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Nominations, remaniements, démissions..tout sur les postes clefs du gouvernement. Acte I : le gouvernement Fillon

Sarkozy a une dent contre Bayrou

Posté par Charif le 11.04.08 à 18:08 | tags : ump, gouvernement, bayrou, modem, président de la république

Nicolas Sarkozyserait-il rancunier? Malgré la gifle reçue par le MoDem aux municipales, le président essaie toujours de torpiller le parti centriste, plus particulièrement son chef, François Bayrou.

Sarkozy n'a apparemment pas digéré les prises de positions du Béarnais durant la campagne présidentielle. On se rappel la ténacité avec lequel Bayrou s'en prenait à Sarkozy le populiste, l'homme des médias.

Mais cet acharnement a pris une autre dimension, avec la publication le 7 avril d'une note de Dominique Paille( en ligne sur Rue89), conseillère politique du chef de l'Etat, détaillant les mouvements au sein de la mouvance centriste. Cet inventaire a pour but de jauger les forces en présences, afin d'établir une nouvelle formation du centre intégrée à la majorité présidentielle.

La numéro deux du MoDem, Marielle de Sarnez, s'indigne de cette stratégie de déstabilisation.  A ce stade posons la vraie question : Mais à quoi bon tenter de couler Bayrou quand ce dernier y arrive très bien tout seul? 


Nathalie Kosciusko-Morizet a eu chaud

Posté par Charif le 10.04.08 à 16:29 | tags : environnement, ump, gouvernement

Dans la famille "secrétaire d'Etat qui fout le bordel", je demande... Nathalie Kosciusko-Morizet. La jeune femme n'en finit pas de se faire des ennemis dans son propre camp. Accusée d'être proche des écolos, peu lui ont pardonné d'avoir claqué la bise à José Bové, et ses positions anti-OGM continuent d'irriter les parlementaires de la majorité.
Tout commence à l'assemblée, en pleine séance de vote des lois sur les OGM. Face à la désertion de bon nombres de députés UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet fait passer certains amendements, dont un du PC, très restrictif quant à l'utilisation des OGM.

Contre attaque de Jean-François Copé, qui accuse alors la jeune secrétaire d'Etat « d'être à l'origine des problèmes »(AFP), et s'engage à faire supprimer ces amendements en deuxième lecture.

Le lendemain, dans un interview donné au Monde, elle évoque « concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum ».

La jeune effrontée est sommée par le Premier ministre de s'excuser, sous peine de s'exposer à des sanctions. François Fillon décide même de se priver de sa présence pour son déplacement au Japon.

NKM ne se le fait pas dire deux fois. Dans un communiqué, elle « souhaite présenter des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé. Les propos qu'on me prête [...] ont été déformés. Je comprends d'ailleurs très bien qu'ils aient pu les heurter ».

Jean-Louis Borloo préfère minimiser et déclare sur RTL, « Il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre elle et moi ».

En revanche, la pilule ne passe pas pour Copé, qui estime lui que « c'est au président de la République et à lui seul d'apprécier ».(AFP)

Aujourd'hui l'orage est passé, et Nathalie Kusciusko-Morizet est tout de même confirmée à la direction de l'UMP. Mais cet épisode a mis en évidence le manque de coordination au sein des ministères.
La cohabitation entre ministres et secrétaires d'Etat semble laborieuse. Tout le monde a en mémoire les déclarations contradictoires de Fadela Amara et Christine Boutin lors de l'élaboration du plan banlieue, Rama Yade qui, elle, n'en est pas à son premier rappel à l'ordre, et le RSA de Martin Hirsch qui risque de finir aux oubliettes.

Jusqu'ici ce genre de bugs était réservé aux ministres d'ouverture, avec NKM le gouvernement montre qu'à l'UMP on peut très bien s'embrouiller sans l'aide de la gauche.


L'UMP veut faire peau neuve

Posté par Charif le 09.04.08 à 16:46 | tags : gouvernement, ump

 

Après l'échec des municipales, l'UMP décide aujourd'hui de renouveler son personnel politique. L'objectif est de mettre en lumière de nouveaux talents, avec en ligne de mire les européennes de 2009 et les législatives en 2012.

Les premiers effets de cette nouvelle stratégie : l'arrivée de Xavier Bertrand et de Nathalie Kosciusko-Morizet dans l'équipe dirigeante du parti. Les deux jeunes espoirs sont appelés pour rafraîchir l'image du tandem Devedjian-Raffarin, mis à mal pendant les municipales.

En plus des aménagements à l'échelle nationale, c'est au niveau local que la direction souhaite modifier le visage de ses équipes. L'UMP a énormément souffert du phénomène de parachutage, qui a entraîné par la suite de nombreuses dissidences. Durant la campagne municipale, 80 « mutins » ont été suspendus. Un rapport est donc attendu sur les personnalités qui ont fait leur temps, ainsi que sur les départements où ca ne c'est pas bien passé.

Pour éviter à tous prix que ce scénario se reproduise, le parti de la majorité souhaite aujourd'hui développer une politique locale axée sur la proximité avec les populations. C'est le cas avec la nomination de Jean Sarkozy à la tête de la section UMP de Neuilly. A 21 ans, le jeune conseiller des Hauts de Seine sur le canton de Neuilly Sud, doit assurer la pérennité du parti dans une ville qui a beaucoup souffert au cours de la dernière campagne électorale. Le fils de l'über-président prend la place d'Arnaud Teulle, et dirige désormais une des fédérations les plus importantes de France en nombre d'adhérents.



