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La question européenne dans la course aux présidentielles 2007.
Traité européen : le baroud d'honneur des nonistes
L'attention se porte essentiellement sur les socialistes, très divisés sur la question européenne, et qui, pour une partie d'entre eux, souhaitent soumettre l'adoption du traité au choix des citoyens. C'est dans cet optique que s'est réunit hier le CNR (le Comité National pour un Référundum). Différents intervenants, partisans du « non », comme Mélenchon, Chevènement, Besancenot se sont succédés à la tribune pour dénoncer une procédure non-démocratique. Mais le parti de la rose, qui a déjà payé cher ses oppositions internes sur l'Europe, est tiraillé entre ses différents courants. Il y a le camp de ceux qui souhaitent signifier leur opposition à la position officielle qui consiste à s'abstenir sur la modification, puis ratifier le Traité par voie parlementaire une fois la modification validée. Et le camp de ceux qui entendent faire valoir « l'héritage » de 2005. Il semble en tout cas urgent pour le PS d'enterrer rapidement le dossier européen qui a tant coûté au parti. Aujourd'hui, retarder à nouveau la construction européenne risquerait d'isoler le parti sur la scène politique européenne. .18h15-Les résultats sont tombés: sur 893 votants, 560 ont voté pour, 181 contre, et 152 se sont abstenus. Traité constitutionnel : dans le doute le PS s'abstient
Bienvenue à Schengen
![]() Des millions de rempailleurs de chaises et autres syphonneurs de gazoil ont intégré l'espace Schengen : L'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie , la Slovénie et Malte. Sur le plan symbolique le nouveau découpage abolit les dernières divisions héritées du "Rideau de Fer", et matérialise l'espoir d'un monde idéologiquement réconcilié. Car l'ouverture de Schengen n'est pas la réalisation d'un rêve de hippie, son enjeu principal réside dans l'extension réussi d'un puissant système d'informations croisées, le SIS ( système d'information de Schengen, 20 millions de données) consultable par l'ensemble des forces de police européennes. Il s'agit donc surtout d'amélioration des interventions policières sur un espace élargi. Le Big Brother européen, un fichier de renseignements dont le centre est à Strasbourg, reste perfectible. (parenthèse : malgré l'ambiance Bigard qui a déferlé sur le pays je ne ferais pas de jeux de mots autour du sot SIS de Strasbourg...). Aujourd'hui le SIS peut croiser les informations émanant de 26 pays, les 24 de l'espace Schengen plus l'Irlande et l'Angleterre. Sa puissance de feu est essentiellement orientée dans la lutte contre l'immigration clandestine. Données biométriques, empreintes digitale, ADN, devraient augmenter le nombre d'informations recensées dans les prochaines années. " Sont également proposés un renforcement des informations sur les demandeurs d'asile, un allongement de la durée de conservation des données et un élargissement des droits d'accès au fichier" nous explique Le Monde. Ami letton, bienvenue à Gattaca.
Traité européen : le parti socialiste esquive la question du referendum
Car le PS aurait pu à moindres frais faire valoir une cohérence dans son discours : nous sommes toujours pour le referendum c'est la condition préalable à toute discussion possible sur ce Traité. Marie-Noëlle Liennemann et Jean-Luc Mélenchon par exemple voyaient l'occasion rêvée de faire montre d'opposition puisque l'accord des 3 cinquièmes des parlementaires (et conséquemment des élus de gauche) réunis en Congrès est nécessaire à toute modification.
Une consultation démocratique n'est pas une cerise qu'on pose sur le gateau d'un consensus acquis par avance mais représente le risque que prennent les élus et dirigeants sur Traité européen : le point sur la position socialisteLe parti socialiste qui cherche à retrouver un semblant de cohérence et d'unité n'est pas aidé dans sa tâche par le calendrier imposé de Nicolas Sarkozy. Les socialistes doivent se mettre d'accord sur deux points : voter oui ou non au Traité proprement dit, accepter ou non que la Constitution soit modifiée, seul moyen pour Nicolas Sarkozy d'éviter le referendum. Ségolène Royal estime qu'il faut voter oui et éviter le referendum. "A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. Mais je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche. J’aurais préféré un texte avec moins de dérogations. Mais mieux vaut un compromis que rien", expliquait-elle à Libération.
