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A ma gauche, Hillary Clinton, Barack Obama, John Edwards. A ma droite, Rudolph Giulani, Mike Huckabee et Mitt Romney. En attendant le scrutin de novembre, suivez ci-dessous la campagné électorale américaine.

Voir aussi le dossier élections américaines


Elections US : Les démocrates iront jusqu'au bout

Posté par Charif le 23.04.08 à 17:18 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

 

 

Hillary Clinton a remporté la primaire démocrate en Pennsylvanie. Cette victoire n'est pas tellement une surprise aux vues de la campagne menée dans cet Etat par les deux candidats. On connaît la difficulté qu'a Barack Obama à séduire les travailleurs blancs. De plus, le sénateur de l'Illinois s'est cramé en évoquant la frustration des électeurs blancs des petits patelins du Midwest qui se réfugient dans la religion, la xénophobie et les armes à feu.

 

 

Même si elle l'emporte de 10 points, 55% contre 45% pour Obama, l'ex first Lady n'a pas comblé son retard en terme de délégués. Pour rattraper son adversaire, elle doit réunir 65% des votes lors des prochains scrutins. Autant le dire, c'est une mission presque impossible, elle n'a d'ailleurs jamais réalisé cette performance.

 

Une chose est acquise : les super délégués auront un rôle déterminant lors de la convention nationale démocrate où sera intronisé le candidat du parti. Deux possibilités s'offrent à eux : soit ils respectent le vote populaire et se prononcent en faveur d'Obama qui a pour l'instant remporté deux fois plus d'Etat que Clinton, et possède une avance de 800.000 voix. Soit ils se reportent sur Clinton qui, l'ayant emporté dans des Etats importants, est celle qui a le plus de chance de battre McCain. Pour favoriser ce deuxième choix, Clinton doit réduire l'écart au maximum.

 

Le seul à y trouver son compte est John McCain qui a le champ libre. Et quel que soit le vainqueur chez les démocrates, leur candidat sortira forcément affaibli de cette bataille.


Quand Hillary Clinton évitait les balles en Bosnie...

Posté par Charif le 27.03.08 à 12:16 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

Hillary Clinton l'a bien compris, les questions militaires et de sécurité intérieure vont peser dans le débat. L'expérience dans ces domaines vaut chère, et chaque candidat exploite au maximum ses faits d'armes. Voire fictionne un peu si besoin est.

Comme Hillary, donc, qui sort de sa mémoire un déplacement en Bosnie, le 25 mai 1996, sur la base militaire de Tulza. L'ex First lady se rappelle d'une arrivée en catastrophe, sous les tirs de snipers.

Malheureusement pour elle, les images de ce fameux voyage, qui la montre au contraire évoluant dans un espace surprotégé, sont diffusées sur internet.

L'équipe de Barack Obama n'en demandait pas tant.

 



 


John McCain à Paris

Posté par Charif le 21.03.08 à 14:56 | tags : international, élections américaines 2008

John McCain met un terme à sa tournée au Moyen-Orient et en Europe par une escale à Paris. Il vient se donner une posture de présidentiable, et continuer le processus de rapprochement entre les deux pays, entamé par Nicolas Sarkozy et George Bush fin 2007.

Les deux hommes doivent se rencontrer ce vendredi à 16h. L'occasion d'évoquer des sujets sensibles, comme la guerre en Irak ou la politique étrangères des Etats-Unis.


Ces deux points sont devenus en quelques temps les principaux arguments du Véteran, sur lesquels il fonde sa légitimité à gouverner.

A l'extérieur, McCain souhaite une coopération renforcée entre les Etats-Unis et l'Europe, et voir le retour de la France au sein de l'Otan.

Pour ce qui est de l'Irak, après avoir déclaré « je me fous que les Etats-Unis soient obligés de rester 100ans ans en Irak, voir 1000ans. », il nuance sa pensée : « mes amis, la guerre sera bientôt fini ». Une chose est claire, il exclut tout retrait des troupes US du sol Irakien.

 

Sa politique intérieure est surtout marquée par les attentes concernant la sécurité et le terrorisme. C'est l'épouvantail Al Qaïda qui est ressorti, avec une petite touche de menace Iranienne, et on obtient un cocktail efficace d'angoisse.

Mais là, McCain montre ses limites. Lors d'un discours en Jordanie, le candidat républicain a affirmé à plusieurs reprises que l'Iran(chiites) apporte son aide à Al Qaïda(sunnite) en Irak.... Il donne ici une preuve de son ignorance sur la question.

 

Bien sur, pour les américains, un musulman reste un musulman, et cette erreur ne risque pas de porter préjudice au sénateur de l'Arizona. Mais la distinction entre chiites et sunnites est essentielle à la compréhension du conflit, et à toutes tentatives d'apaisement dans la région.

A l'occasion de « l'anniversaire » des 5 ans de présence américaine en Irak, les journalistes de Reuters ont réalisé un court documentaire...édifiant.




