbouffe, Mc Do n'avait jusqu'ici le monopole des dégâts en matière environnementale.
A l'époque la focalisation quasi-exclusive des "casseurs" sur l'usine à hamburgers avait acheté par ricochet et à peu de frais, un brevet en bonne conduite à pas mal de chaînes de sandwichs au caca qui fleurissent dans les centre-villes. Un arbre symbolique qui cachait la forêt de nombreuses pratiques pas plus ragoûtantes, mais moins exposées. Evitons l'écueil cette fois.

Enfin, certes, concernant l'environnement, quiconque a été au Mc Do sait que l'utilisation hystérique des serviettes en papier y est un sport local et, qu'a priori, consommer beaucoup de viande - créneau principal du fast-food - implique une forte pollution.

Sauf que Mc Do s'est fixé des objectifs chiffrés sur la réduction de gaz à effet de serre - basée sur les pespectives fixées par le protocole de Kyoto - aussi bien que sur la logistique et l'emballage.
Et là je vois débouler en courant l'écolos-décroissant pour m'abreuver de " l'écologie n'est pas juste le fonctionnement optimum du système, vendu !" ou de" C'est de la com, du vent, Mc Do se fout de ta gueule Easysucker !".

Evidemment que Mc Do fait de la com.
Dans leur Eco-journal est d'ailleurs publiée une ancienne pub qui proclamait "Non au réchauffement de la clientèle" pour vanter les restaurants climatisés.
En guise d'amende honorable, la responsable de com admet... l'erreur de communication et non celle du coûteux problème de la clim sur le plan écologique.

Evidemment que la mode du développement durable amènera les boîtes à passer autant de temps et d'argent à communiquer sur leurs actions qu'à agir. Et alors ? Arroser à l'eau de pluie est aussi un moyen de réduire sa facture de flotte et je ne vois l'inconvénient ni aux arguments marketings ni aux arguments financiers. L'important est de réduire sa production de nuisances.

Et je préfère voir Mc Do vanter auprès de sa jeune clientèle (dont il façonne forcément l'imaginaire de consommateur) le tri sélectif que le plaisir de la mayo à l'huile de moteur. Ben oui, d'accord avec Mc Do et avec Dominique Voynet, et oui, ça fait bizarre.


Alors, ce Grenelle de l'environnement ?

Posté par Easywriter le 25.10.07 à 18:57 | tags : président de la république, écologie, environnement

Ca y est ? La planète est sauvée, on arrête de tout casser la nature et de polluer les rivières ?
La grande utopie écologique a t-elle les yeux de la fille d'à côté ?

Point non, préserver les intérêts industriels et commerciaux tout en évitant de finir dans un tsunami planétaire c'est tout l'enjeu.

Les principales avancées du Grenelle de l'environnement à travers les (quelques) arbitrages pronconcés cet après-midi par Nicolas Sarkozy. Ca se passe sur le mag politique de Flu.

Lire l'article Grenelle de l'environnement


Sarko continuera t-il easy ?

Franchises médicales, autonomie des universités, réforme de la carte judicaire, TVA sociale, Grenelle de l'environnement, etc etc

Après 100 jours radieux, Nicolas Sarkozy pourrait vivre une rentrée sociale plus atrocement réaliste sur fond de croissance en berne et de déficit abyssal.
Tour d'horizon sur le mag des dossiers épineux des trois mois à venir.

Lire le dossier complet : la rentrée sociale de Nicolas Sarkozy


Le dernier Baiji est mort

Posté par Easywriter le 11.08.07 à 09:55 | tags : écologie

 

J'ai appris son existence au moment où il a définitivement disparu. Car le Baiji n'est plus. Ce dauphin de rivière à la peau claire qu'on trouvait encore dans le fleuve chinois Yangzi était un mammifère mythique, le Dieu du fleuve. 

C'était même une princesse dit la légende, réincarnée en gracile baiji après que son père l'a tuée, parce qu'elle refusait de se donner à un homme qu'elle n'aimait pas. Le baiji était donc une femme farouche et fière, tentant de survivre dans des eaux polluées par les déchets de toute sortes, aidée de son seul sonar au fonctionnement perturbé par le trafic fluvial trop dense- je vous livre donc une information à caractère politique.

Il y en avait 5000 il y a un siècle mais les biologistes ont parcouru le Yangzi pendant des semaines dans l'espoir de sauver le dernier représentant, définitivement évanoui. 20 000 ans après sa première apparition. En quoi la princesse va t-elle cette fois se réincarner ?