Motion de censure : une première pour Nicolas Sarkozy?

Posté par Charif le 08.04.08 à 13:02 | tags : sarkozy, gouvernement, ps

L'opposition présente aujourd'hui une motion de censure devant l'Assemblée Nationale, la première du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Rejoint par les Verts, le MRP et le PC, le PS souhaite empêcher le renforcement des troupes françaises en Afghanistan.

 

L'enjeu est double. Dans un premier temps, s'opposer à l'envoi de 700 hommes vers les zones de combats. Car la France assume depuis 2003 sa mission de puissance stabilisatrice en Afghanistan, tout en conservant son autonomie décisionnelle sur la nature de son engagement.

 

L'autre point de désaccord concerne le retour complet de la France dans les instances de l'OTAN d'ici 2009. Un virage Atlantiste, qui représente une rupture totale avec les positions adoptées jusqu'ici par la France.

Hubert Védrine, ancien chef de la diplomatie française, se montre sceptique quant à la nouvelle orientation donnée à la politique étrangère de la France. Sur France Info, il explique, « Il y a un vrai risque, d'autant plus qu'on ne voit pas la raison profonde de ce mouvement, sauf si cela permettrait de faire naître un pôle européen dans l'Alliance.[...] Si la France devrait rentrer dans toutes les organismes intégrés (de l'OTAN) sans cette contrepartie, je crois que ce serait une erreur. Cela ne correspond à aucune nécessité, aucune utilité sur aucun plan, et il y aurait un prix politique à payer ».

 

A long terme, ces nouveaux engagements peuvent créer un nouvel équilibre géopolitique, et un rapport de force défavorable aux interêts de la France.

Au niveau national, cette décision du gouvernement pose la question du rôle du parlement, et de la place que le président entend lui donner.

 

Il y a tout de même peu de chances pour que cette motion passe, l'UMP étant majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est la souveraineté française qui se retrouve aujourd'hui au centre du débat. Un sujet, cher à la droite gaulliste, qui peut néanmoins rassembler au delà des clivages politiques traditionnels.



Flamme olympique en milieu tempéré

Posté par Easywriter le 07.04.08 à 12:26 | tags : président de la république, international, gouvernement

 

"Néanmoins, trois conditions sont indispensables pour que <Nicolas Sarkozy> s'y rende : la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï-lama." Rama Yade à propos de la présence française à la cérémonie d'ouverture des JO.

A chaque fois que la France doit mettre un mouchoir sur ses valeurs morales, le gouvernement sauve l'essentiel : le débat.
Rama Yade avait déjà comparé la venue de Kadhafi à un baiser de la mort, baiser reçu à pleine bouche côté Elysée pendant plusieurs jours. Cette fois, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme pose des conditions qui s'adressent une nouvelle fois moins aux dirigeants chinois qu'à l'opinion publique française. Aujourd'hui que la flamme olympique est dans la capitale, surveillée comme un dissident politique pour le coup, il convient d'ajouter au spectacle contestataire une parole gouvernementale digne, le tout sans perdre de contrats. A côté de telles contorsions les acrobaties de gymnastes sont une blague.

Croire ou faire croire qu'il y a une controverse comme le titrent Le Nouvel Obs ou Le Monde est rappeler que nous sommes dans un pays libre où le débat est toujours vivace.
"Si on se met à genoux à Paris, on fera quoi à Pékin ?", demandait Daniel Cohn-Bendit samedi dans Le Monde. Un débat ?

 


L'UMP prend un coup de jeune

Posté par Charif le 27.03.08 à 16:39 | tags : gouvernement, ump

 

 

 

Après le gouvernement, c'est au tour de l'UMP de subir quelques remaniements. Conséquence de la défaite des municipales, et de l'incapacité des dirigeants à maintenir l'union, Nicolas Sarkozy a décidé de remettre de l'ordre à la tête de son parti.

Deux jeunes espoirs du parti ont été promus : le ministre du travail, Xavier Bertrand, et la secrétaire à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, deviennent secrétaire généraux adjoint de l'UMP.

 

Cette nouvelle donne peut être interprétée comme une réponse à la montée en flèche de la popularité de Fillon.Distancé dans les sondages, Nicolas Sarkozy a mis un de ses poulains dans les pattes du premier ministre. Une manière pour le président de réaffirmer son autorité.

 

Mais pour modérer l'appétit (conséquent) de Bertrand, il partage ses nouvelles fonctions avec une autres figures montantes, Nathalie Kosciusko-Morizet. Le maire de Nice, Christian Estrosi, est également appelé à prendre plus de responsabilités au sein de la machine.


Ces nouvelles affectations sonnent surtout comme une défaite pour Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin. Ces derniers ont été incapables de tenir le parti durant les municipales. Ils sont en partie responsables de l'éclatement de la droite, constaté par les candidatures dissidentes durant la campagne.

Depuis la victoire de Sarkozy à la présidentielle, l'UMP n'a pas retrouvé de leader capable d'unir toutes les forces du parti autour d'un projet commun. On se rappelle qu'au cours de la campagne municipale, le simple logo UMP avait été retiré des tracts par de nombreux candidats.

 

Aujourd'hui, de plus en plus de parlementaires font sentir leur exaspération à l'égard du parti et de sa direction. Xavier Bertrand, et la réussite qui le symbolise, est donc attendu comme l'homme de la situation, capable de redonner de la cohésion aux forces de l'UMP. A suivre donc....