Obama, objet de tous les fantasmes

Posté par Charif le 12.03.08 à 18:09 | tags : primaires américaines 2008, élections américaines 2008

Nouveau coup d'arrêt pour Hillary Clinton. Après une série de victoires, qui a réveillé un temps les espoirs de la sénatrice, Barack Obama a remporté consécutivement deux primaires, samedi dans le Wyoming et hier dans le Mississipi.

Pourtant, depuis quelques temps, le sénateur de l'Illinois fait face à des attaques répétées, en provenances du camp républicain mais également du sien.

 

Ses détracteurs jouent encore la carte raciale, comme Steve King, représentant républicain d'Iowa et soutien de McCain, qui explique lors d'une conférence de presse que la victoire d'Obama serait une victoire des islamistes.

On apprécie la pertinence de l'argumentaire développé par ce dernier concernant le nom d'Obama : « Son deuxième prénom compte. Ca compte parce qu'ils en font une interprétation particulière. Ca a une signification très spéciale pour eux. Ils danseront dans la rue à cause de son second prénom »...

 

Heureusement pour Obama que Clinton (ne)sait(pas) s'entourer. Une de ses alliées, Geraldine Ferraro, y va de son interprétation quant au facteur ethnique de la candidature Obama, « Si Obama était blanc, il ne serait pas là où il en est aujourd'hui. Il est chanceux d'être ce qu'il est. Et tout le pays est pris dans le concept».

Et pour enfoncer un peu plus Mrs Clinton, un de ses soutiens, le gouverneur de L'Etat de la « Grosse Pomme », fait la une du New York Times. Eliot Spitzer est soupçonné de participer à un réseau de prostitution. Il a été démasqué par les enquêteurs du FBI qui surveillaient des mouvements financiers, pensant tomber sur une affaire de chantage ou de corruption. Celui que l'on surnomme « Mr propre » ou « le shériff de Wall Street » est en fait « Client9 », selon les appels téléphoniques passés aux prostituées.

 

Loin d'être déstabilisée, l'ex first-lady s'y voit déjà, proposant à son adversaire le poste de vice président. Surprenant, alors qu'elle déclare quelques jours auparavant que seul elle et McCain sont capable de diriger le pays. Pourquoi prendre un vice-président incompétent? Surtout qu'à l'heure actuelle, Obama est en tête en nombre de délégués, avec deux fois plus d 'Etats remportés.

 

Selon l'analyste de MSNBC, Chuck Todd, Hillary Clinton doit, pour rejoindre Obama dans la course aux délégués, gagner 64% des votes dans les dix consultations électorales à venir. Mais le plus embêtant, c'est que les démocrates risquent de faire les frais d'une campagne interne destructrice, decrédibilisant l'action du parti. Du pain béni pour McCain.


McCain s'impose, Clinton se relance

Posté par Charif le 05.03.08 à 17:27 | tags : primaires américaines 2008, élections américaines 2008

Les primaires de ce 4 mars ont installé John McCain dans le fauteuil de candidat républicain pour l'éléction présidentielle. Côté démocrate, Hillary Clinton remporte trois victoires symboliques, qui sonnent peut-être le reveil de la sénatrice de New-York.

 

Personne il y a deux mois n'aurait misé sur le Vet', prétextant un âge avancé et un profil pas assez rassembleur. Il a même un temps pensé renoncer, faute de soutiens et de financements. Au final c'est lui qui va représenter le Grand Old Party lors du scrutin national, après avoir éliminé tour à tour Rudy « 9/11 »Giuliani, le milliardaire Mitt Romney, et hier le pasteur baptiste Mike Huckabee.

Mais John McCain ne s'y trompe pas quand il déclare après l'annonce des résultats, « Tout commence ce soir ». Selon la chaîne d'information CNN, George Bush devrait lui apporter son soutien, et l'aider à conquérir la base conservatrice du parti. Autre étape cruciale pour « RINO », le choix d'un vice président qui puisse fédérer son camp autour de sa candidature.

 

« Elle doit gagner au moins deux des quatre Etats sinon... ». Bill Clinton a été entendu. Sa femme a relancé sa campagne pour l'investiture démocrate, et a démontré qu'elle compte bien se battre jusqu'au bout.. La soirée a pourtant commencé par une 12e défaite d'affilée avec la victoire d'Obama dans le Vermont. Mais en l'emportant dans le Rhode Island, le Texas et l'Ohio l'ex-first lady a réduit l'écart que son concurrent a creusé depuis le « super tuesday ». Pour cela, elle a élargi son coeur de cible - les femmes et les personnes âgées - aux ouvriers pour l'Ohio et aux Hispaniques dans le Texas.

La défaite ne semble pas troubler le camp Obama outre mesure. Ce dernier ce déclare confiant, certain que la dynamique du changement est en marche, et qu'elle le portera en tête de cette course à l'investiture.

