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L'environnement s'invite dans la Présidentielle 2007. Réchauffement climatique, gaz à effets de serre, qu'en pensent nos candidats ?

Nathalie Kosciusko-Morizet a eu chaud

Posté par Charif le 10.04.08 à 16:29 | tags : environnement, ump, gouvernement

Dans la famille "secrétaire d'Etat qui fout le bordel", je demande... Nathalie Kosciusko-Morizet. La jeune femme n'en finit pas de se faire des ennemis dans son propre camp. Accusée d'être proche des écolos, peu lui ont pardonné d'avoir claqué la bise à José Bové, et ses positions anti-OGM continuent d'irriter les parlementaires de la majorité.
Tout commence à l'assemblée, en pleine séance de vote des lois sur les OGM. Face à la désertion de bon nombres de députés UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet fait passer certains amendements, dont un du PC, très restrictif quant à l'utilisation des OGM.

Contre attaque de Jean-François Copé, qui accuse alors la jeune secrétaire d'Etat « d'être à l'origine des problèmes »(AFP), et s'engage à faire supprimer ces amendements en deuxième lecture.

Le lendemain, dans un interview donné au Monde, elle évoque « concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum ».

La jeune effrontée est sommée par le Premier ministre de s'excuser, sous peine de s'exposer à des sanctions. François Fillon décide même de se priver de sa présence pour son déplacement au Japon.

NKM ne se le fait pas dire deux fois. Dans un communiqué, elle « souhaite présenter des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé. Les propos qu'on me prête [...] ont été déformés. Je comprends d'ailleurs très bien qu'ils aient pu les heurter ».

Jean-Louis Borloo préfère minimiser et déclare sur RTL, « Il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre elle et moi ».

En revanche, la pilule ne passe pas pour Copé, qui estime lui que « c'est au président de la République et à lui seul d'apprécier ».(AFP)

Aujourd'hui l'orage est passé, et Nathalie Kusciusko-Morizet est tout de même confirmée à la direction de l'UMP. Mais cet épisode a mis en évidence le manque de coordination au sein des ministères.
La cohabitation entre ministres et secrétaires d'Etat semble laborieuse. Tout le monde a en mémoire les déclarations contradictoires de Fadela Amara et Christine Boutin lors de l'élaboration du plan banlieue, Rama Yade qui, elle, n'en est pas à son premier rappel à l'ordre, et le RSA de Martin Hirsch qui risque de finir aux oubliettes.

Jusqu'ici ce genre de bugs était réservé aux ministres d'ouverture, avec NKM le gouvernement montre qu'à l'UMP on peut très bien s'embrouiller sans l'aide de la gauche.


Al masdar, première ville sans émission de CO2 ?

Posté par Easywriter le 19.11.07 à 17:38 | tags : développement durable, environnement

 

Les utopies du futur continuent de se dessiner dans les Emirats. Mais avec ses délirants chantiers - iles artificielles, pistes de ski par 50 degrés à l'ombre - Dubaï ressemble malgré sa modernité technologique à la pire incarnation du capitalisme old-school dévoreur d'énergie.
Abou Dabi pourrait à linverse préfigurer la métropole vertueuse du futur : autosuffisante dans sa consommation d'énergie et neutre sur le plan de l'émission de CO2.

Abu Dabi est le plus grand des Emirats arabes unis et possède 10 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz. "Si l'économie d'Abou Dabi est bien plus diversifiée que celle d'autres émirats du Golfe, comme le Qatar, le Bahrein ou le Koweït, les exportations de pétroles brut et raffiné représente tout de même plus des deux tiers de l'économie de l'émirat", peut-on lire sur Wikipedia.

L'Emirat qui connaît une croissance de plus de 5 % par an sait que l'épuisement des ressources naturelles suppose la réorientation stratégique vers les énergies renouvelables.
D'où le projet Al Masdar, soit une cité de 6 km2 , dotée d'une centrale photovoltaïque de 40 Megawats qui permettra donc à la ville de ne pas émettre deCO2 et d'être autosuffisante en matière énergétique (grâce également à un énorme parc d'éoliennes).
Les voitures y seront bannies et une ligne ferroviaire top moderne ( un arrêt tous les 200 mètres) assurera les transports en commun. Al Masdar accueillera des centres de recherche, des instituts de recherche et des centre de formation en énergie renouvelable.