Gouvernement Fillon 3 : un "ajustement" ministeriel

Posté par Charif le 19.03.08 à 15:25 | tags : municipales 2008, gouvernement

Le remaniement ministériel opéré hier est en grande partie une réponse à la défaite de la majorité lors des municipales 2008. Mais ce n'est pas le grand bouleversement tant annoncé, mais plutôt un ajustement, avec notamment la création de nouveaux portefeuilles.

On note donc l'arrivée de six nouveaux secrétaires d'Etat, et plusieurs ministres voient leurs attributions modifiées ou élargies.

Les nouveaux :

  • Le député Alain Jouyandet, secrétaire national de l'UMP chargé des fédérations, devient secrétaire d'Etat à la coopération et la francophonie.

  • Christian Blanc est nommé secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale.

  • Anne-Marie Idrac, ancienne présidente de la S.N.C.F, est désignée secrétaire d'Etat au commerce extérieur.

  • Le maire de Toulon, Hubert Falco, devient secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire.

  • Yves Jego, porte parole de L'UMP, est nommé secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. Il succède à Christian Estrosi, qui a démissionné du gouvernement pour se consacrer à la gestion de la ville de Nice.

  • Nadine Morano, l'autre porte parole de l'UMP, est désigné secrétaire d'Etat à la famille.


Ceux qui changent de poste :

  • Luc Chatel, remplace Laurent Wauquiez comme porte parole du gouvernement, tout en restant secrétaire d'Etat à la consommation et à l'industrie.

  • Laurent Wauquiez, lui, devient secrétaire d'Etat à l'emploi.

  • Alain Marleix, qui était secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants, devient secrétaire d'Etat à l'intérieur et aux collectivités territoriales.

  • Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques, passe au développement de l'économie numérique.

  • Jean-Marie Bockel, précédemment secrétaire d'Etat à la coopération, devient secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants.

  • Hervé Novelli obtient le tourisme et l'artisanat.

  • Le secrétaire d'Etat aux sports, Bernard Laporte, récupère le portefeuille de la jeunesse.

    Lire la composition complète du gouvernement Fillon


Les ministres dont les fonctions sont modifiées :

  • Jean-Louis Borloo reste ministre d'Etat, et devient ministre de l'écologie,de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire.

  • Christine Lagarde, pourtant battue dans le XIIe, voit ses attributions élargies,, et devient ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi.

  • Brice Hortefeux est quant à lui ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.

  • Xavier Bertrandsera ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité.

  • Roselyne Bachelot-narquin devient ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associatives.


Les réactions ne se sont pas faites attendre.

Julien Dray, qualifie ces changements de « réponse bizarre, voir stupéfiante. C'est à la fois une sorte de tableau d'honneur et de récompense pour certains et un lot de consolation pour d'autre »

Jean-Paul Huchon, président de la région Ile de France, se sent menacé par la création d'un secrétariat d'Etat au développement de la région capitale. « le gouvernement fait mine d'ignorer que la Région Ile-de-France est la 1ère Région d'Europe, qu'elle a battu cette année tous les records de création d'entreprises ».
L'opposition n'est pas convaincue de la portée effective de ce remaniement. Pour certains, le président se trompe, et n'a pas compris le message donné par les urnes en prenant un virage à droite dans la composition du gouvernement Fillon 3. On remarque que le principe d'ouverture, tant plébiscité par le président et son premier ministre, ne semble plus être à l'ordre du jour...


Municipales : après le second tour François Fillon maintient le cap

Posté par Easywriter le 16.03.08 à 20:33 | tags : municipales 2008, gouvernement, premier ministre

Comment rebondir sur une défaite ?
A l'issue du second tour, François Fillon a commencé par minorer la victoire de la gauche qui "rétablit partiellement la situation" (selon lui) après la victoire de la droite et du centre en 2001.
Le Premier ministre n'a pas manqué de relever le niveau élevé de l'abstention qui devrait retenir selon lui tout le monde de crier victoire.
"La France a besoin d'un débat démocratique vigoureux mais aussi d'unité " a indiqué Fillon qui a rappelé que le gouvernement continuerait la politique de réforme. Selon le mot d'ordre en vogue à l'UMP ce serait surtout l'impatience qui caractériserait l'état d'esprit des Français...

Dans la foulée, comme la semaine dernière, Ségolène Royal est intervenue : " j'observe que tous les maires socialistes élus l'ont fait dans une démarche de démocratie participative" a indiqué l'ancienne candidate à la présidentielle manière de s'attribuer une partie du succès. Pour elle la forme d'exercice du pouvoir (hyperconcentration) et les mauvaises mesures du gouvernement ont été sanctionnés lors de ce scrutin


Municipales : les ministres en campagne

Posté par Charif le 10.03.08 à 16:20 | tags : municipales 2008, gouvernement

Les ministres élus dès le premier tour :

  • Michèle Alliot-Marie (UMP), ministre de l'Intérieur, à Saint-Jean-de-Luz.

  • Xavier Bertrand (UMP), ministre du Travail, à Saint-Quentin

  • Eric Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective, à Donzère.

  • Jean-Louis Borloo (UMP), ministre de l'Ecologie à Valenciennes.

  • Dominique Busserau (UMP), secrétaire d'Etat aux Transports, à Saint-Georges de Didonne.

  • Luc Chatel (UMP), secrétaire d'Etat à la Consommation, à Chaumont.

  • François Fillon (UMP), Premier ministre, à Solesmes.

  • Roger Karoutchi(UMP), secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à Villeneuve-la-Garenne.