 

Aujourd'hui, le sénateur de l'Illinois est toujours en tête au nombre de délégués, avec un total de 1451 contre 1365 pour Clinton. Sur les 4049 délégués en jeu, 3253 sont « affiliés » c'est à dire attribués lors des primaires et dont la préférence est connu à l'avance, et 796 qualifiés de « super délégués » qui sont indépendants. Le nombre de délégués affiliés restant n'est pas suffisant pour permettre à l'un des deux candidats d'atteindre le « magic number » qui est 2025, et d'obtenir la majorité. Ce sont donc les super délégués qui auront la responsabilité de choisir le ou la candidat(e) démocrate à la présidentielle.

Citant une source anonyme proche du camp Obama, Tom Brokaw, ex- chef d'antenne de NBC, a déclaré sur MSNBC que 50 super délégués sont sur le point d'officialiser leur soutien au sénateur de l'Illinois. Les récents résultats vont-ils changer la donne? Il y a fort à parier que le passé de Bill Clinton pèse dans la balance. Beaucoup de ces super délégués devant leurs carrières à l'ancien président, ils seront tentés de lui renvoyer l'ascenseur fin août, lors de la Convention démocrate.


Obama-Clinton : dernier coup tordu avant le terminus ?

Posté par Charif le 27.02.08 à 12:46 | tags : primaires américaines 2008, élections américaines 2008

Barack Obama et Hillary Clinton se sont affrontés lors d'un dernier débat télévisé avant les primaires décisives du Texas et de l'Ohio.

Contrairement aux autres confrontations, l'échange est cette fois resté courtois. Les deux candidats se sont opposés sur de nombreux points comme la couverture maladie, l'accord de libre échange de l'ALENA ( concernant le Canada, les Etats-Unis et le Mexique )et la guerre en Irak. C'est sur la politique étrangère que les désaccords ont été les plus flagrants.
Hillary Clinton a attaqué son adversaire sur son inexpérience et emet des doutes sur sa capacité à garantir la sécurité nationale. Obama a répliqué en rappelant à l'ex-first lady ses positions en 2002, en faveur d'un engagement des troupes US en Irak.

Mais c'est le présentateur Tim Russert qui a ouvert la plus grande polémique en demandant à Obama de réagir au soutien que lui apporte Louis Farrakhan, leader historique de Nation of Islam, une organisation radicale souvent qualifié d'antisémite. Cette polémique fait écho à celle née suite à la parution d'une photo, où l'on voit Barack Obama vêtu d'un habit traditionnel somalien.
Quand on sait la peur que provoque la vue d'un turban pour un américain, la diffusion de ce cliché n'est certainement pas innocente. D'ailleurs, face aux accusations du clan Obama, Maggie Williams, la nouvelle directrice de campagne d'Hillary Clinton, ne nie même pas l'implication de son équipe dans ce coup tordu.

Depuis quelques jours, différents protagonistes de cette campagne, ennemis d'Obama, tentent de donner une dimension religieuse au débat. En première partie d'un discours de John McCain, Bill Cunningham, animateur radio, a cité à plusieurs reprises le nom complet d'Obama, insistant sur Hussein. Le vétéran républicain s'est d'ailleurs excusé, et a demandé que le débat ne soit pas faussé par ce genre d'attaques. Les adversaires d'Obama y résisteront-ils ?

 


Primaires démocrates : le retour de l'Obamania?

Posté par Charif le 13.02.08 à 15:11 | tags : primaires américaines 2008, élections américaines 2008

C'est un vrai raz de marée électoral auquel on assiste ces derniers jours. Le sénateur de l'Illinois s'est imposé lors des six dernières primaires démocrates, et devance maintenant Hillary Clinton au nombre de délégués.

Au jeu de l'image, Obama a une longueur d'avance. Car même si toutes ces victoires ne lui permettent pas de prendre le large au niveau comptable, elles mettent en évidence l'avantage prit par ce dernier après les scrutins du « super tuesday ». Plusieurs explications peuvent être avancées.

Tout au long de la campagne, Hillary a autant séduit qu'elle a exaspéré. Aussi bien par les sorties de son mari, qui a depuis pris un peu de recul, que par sa capacité à se rependre, à étaler ses états d'âmes et verser une larme des qu'une occasion se présente.

Mais la percée de McCain côté républicain y est aussi pour quelque chose. En effet, plusieurs sondages annoncent que si une confrontation McCain-Clinton devait avoir lieu, c'est le vétéran qui l'emporterait.

Et pour ne rien arranger, on apprenait hier la démission de Mike Henry, le directeur adjoint de la campagne d'Hillary Clinton.

Chez les démocrates, l'intronisation ne se joue pas sur les programmes des candidats, qui sont similaires sur de nombreux points, mais plutôt sur leur capital séduction. Avantage pour l'instant à Obama...


Supertuesday : Hillary Clinton confirme sa légère avance

Posté par Easywriter le 06.02.08 à 11:30 | tags : primaires américaines 2008, élections américaines 2008

«Too close to call». L'arithmétique complexe des primaires américaines ne permet pas encore de déterminer un gagnant pour le camp démocrate.
Mais si Barack Obama a remporté 13 des 21 états concernés, c'est Hillary Clinton qui devrait conforter son avance en nombre de délégués.
D'après les calculs du New-York Times, elle en réunirait désormais 744 (679 pour Obama).