Via

 


Playdoyer (raisonné) pour Mac Do et Dominique Voynet

Posté par Easywriter le 16.11.07 à 17:40 | tags : développement durable, environnement, écologie

Dominique Voynet est donc interviewée dans l'Eco-journal, feuille de choux marketing publié par Mac Donald.
La candidate des Verts à la dernière Présidentielle salue les efforts accomplis par le géant du fast-food en matière environnementale et surtout les objectifs qu'il s'est donné pour l'avenir.

"McDonald's est désormais légitime pour parler environnement à ses clients", dit en substance la sénatrice de la Seine-Saint Denis.
Evidemment les Verts sont montés au créneau pour fustiger ce fourvoiement de leur chef de file avec le leader de la malbouffe.

Je ne suis pas là pour faire la promo de Mc Do ni de Dominique Voynet (et accessoirement je vais encore me faire traiter de gros c.. de droite), mais il me semble que cette dernière n'a pas totalement tort.

Premièrement, si on veut faire de la préoccupation environnementale, il va falloir compter avec les grosses entreprises, puisque de la démarche vertueuse des principaux pollueurs dépend aussi notre avenir.
Deuxièmement, pas plus que lors des procès intentés en malbouffe, Mc Do n'avait jusqu'ici le monopole des dégâts en matière environnementale.
A l'époque la focalisation quasi-exclusive des "casseurs" sur l'usine à hamburgers avait acheté par ricochet et à peu de frais, un brevet en bonne conduite à pas mal de chaînes de sandwichs au caca qui fleurissent dans les centre-villes. Un arbre symbolique qui cachait la forêt de nombreuses pratiques pas plus ragoûtantes, mais moins exposées. Evitons l'écueil cette fois.

Enfin, certes, concernant l'environnement, quiconque a été au Mc Do sait que l'utilisation hystérique des serviettes en papier y est un sport local et, qu'a priori, consommer beaucoup de viande - créneau principal du fast-food - implique une forte pollution.

Sauf que Mc Do s'est fixé des objectifs chiffrés sur la réduction de gaz à effet de serre - basée sur les pespectives fixées par le protocole de Kyoto - aussi bien que sur la logistique et l'emballage.
Et là je vois débouler en courant l'écolos-décroissant pour m'abreuver de " l'écologie n'est pas juste le fonctionnement optimum du système, vendu !" ou de" C'est de la com, du vent, Mc Do se fout de ta gueule Easysucker !".

Evidemment que Mc Do fait de la com.
Dans leur Eco-journal est d'ailleurs publiée une ancienne pub qui proclamait "Non au réchauffement de la clientèle" pour vanter les restaurants climatisés.
En guise d'amende honorable, la responsable de com admet... l'erreur de communication et non celle du coûteux problème de la clim sur le plan écologique.

Evidemment que la mode du développement durable amènera les boîtes à passer autant de temps et d'argent à communiquer sur leurs actions qu'à agir. Et alors ? Arroser à l'eau de pluie est aussi un moyen de réduire sa facture de flotte et je ne vois l'inconvénient ni aux arguments marketings ni aux arguments financiers. L'important est de réduire sa production de nuisances.

Et je préfère voir Mc Do vanter auprès de sa jeune clientèle (dont il façonne forcément l'imaginaire de consommateur) le tri sélectif que le plaisir de la mayo à l'huile de moteur. Ben oui, d'accord avec Mc Do et avec Dominique Voynet, et oui, ça fait bizarre.


Alors, ce Grenelle de l'environnement ?

Posté par Easywriter le 25.10.07 à 18:57 | tags : président de la république, écologie, environnement

Ca y est ? La planète est sauvée, on arrête de tout casser la nature et de polluer les rivières ?
La grande utopie écologique a t-elle les yeux de la fille d'à côté ?

Point non, préserver les intérêts industriels et commerciaux tout en évitant de finir dans un tsunami planétaire c'est tout l'enjeu.

Les principales avancées du Grenelle de l'environnement à travers les (quelques) arbitrages pronconcés cet après-midi par Nicolas Sarkozy. Ca se passe sur le mag politique de Flu.

Lire l'article Grenelle de l'environnement


Les Verts doivent-ils devenir solitaires ?

