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Trop, pas assez, les impôts en question dans les Présidentielles 2007

Villepin toujours en verve

Posté par Easywriter le 23.11.07 à 11:45 | tags : impots, citation
"L'idée d'un paquet fiscal de grande ampleur, à un moment où la croissance commençait à diminuer, n'était pas la meilleure idée possible.
Je pense qu'aujourd'hui, nous voyons que ces moyens nous font défaut pour des stratégies visant à développer la croissance et la compétitivité"
Dominique de Villepin, très habile dans le maniement des figures de style comme le prouve l'euphémisme utilisé ici.
Apprécions maintenant son sens de l'humour moins alambiqué :
"Jacques Chirac a toujours privilégié le rassemblement des Français. Si aujourd'hui, nous pouvons faire la réforme avec détermination, c'est parce que le pays a maintenu son unité à des moments difficiles"

Borloo risque de payer l'augmentation de la TVA

Posté par Easywriter le 18.06.07 à 18:25 | tags : impots, décryptage, gouvernement, legislatives, second tour, economie

Au sein de l'UMP, les critiques sont de moins en moins voilées à l'encontre du gouvernement. La polémique autour de la TVA sociale aurait fait perdre une cinquantaine de sièges à la majorité présidentielle avec pour résultat pour celle-ci d'être plus faible que sous la précédente législature. Le bouc émissaire pourraît être Jean-Louis Borloo. Toutefois la sanction resterait mesurée : le ministre de l'économie récupèrerait le ministère de l'écologie de Juppé mais avec une réduction de la voilure de ses compétences, la perte du titre de ministre d'Etat qu'avait Alain Juppé et une tutelle explicite de Matignon.

Pris à partie par Laurent Fabius sur le plateau de France 2 le 10 juin au soir, le ministre de l'économie avait certes eu du mal à faire oeuvre de pédagogie, mais il n'a fait qu'anticiper ce que tous ses camarades ont repris dans la semaine qui suivit. Après tout, François Fillon lui-même évoqua le mardi soir sur France 2 un ordre de grandeur qui pourrait atteindre les 5 % d'augmentation, chiffre sur lequel Borloo n'avait pas couru le risque de s'avancer.
Or c'est surtout l'éventualité d'une telle hausse, inenvisageable en dehors d'une augmentation des prix, qui aura coûté des voix à la majorité. Et pas les hésitations moins anxiogènes au final du ministre de l'économie. François Fillon et les membres de son gouvernement n'ont pas réussi à faire oeuvre de pédagogie, et expliquer que la TVA ne verrait pas le jour avant 2008 a encore accentué l'idée de lendemains qui déchantent pour le pouvoir d'achat.
Ajoutez une augmentation a minima du SMIC et vous obtenez une bien mauvaise gestion du calendrier électoral que les socialistes ont habilement exploité. Là-dessus au moins, la responsabilité des membres de l'Exécutif est collective. Que le gouvernement assume pleinement ses orientations quitte à ce que cela lui coûte des sièges serait autrement courageux.

Mais c'est aussi l'occasion pour le Président de recadrer un ministre jusque là très populaire mais qui a commis d'autres bourdes comme lors de son premier déplacement européen. Lors de la rencontre de l'Eurogroupe, son rôle eut été de rassurer le Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet que les annonces de pause dans la réduction des déficits de la France inquiétait un peu. Il était pourtant essentiel de promettre de tenir les engagements prévus pour 2010. Et puisqu'il faut un responsable du couac pour faire taire un peu les 55 députés UMP qui ont pris une veste...

 

Remaniements, nouvelles nominations, tout sur le nouveau gouvernement Fillon sur le mag politique. 


La TVA sociale pour les Nuls

Posté par Easywriter le 12.06.07 à 17:43 | tags : impots, décryptage

 

La majorité admet du bout des lèvres plancher sur la question mais jure ses grands dieux que tout va bien se passer, les socialistes crient à l'horreur sociale, l'entre-deux tour va se focaliser autour de cette fameuse TVA sociale.

 

Tout le monde en parle mais de quoi on parle ? Les prix vont-ils grimper, est-ce une odieuse réforme de capitalistes aux doigts crochus etc... toutes les réponses pour savoir quoi dire sur la TVA sociale dans les prochains dîners.

A lire sur le mag : TVA sociale : Faut il perdre son sang froid ?