La sénatrice de New-York a en effet remporté la primaire en Californie qui à elle seule fournit 370 des 2025 délégués qui désigneront le candidat démocrate à la Présidentielle.

Clinton réussit également des victoires importantes symboliquement, notamment dans le très progressiste Massachussets, fief du clan Kennedy qui n'avait pourtant pas mégoté son soutien à Obama.

De son côté le sénateur de l'Illinois a gagné dans des états difficiles comme le Delaware et l'Utah, prouvant qu'il ne manque pas de ressources et peut créer la surprise.

Et c'est pour lui l'essentiel.

La bataille se joue désormais sur le plan psychologique : dans les Etats restant, (voir la liste), les électeurs démocrates risquent de "voter utile", c'est à dire Clinton s'il pense qu'Obama est trop juste dans son propre camp pour prétendre affronter les Républicains dans quelques mois.

Le sénateur doit donc continuer son discours performatif basé sur le changement, l'élan, et ce futur qui ouvrirait ses bras à l'Amérique. Barack has a dream en effet, toute réveil ressemble fatalement à une redescente brutale quand on est le candidat du pari audacieux. La moindre temporisation dans la tornade Obama joue durement contre lui. Un vote rationnel froid, stratégique et sans illusion est un vote Clinton.

 

Chez les Républicains

Côté Républicains, c'est John McCain qui confirme son leadership à droite et qui a désormais 570 délégués sur les 1191 nécessaires, sachant que Mitt Romney en a 251 et Mike Huckabee 171.

Qui, quoi, où, comment : tout sur les élections américaines dans notre dossier spécial


Le Supertuesday est-il si décisif ?

Posté par Charif le 05.02.08 à 14:35 | tags : primaires américaines 2008, élections américaines 2008

Enfin, on y est. Depuis le début de ces primaires américaines, tout le monde attend avec impatience « le super Tuesday » du 5 février. 24 Etats sont appelés à voter pour le candidat de leur choix.
Les enjeux sont bien différents pour chaque camps.
Du côté républicain, cette échéance peut permettre d'y voire plus clair et de dégagé dores et déjà un favori pour l'investiture.
Mais chez les démocrates, la bataille entre Hillary Clinton et Barack Obama s'annonce beaucoup plus serrée.

Les deux candidats démocrates se talonnent dans les sondages. Un léger avantage à la sénatrice de New York pousse Obama à la prudence, et sa propre équipe pronostique une victoire d'Hillary, d'une centaine de délégués, à l'issu de cette grande journée électorale.
Une gestion des attentes qui place Barack Obama dans la position d'outsider, et qui accentuerait l'impact d'une éventuelle victoire. Ce dernier reçoit de plus en plus
de soutiens ces derniers temps, comme celui de la famille Kennedy ou encore celui de l'industrie Hollywoodienne.

Cette nuit,, les démocrates mettent en jeu 1681 délégués. Il ne faut donc pas s'attendre à connaître le vainqueur immédiatement, mais plutôt patienter jusqu'aux scrutins suivants, dans des Etats comme le Texas, la Pennsylvanie ou l'Ohio, qui fournissent eux aussi un nombre important de délégués.

Le Grand Old Party risque lui d'être fixé sur l'identité de son futur représentant. La majorité pour obtenir l'investiture est de 1195 délégués, et il y en a 1023 à remporter ce soir.

John McCain fait figure de favori. Ce vétéran de la guerre du Vietnam, sur qui personne n'aurait parier il y a encore quelques mois, est en passe aujourd'hui de remporter l'investiture.

Il ne reste plus que Mitt Romney et ses millions pour inverser la tendance. Mais le Mormon manque de soutien médiatique et politique. McCain lui, c'est rallier Rudolph Giuliani ainsi que le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger.

Les attaques se multiplient entre les deux adversaires, qui ce disputent ces derniers temps l'héritage de Ronald Reagan.

John McCain, souvent mis en difficulté sur son âge avancé, a déclaré non sans humour : « Je suis content d'être vieux car j'ai tout vu dans ma vie, même un président français pro-américain ».

Il pense avoir tout vu... Le « superTuesday » nous le dira.


McCain : l'oeil du tigre

On commence à y voir plus clair. Après avoir remporté deux primaires consécutives, en Caroline du Sud et en Floride, John McCain prend le dessus sur ses concurrents. Hier il est arrivé en tête dans le « Sunshine State » avec 36% des voix, devant le millionnaire Mitt Romney 31%. On trouve Giuliani à la troisième place avec 15%, suivit du pasteur Huckabee à 14%.

Tout le monde au GOP attendait ce grand rendez vous avec impatience. Tout d'abord, parce que la Floride est considérée comme un échantillon représentatif de l'électorat républicain au niveau national. Les résultat allaient donc donner une idée de la suite des évènements.