 


Alain Juppé, ce néophyte primesautier

Posté par Easywriter le 21.05.07 à 10:53 | tags : citation, écologie
 
 
 
"Il y a une synergie évidente entre les deux fonctions qui permettra d'enrichir l'une et l'autre. (…) J'ai entendu certains s'émouvoir de ma conversion (ndlr: à l'écologie) mais je crois que l'enthousiasme des néophytes peut faire plus que la lassitude des vieux grognards un peu blasés."
 
Alain Juppé à la presse, à propos de ses nouvelles fonctions de ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables.

Les Verts doivent-ils devenir solitaires ?

Posté par Easywriter le 14.05.07 à 13:25 | tags : écologie, environnement
On l'écrivait il y a quelques semaines : Les Verts gagneraient probablement à couper le cordon PS. Le score du 06 mai dernier n'a pas calmé les socialistes qui ont déjà une nette tendance à satelliser sans trop de ménagement leurs partenaires. Ces derniers y trouvent aussi quelque avantage comme la garantie de leur simple survie - les communistes par exemple auraient probablement disparu depuis longtemps sans le PS. Pour autant, ces alliances/allégeances sont plus nocives que bénéfiques aujorud'hui. ( les communistes, pour en finir avec eux, ont loupé le rassemblement antilibéral à cause de leur passif gauche plurielle). Les Verts viennnent donc de refuser l'accord que leur proposaient les socialistes pour les législatives et qui leur garantissait au mieux six sièges.
Certes, avec 1,57 % des voix au premier tour, les Verts sont exsangues mais leur avenir est loin d'être compromis : l'effet Hulot est retombé mais les problématiques environnementales n'ont pas disparu et vont s'inscrire durablement dans le débat public. Les clivages partisans ordinaires commencent à lasser et les Verts pourraient, s'ils s'émancipaient, cultiver un discours pragmatique et expert sur les questions environnementales - bien sur pour cela il leur faudrait encore mettre un peu d'ordre dans leur organisation. Libres et indépendants, ils devraient susciter plus d'intérêt, notamment de la part du Mouvement démocrate de François Bayrou. Ceci étant, ils risquent aussi l'implosion après les législatives, comme le craint Noël Mamère très remonté contre le refus de l'accord. "C'est un affaiblissement plutôt que le triomphe de la vertitude. En interne, nous entrons dans la zone rouge. Cette position fait planer la menace de l'éclatement". Y a t-il temps à perdre ?

Nicolas Hulot est-il ségoléniste ?

Posté par Easywriter le 27.04.07 à 11:28 | tags : second tour, écologie, présidentielles 2007, citation

"Ségolène Royal a ratifié 80% du pacte écologique, Nicolas Sarkozy 40%. Et comme j'ai toujours dit que je me déterminerais personnellement en fonction du taux d'adhésion des candidats au pacte, à vous d'imaginer pour qui je voterai !".
Aussitôt publiée, aussitôt démentie. le créateur du pacte écologique récuse avoir prononcé cette phrase publiée ce matin par Le Parisien. Après avoir été au centre de la campagne pendant quelques semaines, Nicolas Hulot avait tenté de remettre la pression en indiquant qu'il pourrait donner un bon point à l'un ou l'autre des candidats avant le premier tour - ce qu'il ne fit pas. Pour notre part on imagine assez bien le vieux pote de Jacques Chirac continuer la croisade écolo à travers sa fondation et pourquoi pas avec le concours du président sortant. Je suis sur que le locataire de l'Elysée adorerait continuer à prononcer sur la scène internationale des discours humanistes, alarmants, poétiques et...totalement inoffensifs.


Quand les Verts s'éveilleront

Posté par Easywriter le 26.04.07 à 11:56 | tags : écologie, les verts

Les Verts auront été de loin ceux qui auront le plus fait les frais de cette campagne présidentielle. Certes tous les partis de gauche ont subi l'effet vote utile mais les communistes paient aussi surtout leur aventurisme politique : la gauche antilibérale ne s'est pas fédérée autour deMarie-George Buffet et il est probable qu'un certain nombre de militants historiques n'ont pas compris le positionnement du PCF qui est d'ailleurs tout sauf clair , avec l'espoir de ramasser quelques miettes des socialistes.