Posté par Easywriter le 14.05.07 à 13:25 | tags : écologie, environnement
On l'écrivait il y a quelques semaines : Les Verts gagneraient probablement à couper le cordon PS. Le score du 06 mai dernier n'a pas calmé les socialistes qui ont déjà une nette tendance à satelliser sans trop de ménagement leurs partenaires. Ces derniers y trouvent aussi quelque avantage comme la garantie de leur simple survie - les communistes par exemple auraient probablement disparu depuis longtemps sans le PS. Pour autant, ces alliances/allégeances sont plus nocives que bénéfiques aujorud'hui. ( les communistes, pour en finir avec eux, ont loupé le rassemblement antilibéral à cause de leur passif gauche plurielle). Les Verts viennnent donc de refuser l'accord que leur proposaient les socialistes pour les législatives et qui leur garantissait au mieux six sièges.
Certes, avec 1,57 % des voix au premier tour, les Verts sont exsangues mais leur avenir est loin d'être compromis : l'effet Hulot est retombé mais les problématiques environnementales n'ont pas disparu et vont s'inscrire durablement dans le débat public. Les clivages partisans ordinaires commencent à lasser et les Verts pourraient, s'ils s'émancipaient, cultiver un discours pragmatique et expert sur les questions environnementales - bien sur pour cela il leur faudrait encore mettre un peu d'ordre dans leur organisation. Libres et indépendants, ils devraient susciter plus d'intérêt, notamment de la part du Mouvement démocrate de François Bayrou. Ceci étant, ils risquent aussi l'implosion après les législatives, comme le craint Noël Mamère très remonté contre le refus de l'accord. "C'est un affaiblissement plutôt que le triomphe de la vertitude. En interne, nous entrons dans la zone rouge. Cette position fait planer la menace de l'éclatement". Y a t-il temps à perdre ?

Objectif Verts

Posté par Moonlight le 18.04.07 à 10:29 | tags : campagne electorale, environnement, les verts, écologie
Ecologie des villes contre écologie des champs, mise à part la ruralité,  l'autre thème de campagne qui est dans la ligne de mire de Frédéric Nihous , c'est battre Les Verts à tout prix. Avec Dominique Voynet à peine à 2% dans les sondages, l'objectif n'est pas insurmontable.
Mais pourquoi tant de haine ?
A priori Les Verts et Chasse Pêche Nature et Tradition ont tout pour s'entendre, ils partagent une volonté commune de préserver l'environnement. Ce que Nihous ne pardonne pas aux Verts, c'est qu'ils remettent en cause des modes vies attachés au monde rural, et le fait qu'ils se préoccupent peu du clivage rural/urbain.
CPNT déteste ce qu'il appelle « l'écologie punitive » des verts. Frédéric Nihous reproche au parti écologiste, de pratiquer l'ingérence territoriale. Les Verts qui selon lui sont tous élus à Paris et ont une vision abstraite de l'écologie, se complaisent dans une sorte d'écologie de salon. Nihous met en avant son côté homme du terroir - c'est à la mode - car il vit la ruralité au quotidien et qu'il ne veut pas recevoir de leçons de « bobos » parisiens. Dans sa démarche il cherche à leur retirer le peu de légitimité qu'il leur reste depuis l'initiative de Nicolas Hulot.
Nihous a un modèle de développement différent, et quand les parisiens idolâtre le vélo, lui défend l'usage de la voiture comme un droit inaliénable, car en zone rurale le vélo est seulement un loisir, et pas une alternative à la voiture.
Si le CPNT dépasse les Verts dimanche, le désaveu serait cinglant, mais peut-être aura-t-il l'effet d'un électrochoc capable de ranimer l'écologie politique, qui pour l'instant vit sous perfusion.

Nicolas Hulot ne soutiendra personne

Posté par Easywriter le 16.04.07 à 12:49 | tags : environnement, écologie
"On a fait tout ce que l'on pouvait pour mettre au coeur de cette campagne les enjeux écologiques et climatiques. Il y a un moment où c'est la responsabilité de chacun"
Nicolas Hulot ne soutiendra donc aucun candidat, lui qui disait il y a quelques jours être disposé à "donner un bon point" à l'un ou l'autre des prétendants.
Nicolas Hulot a surtout permis à la plupart des candidats de s'acheter à peu de frais un brevet de bonne tenue écologique même si effectivement le débat fera sans doute surface à nouveau. L'autre réussite est l'asphyxie finale des Verts - qui étaient bien partis il est vrai - qui incarnaient la dernière vision politique de l'écologie. Car l'écologie est effectivement de la politique qui implique une vision du monde et par laquelle se décline un certain nombre de choix de politiques économiques, énergétiques etc.. Pour le coup, Noël Mamèrea raison quand il explique que Nicolas Hulot a déplacé le débat sur le terrain moral. "Je suis triste pour Dominique Voynet, mais on ne peut pas ajourner en permanence la mutation écologique. Il faut travailler, il faut la traduction politique de cette réalité scientifique", explique Nicolas. C'est vrai que là on a l'air tellement mieux partis....