C'était aussi le pari de Rudy. L'ancien maire de New-York s'est lancé dans une campagne à la carte, et a fait de la Floride une de ses priorités. Il doit aujourd'hui s'en mordre les doigts. Annoncé comme favoris au début de la campagne, il a enchaîné les échecs, et doit maintenant assumer les conséquences d'une stratégie qui semblait depuis le début vouée à l'échec. Un revers de trop donc, qui le pousse prématurément vers la sortie. D'après les informations relayées sur le site internet du magazine Time, Giuliani devrait se rallier à McCain.

Ca se complique donc pour le Mormon Mitt Romney, qui , notamment grâce à la manne financière dont il dispose, semble être le seul capable d'accrocher le vétéran. Car s'il veut l'emporter, il doit composer avec ses concurrents, qui malheureusement n'éprouve aucune sympathie à son égard. Impossible d'imaginer que Huckabee le baptiste, pour qui être Mormon est un péché, puisse se rallier à Romney. Mais veillons à n'enterrer personne, le « super Tuesday » du 5 février apportera sûrement quelques réponses.

Côté démocrates, la Floride n'était pas un enjeu décisif. En effet, pour sanctionner l'Etat suite à un désaccord portant sur la date du scrutin, la direction du parti a décidé de n'envoyer aucun des 210 délégués prévus initialement. Bien que les candidats n'aient pas mené de campagne dans cet Etat, des estimations indiquent que la participation démocrate à cette occasion était supérieur à celle constaté lors des primaires précédentes. Hillary Clinton qui a obtenu 50% des suffrages contre 33% pour Barack Obama a déclarer, "Je vous promets que je ferai tout ce que je peux pour que les démocrates de Floride soient représentés à la convention démocrate et que la Floride soit du côté démocrate en novembre 2008". Une idée à laquelle s'oppose fermement le sénateur de l'Illinois qui a qualifié ce vote de « concours de beauté ».

La prochaine étape de cette course à l'investiture sera le « super Tuesday ». Dans six jours 2075 délégués seront mis en jeu chez les démocrates, et 1114 pour les républicains. La semaine risque d'être intense.


La dernière carte de Giuliani

Posté par Charif le 29.01.08 à 17:39 | tags : primaires américaines 2008, élections américaines 2008

Le vote en Floride sera quitte ou double pour Rudy. Sa stratégie sera-t-elle payante ?
Après avoir négligé les premiers scrutins, il n'aura plus vraiment d'espoirs en cas d'échec. C'est un pari risqué dans lequel s'est lancé Mister 11 septembre.

De plus, il doit faire face à de nombreuses attaques en provenance de son propre camp. Ces positions sur l'avortement n'ont pas convaincu, et les frasques de sa vie privée embarrassent un électorat trop conservateur.

Ses moeurs sont également montrer du doigt. Giuliani a-t-il pour habitude de se travestir? Des photo de lui circulent sur le net, et portent atteinte à sa crédibilité.

Le contraste entre ces accusations, et son clip de campagne sur la sécurité nationale est de nature a égarer le plus modéré des républicain.



Caroline du Sud : Victoire prévisible pour Obama

Posté par Charif le 28.01.08 à 12:21 | tags : primaires américaines 2008, elections, élections américaines 2008

On a assisté au succès de Barack Obama ce week-end lors de la primaire démocrate en Caroline du Sud. Le sénateur de l'Illinois a remporté 55% des suffrages, deux fois plus que sa rivale Hillary Clinton qui est loin derrière avec 27% des voix. Cette victoire était néanmoins prévisible. Les électeurs de cet Etat sont noirs pour 50%, et se sont prononcés à 81% pour le candidat Obama. Le couple Clinton s'est empressé de faire passer leur adversaire pour le candidat d'une communauté.

Mais à neufs jours du « super Tuesday » tous les scénarios restent envisageables. Environ 80 délégués (150 pour Obama, 230pour Clinton) séparent les deux favoris. Dans ces proportions, John Edwards peut avoir son mot à dire, et ses résultats peuvent faire la différence à l'heure des comptes.

A noter qu'un soutien de taille s'est manifesté ces derniers jours en faveur de Barack Obama :C'est celui de Caroline Kennedy, le fille du célèbre président assassiné en 1963. Dans un texte intitulé "un président comme mon père", paru dans le New York Times, elle fait la comparaison entre JFK et Obama qui tous deux, à des époques différentes, symbolisent le changement.

John Fitzgerald Kennedy fut le premier président catholique des Etats-Unis , Obama peut-être le premier noir.

 

Consultez notre dossier élections américaines.



C'est la zizanie chez les démocrates

La campagne démocrate pour la Caroline du Sud est montée d'un cran en intensité. Après les différentes polémiques, le caractère racial donné à la la confrontation, c'est sur un plan plus personnel que les attaques ont lieu ces derniers jours.

Et c'est le couple Clinton qui semble avoir lancé les hostilités, Bill en particulier, qui montre des signes d'agressivité à l'encontre de Barack Obama.
L'ancien président est vivement critiqué par des membres de son parti, à l'image de Patrick Leahy, sénateur du Vermont, qui déclare « e n’est pas digne d’un ancien président, il n’aide personne, et certainement pas le Parti démocrate ». Effectivement, cette stratégie risque de porter atteinte au crédit des démocrates dans l'ensemble, et de ce fait, renforcer les positions républicaines. Les deux candidats continuent à se défier par spots publicitaires interposés, obligeant Obama à quitter la posture d'imperturbable qui lui a tant réussit.