Côté nonistes, Laurent Fabius fait du referendum une question préalable mais n'appelle pas aussi clairement qu'en 2005 à voter non. Jean-Luc Mélenchon et ses amis, suivis par les communistes, continuent sur la même ligne et pétitionnent pour exiger à la fois une consultation populaire et que celle-ci aboutisse à un nouveau rejet. Le parti socialiste doit donc trouver d'ici le 06 novembre une position, l'abstention état toujours une option possible. En débat sur le forum politique : Le traité européen doit-il être adopté par referendum ? Sarkozy est-il devenu un europhile convaincu ?
Sur le mag, nous posons LA question : Oui ou non (bordel) le président de la République croit-il en l'Europe. Candidat réservé sur la question, Nicolas Sarkozy a une fois élu a fait de l'Europe une de ses priorités. Pourtant, en alternant les replis souverainistes et l'enthousiasme communautaire, le virevoltant président brouille les cartes et met mal à l'aise les partenaires. Alors, m'enfin, qu'est-ce à dire ? Aime t-il l'Europe d'amour ? Trois feuillets plus tard Sarkozy prend le choux de BruxellesC'est encore Jean Quatremer qui attire notre attention là-dessus : contrairement à ce qu'a voulu faire croire une habile communication, Nicolas Sarkozy n'a pas convaincu les ministres des finances réunis en Eurogroupe lundi dernier. Sarkozy n'est d'ailleurs pas près de voir la pression redescendre : José Socrates , le Premier ministre portugais a indiqué que la présidence portugaise de l'Union ( en place jusqu'à la fin de l'année) a expliqué que les politiques budgétaires devaient être rigoureuses pour mener la bataille économique mondiale. Sources : Le journal Libération, le site Euractiv Union européenne : Voir Ionnanina ou mourir
![]() Ce sytème présente l'avantage de prendre en compte à la fois les intérêts des exécutifs nationaux mais aussi de la population européenne en général. Par ailleurs, il suffit qu'un seul de ces quorum ne soient pas atteints pour que les minoritaires puissent bloquer une décision. Bref, le mécanisme permet peu d'excès de pouvoir et cultive un art très européen du compromis tout en évitant le blocage permanent. Elle est aussi plus démocratique que le système de vote issu du Traité de Nice qui garantissait la suprématie des grands. Pourtant ,la Pologne continue de craindre l'affaiblissement de son rôle à mesure de l'élargissement, et de se retrouver isolée. Bien. On avait donc ajouté, mais dans le désormais défunt projet de Constitution, une nouvelle nuance : même si les minoritaires n'obtiennent pas le seuil exigé (35 % de la population ou 45 % des Etats) mais l'approchent ( 25 % de la population, 33 % des Etats) ils peuvent forcer la poursuite des négociations . A condition d'être au moins quatre, évitant ainsi le risque de voir des pays à forte population posséder un trop grand pouvoir de nuisance. C'est ce qu'on appelle le « compromis de Ionnanina », une Ile de Grèce où fut négociée pour la première fois un accord comparable en 1994, à l'époque pour l'Espagne qui voulait bloquer l'élargissement. Par peur... de perdre son poids dans l'Union. Ainsi, Ionnanina est une thérapie communautaire mise en oeuvre pour soigner la paranoïa des puissances moyennes. Celle-ci pouvant être fatale à tout progrès. C'est cette solution que préconise Nicolas Sarkozy pour en finir avec ce problème. Solution a priori sans grand danger : pour vous dire à quel point les ressorts sont essentiellement psychologiques, il faut savoir que le compromis en question n'a jamais été utilisé. L'image de l'Union européenne est en hausse