Nicolas Hulot est vert

Posté par Easywriter le 20.03.07 à 10:33 | tags : environnement, écologie
"Nicolas Sarkozy a défini six priorités à mettre en oeuvre rapidement s'il était élu. Aucune d'elles ne se réfère aux enjeux écologiques", déplore le militant écologiste. "Sur les 100 points du pacte présidentiel de Ségolène Royal, un seul aborde ce thème de manière diluée et transversale. Quant à François Bayrou, il a fixé quatre chantiers prioritaires dès cet été. Et là encore, l'environnement est absent".
Non, sans blague Nico, on t'aurait menti ? Ben on t'avait prévenu nous...
Ps : l'inventeur du pacte écologique n'exclut pas de nouvelles actions politiques, voire de donner "un bon point" (sic) à un des candidats.

Antoine Waechter ne sera pas président

Posté par Easywriter le 15.03.07 à 09:00 | tags : candidats, environnement, écologie
 
 
"Je suis au regret de dire aux 305 élus qui m'ont promis leur parrainage que selon toute vraisemblance je n'atteindrai pas le seuil des 500 signatures. En conséquence de quoi, je les libère de leur promesse".
En 1988, Antoine Waechter, le leader du mouvement écologiste indépendant avait réuni 3,78 % des voix, score finalement assez honorable pour celui qui n'obtiendra plus jamais par la suite les parrainages nécessaires. C'est dur d'être écolo en politique même à quelques brasses du marasme total, dingue quand même...

Pfff... mais quel péril climatique ?...

Posté par Easywriter le 02.03.07 à 17:59 | tags : environnement, marketing politique, les verts, écologie, décryptage

C'était à craindre : le barouf mediatico-politique de Nicolas Hulot est retombé comme un soufflé. Après avoir paraphé comme un seul homme le pacte écologique, les candidats s'en sont retournés à leur tambouille électorale, la problématique logement ayant chassé l'écologie avant de se faire ravir la pole position par la question fiscale et le chiffrage des programmes. Qu'en est-il de l'écologie comme paramètre incontournable de la politique ? Rien bien sur, les candidats l'ont approché de manière sectorielle (un domaine comme un autre) et opportuniste (Ah bon il est tant aimé que ça le Hulot?!).
Nicolas Sarkozy a vite rassuré à Bordeaux ses amis libéraux qui auraient craint une remise en cause du modèle économique et de la gestion de la croissance. "On ne sauvera pas l'humanité en faisant de l'écologie une idéologie totalitaire, qui se donnerait pour objectif de libérer l'homme de la civilisation pour le renvoyer à l'état sauvage"(...)Je refuse que l'on somme l'homme de choisir entre la croissance et le respect de l'environnement", a-t-il poursuivi. "Je veux le progrès économique dans le respect de la planète, et c'est possible ! Je veux l'emploi pour tous par le développement durable."
En quelques phrases, il renvoie les tenants historiques du discours écolo à la nostalgie de la bougie.
Comme Ségolène Royal, dont l'excellence environnementale a la force d'un label publicitaire vide de sens, il y voit donc au mieux matière à créer de nouveaux emplois et certainement pas de revoir nos modes de vie. Au fond, tous pensent que la technologie résoudra les problèmes et c'est assez dire à quel point les mentalités n'ont pas évolué. Au reste, il est tout à fait possible ( le débat est loin d'être tranché) de ne pas prendre au sérieux le péril climatique mais alors on doit assumer de traiter Hulot comme un clown et non un chevalier blanc.