Toute cette agitation a lieu avant le scrutin en Caroline du Sud qui, s'il n'est effectivement pas décisif, peut permettre de se faire une idée des chances de chacun des prétendants. On sait aujourd'hui qu'Hillary Clinton a délaissé la campagne dans cet Etat pour se focaliser sur des Etats clefs lors du « super Tuesday »: L'incontournable Californie et ses 441 délégués, son fief de sénateur, New-York,et le voisin New-Jersey, et l'Arkansas où sont mari fut gouverneur. Obama est donc en tête dans les sondages en Caroline du Sud, un Etat où 50% de l'électorat est noir. S'il ne remporte pas ce rendez-vous, on risque de voir l'écart ce creuser entre les deux adversaires.

Pour l'instant, c'est Hillary qui est en tête avec un total de 210 délégués remportés depuis le début des primaires, suivit d'Obama qui en totalise 123. John Edwards, avec ses 52 délégués, va sûrement endosser le rôle d'arbitre et se positionner pour la vice-présidence. Sa préférence irait à Obama...

Voir le dossier sur les élections américaines


Le véteran embusqué

John McCain a pris sa revanche. En 2000 il a subi un échec cuisant face à George Bush dans l'Etat de Caroline du Sud. Aujourd'hui il savoure cette victoire qui lui fait prendre une courte avance sur ses concurrents.

Rudolph Giuliani attend plus que jamais la Floride, lui qui jusqu'à présent n'a pas réussi à faire décoller sa campagne. Ses résultats dans l'Etat "laboratoire"(la Floride), parce qu'il se compose des communautés représentatives au niveau national, devraient nous en dire plus sur ses chances de poursuivre l'aventure.
Mitt Romney, qui a remporté la primaire dans le Nevada finit quatrième en Caroline du Sud et ne parvient pas à creuser l'écart. Le pasteur Huckabee s'essoufle et attend de rééditer l'exploit de l'Iowa.
Peut-être paie-t-il en ce moment son départ tonitruant, et ne parvient pas à maintenir le rythme? Les questions d'éventuelles alliances commencent à être posé. Et ce qui est sur, c'est que le pasteur baptiste ne pactisera pas avec le missionnaire Mormon. Pour 25% des Américains( dont 30 millions appartiennent à l'Eglise baptiste) être Mormon est considéré comme un pêché.

Ron Paul lui, malgré une campagne bien moins médiatisée que ses concurrents, s'accroche et ne lâche rien. Il compte du moins porter le plus longtemps possible son projet, et imposer dans l'opinion une partie de ses idées.
Fred Thompson quant à lui renonce à l'investiture. Les résultats médiocres lors des premiers scrutins ont eu raison de sa candidature. Celui qui se voulait la réincarnation de Ronald Reagan n'a pas su enflammer l'électorat républicain et doit donc abandonner l'aventure en cours de route. Un forfait qui peut faire les affaires de McCain. Lors des primaires en 2000, Thompson a appelé à voter pour ce dernier

A l'évidence, tous attendent le "super Tuesday", le grand rendez-vous de ces primaires, pour y voir plus clair. Le mardi 5 février, les électeurs d'une vingtaine d'Etats seront amener à voter. A partir de là, commenceront les tractations pour tous ceux qui espèrent intégrer l'équipe présidentielle.

 


Qui aime bien châtie bien

Hier était une journée de commémoration nationale aux Etats-Unis, en l'honneur de Martin Luther King.

Les deux candidats démocrates se sont retrouvé à cette occasion, histoire de faire oublier la polémique née ces derniers jours, suite à des propos maladroits tenu par Hillary Clinton. Juste avant l'élection dans le New Hampshire, en difficulté dans les sondages, elle tente de minimiser l'impact de l'identification du discours d'Obama avec celui du célèbre pasteur baptiste assassiné, et déclare "sans le président Lyndon Johnson, qui a fait adopter la loi sur les droits civiques, le rêve de Martin Luther King serait resté un rêve.
Il a fallu un président pour qu'il devienne réalité". La communauté noire voit rouge. "Comment peut-t-elle minimiser le rôle du mouvement des droits civiques", se demande Ron Walters, politologue spécialisé sur la question raciale en politique.

Jusque là, les dimensions raciales et de genres ont été tenues à l'écart du débat. Mais aujourd'hui, de nombreux observateurs estiment que la campagne entre les deux démocrates prend une tournure malsaine. Bill Clinton est notamment accusé de diffamation par le clan Obama, ce dernier reprenant à sa convenance les déclarations du jeune sénateur.