  • Valérie Letard, secrétaire d'Etat à la Solidarité, à Valenciennes

  • Hervé Morin (Nouveau centre), ministre de la Défense, à Epaignes.

  • Hervé Novelli (UMP), secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, à Richelieu.

  • André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, à Issy-les-Moulineaux.

  • Laurent Wauquiez (UMP), porte-parole du gouvernement, au Puy-en-Velay.

  • Eric Woerth (UMP), ministre du Budget, à Chantilly.

     

 

Les ministres en ballotage favorable :

 

Les ministres en ballotages défavorables :

  • Xavier Darcos (UMP), ministre de l'Education nationale à Périgueux.

  • Rama Yade (UMP), secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, à Colombes

  • Christine Lagarde (UMP), ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi

Municipales : François Fillon relocalise, Ségolène Royal appelle à confirmer la "sanction"

Posté par Easywriter le 09.03.08 à 20:33 | tags : opposition, gouvernement, municipales 2008

Soulagé par " des chiffres plus équilibrés que prévus", François Fillon a invité les électeurs à privilégier "l'intérêt de commune, de territoire" au second tour.

Dans la foulée sur France 2, Ségolène Royal a réitéré l'idée d'un vote sanction pour le gouvernement et enjoint ce dernier à retirer son "paquet fiscal".

Après la rescousse de Xavier Bertrand, toujours sur France 2 Royal a insisté pour que la sanction soit confirmée dimanche prochain.


Délit de faciès

Posté par Charif le 04.03.08 à 12:38 | tags : gouvernement, municipales 2008

Nous sommes le samedi 1e mars. Les candidats à la mairie du 7e arrondissement sont réunis dans les locaux de la piscine du Racing Club de France, à l'occasion de la « Nuit de l'eau », organisée par la fédération française de natation.

Une scène rapportée par le site rue89 crée alors la polémique. Rachida Dati aurait refusé de prendre une photo avec un militant du MoDem, pourtant fan de la garde des sceaux, prétextant que son parti tiendrait des propos racistes à son égard.

Veronique Delvolé-Rosset demande des excuses à Mme Dati, et l'accuse d'éviter le débat en créant des polémiques stériles et imaginaires.

Ca devient une habitude chez le personnel UMP en campagne. On se rappelle l'épisode Rama Yade à Colombes, qui accuse le PS de s'en prendre à elle parce qu'elle est noire.

Le socialiste Philippe Sarre qui mène la liste de gauche à Colombes a d'ailleurs déposé une plainte pour diffamation au parquet de Nanterre.

Aux vues des déclarations croisées de ces deux figures fortes de la majorité que sont Rachida Dati et Rama Yade, on se dit qu'elles se trompent d'héritage politique. La démagogie permettrait des raccourcis douteux. Mais la politique, comme les moeurs, change, et les sorties sur le bruit et les odeurs témoignent d'un passé révolu.

Pourquoi entraîner la campagne sur un terrain si délicat? A qui profite ces considérations que l'on pensait dépassées? Pourtant, quand on leur dit qu'elles tirent d'une certaine manière les bénéfices de la politique de discrimination positive si chère au président, elles sont les premières a réfuter l'idée d'un favoritisme lié aux origines.



Banlieues : mais c'est quoi ce plan ?

Posté par Easywriter le 23.01.08 à 12:37 | tags : banlieues, président de la république, gouvernement

Depuis quelques jours le discours de l'administration Sarkozy sur les banlieues est pour le moins contradictoire. Le président est écartelé entre deux attitudes : tenter de redorer son blason dans les banlieues où sa réputation n'est pas très bonne et se recentrer sur ses fondamentaux électoraux en temps de crise dans l'opinion. Dans le doute, il joue sur les deux tableaux.

Quand Michèle Alliot-Marie réinstalle la police de proximité, pourtant conchiée par le Sarkozy ministre de l'Intérieur en 2003, elle commence par les lieux symboliques comme La Courneuve ou Vichy-Monfermeil. La décision est prise dans la foulée d'un rapport alarmant sur les rapports entre la police et la population publié par l'Institut des hautes études de la sécurité .
Lors des émeutes de Villiers-Le-Bel, les flics en étaient réduits à transformer tous les habitants en indics, en monnayant les informations qui leur parvenaient. Après le tout sécuritaire, serait-ce l'heure de faire un peu de social ?

En réalité dans le même temps, le discours monomaniaque sur la sécurité est plus que jamais en vogue. Les surveillances par hélicoptère se multiplient, les drones (avions sans pilote dédiés à la surveillance militaire) sont appelés à la rescousse et Michèle Alliot-Marie tout en résinstaurant des îlotiers promeut également une nouvelle compagnie de sécurisation "plus réactive" et forte dans le 93 de 140 hommes.

Quand Sarkozy va à Sartrouville il place son excursion sous le signe quasi exclusif de la sécurité et cherche surtout à parler aux policiers. A défaut d'être l'aise sur le pouvoir d'achat, la sécurité reste le thème très porteur chez les vieux et/ou les classes moyennes périrurbaines.

Mais c'est évidemment Christine Boutin et Fadela Amara qui incarnent le mieux cette contradiction. La première juge inutile le plan spécifique que la seconde s'égosille à promouvoir.
Amara veut axer le financement sur les quartiers les plus défavorisés, Boutin critique cette logique territoriale en privilégiant l'aide aux personnes comme l'a également souligné Sarkozy. Le président reste sur un discours moral du bon et du mauvais, technique utile pour éviter la question plus structurelle de l'appartenance sociale et de répartition géographique des populations.