S'il a toujours clamé la nécessité de revoir complètement notre manière de procéder Nicolas Hulot n'a pas identifié assez précisément les mesures à adopter et il pâtit d'un calendrier médiatique qui a vite d'autres rendez-vous à honorer. Il y a quelques semaines Yan Werhling estimait que le Nicolas Hulot refusait de dénoncer les responsables fixer des échéances pour les réformes et de s'appuyer ceux qui pouvaient changer les choses. Son propos était certes militant ( ceux qui peuvent ce sont Les Verts) mais il n'avait peut-être pas tort sur le fond. Lassés de l'écologie, les medias et les gens (sur TF1 l'environnement n'a pas souvent fait partie des questions à vous poser...) ne prêtent guère d'attention au discours de Dominique Voynet plus précis sur le cap à tenir mais incapable de défendre un projet global. Et quand elle s'y risque, ses propos mal relayés vont a contrario du vent dominant : "Même si ce n'est pas à la mode en ce moment, il est temps de dire aux gens non pas de travailler plus, mais de travailler mieux pour travailler tous".

 


Nicolas Hulot est-il coincé ?

Posté par Easywriter le 22.01.07 à 08:30 | tags : campagne electorale, environnement, écologie, hulot

Que faire maintenant ? Après avoir réussi à un placer l'écologie au centre de la campAgne électorale, ce que les Verts ne sont jamais parvenus à faire, Nicolas Hulot est un peu dans l'impasse : certes la plupart des candidats ont fait des efforts : Ségolène Royal promet de réduire le recours au nucléaire de moitié en dix ans, et d'augmenter celui aux énergies renouvelables pour qu'elle représentent 20 % du total en 2020. Nicolas Sarkozy veut doper la fiscalité écologique et promouvoir l'agriculture biologique, François Bayrou propose des mesures concrètes sur la réduction de la consommation de carburants, Dominique Voynet s'appuie sur le projet des Verts et propose d'aller plus loin que le Pacte écologique.

Mais la plupart des mesures des uns et des autres reste ponctuelle et sectorielle. Personne ne prend le risque de modifier structurellement la manière d'aborder l'économie et le problème de la croissance de manière trop frontale. Et mis à part ce vague poste de vice-premier ministre de l'environnement - dont personne n'a jugé utile de préciser les prérogatives et la marge de manoeuvre -, il n'y a pas a priori de réformes lourdes dans la manière de gouverner à venir ( le vice-premier ministre pourra t-il arbitrer contre Bercy ou le ministère des Transports, celui de l'agriculture ?...). Hulot voulait un changement de philosophie et pour l'heure il s'agit surtout d'une course au mieux-disant écolo. Mais que faire ? La plupart des sondages ont montré que les électeurs ne souhaitaient pas le voir se présenter et lui-même est lucide face à ses chances de réussite, à son inexpérience institutionnelle et probablement l'impossibilité d'avoir un programme complet. S'il continue, il complique encore la campagne, s'il arrête qui l'écoutera, s'il appelle à voter pour un candidat, il politise son pacte réduisant son impact sur l'ensemble de la classe politique... Il peut appeler à soutenir Les Verts mais alors à quoi bon alors tout ce barouf pendant des mois ? Ne fallait-il pas commencer par là - mettre sa popularité au service d'un projet politique et le renforcer ? Il est probable que l'essentiel de son influence sur le jeu politique soit derrière lui. Reste à écrire l'acte II qui pourrait être par exemple, une cellule de veille écolo sur l'évolution des candidats, via son sit internet : une mesure de la performance réelle des propositions, un pacte 2.0 avec à la clef quelques semaines avant le scrutin, la possibilité pour un des candidats d'obtenir son précieux soutien. Réponse dans la journée.

(Illustration trouvée sur Cyreal free )

Mise à J 13 H le 22 /01 : il n'y va pas donc, comme on pouvait s'en douter.


Nicolas Hulot a-t-il stérilisé l'écologie ?

Posté par Easywriter le 09.01.07 à 17:41 | tags : citation, environnement, les verts, écologie, hulot
"Tu me disais que ta démarche finirait par nous être utile. Mais si tu continues à ne pas dénoncer les responsables, à rester vague sur les échéances des réformes, sur les faits, sur les noms de ceux qui peuvent changer les choses, alors il y a lieu de douter de l'utilité de ton action. Car si celle-ci devait aboutir à une présence nulle ou faible de Verts à l'Assemblée nationale et au gouvernement, dans la gauche, l'année prochaine, alors c'est toi qui aurais des comptes à rendre à la planète. Nous t'attendons."
Yann Wehrling, tribune publiée dans Le Monde du 08 janvier.
Je la découvre avec retard ( et encore est-ce Eric Dupin qui me l'a soufflée) mais la tribune de Yann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts fait un constat sévère et audacieux sur le pacte écologique de Nicolas Hulot. Dénonçant ce suspect consensus ( comme nous l'avions évoqué aussi avec moins de talent) qui s'est créé autour du pacte, Wehrling rappelel que refuser de pointer les responsabilités vraies, établir un échéancier pour les propositions et chiffre les coûts relève de la pure incantation. Si tout le monde est responsable, plus personne ne l'est en somme...Je vous laisse découvrir la suite

Le Pacte écologique sert-il à quelque chose ?

