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Pierre Larrouturou secoue le PS
A gauche, Larrouturou dérange, et cela depuis longtemps. Critique à l'égard des archaïsmes du parti de la rose, il est partisan d'une politique économique, sociale et écologique menée de concert avec les partenaires européens. Politique et non politicien, Larrouturou n'est pas là pour brosser les dirigeants dans le sens du poil « S'il n'y a que le rapport de force qu'ils comprennent au PS, je suis prêt ». En 2007 déjà, il menaçait de se présenter à la présidentielle, dans le but de réveiller les consciences socialistes, trop occupées à ce déchirer plutôt qu'à travailler sur un programme cohérent. Tous les cadres l'apprécient et reconnaissent son travail, mais aucun ne se positionne clairement en faveur de l'iconoclaste. Lors du conseil du PS, le mardi 25 mars, il est même privé de tribune « Je les embête, ils veulent que rien ne bouge! François Hollande a refusé que j'intervienne à la tribune du conseil national de mardi ». Dur avec la gauche, Larrouturou n'épargne pas non plus la droite, et le projet économique du nouveau président subit les foudres de l'économiste. Dans un entretien donné aux Inrockuptibles, il envisage même une démission de Sarkozy, en 2009, après les élections européennes « Souvenez-vous des européennes de 1999 : Nicolas Sarkozy était en tête de liste. Son score fut si faible(12,8%) qu'après ces élections il s'est retiré de la vie politique pendant dix-huit mois[...], si les européennes de 2009 sont très mauvaises pour ses amis, Nicolas Sarkozy devra mettre son mandat à la disposition du peuple français ». Mais loin des discours utopistes, Pierre Larrouturou répète qu'une quelconque remise en cause du pouvoir actuel, nécessite avant tout une opposition forte, unie, rassemblée autour d'un projet qui transcende les clivages. Quand Sarkozy vantait les subprimesVoici une des propositions de Nicolas Sarkozy, à l'époque simple candidat à la présidence, pour relancer la croissance économique : « Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'Etat intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades. Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. »
Le crédit hypothécaire c'est la traduction de "subprimes" (Edit 15H33 : en réalité un crédit hypothécaire parmi d'autres) , source de la crise économique financière américaine dont les conséquences sur l'économie mondiale sont loin d'être terminées. De quoi avoir un peu peur du lendemain en effet....
En bonus, La récession, film de l'année :
Rapport Attali ou pourquoi il faut promouvoir l'immigrationLa maitrise des flux migratoires avait été un argument de campagne décisif pour Nicolas Sakozy. Le quotidien n'hésite pas à parler d'une bombe. Mais cela ressemble surtout à un bon vieux retour du réel (comme on dirait retour du refoulé). D'abord on ne gère pas politiquement l'immigration par rationalité économique mais proportionnellement niveau de frustration et de peur du déclassement des citoyens.
1) L'accueil d'une main d'oeuvre immigrée se fait généralement pour combler des manques dans des secteurs d'activité abandonnés par les autochtones : regardez la couleur des visages sur les chantiers et dans les cuisines des restaurants et vous aurez compris de quoi je parle. Si vous consultez ces chiffres de l'INSEE, vous constaterez que les immigrés occupent généralement des "CSP -" (catégories socio-professionnelles à bas revenus, ouvriers et employés).