Mais revenons aux Verts : si on passe outre leur incapacité à planquer ne serait-ce qu'un peu la cuisine interne, les écologistes ont mené une campagne digne basée sur un programme dense mais dont Dominique Voynet ne sut faire émerger quelques lignes force. Contrairement à ce qu'on a voulu croire - nous compris - l'environnement n'a pas été réellement un enjeu dans cette campagne : l'écologie fait chier tout le monde, les politiques autant que leurs électeurs et tous ont vu dans le pacte écologique de Hulot la possibilité de régler la question avec un beau symbole télégénique.
L'écologie est politique au sens où elle demandera des efforts collectifs d'ampleur et où elle suppose d'accepter de nouveaux modes de consommations, de taxation et de régulation. Mais personne n'est prêt à abandonner ses obsessions au profit de sa survie : "l'humanité occidentale s'était rendu compte qu'elle n'était prête à rien pour s'acheter un avenir", écrit mon ami Benjamin "Myosotis" Berton dans Foudres de guerre.
L'environnement a été une "tocade électorale" comme on s'entiche à l'occasion de produits bios ou estampillés "commerce équitable. Les Verts ne servent que d'alibi aux socialistes et quand on leur trouve meilleur publicitaire, il sont très ouvertement méprisés.
Aujourd'hui, Dominique Voynet se dit déçue de l'attitude des socialistes qui évidemment n'ont pas de temps à perdre en négociations avec les ex-alliés de la gauche plurielle. Les Verts menacent sans y croire de présenter des candidats partout aux législatives et finiront probablement pas trouver un accord qui leur garantira quelques circonscriptions.
Mais il n'est pas sur que cette stratégie soit payante : nombre d'électeurs écolos ont voté François Bayrou au premier tour et globalement les Verts sont plutôt à l'aise avec les partenaires socio-démocrates partout en Europe, Cohn-Bendit le rappelle dès qu'il le peut. Quelle que soit l'issue des tractations du moment, il est probable qu'une nouvelle force politique de centre gauche émerge dans les mois à venir - sur les cendres du PS ou à la gauche de l'UMP.
Les Verts ont une carte à jouer dans un tel ensemble et ce quel que soit le dosage; ils devraient pour cela se débarrasser de la tutelle socialiste à laquelle ils n'apportent rien et dont ils patissent lourdement.

Sur Flu le mag : Les Verts doivent-ils s'émanciper ?


Objectif Verts

Posté par Moonlight le 18.04.07 à 10:29 | tags : campagne electorale, environnement, les verts, écologie
Ecologie des villes contre écologie des champs, mise à part la ruralité,  l'autre thème de campagne qui est dans la ligne de mire de Frédéric Nihous , c'est battre Les Verts à tout prix. Avec Dominique Voynet à peine à 2% dans les sondages, l'objectif n'est pas insurmontable.
Mais pourquoi tant de haine ?
A priori Les Verts et Chasse Pêche Nature et Tradition ont tout pour s'entendre, ils partagent une volonté commune de préserver l'environnement. Ce que Nihous ne pardonne pas aux Verts, c'est qu'ils remettent en cause des modes vies attachés au monde rural, et le fait qu'ils se préoccupent peu du clivage rural/urbain.
CPNT déteste ce qu'il appelle « l'écologie punitive » des verts. Frédéric Nihous reproche au parti écologiste, de pratiquer l'ingérence territoriale. Les Verts qui selon lui sont tous élus à Paris et ont une vision abstraite de l'écologie, se complaisent dans une sorte d'écologie de salon. Nihous met en avant son côté homme du terroir - c'est à la mode - car il vit la ruralité au quotidien et qu'il ne veut pas recevoir de leçons de « bobos » parisiens. Dans sa démarche il cherche à leur retirer le peu de légitimité qu'il leur reste depuis l'initiative de Nicolas Hulot.
Nihous a un modèle de développement différent, et quand les parisiens idolâtre le vélo, lui défend l'usage de la voiture comme un droit inaliénable, car en zone rurale le vélo est seulement un loisir, et pas une alternative à la voiture.
Si le CPNT dépasse les Verts dimanche, le désaveu serait cinglant, mais peut-être aura-t-il l'effet d'un électrochoc capable de ranimer l'écologie politique, qui pour l'instant vit sous perfusion.