Posté par Easywriter le 22.12.06 à 16:44 | tags : besancenot, environnement, laguiller, écologie, hulot, lcr

Signer le pacte écologique de Nicolas Hulot, ça ne mange pas de pain. A la manière de ces pétitions que parfois on paraphe négligemment. Une formalité que les personnalités politiques remplissent sans trop rechigner : Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou s'en sont déjà acquittés. François Hollande a même été jusqu'à dire qu'il imaginait mal Hulot  persister dans sa menace de candidature puisque la plupart des prétendants en lice avait ratifié son machin.
Sauf qu'il n' y a pas que la taxe sur le carbone - sur laquelle effectivement bien des candidats sont d'accord - dans le Pacte. Nicolas Hulot y parle de la nécessité de diriger les subventions agricoles - et donc modifier la politique agricole commune - vers une agriculture à taille humaine , produisant des denrées de qualité et respectueuse de l'environnement. J'imagine bien Sarkozy ou Royal expliquer aux céréaliers de la FNSEA que la fête est finie. 
Dans l'esprit de Nicolas Hulot, l'industrie et l'agriculture doivent se soumettre aux impératifs écologiques devant l'ampleur des risques à venir, l'Etat doit  trouver un système de taxes sanctions et subventions adéquat pour y parvenir. L'air de rien, il s'agit donc d'une profonde transformation de la gestion publique - incarnée sur le plan institutionnel par la création d'un poste de vice-premier ministre que tout le monde approuve sans être capable de définir les prérogatives exactes d'un tel numéro 2 bis. Plus le Pacte fait consensus, moins il est efficace : sans débat politique autour de la question - qui part généralement d'une divergence polémique de point de vue - il restera comme un texte philosophique généreux mais sans portée pratique.
A moins que l'idée elle-même ne soit pas si audacieuse que cela : c'est en tout cas l'avis des deux candidats trotskystes, Arlette Laguiller et Olivier Besancenot qui ont refusé de signer le texte estimant qu'il n'allait pas au bout de sa logique et que ses propositions concrètes étaient " tout à fait digérables par ce même système, sans que cela ne change quoi que ce soit à l'état des ressources naturelles".

Nicolas Hulot fait monter la pression

Posté par Easywriter le 14.12.06 à 10:52 | tags : environnement, écologie, hulot

Le monsieur au sourire un peu triste là, s'appelle Gérard Feltzer, il est chargé de recueillir 500 signatures d'élus pour la candidature de Nicolas Hulot. En ce moment il tourne à dix, quinze par jour...
Via le lien info

Nicolas Hulot : le monde entier est source de beauté

Posté par Easywriter le 08.11.06 à 12:06 | tags : dailymotion, humour, environnement, écologie, hulot



Le saviez- vous ? Quand l'Europe croulera sous les vagues du bouleversement climatique, Nicolas Hulot partira en kayak escorté par ses amis les dauphins. La tête de moi, je vous jure... (merci Gflu)
(ps : z'avez reconnu le slogan?)


Ségolène Royal cultive sa fibre environnementale

Posté par Easywriter le 06.11.06 à 20:47 | tags : royal, environnement, ogm
Au 20 heures de France 2, Ségolène Royal a confirmé sa volonté de mettre en place un moratoire sur les condamnations à l'encontre des faucheurs d'OGM. Elle a justifié sa démarche en indiquant que le Parlement n'avait pas été saisi sur cette question et que le débat public n'avait pu avoir lieu. Rappelant les scandales liés à l'amiante ou à la crise de la vache folle, elle a, sinon cautionné, au moins compris la mobilisation des faucheurs tant qu'on continuerait à accepter des cultures en plein champ, au lieu de s'en tenir à des milieux confinés. Rappelons que l'entretien avec David Pujadas a eu lieu le jour de la libération de José Bové.
Elle a également expliqué que les Etats-Unis qui n'avaient pas signé le protocole de Kyoto devaient prendre leurs responsabilités et souhaité qu'une majorité démocrate renverse la tendance. Enfin, elle a invité l'Union Européenne à penser l'après pétrole. Ségolène Royal a évité comme à son habitude la rivalité frontale avec ses adversaires du PS, en assurant "respecter la décision de Laurent Fabius" concernant la possibilité de nommer Nicolas Hulot comme vice-premier ministre chargé des questions environnementales, même si selon elle "ce n'est pas le problème".