Ségolène Royal défend l'entreprise et les profits

Posté par Easywriter le 29.03.07 à 08:53 | tags : campagne electorale, ps, présidentielles 2007, economie, impots

Après les attaques nourries d'Eric Besson sur la dangerosité de la candidate socialiste susceptible d'entrainer de véritables catastrophes économiques, il convenait de riposter. Ségolène Royal explique donc aujourd'hui à l'hebdomadaire économique Challenges tout le bien qu'elle pense du libéralisme pour autant qu'il est régulé. Elle souhaite en finir avec l'idéologie punitive du profit, selon la formule qui fait les manchettes de la presse aujourd'hui.
Elle explique à un parterre de chefs d'entreprises qu'elle n'a rien contre le fait qu'ils gagnent de l'argent et modère les propos "antiriches" de Hollande qui proposait de taxer davantage les revenus supérieurs à 4 000 € mensuels. "Il ne vous a pas échappé que ce n'est pas dans mon pacte présidentiel (...) 4.000 euros, cela n'est pas du tout la même chose si vous avez un logement à payer et des enfants, ou si vous êtes célibataire et propriétaire".

Royal parle également de la répartition des riches et du problème de l'équilibre des taxations travail/capital."Il vaudrait mieux que le travail soit moins taxé que le capital. Si on se plaint à la fois des cotisations sur le travail et l'ISF, où trouve-t-on les recettes pour financer le fonctionnement de la société?", résume -t-elle.
Rien de rare ni de nouveau dans son discours qui tente de concilier de manière plus ou moins lisible justice sociale et efficacité économique. Le problème vient plutôt d'un timing de campagne assez maladroit : après les sorties sur la nation - elle en avait pourtant parlé il y a plusieurs mois - où elle embraya sur Nicolas Sarkozy, elle risque à nouveau de donner l'impression de marquer à la culotte le candidat UMP. De chercher à renforcer une dimension liberal-autoritaire qui semble être un peun un profil type dans cete campagne. En tout cas Sarkozy ne manquera pas d'ailleurs sans doute pas de le relever: "je suis content de voir repris mes idées sur l'entreprise et la richesse par les socialistes. mieux vaut tard que jamais", ou un truc du genre. Et sur le plan de l'agenda media il n'aura pas tout à fait tort.


Le bon sens paysan et comptable de Bayrou

Posté par Easywriter le 14.03.07 à 11:17 | tags : candidats, présidentielles 2007, chiffres, impots

Avoir son patrimoine détaillé et faire l'objet d'une enquête dans Le Canard Enchaîné c'est un peu le passeport pour entrer dans la cour des grands. Après le sens des affaires immobilières de Nicolas Sarkozy et la nonchalance comptable de Ségolène Royal, c'est au tour de l'homme qui monte, j'ai nommé François Bayrou, de passer sous le scanner journalistique de l'hebdomadaire.
A l'image du bonhomme, l'enquête est un peu fade et n'étaient les talents stylistiques de Didier Hassoux (transfuge de Libé) on serait fortement déçu. Bien sûr, François Bayrou est autant paysan que ces nombreux chefs de PME de province qui n'investissent dans la ferme que pour profiter d'avantageux dispositifs fiscaux. Quoiqu'après tout le Béarnais, s'il conduit son tracteur moins souvent qu'il n'est invité sur TF1, élève réellement des chevaux de course et jouit d'une réputation relative dans le milieu. Son appartement parisien est bien sûr légèrement sous-évalué, Bayrou l'estime à 280 000 €, les agents immobiliers interrogés par Le Canard plutôt 350 000 à 400 000. Ce n'est pas grand-chose mais il faut rappeler que le patrimoine de Bayrou est juste 54 000 € en dessous du plancher (760 000 €) de l'ISF. Mouaif...pas de quoi s'indigner, Bayrou c'est un peu le centrisme de l'entourloupe fiscale finalement.

Pour finir, je vous fais part de la proposition de Maurice Allais, prix Nobel d'économie : chaque contribuable publie anonymement son patrimoine et les déclarations sont rendues publiques. Si un acquéreur offre le prix de l'estimation de votre baraque majorée de 50 % soit vous lui vendez, soit vous relevez à la hausse votre estimation et casquez une amende de 10 % en plus du supplément d'impôt. Ce qui éviterait les déclarations farfelues. Non ?
Sur les forums en tout cas? c'est le débat du moment : Comment en finir avec la fraude à l'ISF ?