On objectera que les deux approches ne sont pas incompatibles qu'il y a en outre une voie entre la stigmatisation des pauvres et le discours naïf de compassion.
Mais de contradictions en annonces immédiatement retoquées ( réduire le chomage de 40% et créer 45 000 emplois est une déclaration d'Amara aussitôt jugée imprudente par sa ministre de tutelle, le chiffrage du plan et sa date de présentation sont régulièrement ajournés etc..) ce que souhaite le gouvernement pour la banlieue est pour l'instant assez illlisible.
Le fait que sur ce dossier deux ministres au culture politique aussi différentes soient aux manettes est d'ailleurs significatif. Pour l'heure la banlieue reste toujours un bon vieux terrain de jeu idéologique...

 


Bernard Kouchner se met au R'nB

Posté par Easywriter le 13.11.07 à 10:34 | tags : gouvernement, dailymotion
Faut bien s'occuper. Ca tourne là ?



La grande journée de François Fillon

Posté par Easywriter le 17.10.07 à 11:29 | tags : premier ministre, social, gouvernement, grèves

"Carré dans ses bottes". C'est ainsi que François Fillon attendrait la grande journée de grève dans les transports publics demain. (in Le Canrd enchaîné).

L'exécutif ne craint pas grand chose de la mobilisation, sachant que lutter contre la réforme des régimes spéciaux apparaitra aux yeux de l'opinion comme une défense corporatiste de privilégiés. Les centrales syndicales ont donc à la fois tout intérêt à faire une belle démonstration de force demain, autant qu'elles en ont à ne pas faire durer le conflit. Tout le monde compte ses petits soldats dns la perspective d'autres combats plus âpres.

Mais Fillon,lui, est vraiment content.
En 2003, il a réussi à faire passer sa réforme des retraites, celle qu'il considérait comme la seule possible, capable de sauvegarder le système de répartition.
Au terme d'un feuilleton social assez rythmé, l'allongement de la durée de cotisation et l'indexation des pensions sur l'évolution des prix et non plus des salaires ont été adoptés.
Ce fut le quart d'heure warholien de François Fillon.

On parle d'ailleurs de la réforme Fillon, et lui-même estima plus tard qu'on ne retiendrait des deux mandats de Jacques Chirac que "ses réformes".
Outre l'opinion, François Fillon sait qu'il a les parlementaires de son côté. Garant des réformes, chef de la majorité, c'est ce qu'il voudrait être et il le sera au moins 24 heures demain. Big day !

Au reste, surement souhaiterait-il lui-même un peu plus d'adversité, qui sait. A vaincre sans péril etc.. Il n'aura peut-être même pas l'occasion de faire l'éloge du courage politique, moins lyrique que Villepin. Capitaine droit dans ses bottes mais moins pincé qu'Alain Juppé. Vu l'avenir politique de ces deux-là leurs qualités ne sont d'ailleurs pas si enviables.

En tout cas, demain toute la journée, François sera Premier ministre.


Ouverture : Le Modem se branchera t-il à droite ?

Posté par Easywriter le 11.10.07 à 13:22 | tags : gouvernement, opposition, modem, décryptage

Les prochaines municipales seront-elles l'occasion de voir le paysage politique retrouver sa forme classique ? Autrement dit l'aventure indé du Modem est-elle terminée ?

François Bayrou comptait sur mars 2008 pour imposer son mouvement sur l'ensemble du territoire en vue de la présidentielle 2012. Agir local et penser global en somme.
Mais actuellement le Béarnais a de loin la position la plus inconfortable. Il ne voulait ni s'enfermer dans l'opposition, ni être un collaborateur du régime; moyennant quoi il n'est effectivement nulle part. Privé de tribune, de soutien, de perspective. Que faire ?

Impossible pour lui ou même pour un de ses rares bédouins d'accepter un poste d'ouverture au gouvernement, cela ferait plus mauvais effet encore qu'un nouveau débauchage socialiste et Bayrou passerait pour un guignol.
Pourtant, un rapprochement avec la majorité est en train de s'opérer. Corinne Lepage aurait accepté une mission confiée par Jean-Louis Borloo.
La présidente de Cap 21 y voit une tâche technique en phase avec ses compétences et sans subordination ni même nécessité de solidarité politique - ce qui est parfaitement vrai au passage.
Mais il n'en demeure pas moin qu'on peut y voir un signe. Les tentatives de séduction opérées à l'égard de Michel Mercier sont plus claires encore. Le président du Conseil général du Rhône, et trésorier du Modem pourrait se voir attribuer un maroquin ministériel et faire liste commune à Lyon avec l'UMP.

A l'inverse les socialistes prennent de plus en plus de distance avec le Modem et la rencontre entre François Hollande et François Bayrou n'y change rien.
Lionel Jospin a expliqué ces dernières semaines que le Modem était plus faible que ne l'avait jamais été le centre dans l'histoire politique moderne et que politiquement il n'avait rien à voir avec le parti socialiste.
Bertrand Delanoë a été plus atrocement direct avec l'antenne parisienne du parti centriste : "Le parti le moins clair de tout Paris, c'est le Modem. Je ne suis preneur d'aucune magouille. [...] Le Modem à Paris c'est qui? Les anciens du système Chirac, les anciens Verts ou des centristes bon teint ?", se lache le maire de Paris qui n'a pas grand-chose à craindre il est vrai.