OGM : Royal et Sarkozy sont-ils politiquement modifiables ?

Posté par DDA le 24.10.06 à 18:07 | tags : ump, ps, royal, environnement, présidentielles 2007, écologie, ogm, sarkozy
C'est la question que se pose (enfin pas vraiment celle-là mais c'est pas grave) Greenpeace devant les réticences exprimées par les deux favoris à propos des OGM. 86 % des Français étant opposés à la généralisation des cultures génétiquement modifiées, nos deux spécialistes de l'opinion sont en effet devenus très sceptiques en la matière. Ségolène Royal veut interdire la culture en plein champ et Nicolas Sarkozy se demande à haute voix à quoi tous ces OGM peuvent bien servir. Résultat, le projet de loi définissant les conditions d'utilisation des OGM (notamment pour la recherche) est enterré profond jusqu'à la prochaine présidentielle et on passera par un bon vieux décret histoire de ne réveiller personne en transposant la directive européenne.
Mais Greenpeace ne l'entend pas de cette oreille et demande aux deux candidats de se prononcer pour un moratoire sur les OGM s'ils sont convaincus des aspects néfastes de la culture. Euh...on peut pas faire un p'tit sondage avant de trancher ?

(source : Le Monde)

Qui profitera du réchauffement de la planète ?

Posté par DDA le 11.10.06 à 14:19 | tags : campagne electorale, écologie, hulot, décryptage, environnement

Tout ce que le pays compte de candidats potentiels ira voir Une vérité qui dérange, film qui a au moins le mérite de lier sans complexe le destin de la planète aux ambitions politiques. Depuis que Nicolas Hulot a menacé de se présenter, tout le monde politique espère d'ailleurs de ce côté-ci de l'Atlantique gagner quelques points grâce à l'écologie. Mais quelles sont les forces et faiblesses des différents camps ?
A gauche :
Effet de serre : un soutien discret mais certain au nucléaire (qui n'émet pas de CO2 mais ne fait pas super écolo quand même) et une gestion environnementale tout sauf révolutionnaire de Voynet sous la gauche plurielle. En parlant de gauche plurielle, les communistes avec leur vision productiviste de l'économie font un peu tâche.
L'appel d'air L'idée d'une taxe flottante sur les produits pétroliers et le combat anti-OGM devrait permettre de continuer à profiter électoralement de la prise de conscience écolo.
le mieux placé :
, candidate des valeurs( la famille, le travail, l'écologie?) qui évite d'assumer la gestion socialiste (entre 1997 et 2002) du problème. Même si Laurent Fabius a  assuré qu'il créérait un poste de vice -premier ministre du développement durable, manière de rebondir sur le consensus actuel qui penche pour une gestion transversale des problèles écologiques plutôt que de poursuivre les approches sectorielles (une politique pour les transports, une autre pour l'énergie...).

A droite
: Toujours habile dans la rhétorique de l'affect, Chirac n'hésite pas à parler de maison qui brûle, Sarkozy préférant tenir des promesses qui engageront ses mômes, comme " la résolution de tous les problèmes écologiques dans une génération".
Effet de serre : Globalement la droite n'est pas moins écolo que la gauche dans les faits sauf que l'engagement de diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 suppose de douloureuses régulations économiques (taxes spécifiques sur les transports entre autres) toujours difficiles à avaler pour les libéraux.  Ca suppose également de consacrer un peu plus que 0,4% de son budget à l'environnement ( part du budget en 2007)...
Appel d'air : L'idée que la Terre est une question patrimoniale (elle nous appartient à tous) peut aider à faire coïncider la tradition conservatrice avec la préoccupation environnementale. En plus Hulot, il est plutôt de droite à la base.
Le mieux placé : Alliot-Marie peut incarner un second souffle, Sarkozy n'étant ni bavard ni crédible sur le sujet. Mais ,Bayrou peut trouver matière à muscler un peu plus son discours.



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