2) Le chomage des immigrés amortit le choc pour les nationaux : Travaillant il ya trente ans dans des secteurs industriels sur le déclin ( textiles, automobiles..) et depuis 20 ans dans le tertiaire où fleurissent petites boites vivotant dans des secteurs concurrentiels, la probabilité de leur licenciement en cas de retournement économique est mécaniquement plus élevée. (Lire un dossier complet)
3) Le rapport Attali expliquerait donc que "l'immigration, facteur de développement de la population, est en tant que telle une source de création de richesse, donc de croissance". Ben ouais, ça consomme un immigré, et comme il appartient souvent aux classes populaires, il consomme bien même. Si un économiste passe par là je veux bien qu'il étaye, infirme, confirme ces propos. Plus sur Fluctuat : lire une notule sur la disparition des départements proposée par la Commission Attali La Chine de demain
Entretien sur la Chine dans la mondialisation, à lire sur le mag politique, en complément d'un ancien et bon dossier sur le web et les medias chinois et du documentaire Paysages manufacturés sorti cette semaine et qui étudie le phénomène d'industrialisation massive subi par le pays. Sarko continuera t-il easy ?Posté par Easywriter le 22.08.07 à 17:11 | tags : institutions, economie, président de la république, écologie, éducation
Après 100 jours radieux, Nicolas Sarkozy pourrait vivre une rentrée sociale plus atrocement réaliste sur fond de croissance en berne et de déficit abyssal. Lire le dossier complet : la rentrée sociale de Nicolas Sarkozy Sarkozy fait la leçon à Strauss-KahnSouvenirs, souvenirs... Nous sommes en 1993 à quelques encablures des législatives qui vont être une déculottée historique pour les socialistes. Après douze ans de pouvoir mitterrandien, le PS ne conservera qu'une soixantaine de députés à l'assemblée. Miné par l'explosion de la dette, l'augmentation constante du chomage et le nivellement du niveau de vie, le gouvernement est à l'agonie. Le ministre de l'économie Dominique Strauss-Kahn est invité à ferrailler avec...Nicolas Sarkozy. Sécurité sociale, retraites, minimas sociaux, sont au menu de cet échange plutôt apre. Les relations ont changé depuis, les problèmes eux demeurent identiques... Video INA.fr, via Marianne-Info Borloo risque de payer l'augmentation de la TVAPosté par Easywriter le 18.06.07 à 18:25 | tags : impots, décryptage, gouvernement, legislatives, second tour, economie
Au sein de l'UMP, les critiques sont de moins en moins voilées à l'encontre du gouvernement. La polémique autour de la TVA sociale aurait fait perdre une cinquantaine de sièges à la majorité présidentielle avec pour résultat pour celle-ci d'être plus faible que sous la précédente législature. Le bouc émissaire pourraît être Jean-Louis Borloo. Toutefois la sanction resterait mesurée : le ministre de l'économie récupèrerait le ministère de l'écologie de Juppé mais avec une réduction de la voilure de ses compétences, la perte du titre de ministre d'Etat qu'avait Alain Juppé et une tutelle explicite de Matignon.
Mais c'est aussi l'occasion pour le Président de recadrer un ministre jusque là très populaire mais qui a commis d'autres bourdes comme lors de son premier déplacement européen. Lors de la rencontre de l'Eurogroupe, son rôle eut été de rassurer le Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet que les annonces de pause dans la réduction des déficits de la France inquiétait un peu. Il était pourtant essentiel de promettre de tenir les engagements prévus pour 2010. Et puisqu'il faut un responsable du couac pour faire taire un peu les 55 députés UMP qui ont pris une veste...
Remaniements, nouvelles nominations, tout sur le nouveau gouvernement Fillon sur le mag politique. Sarkozy rappelle son projet économiqueQuelques jours après avoir présenté un projet présidentiel résumé en quinze engagements, de "vaincre l'impuissance publique" à "fier d'être Français", Nicolas Sarkozy a présenté ce matin à la presse un nouvel ouvrage en forme de lettre aux Français, intitulé Ensemble. Le candidat UMP a notamment confirmé durant la conférence de presse son engagement à réduire de quatre points les prélèvements obligatoires "Dès le mois de juillet, on aura déjà fait le quart de l'objectif puisque le programme fiscal de la session extraordinaire de juillet c'est 15 milliards d'euros." Idem pour le bouclier fiscal ramené de 60 à 50 %, proposition déjà ancienne mais qui n'était pas reprise dans le projet. Ces réductions fiscales s'accompagnent de la volonté d'investir largement dans la recherche, le développement; les dépenses publiques devant surtout être maitrisées du côté du fonctionnement de l'Etat - un budget de fonctionnement ne devrait pouvoir être déficitaire à l'avenir comme l'a également préconisé François Bayrou. Conscient que les économies