Ordre un peu juste dans l'immobilier de Royal

Posté par Easywriter le 07.03.07 à 11:06 | tags : candidats, ps, présidentielles 2007, chiffres, impots

On comprend mieux pourquoi la problématique du logement et la hausse de l'immobilier a longtemps semblé abstraite aux candidats. Après Sarkozy la semaine dernière, Le Canard Enchainé détricote la déclaration de patrimoine du couple Hollande/Royal. Deux biens immobiliers concentrent l'attention de l'hebdomadaire : un appartement à Boulogne évalué fin 2005 à 750 000 € soit moins que sa valeur d'achat quinze ans plus tôt (876 000 €) et bien moins que le prix du marché (environ 1 200 000 €). Mais le couple de socialistes ne veut pas vendre, son estimation sert de base au calcul de l'ISF on comprend donc leur nonchalance comptable.
Celle-ci atteint un haut degré de poésie concernant la Villa de Mougins que possède le couple. Vends villa , Cote d'Azur 140 m2, 1500 m2 de terrain privatif, dans domaine privé niché dans la pinède, entièrement clos et sécurisé. Piscine et vue sur la mer. 270 000 €. Cette (fausse) annonce que pourrait écrire Ségolène Royal si elle vendait sa résidence trouverait acquéreur en trente secondes. A deux pas de là d'après Le Canard, on trouve une maison hors du domaine, de 120 mètres carrés, datant de la même époque que celle sus-mentionnée. Son vendeur en demande 1 millions d'euros... Les agents immobiliers sur place sont morts de rire, nous moins : le patrimoine total du couple serait à multiplier par deux, plus de 1 800 000 € au lieu des 933 000 revendiqués il y a quelques semaines. Pas de fraude au fisc, c'est la seule chose qu'on retiendra...
(Illus domaine de Saint-Basile, la villa n'est pas celle de Ségolène Royal.)

Contrairement à ce qu'il claironnait la semaine dernière, Nicolas Sarkozy n'a pas "réellement" fait évaluer par les services fiscaux l'appartement qu'il a acheté ( 750 000 francs de moins que le prix du marché) à Neuilly, d'ailleurs l'administration n'estime pas les biens immobiliers des particuliers. Il a juste eu la directrice en ligne, pour ce qui n'était pas, selon les dires de cette dernière, "une évaluation fine". Le Canard publie les factures des travaux réalisés après l'acquisition et celle effectivement payée par les Sarkozy. Je vous laisse les découvrir...


Le logement social façon Sarkozy

Posté par Easywriter le 28.02.07 à 11:14 | tags : candidats, ump, présidentielles 2007, chiffres, impots

Nicolas Sarkozy a t-il bénéficié de la reconnaissance du promoteur Lasserre ? Entre 1980 et 2000 ce dernier aurait bati " la moitié des immeubles neufs de Neuilly", selon les propos de sa veuve octogénaire recueillis par Le Canard Enchaîné. Lasserre édifie des immeubles sur une zone d'aménagement concerté située à Neuilly sur l'Ile de la Jatte. C'est là que le couple Sarkozy a acheté un duplex de 233,3 mètres carrés pour un total de 5 747 670, 25 francs, soit 24 636 francs le mètre carré.
L'hebdomadaire relève que cette année là, les prix relevés dans la résidence s'étalaient de 27 871 à 37 624 francs le mètre carré. mais ce n'est pas tout : ouverture d'une baie, installation de couteux placards, escalier intérieur sur mesure, dallage en marbre...plus de 900 000 francs de travaux auraient été accomplis par la suite , facture arrondie à 400 000 francs par Lasserre pour le couple Sarkozy.
Cette somme, le candidat UMP ne la dément pas dans le communiqué qu'il fait paraître suite aux révélations du Canard. En revanche, il trouve les allégations outrancières, ridicules et "opportunes dans le calendrier électoral" (Pour faire bonne mesure, le journal prévoit de publier une enquête sur les mystères de l'ISF du couple Royal/Hollande). Sarkozy UMP conteste notamment le prix du mètre carré à l'achat indiqué par le Canard Enchaîné. Une chose est certaine : Le 06 novembre 2006, le couple revend l'appartement pour 1 942 000 € (12,74 millions de francs). Une plus-value de 122 % en dix ans.

Mise à jour 16 H 10 : Nicolas Sarkozy "a payé le juste prix qui correspondait à ceux pratiqués par ailleurs et qui demeurait bas par rapport aux prix aujourd'hui pratiqués, en raison de la crise immobilière existant à l'époque de la vente", estime Denis Lasserre, veuve du promoteur.