Nicolas Hulot ne soutiendra personne

Posté par Easywriter le 16.04.07 à 12:49 | tags : environnement, écologie
"On a fait tout ce que l'on pouvait pour mettre au coeur de cette campagne les enjeux écologiques et climatiques. Il y a un moment où c'est la responsabilité de chacun"
Nicolas Hulot ne soutiendra donc aucun candidat, lui qui disait il y a quelques jours être disposé à "donner un bon point" à l'un ou l'autre des prétendants.
Nicolas Hulot a surtout permis à la plupart des candidats de s'acheter à peu de frais un brevet de bonne tenue écologique même si effectivement le débat fera sans doute surface à nouveau. L'autre réussite est l'asphyxie finale des Verts - qui étaient bien partis il est vrai - qui incarnaient la dernière vision politique de l'écologie. Car l'écologie est effectivement de la politique qui implique une vision du monde et par laquelle se décline un certain nombre de choix de politiques économiques, énergétiques etc.. Pour le coup, Noël Mamèrea raison quand il explique que Nicolas Hulot a déplacé le débat sur le terrain moral. "Je suis triste pour Dominique Voynet, mais on ne peut pas ajourner en permanence la mutation écologique. Il faut travailler, il faut la traduction politique de cette réalité scientifique", explique Nicolas. C'est vrai que là on a l'air tellement mieux partis....


Mr Hulot is only a journalist

Posté par Easywriter le 03.04.07 à 13:12 | tags : campagne electorale, humour, écologie
Quand ils vont aux States, les politiques français sont comme nos acteurs : ils accepteraient n'importe quelle merde juste pour apparaître et sont prêts à faire plus américain que les américains. Ici c'est l'ami Claude Goasguen qui doit rassurer les invités ultra-libéraux d'une télé fictive, sur les risques d'éco-régulation et eco-taxation qui paralyseraient l'économie au nom du respect du pacte Hulot. A la fin, Claude est même d'accord pour qu'Airbus transporte de la glace au Groënland. Canular de The Yesmen, excellent!
Dans le genre société du spectacle, lire aussi Elysée 2007, saison 2.

Nicolas Hulot est vert

Posté par Easywriter le 20.03.07 à 10:33 | tags : environnement, écologie
"Nicolas Sarkozy a défini six priorités à mettre en oeuvre rapidement s'il était élu. Aucune d'elles ne se réfère aux enjeux écologiques", déplore le militant écologiste. "Sur les 100 points du pacte présidentiel de Ségolène Royal, un seul aborde ce thème de manière diluée et transversale. Quant à François Bayrou, il a fixé quatre chantiers prioritaires dès cet été. Et là encore, l'environnement est absent".
Non, sans blague Nico, on t'aurait menti ? Ben on t'avait prévenu nous...
Ps : l'inventeur du pacte écologique n'exclut pas de nouvelles actions politiques, voire de donner "un bon point" (sic) à un des candidats.

Greenpeace plonge Sarkozy dans le maïs

Posté par Easywriter le 16.03.07 à 12:22 | tags : marketing politique, écologie, ogm

Des militants de Greenpeace ont déversé huit tonnes de maïs devant le QG de campagne de Nicolas Sarkozy dans le dixième arrondissement de Paris. En livrant du maïs transgénique à Nicolas Sarkozy, nous lui disons: 'Vous refusez de prendre position pour un moratoire sur les OGM en plein champ? C'est donc que vous voulez du maïs transgénique. Eh bien, en voilà!'", déclare le responsable de la campagne OGM de Greenpeace en France, Arnaud Poteker, dans un communiqué cité par l'agence Reuters.

La rue d'Enghien déjà passablement surveillée est désormais bouclée par la police, plus d'un mètre d'épis bloquerait la porte d'entrée.

Lire aussi : OGM : Royal et Sarkozy sont-ils politiquement modifiables ?


Antoine Waechter ne sera pas président

Posté par Easywriter le 15.03.07 à 09:00 | tags : candidats, environnement, écologie
 
 
"Je suis au regret de dire aux 305 élus qui m'ont promis leur parrainage que selon toute vraisemblance je n'atteindrai pas le seuil des 500 signatures. En conséquence de quoi, je les libère de leur promesse".
En 1988, Antoine Waechter, le leader du mouvement écologiste indépendant avait réuni 3,78 % des voix, score finalement assez honorable pour celui qui n'obtiendra plus jamais par la suite les parrainages nécessaires. C'est dur d'être écolo en politique même à quelques brasses du marasme total, dingue quand même...