Personne ne tient à voir s'affronter, d'un côté l'incarnation du mouvement féministe, et de l'autre celle du mouvement des droits civiques.
De plus, ces deux courants, fondateurs de l'histoire sociale américaine, sont nés et ont grandit ensembles. Il existe une harmonie entre ces deux mouvements, troublée périodiquement par des situations bien précises. Les clashs ne datent pas d'hier.
En 1869, lors d'un meeting à New York, Elizabeth Cady Stanton s'indigne à la tribune que le 15e amendement donne le droit de vote aux noirs mais pas aux femmes. La réponse de l'abolitionniste Frederick Douglass, pourtant allié de cette dernière, fut cinglante:" Quand les femmes, parce qu'elles sont des femmes, seront chassées à travers New York et la Nouvelle-Orléans; quand elles seront chassées de leurs maisons et pendues aux lampadaires; quand elles seront les cibles d'insultes à tous les coins de rues... là il sera urgent qu'elles obtiennent les mêmes droits que nous."

Il y a une chance sur deux pour qu'un démocrate accède à la Maison Blanche. Donc une chance sur quatre(sans manquer de respect à John Edwards) pour qu'on retrouve un noir ou une femme aux commandes de l'Etat. Une belle revanche.

 



Un fauteuil pour quatre

Les prétendants Républicains à l'investiture se trouvent aujourd'hui face à un défi majeur pour leur parti: réhabiliter l'action républicaine après la présidence Bush.

Les questions environnementales, militaires et économiques sont au centre du débat au sein du Grand Old Party.


Avortement
Mitt Romney, surnommé « the flip-flopper »(celui qui retourne sa veste), a récemment changé d'avis à ce sujet, dans le but de se rallier la droite évangéliste.
John McCain parle de « tragédie humaine », quand Mike Huckabee préfère comparer IVG à l'Holocauste et souhaite d'ailleurs une protection constitutionnelle de l'embryon.
Giuliani lui se fait plus discret. Après avoir longtemps soutenu le mouvement pro-choice, il adapte ces positions à un électorat qui lui reproche une vision gauchisante des problèmes de société.


Ecologie
Tous prônent la recherche sur les énergies alternatives, afin d'assurer l'indépendance énergétique des Etats-Unis. Cependant, malgré des signes qui témoignent d'une prise de conscience générale, aucun ne s'engage à ratifier le protocole de Kyoto.


Immigration

John McCain se dit favorable au projet comprehensive immigration reform, généralement porté par les démocrates. Comme Giuliani, il est taxé de progressiste dans son propre camp, et préconise donc l'intensification des contrôle à la frontière.
L'ancien maire de New-York envisage la régularisation des sans papiers sous certains critères. Il est d'ailleurs attaqué par son concurrent Mitt Romney, qui qualifie New-York «de ville sanctuaire, où les clandestins vivent librement ».
Beaucoup plus ferme, l'homme d'affaire Mormon préconise une plus grande sévérité et des reconduites à la frontières.
Huckabee lui c'est prononcé en faveur d'une politique d'aide à l'intégration scolaire pour les enfants de clandestins, et comme ses concurrents, accentuer la surveillance aux frontières.


International :

Le mot d'ordre est le même pour tous: renforcer la présence américaine dans le monde. La guerre contre le terrorisme n'en est qu'à ses débuts.
Huckabee veut aller plus loin, et frapper « plus fort et plus intelligemment »
« Une présence militaire forte, pour un monde dangereux », dixit John McCain, qui entend poursuivre le processus de démocratisation du Moyen-Orient commencé par son prédecesseur, bien qu'il soit particulièrement critique à l'égard des moyens employés.

L'avenir des troupes US en Irak met tout le monde d'accord: il faut finir le boulot.
Romney veut même augmenter les effectifs et souhaite renforcer le budget de la défense.
Giuliani entend gagner cette guerre en diffusant la culture américaine dans le monde musulman, via « des entreprises telles que Pepsi, Coca Cola, McDonald's et Levi's, qui ont aidé à gagner la guerre froide en pénétrant le marché soviétique. »

Fiscalité

Si Guliani et Romney sont en faveur d'un baisse des impositions, McCain lui insiste pour une rupture avec la tradition républicaine sur le sujet. Il considère que la baisse des taxes est inefficace, et qu'il n'y procédera qu'après la diminution des dépenses publiques.
Huckabee veut maintenir les diminutions d'impôts, mais souhaiterait remplacer ce système par une taxe à la consommation.

Comme chez leurs ennemis démocrates, la grande similarité des programmes fait qu'aucun candidat ne s'est détaché de manière significative pour l'instant. Lequel incarne le mieux, et le plus fidèlement les valeurs de la droite américaine dans son ensemble?
Premiers éléments de réponse demain, surtout quand on sait que la Caroline du Sud ne s'est jamais trompée, en donnant à chaque fois sa préférence au futur président.


Primaires américaines : ca se précise

Posté par Charif le 16.01.08 à 18:18 | tags : élections américaines 2008, elections, primaires américaines 2008

Un peloton se détache dans la course à l'investiture républicaine. Les résultats du scrutin dans l'Etat du Michigan ont permis à trois candidats de distancer les autres concurrents.
Arrivé en tête hier avec 39% des suffrages, Mitt Romney relance du même coup sa campagne,qui ces derniers temps, s'enlisait à cause d'une image trop rigide. John McCain et Mike Huckabee, arrivés 2e et 3e dans le Michigan, étaient déjà sur le podium dans l'Iowa et le New Hampshire.