A lire également: un excellent papier critique sur Betapolitique


Johnny Hallyday en exode fiscal

Posté par Easywriter le 13.02.07 à 10:45 | tags : impots, en bref
Telex : Après avoir fui le cruel système fiscal français pour une étape helvète, Johnny Hallyday poursuit ce qui ressemble de plus en plus à un exode fiscal : il devrait obtenir la nationalité belge rapidement qu'il souhaite avoir pour hommage à son père, et probablement surtout pour rejoindre le rocher monégasque dans deux ans. Et arriver au bout de son périple fiscal, la Suisse était encore trop chère -et trop ennuyeuse sûrement. Puisqu'on a pris l'idole des anciens jeunes pour un symbole très parlant, continuons : La course à la baisse des impôts par laquelle la France est tentée ne sert à rien, à moins de s'aligner tout de suite sur Monaco.

Pas assez d'impôts tue l'impôt...

Posté par Easywriter le 06.02.07 à 11:39 | tags : economie, impots, medias et politique

La question fiscale rend mal à l'aise la plupart des candidats. Nicolas Sarkozy imagine des baisses des impôts sur le patrimoine, sur la succession, sur une partie des impôts sur le revenu sans expliquer qui va casquer la douloureuse à l'arrivée. Ségolène Royal modère François Hollande quand celui-ci décrit à haute voix ce qui lui semble être la classe aisée (au-delà de 4000 € par tête de pipe) qu'on pourrait taxer davantage. Bref, tout le monde parle de la baisse des prélèvements (qui dans l'ensemble n'ont fait qu'augmenter ces dernière années) comme si l'impôt ce n'était que du vol et qu'une politique fiscale volontariste et pas forcément consensuelle ne pouvait être guidée par le souci d'efficacité sociale et économique.
Dans un tel contexte, une pétition lancée par le mensuel Alternatives économiques vient à point nommé pour défendre l'impôt. Pour des raisons de transmission entre générations et de pérennité des structures sociales : "Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d'infrastructures, d'innovations, de savoir-faire, de goût d'entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés."
Des motifs liés à une philosophie libérale
: "Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l'emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur". D'autres enfin, liés à une certaine idée de la justice sociale : "nous consentons à l'impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l'insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l'éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l'environnement".
Signée par des journalistes, des universitaires, des cadres supérieurs, des professions libérales dont certaines sont assujetties à l'ISF, la pétition entend montrer que la fisaclité ne joue pas que sur le terrain de la démagogie électoraliste.

Sur le forum : Seriez-vous prêt à payer plus d'impôts ?

Mise à jour 14H15 : je n'avais pas prêté attention au soutien apporté par Libération à cette initiative.


Après l'exil, le déshonneur...

Posté par Easywriter le 29.01.07 à 09:00 | tags : citation, impots

"S'expatrier et choisir de résider dans un autre pays pour y payer moins d'impôts qu'en France constitue un comportement contraire au civisme. Cet incivisme serait déjà critiquable de la part de citoyens ordinaires, il l'est encore plus s'agissant de personnes titulaires de la Légion d'honneur"(...) il serait donc conforme aux règles de l'ordre de suspendre ces personnalités de l'exercice des droits et prérogatives attachés à la qualité de membre de l'ordre de la Légion d'honneur tant qu'elles résideront à l'étranger".

Roger-Gérard Schwartzenberg a écrit une lettre au Grand chancelier de la Légion d'honneur. C'est symbolique mais je trouverais ça assez classe de retirer leur pin's à Johnny Hallyday et Charles Aznavour. Pas vous ?


La SCI permet une meilleure gestion patrimoniale

Posté par Easywriter le 17.01.07 à 16:49 | tags : impots

Trois questions à Aline Blanc, avocate fiscaliste autour de la SCI La Sapinière détenue par François Hollande et Ségolène Royal

Y a-t-il un intérêt fiscal réel à placer ses biens immobiliers en SCI quand on est aisé ?

Pas vraiment. Il y a une décôte de 10% sur la valeur vénale ( la base de calcul pour l'ISF calculée au 1er janvier) du bien. Cela veut dire qu'on considère qu'un bien appartenant à une SCI est plus difficile à vendre qu'un bien propre et qu'il a donc une valeur légèrement inférieure qu'on prend en compte dans le calcul de l'impôt. Un des avantage est qu'on considère qu'un actionnaire qui habite un logement appartenant à la SCI ne paie pas de loyer, il n'y a donc pas de revenus. En contrepartie, le locataire ne peut pas déduire de ses impôts le coût des travaux éventuels.