Le crash écologique

Posté par Moonlight le 09.03.07 à 09:03 | tags : présidentielles 2007, écologie

L' avionneur Airbus est en ce moment victime de turbulences, Nicolas Hulot lui s'inquiète du trou d'air et du vent d'indifférence qui souffle sur l'écologie depuis que les prétendants à l'Elysée ont signé le 31 janvier son « pacte écologique ». Entre la campagne de Dominique Voynet qui n'arrive pas à décoller et la focalisation sur le dossier Airbus, (qui produit des avions qui ont encore beaucoup de progrès à faire pour émettre moins de CO2), l'écologie souffre d'un manque de visibilité dans cette campagne. Depuis que N. Hulot a renoncé à ses ambitions présidentielles, la thématique écologique a laissé la place à d'autres préoccupations, que ce soit le chiffrage des programmes, le patrimoine des candidats, ou Airbus, le combat pour la planète n'a plus qu'un léger écho dans cette campagne. L'évaluation des projets des 10 signataires par Nicolas Hulot le 20 mars devrait administrer une piqûre de rappel aux candidats, jusqu'à ce qu'un autre thème vienne chasser l'écologie. Les partis préférant s'affronter sur des questions polémiques qui mettent en avant les clivages, plutôt que se complaire sur le consensus affirmant que la Terre est en danger.

(Illus : Via)


Pfff... mais quel péril climatique ?...

Posté par Easywriter le 02.03.07 à 17:59 | tags : environnement, marketing politique, les verts, écologie, décryptage

C'était à craindre : le barouf mediatico-politique de Nicolas Hulot est retombé comme un soufflé. Après avoir paraphé comme un seul homme le pacte écologique, les candidats s'en sont retournés à leur tambouille électorale, la problématique logement ayant chassé l'écologie avant de se faire ravir la pole position par la question fiscale et le chiffrage des programmes. Qu'en est-il de l'écologie comme paramètre incontournable de la politique ? Rien bien sur, les candidats l'ont approché de manière sectorielle (un domaine comme un autre) et opportuniste (Ah bon il est tant aimé que ça le Hulot?!).
Nicolas Sarkozy a vite rassuré à Bordeaux ses amis libéraux qui auraient craint une remise en cause du modèle économique et de la gestion de la croissance. "On ne sauvera pas l'humanité en faisant de l'écologie une idéologie totalitaire, qui se donnerait pour objectif de libérer l'homme de la civilisation pour le renvoyer à l'état sauvage"(...)Je refuse que l'on somme l'homme de choisir entre la croissance et le respect de l'environnement", a-t-il poursuivi. "Je veux le progrès économique dans le respect de la planète, et c'est possible ! Je veux l'emploi pour tous par le développement durable."
En quelques phrases, il renvoie les tenants historiques du discours écolo à la nostalgie de la bougie.
Comme Ségolène Royal, dont l'excellence environnementale a la force d'un label publicitaire vide de sens, il y voit donc au mieux matière à créer de nouveaux emplois et certainement pas de revoir nos modes de vie. Au fond, tous pensent que la technologie résoudra les problèmes et c'est assez dire à quel point les mentalités n'ont pas évolué. Au reste, il est tout à fait possible ( le débat est loin d'être tranché) de ne pas prendre au sérieux le péril climatique mais alors on doit assumer de traiter Hulot comme un clown et non un chevalier blanc.

S'il a toujours clamé la nécessité de revoir complètement notre manière de procéder Nicolas Hulot n'a pas identifié assez précisément les mesures à adopter et il pâtit d'un calendrier médiatique qui a vite d'autres rendez-vous à honorer. Il y a quelques semaines Yan Werhling estimait que le Nicolas Hulot refusait de dénoncer les responsables fixer des échéances pour les réformes et de s'appuyer ceux qui pouvaient changer les choses. Son propos était certes militant ( ceux qui peuvent ce sont Les Verts) mais il n'avait peut-être pas tort sur le fond. Lassés de l'écologie, les medias et les gens (sur TF1 l'environnement n'a pas souvent fait partie des questions à vous poser...) ne prêtent guère d'attention au discours de Dominique Voynet plus précis sur le cap à tenir mais incapable de défendre un projet global. Et quand elle s'y risque, ses propos mal relayés vont a contrario du vent dominant : "Même si ce n'est pas à la mode en ce moment, il est temps de dire aux gens non pas de travailler plus, mais de travailler mieux pour travailler tous".

 


Nicolas Hulot est-il coincé ?