Du coup Marielle de Sarnez directement concernée par la diatribe commence à discuter chiffons avec Françoise de Panafieu que l'ouverture arrangerait beaucoup. Si Sarnez deale avec la majorité, le Mouvement démocrate version indépendante est bel et bien mort.

 


Gouvernement : Martin Hirsh ne fait plus dans la solidarité active

Posté par Easywriter le 05.10.07 à 17:34 | tags : immigration, gouvernement

Sur l'instauration des tests ADN, il avait tiqué espérant que le Sénat retoquerait l'amendement. Il n'en fut rien.
Est-ce pour cela que Martin Hirsch , haut-commissaire aux solidarités actives, a décidé de hausser le ton ?

Toujours est-il que le dispositif vidant à exclure les sans-papiers des posssibilités d'hébergement d'urgence ne lui plaisent guère. "Les centres d'hébergement doivent être là pour héberger ceux qui en ont besoin (...) le texte, tel qu'il a été voté, pose problème". (sur Europe 1, repris par Le Monde).

Bon, ok, c'est pas encore la révolution, le texte pose simplement "problème", il n'est pas jugé scandaleux mais enfin Hirsch met la pression sur un gouvernement dont les penchants liberticides et discriminatoires commencent à faire tache. Pas fou, Hirsch propose de mettre la main à la pate et d'aider Brice Hortefeux à résoudre le "problème". "On va se concerter pour trouver autre chose qu'un système qui serait discriminatoire". A suivre...


Municipales : Rachida Dati affrontera t-elle les urnes ?

Posté par Easywriter le 04.10.07 à 15:13 | tags : gouvernement, municipales 2008, municipales à paris

Lors des dernières législatives, elle faisait partie des rares, aux côté de Rama Yade et des ministres "de gauche" à ne pas se présenter.
Toute à sa nouvelle mission, Rachida Dati, qui n'avait encore jamais affronté le suffrage universel, ne voulait pas courir deux lièvres ( et au passage risquer de se planter).

Pour les municipales, elle n'était jusqu'ici apparemment guère plus motivée. Ainsi le Nouvel Observateur du 26 septembre indiquait que Françoise de Panafieu, candidate de la majorité à Paris lui avait demandé son soutien. " Ca ne me dit rien, mais on me demande d'y aller", avait-elle expliqué la ministre à l'hebdomadaire.

 

D'après le site du Journal du Dimanche, la Garde des Sceaux aurait du surmonter ses réticences pour accepter de faire campagne dans le 7 ème arrondissement, après avoir obtenu de n'être pas tête de liste. Ce rôle sera dévolue à la jeune députée Martine Aurillac.

Dans tous les cas pas d'inquiétude, le septième arrondissement est avec le 15 ème le 16 ème l'un des plus "droitiers" de la capitale. Quoi qu'il arrive, Nicolas Sarkozy avait décidé de ne pas demander la démission des membres du gouvernement qui seraient battus. Le coup de tonnerre dans le ciel parisien évoqué par le JDD.fr ne devrait donc pas faire grand bruit.


Jack Lang toujours prêt à rendre service ( à tout le monde)

Posté par Easywriter le 01.10.07 à 12:14 | tags : opposition, gouvernement, citation
"Je ne suis jamais l'ennemi d'une participation à une oeuvre d'intérêt général.
S'il y a un sujet qui touche à mes compétences, sur le droit, l'international, la culture, l'éducation, je peux rendre service".
In le Parisien, 01 octobre. Il est comme ça Jacko, il se balade en politique avec l'aisance d'un pique assiettes.
Il n'exclut
plus aujourd'hui d'entrer au gouvernement Fillon, se félicitant de l'ouverture dont fait preuve Nicolas Sarkozy.

Le centre de la vie politique s'est-il déplacé ?

Posté par Easywriter le 27.09.07 à 16:09 | tags : gouvernement, opposition, modem, décryptage, nouveau centre

Ce matin sur Canal Plus, Maurice Leroy expliquait que nombre d'élus locaux rejoignaient son parti, le Nouveau Centre, créé à la suite des dissensions entre François Bayrou et ses parlementaires. Le Nouveau Centre (NC) est d'ailleurs le négatif parfait du Modem. Il a des élus (dont 21 députés) mais pas de base là où le Modem souffre de ne pas pouvoir transformer son succès public en sièges de responsables.
On peut se risquer à interpréter le ralliement de maires et de conseillers municipaux (si ralliement il y a) comme l'aubaine pour ces élus locaux de rejoindre le camp victorieux de la Sarkozie et profiter localement du label présidentiel sans trop se mouiller avec l'UMP.

Mais toujours sans réel écho dans la population, le Nouveau Centre se doit aussi de trouver une position politique originale. La question budgétaire tombe donc à point nommé.
Toute la campagne de l'UDF unie avant le premier tour de la présidentielle portait sur l'équilibre des finances publiques et la réduction de la dette. Les quelque 41 milliards qui plombent le budget 2008 ne donnent pas le signe d'une volonté de maitriser le déficit et sont l'occasion pour les centristes de jouer une partition connue. "Ce budget n'est pas raisonnable", estime dans le Figaro François Sauvadet.
"Il n'est pas votable" va juqu'à dire Maurice Leroy avant de prendre peur devant sa propre audace, " mais il ne s'agit pas de voter contre". On a eu peur.
Blague à part le Nouveau Centre peut difficilement trop la ramener avec trois ministres dans le gouvernement comme tente de leur rappeler Hervé Morin.
Au mieux laisse t-on planer l'abstention possible de quelques téméraires. Le NC a également imaginé deux amendements qui réduiraient de 4 milliards le déficit programmé. Le premier concerne la réduction du nombre dede niches fiscales, le second porte sur les allègements de charges sociales envers les grandes entreprises. Celles-ci ayant peu d'effet sur l'emploi les centristes prévoient d'en supprimer 2 milliards. Et de mettre toute la majorité d'accord.