Pourquoi en monter une, alors ?

Parce qu'elle "fluidifie" les capitaux. Monter une SCI relève plus de la gestion patrimoniale que de l'astuce fiscale. Par exemple si un couple transmet ses biens à ses enfants, il leur transmet en fait des parts de cette société et c'est beaucoup plus simple. En cas de séparation c'est également beaucoup plus facile pour la répartition entre époux.

Pour un couple comme Ségolène Royal et François Hollande, concubins avec plusieurs enfants c'est donc idéal.

Je ne connais pas leur situation exacte mais s'ils ont en plus des biens en commun avec les parents de François Hollande, la SCI paraît réellement justifiée, elle clarifie la part des uns et des autres. Je conseillerais aux gens qui vivent cette situation de passer par une SCI.


Royal et Hollande paient l'impôt sur la fortune

Posté par Easywriter le 16.01.07 à 23:30 | tags : ps, royal, chiffres, hollande, impots

 

 

Certains lecteurs se souviennent peut-être de la R19 décapotable de Lionel Jospin. A l'époque le candidat à la Présidentielle avait montré là une de ses rares possessions, montrant qu'il n'avait pas un patrimoine de nanti. Ségolène Royal, elle, roule en Scenic mais ce n'est pas là son seul problème. Une rumeur persistante laissait entendre depuis plusieurs jours qu'avec François Hollande, elle était propriétaire d'une SCI, une société civile immobilière qui gérait les actifs du couple et leur permettait de ne pas être soumis à l'ISF.

Mensonge et calomnie, rétorque Hollande qui porte plainte en diffamation contre le député UMP Jacques Godfrain qui a relancé l'idée d'un arrangement fiscal dans la Dépêche du Midi également poursuivie par le premier secrétaire du Parti socialiste . Ségolène Royal publie son patrimoine pour toute réponse : "- part, pour un montant de 197.800 euros, dans l'appartement familial de 120 m2 à Boulogne-Billancourt acheté en 1990 par emprunts sur 15 ans aujourd'hui remboursés. - part dans une maison des Alpes Maritimes de 120 M2 achetée avec un plan épargne logement en 1986. Emprunt remboursé. J'en possède une part pour un montant de 108.000 euros en valeur actuelle. - maison à Melle, dans ma circonscription, de 100 m2 (logement et bureau ; mise à disposition gratuite pendant les vacances au bénéfice de l'association Familles sans vacances). 168.000 euros (valeur d'achat), moins 111.024 euros d'emprunt sur 15 ans en cours de remboursement, soit 50.000 euros de patrimoine net".

Le couple paie donc 862 euros au titre de l'ISF. (Illus : capture d'écran sur Société.com de La Sapinière)


DSK trouve un poste aux impôts

Posté par Easywriter le 12.01.07 à 16:56 | tags : campagne electorale, ps, royal, strauss kahn, hollande, impots
"Etablir un diagnostic et des propositions sur l'efficacité de la dépense publique" et "sur les réformes du système de prélèvements favorables à l'emploi, au pouvoir d'achat, à la justice sociale, à l'efficacité économique et à l'innovation", telle est la mission qui vient d'être confiée par Ségolène Royal à Dominique Strauss-Kahn. Alors que le secrétaire du PS François Hollande prenait l'habitude de discourir sur la fiscalité, indiquant la fin de la baisse des prélèvements obligatoires, une CSG retraite ou la hausses des impôts pour les contribuables gagnant plus de 4 000 € par mois, l'équipe de Ségolène Royal semble indiquer la fin de l'aventure solo. l'entourgae de Royal fut plusieurs fois gêné par les déclarations de Hollande - Jean-Michel Apathie relevait sur son blog l'exaspération de Julien Dray à propos d'un thème pas très porteur électoralement. Ségolène Royal évite le choix plus ou moins d'impôts en déplaçant la question sur le terrain de l'efficacité : quelle fiscalité pour quel projet. Si elle permet de faire revenir une figure importante, Ségolène Royal donne l'impression de privilégier son staff rapproché au parti socialiste, chose pourtant qu'elle souhaitait éviter pour ne pas reproduire les mêmes bourdes que Lionel Jospin en 2002.