Posté par Easywriter le 22.01.07 à 08:30 | tags : campagne electorale, environnement, écologie, hulot

Que faire maintenant ? Après avoir réussi à un placer l'écologie au centre de la campAgne électorale, ce que les Verts ne sont jamais parvenus à faire, Nicolas Hulot est un peu dans l'impasse : certes la plupart des candidats ont fait des efforts : Ségolène Royal promet de réduire le recours au nucléaire de moitié en dix ans, et d'augmenter celui aux énergies renouvelables pour qu'elle représentent 20 % du total en 2020. Nicolas Sarkozy veut doper la fiscalité écologique et promouvoir l'agriculture biologique, François Bayrou propose des mesures concrètes sur la réduction de la consommation de carburants, Dominique Voynet s'appuie sur le projet des Verts et propose d'aller plus loin que le Pacte écologique.

Mais la plupart des mesures des uns et des autres reste ponctuelle et sectorielle. Personne ne prend le risque de modifier structurellement la manière d'aborder l'économie et le problème de la croissance de manière trop frontale. Et mis à part ce vague poste de vice-premier ministre de l'environnement - dont personne n'a jugé utile de préciser les prérogatives et la marge de manoeuvre -, il n'y a pas a priori de réformes lourdes dans la manière de gouverner à venir ( le vice-premier ministre pourra t-il arbitrer contre Bercy ou le ministère des Transports, celui de l'agriculture ?...). Hulot voulait un changement de philosophie et pour l'heure il s'agit surtout d'une course au mieux-disant écolo. Mais que faire ? La plupart des sondages ont montré que les électeurs ne souhaitaient pas le voir se présenter et lui-même est lucide face à ses chances de réussite, à son inexpérience institutionnelle et probablement l'impossibilité d'avoir un programme complet. S'il continue, il complique encore la campagne, s'il arrête qui l'écoutera, s'il appelle à voter pour un candidat, il politise son pacte réduisant son impact sur l'ensemble de la classe politique... Il peut appeler à soutenir Les Verts mais alors à quoi bon alors tout ce barouf pendant des mois ? Ne fallait-il pas commencer par là - mettre sa popularité au service d'un projet politique et le renforcer ? Il est probable que l'essentiel de son influence sur le jeu politique soit derrière lui. Reste à écrire l'acte II qui pourrait être par exemple, une cellule de veille écolo sur l'évolution des candidats, via son sit internet : une mesure de la performance réelle des propositions, un pacte 2.0 avec à la clef quelques semaines avant le scrutin, la possibilité pour un des candidats d'obtenir son précieux soutien. Réponse dans la journée.

(Illustration trouvée sur Cyreal free )

Mise à J 13 H le 22 /01 : il n'y va pas donc, comme on pouvait s'en douter.


Nicolas Hulot a-t-il stérilisé l'écologie ?

Posté par Easywriter le 09.01.07 à 17:41 | tags : citation, environnement, les verts, écologie, hulot
"Tu me disais que ta démarche finirait par nous être utile. Mais si tu continues à ne pas dénoncer les responsables, à rester vague sur les échéances des réformes, sur les faits, sur les noms de ceux qui peuvent changer les choses, alors il y a lieu de douter de l'utilité de ton action. Car si celle-ci devait aboutir à une présence nulle ou faible de Verts à l'Assemblée nationale et au gouvernement, dans la gauche, l'année prochaine, alors c'est toi qui aurais des comptes à rendre à la planète. Nous t'attendons."
Yann Wehrling, tribune publiée dans Le Monde du 08 janvier.
Je la découvre avec retard ( et encore est-ce Eric Dupin qui me l'a soufflée) mais la tribune de Yann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts fait un constat sévère et audacieux sur le pacte écologique de Nicolas Hulot. Dénonçant ce suspect consensus ( comme nous l'avions évoqué aussi avec moins de talent) qui s'est créé autour du pacte, Wehrling rappelel que refuser de pointer les responsabilités vraies, établir un échéancier pour les propositions et chiffre les coûts relève de la pure incantation. Si tout le monde est responsable, plus personne ne l'est en somme...Je vous laisse découvrir la suite

Corinne Lepage est Catherine Medicis, et alors ?