en la matière ne seront pas suffisantes à financer son projet, Nicolas Sarkozy a indiqué que sa stratégie économique était orientée vers le retour du point de croissance qui manque à l'économie nationale depuis quinze ans pour être performante. Le paradigme ne varie pas : d'abord travailler plus, ce qui entrainerait selon lui plus d'emploi, donc plus de consommation et au final plus de rentrées financières pour l'Etat bouclant ainsi le cercle vertueux de la vitalité économique. Chaque intervention de Sarkozy devant apporter sa nouveauté, c'est cette fois l'idée de créer un ministère des affaires financières qui aura marqué le rendez-vous : uniquement chargé des comptes à côté du ministère de l'emploi, de la croissance et de la stratégie économique. Le ministère serait le seul à débattre du projet loi de finances et permettrait d'aller au bout de la logique de résultat qui doit être au coeur de l'action publique. Sur Flu, lire les neuf engagements du candidat UMP. Ségolène Royal défend l'entreprise et les profitsPosté par Easywriter le 29.03.07 à 08:53 | tags : campagne electorale, ps, présidentielles 2007, economie, impots
Après les attaques nourries d'Eric Besson sur la dangerosité de la candidate socialiste susceptible d'entrainer de véritables catastrophes économiques, il convenait de riposter. Ségolène Royal explique donc aujourd'hui à l'hebdomadaire économique Challenges tout le bien qu'elle pense du libéralisme pour autant qu'il est régulé. Elle souhaite en finir avec l'idéologie punitive du profit, selon la formule qui fait les manchettes de la presse aujourd'hui. Royal parle également de la répartition des riches et du problème de l'équilibre des taxations travail/capital."Il vaudrait mieux que le travail soit moins taxé que le capital. Si on se plaint à la fois des cotisations sur le travail et l'ISF, où trouve-t-on les recettes pour financer le fonctionnement de la société?", résume -t-elle. Nicolas Sarkozy fait peur à Thomas PikettyThomas Piketty soutient Ségolène Royal et en profite pour rappeler que baisser de 4 points de PIB les prélèvements obligatoires comme le préconise Nicolas Sarkozy est impossible (son argument "massue" : Margaret Thatcher a réussi la moitié de cette tâche en dix ans) Le candidat UMP serait en outre celui de la réaction. On y parle peu d'économie au final mais bon ça a plus de gueule comme soutien que Pierre Bergé je trouve... Pas assez d'impôts tue l'impôt...La question fiscale rend mal à l'aise la plupart des candidats. Nicolas Sarkozy imagine des baisses des impôts sur le patrimoine, sur la succession, sur une partie des impôts sur le revenu sans expliquer qui va casquer la douloureuse à l'arrivée. Ségolène Royal modère François Hollande quand celui-ci décrit à haute voix ce qui lui semble être la classe aisée (au-delà de 4000 € par tête de pipe) qu'on pourrait taxer davantage. Bref, tout le monde parle de la baisse des prélèvements (qui dans l'ensemble n'ont fait qu'augmenter ces dernière années) comme si l'impôt ce n'était que du vol et qu'une politique fiscale volontariste et pas forcément consensuelle ne pouvait être guidée par le souci d'efficacité sociale et économique. Sur le forum : Seriez-vous prêt à payer plus d'impôts ? Mise à jour 14H15 : je n'avais pas prêté attention au soutien apporté par Libération à cette initiative. Qui a le choix de travailler plus ?
Nicolas Sarkozy parle ensuite de la nécessité d'augmenter les salaires. Il me semble que pour le salarié il vaut mieux que celle-ci passe par la revalorisation de son salaire de base (ce qu'il touche chaque mois, hors toute forme de prime) que par les heures supplémentaires qui auront Fiscalement, il vaudra mieux faire plus d'heures supp (exonérées) qu'être augmenté (via une modeste promotion liée à la prise en compte de nouvelles compétences par exemple...), ce qui encourage grandement la mobilité sociale, la formation professionnelle et la motivation à évoluer. Nicolas Sarkozy a tout de même deux idées intéressantes : que toutes les heures supplémentaires soient payées 25 % de plus, et pas 10 % pour les salariés des petites boîtes Quant aux chomeurs qui ne trouveront pas de boulot parce que tout le monde fait des heures supp dans les boites histoire de gagner un peu plus ils apprécieront à sa juste mesure cette revalorisation de leur pouvoir d'achat. Je ne sais pas si des économistes lisent ce blog mais leur avis, leurs corrections éventuelles m'intéresseraient. Royal toujours floue sur les 35 heuresPosté par Easywriter le 19.01.07 à 11:33 | tags : campagne electorale, ps, royal, 35, economie, 35 heures