Jacques Chirac veut baisser l'impôt sur les sociétés

Posté par Easywriter le 04.01.07 à 15:38 | tags : citation, chirac, impots
"Pour conserver nos entreprises et en attirer d'autres, c'est sur le taux de l'impôt sur les sociétés qu'il faudra agir" (...)"Il s'élève en France à 33%, près de huit points de plus que la moyenne européenne. L'objectif doit être de le ramener à 20% en cinq ans".
Jacques Chirac lors de ses voeux aux syndicats, entreprises et associations.
Quelques jours après qu'Arnaud Montebourg a stigmatisé la course à la baisse d'impôts que jouaient nombre de pays européens pour éviter l'évasion dans les paradis fiscaux, et laissé entendre que Ségolène Royal changerait de cap,  le président plaide donc la poursuite de l'abaissement. Ramenée à 20 % la taxe pourrait être diminuée à nouveau de moitié si l'entreprise augmente la participation ou les salaires traitant ainsi "sur un pied d'égalité salariéset fonctionnaires" élément de stabilité selon le Chef de l'Etat qui prévoit même un partage de la plus-value en cas de revente d'une entreprise.

Ségolène Royal va-t-elle se payer la Suisse ?

Posté par Easywriter le 03.01.07 à 17:04 | tags : citation, royal, montebourg, impots
"Les grands pays européens devront s'unir dans cette perspective afin de construire les conditions d'un changement radical de comportement de ces paradis à nos portes qui, si nous restons les bras ballants, nous préparent l'enfer fiscal."
Grosse charge d'Arnaud Montebourg hier dans les colonnes de Libération et abondamment reprise aujourd'hui dans la presse helvétique. Moins que le départ de quelques fortunées people comme Johnny Hallyday, accusées quand même d'insulter les contribuables, le membre de l'équipe de Ségolène Royal stigmatise notamment le taux d'imposition préférentiel  proposé aux sièges sociaux des entreprises par la République de Genève, "6,4 % contre 33 % en France, 30 % en Angleterre, environ 30 % en Allemagne" écrit-il, stimagtisant également les taux à la carte pratiqués par ce paradis fiscal sans contrôle de son Parlement. 1400 entreprises projetteraient de suivre le chemin de Procter and Gamble, Ralph lauren ou Colgate/Palmolive.
D'après le journal helvétique Le Temps, le parti socialiste préparerait, si Ségolène l'emporte, une offensive de quelques unes des grande nations européennes (France, Italie, Espagne,  Allemagne) qui mettrait la pression sur les paradis fiscaux com
me le Luxembourg, le Liechtenstein ou Monaco. La direction de campagne de Ségolène Royal aurait validé cette hypothèse tout comme la virulente tribune de Montebourg dans Libé.
Arnaud Montebourg se réfère d'ailleurs au Rocher monégasque pour vanter l'efficacité de l'action publique et appeler au blocus des paradis fiscaux. En 1963, le général de Gaulle
craignait de voir de riches pieds-noirs s'installer sur la Principauté et échapper à la fiscalité hexagonale. Au terme d'une bataille politique qui l'opposa à Rainier III une convention qui soumit les nouveaux habitants du Rocher à l'impôt républicain fut signée. En échange, Monaco obtint la création d'un compte partage de la TVA pour ses entreprises réalisant 25 % de leur chiffre d'affaire hors-principauté. Cette clause rapporte chaque année à Monaco quelque 150 millions d'euros. Et fut dénoncée notamment par...Arnaud Montebourg et dans un rapport parlementaire en 2000.

Nicolas Sarkozy soutient Johnny Hallyday

Posté par Easywriter le 27.12.06 à 11:10 | tags : campagne electorale, ump, citation, présidentielles 2007, impots, sarkozy
“Ecoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait“
Réaction de Nicolas Sarkozy au départ en Suisse de Johnny Hallyday (d'après les propos de ce dernier dans un journal suisse).
Demander à un citoyen français de choisir l'évasion fiscale quand on est candidat à la gestion des affaires publiques c'est quand même moyen - appeler "coco" ledit citoyen l'est tout autant. Il y a quelque chose d'obscène dans l'atttitude d'une partie du gouvernement - Thierry Breton en tête -  qui tente de retenir l'idole des anciens jeunes à rester au bercail, en prétextant des aménagements fiscaux (le fameux "bouclier") à venir. Tout comme assimiler le départ d'un chanteur millionnaire à celui des chercheurs qui quitteraient le pays par charters : le problème de ces derniers étant le financement de leurs travaux et une rémunération qui ne leur pose pas de problème d'ISF...



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