En avouant être Catherine Medicis sur Nuesblog, dans les colonnes du Figaro lui-même grillé par Le Monde qui n'aurait pas respecté l'embargo, Corinne Lepage vit son quart d'heure warholien. Ces fameuses quinze minutes de célébrité que le père du pop art promettait à tous, elle ne les retrouvera peut-être jamais. Les deux ouvrages au ton pamphlétaires signés par ladite Catherine Medicis on ne les connaît pas; à peine se souvenait on avoir lu Versac en relever l'outrance de la prose tout comme la généralité inopérante du fond.
Profitant du goût de l'anecdote insolite des journalistes, Corinne avait donc hier des choses à nous dire. Mais si on peut saluer l'originalité de sa démarche, on a du mal à saisir celle de ses propos. Corinne/Catherine veut  "sortir du déni de réalité" qui concerne "la corruption" (bon...), "les inégalités" (euh genre le logement ?) et "le communautarisme" ( pardon ?). Qui ne craint /fustige pas le repli identitaire qui menace le pacte républicain tagada tzoin tzoin ?
Elle veut aussi parler à cette classe moyenne "qui bosse et paie ses impôts" (celle qui ne brûle pas de voitures ?) et rêve d'une République nouvelle (appelons la Sixième République, veux tu bien Corinne ?). Un peu de Nicolas Sarkozy, un peu de Ségolène Royal ( l'acolyte de Corinne, André Bercoff, reprend l'idée segoleniste qui veut s'inspirer des expériences étrangères réussies) et même un peu de François Bayrou : Corinne Lepage livre une charge contre TF1, accusée, figurez-vous, de former des consommateurs et non des citoyens, et plus largement contre les medias nationaux (genre Le Monde et Le Figaro ?). Je vous ai parlé du refus d'une France devenue "maison de retraite" (Bercoff) ou "parc d'attractions"(Bercoff toujours)
Bref, celle qui fut accusée un temps d'être un satellite écolo pour Sarkozy ne brille pas ici pas l'originalité de ses propositions ni de son constat.  Elle n'en a pas profité pour développer son New deal écologique qui comporte quelques applications concrètes : la réorientation des aides agricoles vers les exploitations et technologies vertes, un prêt à taux zéro pour les projets visant une plus grande efficacité énergétique, la taxation des revenus pétroliers ou la formation aux métiers de pointe de l’environnement.  Alors à quoi bon tout ce foin ?
Sur le web : L'entretien de Corinne Lepage sur Nuesblog
Le site de Catherine Medicis et celui (plus intéressant) de Cap 21.

Le Pacte écologique sert-il à quelque chose ?

Posté par Easywriter le 22.12.06 à 16:44 | tags : besancenot, environnement, laguiller, écologie, hulot, lcr

Signer le pacte écologique de Nicolas Hulot, ça ne mange pas de pain. A la manière de ces pétitions que parfois on paraphe négligemment. Une formalité que les personnalités politiques remplissent sans trop rechigner : Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou s'en sont déjà acquittés. François Hollande a même été jusqu'à dire qu'il imaginait mal Hulot  persister dans sa menace de candidature puisque la plupart des prétendants en lice avait ratifié son machin.
Sauf qu'il n' y a pas que la taxe sur le carbone - sur laquelle effectivement bien des candidats sont d'accord - dans le Pacte. Nicolas Hulot y parle de la nécessité de diriger les subventions agricoles - et donc modifier la politique agricole commune - vers une agriculture à taille humaine , produisant des denrées de qualité et respectueuse de l'environnement. J'imagine bien Sarkozy ou Royal expliquer aux céréaliers de la FNSEA que la fête est finie. 
Dans l'esprit de Nicolas Hulot, l'industrie et l'agriculture doivent se soumettre aux impératifs écologiques devant l'ampleur des risques à venir, l'Etat doit  trouver un système de taxes sanctions et subventions adéquat pour y parvenir. L'air de rien, il s'agit donc d'une profonde transformation de la gestion publique - incarnée sur le plan institutionnel par la création d'un poste de vice-premier ministre que tout le monde approuve sans être capable de définir les prérogatives exactes d'un tel numéro 2 bis. Plus le Pacte fait consensus, moins il est efficace : sans débat politique autour de la question - qui part généralement d'une divergence polémique de point de vue - il restera comme un texte philosophique généreux mais sans portée pratique.
A moins que l'idée elle-même ne soit pas si audacieuse que cela : c'est en tout cas l'avis des deux candidats trotskystes, Arlette Laguiller et Olivier Besancenot qui ont refusé de signer le texte estimant qu'il n'allait pas au bout de sa logique et que ses propositions concrètes étaient " tout à fait digérables par ce même système, sans que cela ne change quoi que ce soit à l'état des ressources naturelles".