"Ce serait un signe fort " résume Leroy. Envers le gouvernement bien sur mais aussi envers les électeurs en vue des prochaines municipales. Le Nouveau Centre serait l'allié constructif et fidèle d'un exécutif moderne et ouvert. On en pleurerait. Le Modem aussi qui n'a pas trouvé encore de second souffle. Et qui n'arbitrera pas autant qu'il l'espère le scrutin de mars 2008. Il est à craindre que la fuite des électeurs connue entre les Présidentielles et les législatives se poursuivent.

Sur le plan stratégique, François Bayrou est en train de vivre son état de grâce avec la réforme institutionnelle : ses quelques députés suffiraient à l'opposition à réunir les deux cinquièmes de parlementaires nécessaires pour bloquer la réforme. A négocier avec François Hollande il risque de plus en plus de passer pour un classique opposant. Sans revers essuyé par le gouvernement cette position ne lui garantit rien de bon pour l'avenir.

 


Rama Yade : contrairement à la Russie la France n'est pas une dictature

Posté par Easywriter le 25.09.07 à 12:33 | tags : gouvernement, international, citation

"Notre pays n'est pas la Russie, notre pays n'est pas la Chine. Notre pays n'est pas une dictature", a déclaré Rama Yade sur la Chaine parlementaire, d'après une toute fraiche dépêche AFP. La secrétaire d'Etat aux droits de l'homme était interrogée sur la mort d'une immigrée chinoise alors qu'elle tentait d'échapper à la police.
Après sa visite au squatt d'Aubervilliers, la jeune protégée du président met une nouvelle fois tout le monde à l'aise avec sa franchise si primesautière. Rappelons que Nicolas Sarkozy évoquait à l'issue d'un récent entretien avec Vladimir Poutine le resserrement des liens avec la Russie, " La France veut avoir un partenariat, la France ne veut pas diviser" avait-il dit après avoir fait un bref et retenu éloge de l'intelligence et de l'ouverture du président russe.

Sautant sur l'occasion, Jean-Marie Le Pen appelle dans un communiqué à la démission de la ministre.


Augustin Legrand va t-il squatter le gouvernement ?

Posté par Easywriter le 25.09.07 à 11:33 | tags : gouvernement, décryptage

Contester la politique d'un exécutif en place sera bientôt le meilleur moyen de faire carrière au sein de cet exécutif. Augustin Legrand pourrait ainsi intégrer le gouvernement et travailler directement sous la direction de Christine Boutin, ministre du logement. "J'ai eu une proposition avant-hier de Mme Boutin pour entrer justement dans le gouvernement, pour devenir chef de mission au cabinet", a t-il indiqué au micro de France Inter. L'enfant de Don Quichotte n'a pas décliné l'offre, estimant qu'il serait idiot de refuser si on lui garantit des moyens. Affirmant révéler l'offre par souci de transparence, Legrand croit probablement se préserver d'une fuite qui l'aurait plus incommodé encore. Il n'est pas sur qu'il ait eu raison.

Les Enfants de Don Quichotte avaient prévu de réinstaller leur campement sur les bords de Seine et sur des lieux touristiques dès octobre pour protester contre l'inertie de l'Etat, estimant qu'il manque 15 000 d'hébergement pour les sans-logis. L'opération est prévue pour début octobre, un mois qui devrait être chargé socialement pour le gouvernement les syndicats de la fonction publique ayant décidé une mobilisation anti-reforme des régimes spéciaux pour le 18.
L'invitation faite à Augustin Legrand pourrait être une manière de désamorcer un autre front social potentiel, d'ôter un peu de légitimité à son médiatique leader et idéalement de rendra caduque la mobilisation. Legrand n'est d'ailleurs pas dupe de cette possibilité. Pour éviter que la question des moyens pose problème, on lui propose une mission d'évaluation qu'il sera toujours temps d'oublier au retour des beaux jours.

S'il refuse, il sera toujours temps alors de lui expliquer qu'après tout on lui avait proposé d'avoir une démarche constructive en lui confiant une mission et qu'il a refusé, préférant s'enfermer dans la critique improductive. S'il accepte il se retrouvera dans la position de Martin Hirsch lui aussi au départ plutôt enthousiaste mais qui a déjà reconnu la semaine dernière que le bouclier sanitaire serait repoussé de deux ans. Du Haut-commissaire aux solidarités actives, Legrand a dit ce matin sur France Inter : " il veut faire de la politique ce monsieur, il est pas pragmatique"


Institutions : Quels seront les pouvoirs du prochain überprésident?

Posté par Easywriter le 21.09.07 à 15:19 | tags : gouvernement, opposition, institutions, président de la république

Pas sur que cela passionne les foules mais la réforme institutionnelle qui sera discutée en début d'année prochaine par le Congrès ( Assemblée nationale + Sénat) promet de belles empoignades. Trois cinquièmes des parlementaires doivent donner leur accord pour toute modification ce qui veut dire que rien ne peut se faire sans l'opposition.