Déjà lors des débats internes au parti socialiste, la candidate s'était autorisée un large écart avec le dispositif estimant qu'il avait entraîné de la précarité et de la flexibilité pour beaucoup de salariés. Mais c'est pourtant au nom de "l'agilité nécessaire aux enreprises" notamment dans la recherche de marchés émergents qu'elle n'exclut pas certains ajustements. Dont on ne sait rien pour l'instant. la candidate avait déjà stigmatisé en début de semaine l'application uniforme et autoritaire du dispositif par le gouvernement Jospin, oubliant les nombreux accords de branches et adaptations particulières qui avaient émaillé le projet. Le projet du PS prévoit pourtant la généralisation des 35 heures, position qui à l'époque des primaires n'avait été soutenue sans complexe que par le seul Laurent Fabius. Sur Flu : Le dossier 35 heures (la position des candidats, 35 heures en Europe) Les Français encore moins libéraux que les AméricainsPosté par Easywriter le 05.12.06 à 12:01 | tags : economie
C'est l'étonnant constat établi par la fondation américaine German Marshall Fund (GMF). Evidemment la surprise n'est pas le scepticisme des Français mais les doutes provenant de la patrie du libéralisme. Alors que la nouvelle donne de la mondialisation s'appuie sur des principes politiques et philosophiques largement anglo-saxons, leur enthousiasme mesuré pour le commerce international est patent : 31 % s'opposent à un commerce plus libre ( moins que les 55 % Français mais plus que dans n'importe quel autre pays européen). 38 % sont hostiles aux investissements étrangers direct soit une proportion plus forte encore qu'en France (36 %). Bien sur, les Etats-Unis ont toujours eu une culture du protectionnisme et surtaxent par exemple leurs importations. Par ailleurs, à la suite du 11 septembre, l'opinion publique avait découvert avec stupéfaction que les Saoudiens -suspectés de s'acoquiner avec le terrorisme - détenaient près de 7 % de l'économie américaine, ce qui peut jouer en faveur du sentiment nationaliste.60 % des Français et des Américains estiment que le commerce libre détruit plus d'emplois qu'il n'en crée. Le spectre des délocalisations notamment vers la Chine inquiètent donc les leaders du Vieux Monde alors que partout ailleurs d'après l'étude se renforce le sentiment qu'une économie de marché ouverte et mondiale est le meilleur système pour les prix et l'emploi. (source le Figaro) Nicolas Sarkozy et la révolution économiquePosté par Easywriter le 01.12.06 à 17:03 | tags : candidats, campagne electorale, ump, présidentielles 2007, economie, sarkozy
Une révolution économique, rien de moins. C'est ce qu'a promu Nicolas Sarkozy hier soir. Parce qu'il souhaite que tout le monde pense que "tout est possible", le candidat UMP souhaite libérer le travail et permettre à ceux qui le souhaitent de bosser plus. Le but : faire repartir la consommation, redonner de la confiance aux Français qui ne doivent plus avoir peur de s'endetter pour financer de nouveaux projets.Grosse mesure de la révolution : supprimer les charges sociales sur les heures supplémentaires sans pour autant revenir sur la durée hebdomadaire de travail en France, suivant ainsi les préconisations des libéraux du Medef qui ne souhaitent pas non plus revenir sur cette disposition. Nicolas Sarkozy a rappelé sa volonté de mettre en place un contrat de travail unique et supprimer le contrat à durée déterminée (CDD). Ce CDI reste encore à préciser puisque la sécurité qu'il propose aux salariés provient surtout des fortes indemnités (augmentant avec le temps) proposées en cas de licenciement et d'un accès accru à la formation. Rien n'a été dit sur la sécurité de tels emplois. Les modalités selon lesquelles le chef d'entreprise pourrait se séparer de son employé (la part de flexibilité nécessaire à l'employeur dans ce nouveau dispositif) n'ont pas été détaillées. Pour aider les plus défavorisés des salariés à obtenir des prêts, l'Etat pourrait être caution dans le cadre d'un crédit hypothécaire qui permettrait l'acquisition d'un logement. Concernant les services publics, le candidat a estimé que le droit de grève ne pouvait prendre en otage les usagers et ajouté qu'une grève qui paralysait le service devait "être l'expression d'une majorité". Par ailleurs, Sarkozy entend également mieux réglementer l'attribution de stock-options et autres "golden parachutes" aux dirigeants de groupe sur le mode "gros risque, gros salaire". Prenant l'exemple de la réussite de Bill Gates il a estimé que les patrons qui eux "amenaient leur entreprise à la ruine" ne pouvaient prétendre à de telles indemnités. Le côut du programme de Nicolas Sarkozy, qui prévoit d'exonérer les successions (soit la perte fiscale de4,5 milliards d'euros) a été estimé par l'économiste Elie Cohen à 45 milliards d'euros. Il est arrivé le plombier polonais ? Mais il respectera le droit du pays d'accueil où il réparera les canalisations. Si le Parlement européen a définitivement adopté hier la directive Bolkestein il en a retiré la part la plus sulfureuse : le