![]() Basée sur un sondage effectué auprès de 30 000 personnes dans les 27 pays, l'enquête d'Eurobaromètre montre que l'appartenance à l'Union, le sentiment qu'elle est bénéfique pour les états est en hausse partout. 57 % des européens pensent que l'appartenance à l'UE est une bonne chose, 59 % jugeant son action bénéfique. Les pays du Benelux, l'Espagne ou l'Irlande sont de loin les plus europhiles, leurs opinions favorables sur les questions sus-mentionnées dépassant généralement les 70 %. Ce qui n'est pas le cas de la France où la perception positive de l'Union européenne est généralement en-dessous de la moyenne des 27. Ainsi, 52 % des Français jugent que faire partie de l'Union est une bonne chose et que son action est bénéfique. L'étude montre que l'image de l'Union est fortement corrélée à la perception de l'économie nationale. Les pays comme la France où seulement 26 % des gens estiment que la situation économique est bonne ont parallèlement une image plus négative de l'Union. Il est à noter sur ce point l'exception notable des Britanniques qui très satisfaits de l'économie alors qu'ils restent distants de l'Europe ne voient pas de raison de se convertire à l'europhilie. Quelques bonnes nouvelles tout de même : 68 % d'entre eux pensent que l'Europe a besoin d'une Constitution ce qui peut laisser penser que l'adoption d'un Traité par voie parlementaire ne provoquerait pas forcément de contestation. 61% des Français se disent d'ailleurs optimistes quant à l'évolution de l'Europe à l'avenir (chiffre à relativiser la moyenne européenne étant de 69 %). L'enquête d'Eurobaromètre prouve également que le renforcement du rôle politique de l'Union est une des préoccupations des opinions : 62 % estiment que la défense et les questions de politique étrangère devraient être du ressort des institutions européennes. C'est la deuxième priorité après la lutte contre le terrorisme. Idem pour l'environnement dont les enjeux planétaires poussent l'opinion à voir l'UE comme l'outil politique de négociation le mieux adapté. Là encore, cette perception est plutôt bonne puisque donner une personnalité juridique à l'Union - et donc lui permettre de siéger en tant que telle dans les instances multilatérales - est également au coeur du Traité. Lire l'étude complète (pdf) Geremek soutenu de longue date par BayrouPosté par Easywriter le 27.04.07 à 16:38 | tags : europe
Et que l’un parmi ces dissidents qui ont fait l’Europe libérée soit en situation personnelle et politique de présider le premier Parlement de l’Europe libre, alors, d’un coup, c’est l’histoire qui se déploie et qui prend son sens. C’est le chantier qui se couronne. Et c’est un magnifique message à l’endroit des dix nations ressuscitées qui ont eu parfois le sentiment, dans les moments qui précédèrent l’adhésion, que certains les considéraient comme “en trop”, comme troublant un jeu aux règles fixées d’avance.
L'Europe, une quinquagénaire dans la Présidentielle Inutile d'être titulaire d'un doctorat de science-politique pour s'apercevoir que l'Europe n'est pas un des thèmes principaux de la campagne.Mis à part les nationalistes convaincus (Le Pen, Villiers) et les antilibéraux notoires (Bové, Laguiller, Besancenot) qui s'opposent ouvertement aux institutions européennes, les candidats sont très prudents. Car l'Europe divise à l'intérieur de leur propre camp. En marketing, on dirait qu'elle « segmente » les consommateurs là où on cherche avant tout des sujets fédérateurs (la lutte contre le chômage par exemple). Voir également L'Europe des douze, synthèse des propositions des candidats. Le semaine prochaine, la série sur l'Europe se complètera d'un tour d'horizon des majorités politiques à l'intérieur de l'Union. Dupont-Aignan deviendra-t-il bayrouiste ? "Je ne suis pas propriétaire de voix. Les Français qui pensaient voter pour moi n'ont pas besoin de consignes, ils sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire. Je ne suis en aucun cas dans une logique de ralliement et je refuse cette idée selon laquelle, dès l'impossibilité d'être présent au 1er tour, je devrais m'aligner automatiquement et de manière individuelle derrière un candidat."Ces derniers jours, on a lu ici ou là que le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan pourrait soutenir François Bayrou qui est de loin pourtant le candidat le plus européiste, ce qui est d'ailleurs dans les gènes de l'UDF. Bayrou qui croit beaucoup à sa capacité à organiser l'union nationale réussirait-il le tour de force de rallier aussi les nonistes les plus convaincus ? Possible, l'euroscepticisme de Dupont-Aignan étant certainement moins fort que son mépris des grands partis et plus particulièrement de l'UMP qui ne lui a laissé aucun espace.