Mais qui est-ce ?

Posté par Easywriter le 19.12.06 à 11:37 | tags : les verts, écologie



Femmes, femmes, femmes... Cécile Duflot entre en scène pour soutenir Dominique Voynet. Figurez-vous que chez Les Verts elle fait presque consensus, ce qui n'est pas exactement une formalité. Après Yann Werhling en 2004, le parti écolo continue de promouvoir de jeunes inconnus.  On vous fait la bio bientôt mais sachez déjà que cette trentenaire issue d'une famille catho de gauche n'est entrée chez Les Vertsqu'en 2001.
La jeune porte-parole n' a pas l'intention de retomber dans l'ornière "gauche plurielle" dans laquelle le parti a perdu son identité. Quant à Nicolas Hulot, voici ce qu'elle en pense : "La société ne se change pas à coups de manifestes". Bienvenue dans l'arène, Cécile...

Nicolas Hulot fait monter la pression

Posté par Easywriter le 14.12.06 à 10:52 | tags : environnement, écologie, hulot

Le monsieur au sourire un peu triste là, s'appelle Gérard Feltzer, il est chargé de recueillir 500 signatures d'élus pour la candidature de Nicolas Hulot. En ce moment il tourne à dix, quinze par jour...
Via le lien info

Antoine Waechter, candidat unique

Posté par Easywriter le 06.12.06 à 10:54 | tags : candidats, campagne electorale, citation, écologie
"Je suis sans doute le seul candidat libre de toute ambition ministérielle".
Antoine Waechter à propos de sa candidature (Le Figaro).
Tu m'étonnes.  A l"instar du chanteur homonyme, Antoine (Waechter) entonne à peu près toujours le même refrain mais il est moins régulier.On ne l'avait pas vu se présenter aux présidentielles depuis 1988. A l'époque il réunit près de 4 % des suffrages comme candidat des Verts avant de fonder son propre parti le MEI. Sur le site dudit MEI vous pouvez lire, si vous ne la connaissez pas la métaphore de la grenouille.

Dominique Voynet : une révolution écologique contractuelle

Posté par Easywriter le 04.12.06 à 10:17 | tags : écologie, hulot, voynet

Ce n'est pas encore cela mais les Verts finissent leur Congrès plus disciplinés qu'ils ne l'ont commencé. La motion défendue par les courants de Dominique Voynet Cécile Duflot et Noël Mamère a obtenu 54,75% des délégués loin devant les trois motions adverses (sur huit il y a encore quelques semaines). Coincés depuis le début de la campagne entre une Ségolène Royal que les sondages jugent meilleure représentante de la cause écologique que Voynet et le très médiatique Nicolas Hulot, les Verts tentent de se démarquer... en adoptant les mêmes choix rhétoriques que tout le monde.
Ainsi après le geste révolutionnaire des électeurs de Ségolène Royal, la révolution économique de Nicolas Sarkozy, voici la révolution écologique. Cette révolution, programmée pour le 26 janvier, prendra la forme d'un contrat - et non d'un pacte...- qui, outre la cause environnementale, s'aventurera aussi sur le terrain social
"car la lutte contre la pauvreté et contre l'injustice sociale est une condition de toute mobilisation écologique". 
Dominique Voynet s'est d'ailleurs posée comme la seul candidate  de l'écologie  politique  et  reste circonspecte devant  la prise de conscience de la classe politique qui ne devrait pas survivre au second tour d'après elle. Enfin, après le refus de Nicolas Hulot de rejoindre les Verts, Voynet a indiqué combien les positions de ces derniers étaient autrement ambitieuses.
"On ne sauvera pas la planète ni en se contentant de fermer le robinet après s'être lavé les dents, ni seulement en signant d'un clic le pacte écologique" a-t-elle conclu. Ni en étant candidat Vert d'après Daniel Cohn-Bendit qui pense que Voynet n'obtiendra pas 5% des suffrages. 

Nicolas Hulot : le monde entier est source de beauté

Posté par Easywriter le 08.11.06 à 12:06 | tags : dailymotion, humour, environnement, écologie, hulot



Le saviez- vous ? Quand l'Europe croulera sous les vagues du bouleversement climatique, Nicolas Hulot partira en kayak escorté par ses amis les dauphins. La tête de moi, je vous jure... (merci Gflu)
(ps : z'avez reconnu le slogan?)




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