très controversé "principe du pays d'origine" qui prévoyait donc qu'une entreprise belge ne respecte que le droit belge où qu'elle travaille. A l'époque, l'épouvantail Bolkestein a conduit les Français à rejeter en bloc le Traité Constitutionnel Européen (TCE)Désormais la directive est donc adoucie et prévoit même une marge de manoeuvre des Etats qui peuvent refuser d'ouvrir un marché pour des raisons d'ordre public, de santé publique ou d'environnement. Les services publics non économiques sont exclus de la directive, malgré ces assouplissements, les Verts, l'extrême gauche et les socialistes belges et français ont refusé d'accepter le texte. Les syndicats - de travailleurs ou patronaux - sont de leur côté plus satisfaits du compromis. Pour Laurence Parisot du Medef, « c'est parce qu'elles auront un socle renforcé sur le territoire européen pour leur compétitivité que nos entreprises seront mieux armées face à la concurrence mondiale ». Une tranche d'histoire : le TCE sur AEIOUI Economie : Bayrou et l'ami américain Sur le plan des programmes économiques, bon nombre de règles américaines inspirent les candidats. Nicolas Sarkozy a pris récemment l'exemple de la Federale Reserve bank pour critiquer l'autisme de la Banque Centrale Européenne et François Bayrou prône un small business act. Simplification des procédures administratives, exemptions fiscales si les bénéfices sont réinvestis, les PME profiteraient également de marchés publics, l'Etat veillant à leur en réserver une part, de 20 %. L'Etat devrait veiller également à réduire les délais de paiement envers ces entreprises souvent en manque de trésorerie. Aux Etats-Unis, le small business act existe depuis 1953. Pour aider au paiement des heures supplémentaires dont ces entreprises ont besoin tout en ayant du mal à les rétribuer, il propose l'annulation de leurs charges sociales. Celui qui a cotisé 35 heures ayant déjà payé sa part à la solidarité nationale, explique t-il en substance. Sarkozy expose sa doctrine économique Baisse des charges d'une part, TVA spécifique sur les importations de l'autre pour financer les politiques sociales, promouvoir l'ouverture et en même temps vouloir faire contrôler les prises de participations financières dans les entreprises stratégiques, Nicolas Sarkozy explique sa doctrine économique dans un intéressant entretien aux Echos. A Saint-Etienne, le candidat a beaucoup vanté l'Europe, caressé un certain anti-libéralisme français dans le sens du poil (critique des retraites chapeaux, des golden parachutes). Il explique aux Echos que la concurrence ne devait pas être une idéologie et empêcher la mise en place de stratégies industrielles européennes dans un contexte de développement d'autres blocs économiques. "La préférence économique ne me fait pas peur", précise-t-il. Le modèle américain reste prépondérant : Outre la taxation spécifique des produits importés, Sarkozy privilégie l'approche américaine de la politique monétaire et de la federal reserve bank à la Banque Centrale Européenne qui ne sert qu'à prévenir les risques d'inflation. "Elle doit être mise au service de la croissance" indique-t-il. Il critique en revanche la non ratification du Protocole de Kyoto par les Etats-Unis parce qu'elle crée des déséquilibres. (La totale sur le site des Echos) Beau travail... "Vous savez, Serge, les chantiers à Pékin ? Ils travaillent jour et nuit ces Chinois. Jour et nuit... Et pendant ce temps-là nous, en France, on dort. Il faut arrêter cette décadence du travail chez nous."Pas de commentaire superflu, retournez bosser au lieu de surfer sur des blogs de feignasses ! Débat du PS : les 35 h, unique sujet de désaccordPosté par Easywriter le 18.10.06 à 13:45 | tags : economie, strauss kahn, royal, fabius, ps, jospin, débat télévisé, 35 heures, aubry
Huit ans après leur application par le gouvernement Jospin, la réduction du temps de travail reste un léger trauma pour les socialistes. Laurent Fabius fut pourtant hier soir celui qui a le plus fait honneur au passé (et au courage de Lionel Jospin et Martine Aubry), expliquant qu'il généraliserait le processus parce qu'il n'y a pas de raison que tous les Français n'en profitent pas. Justement tous n'en profitent pas a expliqué pour sa part Ségolène Royal qui avait déjà assez vertement critiqué le dispositif de la loi Aubry et rappelé que pour certains salariés cela s'était traduit par plus de flexibilité au détriment de la vie personnelle et une hausse des cadences. "Il faut avoir une exigence de vérité et d'efficacité" a-t-elle précisé. Dominique Strauss-Kahn a lui été plus allusif, ne voulant pas parler du passé. A peine a t-il indiqué que les meilleurs taux de croissance de ces dernières années avaient été obtenus juste après l'application de ce dispositif. |
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