Sur TF1 Le Pen encore moins bousculé que SarkozyPosté par Easywriter le 13.02.07 à 00:08 | tags : medias et politique, europe, présidentielles 2007, débat télévisé, fn
La semaine dernière, Nicolas Sarkozy avait certes été peu embarrassé par les questions mais finalement Jean-Marie Le Pen l'aura été encore moins lundi soir. Depuis longtemps (toujours), le Front National fait son beurre sur un populisme décomplexé et de raccourcis fulgurants. La télévision est de fait le média le plus confortable pour la rhétorique du Front national : dire que nous ne pouvons plus être généreux et qu'il faut pratiquer la préférence nationale pour les allocations familiales prend deux secondes. Expliquer que les prestations sociales ne relèvent pas de la générosité de l'Etat mais de la reversion de cotisations obligatoires et qu'exclure les travailleurs immigrés devrait conduire à les exonérer de cotisations (privant les mécanismes d'une partie des recettes), peut prendre quelques minutes - en plus c'est beaucoup plus chiant comme gymnastique intellectuelle. On peut reproduire bien sûr le phénomène sur la tentante taxation des importations - elle entraînera la hausse de beaucoup de produits de consommation courante pour la plupart non fabriqués dans notre pays ( et qui ne le seront jamais plus). Il est totalement inutile d'attaquer Le Pen sur le mode de l'indignation morale, de la vertu républicaine outragée : " allez vous écrire xénophobie, égoïsme et racisme comme devise de la République française ? " lui a demandé un téléspectateur à peu de choses près. "Pas du tout, j'ai plein d'amis noirs", répond le leader du front National ou à peu près. Rien sur la fiscalité, peu de questions sur l'économie, Le Pen a pu dérouler en roue libre son discours sur le raz-de-marée migratoire et faire vibre la corde eurosceptique : l'Europe a suivi le modèle américain et a échoué, les chefs d'Etat ont moins de pouvoir que le gouverneur de Californie. Personne pour lui indiquer qu'il faudra qu'il justifie auprès des agriculteurs qu'il adore que la fin de la PAC - qui engloutit une grosse partie du budget de l'UE - va sacrément réduire leurs revenus. Le leader frontiste a estimé que le divorce entre élites et le peuple n'avait jamais été aussi grand que depuis le referendum européen, que les hommes politiques s'étaient d'ailleurs servi de Bruxelles comme d'un bouc émissaire et qu'il était le seul des candidats de premier plan à avoir appelé à voter non. Et qu'il sera bientôt celui qui capitalisera le plus sur ce point. Il s'est même payé le luxe de s'étonner de ne pas être plus questionné sur les questions qui concernent directement le Chef de l'Etat. A ce petit jeu du question réponse en 30 secondes, il aurait pu faire six heures sans jamais trébucher.Il est arrivé le plombier polonais ? Mais il respectera le droit du pays d'accueil où il réparera les canalisations. Si le Parlement européen a définitivement adopté hier la directive Bolkestein il en a retiré la part la plus sulfureuse : le très controversé "principe du pays d'origine" qui prévoyait donc qu'une entreprise belge ne respecte que le droit belge où qu'elle travaille. A l'époque, l'épouvantail Bolkestein a conduit les Français à rejeter en bloc le Traité Constitutionnel Européen (TCE)Désormais la directive est donc adoucie et prévoit même une marge de manoeuvre des Etats qui peuvent refuser d'ouvrir un marché pour des raisons d'ordre public, de santé publique ou d'environnement. Les services publics non économiques sont exclus de la directive, malgré ces assouplissements, les Verts, l'extrême gauche et les socialistes belges et français ont refusé d'accepter le texte. Les syndicats - de travailleurs ou patronaux - sont de leur côté plus satisfaits du compromis. Pour Laurence Parisot du Medef, « c'est parce qu'elles auront un socle renforcé sur le territoire européen pour leur compétitivité que nos entreprises seront mieux armées face à la concurrence mondiale ». Une tranche d'histoire : le TCE sur AEIOUI |
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