Entendu demain par la commission Balladur chargée de préparer le terrain, le parti socialiste entend donc se battre sur plusieurs points : droit de vote aux élections municipales pour les étrangers résidant depuis cinq ans sur le territoire, renforcement du rôle du Parlement dans les nominations jusque là réservées à l'Exécutif, adoption d'une part de proportionnelle aux élections législatives. Les socialistes ont réussi se mettre d'accord à une quasi-unanimité sur cette feuille de route et c'est assez rare pour qu'ils défendent leur consensus bec et ongles contre la droite.

Mais l'essentiel de la discussion portera en fait sur le rôle du président : faut-il entériner dans les faits l'omni-présence de Nicolas Sarkozy dans les textes ?Et par conséquent, minorer la responsabilité du gouvernement qui déterminerait plus la politique de la nation mais la mettrait en place ( ce qui se passe en ce moment en gros) et supprimer le poste de Premier Ministre, "colaboateur", devenu obsolète ?
Là-dessus, la gauche - probablement rejoint par le Mouvement démocrate de François Bayrou tout aussi réticent à une présidentialisation accrue - ne lâchera rien. L'idée d'un président qui rendrait directement des comptes à la représentation nationale est rejetée elle aussi. "Il n'y a que quelques dizaines de mètres carrés où n'a pas la possibilité de s'exprimer il faut les conserver" , expliquait mercredi dernier à Reuters le député de l'Isère André Vallini.


Nicolas et Maud

Posté par Easywriter le 21.09.07 à 10:41 | tags : président de la république, gouvernement

D'après des sources proches du gouvernement ( qu'on ne connaît pas) la navigatrice Maud Fontenoy pourrait obtenir le secrétariat d'Etat à la jeunesse ce qui vous en conviendrez est parfaitement inintéressant. J'en profite juste pour recycler une photo qui m'a toujours un peu dégouté et dont je n'ai jamais su quoi faire. Le type à gauche s'appelle Nicolas Sarkozy.

 


 


Test ADN : les ministres de gauche à distance respectueuse

Posté par Easywriter le 20.09.07 à 11:50 | tags : immigration, gouvernement, décryptage

Jusqu'à présent tout allait à peu près bien. Le discours sur l'efficacité et le pragmatisme économique permettait aux ministres de gauche de participer au gouvernement Fillon sans trop de gêne. Après tout, n'était-ce pas le parti socialiste qui pêchait par incapacité à comprendre le réel, les Français n'avaient-ils pas clairement exprimé leur souci de voir la pratique l'emporter sur l'idéologie ( de tous temps un gros argument de la droite) ?
Sauf qu'argument commode, le réalisme économique n'est pas encore l'alpha et l'omega de la politique. Certains dossiers, comme l'instauration du test ADN (même de manière expérimentale et basée sur le volontariat) dans la gestion des flux migratoires, transpirent plus nettement l'idéologie de droite.

Du coup il convient de prendre ses distances et faire preuve d'un solide sens de la nuance. Dimanche soir, Bernard Kouchner donnait le tempo : " Ca ne me plait pas mais ça ne me choque pas". Il aurait carrément pu expliquer qu'il s'en tapait ce qui eut le mérite de la franchise. Fadela Amara lui a emboîté le pas mais avec ses mots à elle comme toujours. "Il faut qu'on soit beaucoup plus cool que ça", a t-elle préconisé lundi. Yo !

A notre connaissance personne n'a demandé son avis à Jean-Marie Bockel pas vraiment considéré comme un homme de gauche finalement.
Moins en tout cas que Martin Hirsch, qui a jugé utile de prendre lui aussi quelque distance mais a attendu que l'amendement soit voté à l'assemblée pour exprimer ses réserves. Il compte donc "sur le Sénat pour ne pas s'engager dans cette voie". Plus à droite que l'assemblée, la Chambre ne devrait pas retoquer un texte qui repassera de toute façon devant les députés. Seul le Conseil constitutionnel, que le parti socialiste entend saisir pourrait éventuellement rejeter le texte.


Qui va quitter le gouvernement ?

Posté par Easywriter le 18.09.07 à 17:57 | tags : gouvernement, jeux, président de la république

 

On avait déjà eu vent de la rumeur dans le Canard enchaîné et un de nos informateurs avisés nous confirme que l'idée d'un remaniement ministériel fait son chemin dans le cerveau de Nicolas Sarkozy.

Les spéculations vont donc bon train et sur Canal Plus il y a peu, Jean- Michel Apathie indiquait que si Xavier Bertrand semblait relativement à l'abri grâce à "son flair politique" (sic), d'autres ministres, comme Brice Hortefeux pourtant ami de l'über-president, seraient davantage dans la ligne de mire.

Même si depuis j'ai lu le contraire je ne sais plus où ( la rumeur ne suppose pas de précision journalistique).
Bref à part Michèle Alliot-Marie qui commit le crime de lèse-majesté de se présenter face à lui lors des "primaires UMP" et qui plus est reste un rien empêtrée dans l'affaire Clearstream, difficile de faire des pronostics.

Gageons tout de même que Rachida Dati, Fadela Amara et Rama Yade seront épargnées pour l'instant.
L'ouverture à des personnalités des minorités ultra visibles restant une des priorités du Chef de l'Etat qui entend poursuivre également le recutement à gauche.

Comme je n'ai aucune info et encore moins le courage d'en chercher, je vous propose en commentaires de spéculer sur les démissions et conséquemment les nouveaux arrivants au gouvernement Fillon. ( si vous cliquez sur le lien précédent vous aurez la liste des ministres actuels).




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