Pour Giuliani c'est la panne sèche, l'ancien maire de New York n'a remporté aucune des primaires jusqu'à présent.
Monsieur tolérance zéro, qui n'est pourtant pas un tendre, ne semble pas être en mesure d'affronter un pasteur évangéliste, un Mormon, ancien missionnaire de l'Eglise de Jesus-Christ des Saints des derniers jours, et un vétéran de la guerre du Vietnam. Face aux faits d'armes de ses adversaires, « Rudy »n'en mène pas large.

Ce qui était au début une manoeuvre politicienne, privilégier certains Etats afin d'amplifier l'impact de probables écrasantes victoires, a finalement creuser la tombe des aspirations présidentielles de celui que l'on appelé un temps « le maire de l'Amérique ».

Les prétendants républicains représentent, aussi bien par leurs parcours que par leurs programmes, une Amérique crispée sur ses valeurs religieuses et patriotiques. Après huit années au pouvoir, comment le camp républicain va-t-il s'y prendre pour prolonger son règne sur un pays en crise, socialement et économiquement, et qui manifeste une envie grandissante de changements? Comme l'a fait l'administration Bush, en se trouvant un épouvantail, un ennemi de la nation qui ramènerait les brebis égarées dans l'enclos? La mise en garde faite par le président Bush à l'Iran est une opportunité de fédérer l'opinion face à une menace exterieure.


Hillary Clinton / Ségolène Royal: La larme fatale ?

Posté par Easywriter le 09.01.08 à 12:03 | tags : élections américaines 2008, humour

C'est quelque chose de "si personnel" pour Hillary Clinton, c'était "une si ardente obligation" pour Ségolène Royal. La touche sensible ça fonctionne, Clinton l'a prouvé une fois de plus hier soir dans le New Hampshire. Mais laquelle des deux pleure le mieux ?


Démocrates américains : et si l'élection imperdable était perdue ?

 

Après s'être demandé pendant six mois si Ségolène Royal serait une Hillary Clinton à la française, on s'inquiète surtout désormais de ce qu'Hillary Clinton ne devienne une Ségolène française. Depuis quelques semaines il apparaît clairement que
1) l'élection imperdable est loin d'être gagnée
2) Hillary clinton, dont la popularité est relative, pourraît bien arracher d'un cheveu la candidature et se gameler face au candidat républicain en novembre.
Si bien que les incertitudes sur l'issue des primaires masque mal la flippe occasionnée par la perspective d'une défaite à la fin de l'année. Les Démocrates ont intérêt à ne pas se comporter en socialistes français, si sûrs douze mois avant le scrutin de la mécanicité de l'alternance.

Après deux mandats, l'administration Bush est certes plutôt grillée mais tout dépend désormais de la capacité des Républicains à donner l'impression du changement tout en gardant les fondamentaux conservateurs. Une sorte de "rupture tranquille" ( si cela vous rappelle quelque chose).
C'est pourquoi les spin doctors de la droite américaine sont admiratifs devant les talents d'acrobates de Nicolas Sarkozy (qui pourtant s'inspira essentiellement des méthodes de la droite américaine ).

Les démocrates, eux, parient beaucoup sur le bourbier irakien pour s'attirer les faveurs de l'opinion. Mais leurs divisions sont telles qu'ils n'ont pas réussi à capitaliser sur ce qui est pourtant le plus gros boulet au pied des Républicains.
Incapables de se mettre d'accord ( si ça vous rappelle...) sur un calendrier de retrait des troupes , les démocrates croyaient mécaniquement engranger les bénéfices électoraux de la déconfiture de l'administration Bush en se contentantd 'appuyer là où ça fait mal. Mais ça finit par se voir de ne pas avoir de projet ( si ça vous etc etc) et leur côte de popularité n'a fait que décroître depuis un an, après avoir obtenu la majorité à la Chambre des représentants.

Pire, leur stratégie exclusivement anti-guerre a même escamoté les maigres avancées sociales obtenues, dont la notable revalorisation du salaire minimum figé depuis dix ans.
" La guerre en Irak a éclipsé la plus grande partie de ce que nous avons fait", regrettait récemment Nancy Pelosi qui dirige la Chambre des Représentants.

Ben oui la faute à qui ? Il paraît difficile de continuer à taper sur George Bush pour avancer surtout maintennat qu'aucun challenger ne se détache réellement ( Hillary Clinton stagne, Barack Obama inquiète, John Edwards remonte).
La meilleure nouvelle en l'instant est que les Républicains n'ont toujours pas trouvé le bon cheval pour faire un hold-up. Si un Sarkozy se révélait en Rudolph Giulani,
Mike Huckabee ou Mitt Romney, la gueule de bois de la "gauche" américaine" pourrait être du même acabit que celle dont ne se relève pas le PS ici.




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