|
Les institutions dans la campagne électorale.
ADN, institutions, les sénateurs UMP font-ils secession ?Qui l'eut cru ? Le Sénat qu'on imagine comme l'assemblée générale des porteurs de charentaises grisés au grand cru est devenue le lieu de la contestation tous azimut de la Sarkozie pourtant triomphante. Ainsi de l'instauration des test ADN pour les demandes de visa. Malgré les modifications apportées depuis le rejet du texte le 26 septembre dernier, la commission reste défavorable au texte.
Le bonhomme est n effet très remonté contre l'ouverture pronée par Nicolas Sarkozy et pour cause : son vieux rival Jean-Yves le Drian - président PS de la région Bretagne dirigée auparavant par...Rohan - fut un temps pressenti pour un maroquin ministériel. Sur l'éventualité d'une réforme institutionnelle, le président du groupe UMP n'est guère plus tendre : "notre Loi fondamentale ne saurait servir de laboratoire expérimental pour les faiseurs de système, ni donner prétexte à l'organisation d'un concours Lépine constitutionnel permanent", et de rappeler son attachement au régime majoritaire quand on lui parle de l'introduction d'une dose de proportionnelle. Si ça continue, Sarkozy va devoir mener sa politique d'ouverture au Sénat et singulièrement à droite où les parlementaires sont pour l'heure les plus virulents opposants de l'Exécutif.
Institutions : Quels seront les pouvoirs du prochain überprésident?Posté par Easywriter le 21.09.07 à 15:19 | tags : gouvernement, opposition, institutions, président de la république
Pas sur que cela passionne les foules mais la réforme institutionnelle qui sera discutée en début d'année prochaine par le Congrès ( Assemblée nationale + Sénat) promet de belles empoignades. Trois cinquièmes des parlementaires doivent donner leur accord pour toute modification ce qui veut dire que rien ne peut se faire sans l'opposition. Mais l'essentiel de la discussion portera en fait sur le rôle du président : faut-il entériner dans les faits l'omni-présence de Nicolas Sarkozy dans les textes ?Et par conséquent, minorer la responsabilité du gouvernement qui déterminerait plus la politique de la nation mais la mettrait en place ( ce qui se passe en ce moment en gros) et supprimer le poste de Premier Ministre, "colaboateur", devenu obsolète ? Sarko continuera t-il easy ?Posté par Easywriter le 22.08.07 à 17:11 | tags : institutions, economie, président de la république, écologie, éducation
Après 100 jours radieux, Nicolas Sarkozy pourrait vivre une rentrée sociale plus atrocement réaliste sur fond de croissance en berne et de déficit abyssal. Lire le dossier complet : la rentrée sociale de Nicolas Sarkozy Cinquième République born-againPosté par Easywriter le 18.07.07 à 16:10 | tags : institutions
Voilà donc le bureau des treize sages au grand complet, tous réunis autour d'Edouard Balladur. le « comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République" doit donc réfléchir à la rédéfinition du statut du président. Celui-ci devrait pouvoir à terme s'exprimer devant le Parlement et être au final le véritable chef de l'Exécutif - qui est actuellement le Premier ministre même si cela ne se voit pas. La présidentialisation accrue du régime, voulue par le Chef de l'Etat qui estime que le Président doit gouverner, pourrait s'accompagner parallèlement d'un renforcement du Parlement. Quoi que préconise la commission, toute réforme institutionnelle devra obtenir l'aval des trois cinquièmes du Parlement et donc de l'opposition - dont la revalorisation du statut est également au menu des Sages. Sarkozy prend le choux de BruxellesC'est encore Jean Quatremer qui attire notre attention là-dessus : contrairement à ce qu'a voulu faire croire une habile communication, Nicolas Sarkozy n'a pas convaincu les ministres des finances réunis en Eurogroupe lundi dernier. Sarkozy n'est d'ailleurs pas près de voir la pression redescendre : José Socrates , le Premier ministre portugais a indiqué que la présidence portugaise de l'Union ( en place jusqu'à la fin de l'année) a expliqué que les politiques budgétaires devaient être rigoureuses pour mener la bataille économique mondiale. Sources : Le journal Libération, le site Euractiv DSK est-il trop chaud lapin pour le FMI ?
![]()
Jean Quatremer, journaliste de Libé tient un excellent blog sur l'Europe dont je devrais dire tout le bien que j'en pense plus souvent. Mais c'est bien la première fois que j'y lis une analyse comme celle ci-dessus, même si elle est précédée d'un rappel documenté des compétences de Dominique Strauss-Kahn et du crédit qu'il a auprès des responsables internationaux en général. FMI : Dominique Strauss-Kahn confirme sa candidature"Je veux remercier chaleureusement les Vingt-Sept de la confiance qu'ils m'ont témoignée. Les paroles et l'action très positives du Président de la République Française, Nicolas Sarkozy, ainsi que l'appui très engagé que m'apporte depuis le début le Premier Ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ont été décisifs pour dégager le consensus nécessaire à celui qui sera choisi pour occuper ce grand poste international. C'est un premier pas très important. Je vais maintenant m'attacher à convaincre les autres parties prenantes".
Sarkozy songerait à proposer Strauss-Kahn à la tête du FMIPosté par Easywriter le 06.07.07 à 14:28 | tags : international, ps, président de la république, institutions
Il y a quelques semaines, le Canard Enchaîné avait rapporté des propos que Sarkozy aurait tenu à Manuel Valls avant de lui proposer de le rejoindre. " On est en 1958", lui aurait-il suggéré. A l'époque la gauche eut besoin de 13 ans pour réussir au Congrès d'Epinay une refondation qui porta François Mitterrand à la fonction suprême. Dis Tonton, c'est encore loin l'Elysée ? Mise à jour 16H28 : Fabius a disparu des outsiders (et donc également de mon titre initial). Rupture tranquille avec la Cinquième République..."Ainsi la VI ème République réalise un déplacement du centre de gravité du lieu des décisions politiques. D'un homme seul imposant aujourd'hui sa décision présidentielle indiscutée et indiscutable aux autres pouvoirs, la VIème République rééquilibre et organise devant le pays une mise en partage des problèmes et une mise en délibération des décisions." Par cette formule extraite d'une tribune dans Libération, Arnaud Montebourg résume bien toute l'ambiguité qu'il y a à vouloir réfonder une République sans en défaire le socle : l'élection au suffrage universel direct du Président de la République. Tout au long de son texte, Montebourg ne manque ni d'emphase ni d'un certain nombre d'arguments pour rappeler à quel point nous sommes prêts d'un grand renouveau institutionnel si Ségolène Royal est élue: abrogation du 49-3 et restriction du recours aux ordonnances côté réforme de l'Exécutif Roi, dose de proportionnelle dans les élections législatives et meilleure prise en compte de l'opposition dans le jeu parlementaire ( la Commission des finances lui reviendrait), côté citoyen droit de pétition et droit de provoquer des referendums d'initiative populaire... Certes, ces aménagements ne sont pas anodins et redonneraient probablement du souffle à un système asthmatique, mais la clef de voute d'une véritable révolution insitutionnelle serait la fin de l'élection présidentielle telle que nous la connaissons et l'irresponsabilité quasi-constitutionnelle d'un Chef de l'Etat en roue libre - Jacques Chirac aura incarné cette posture de manière presque poétique pendant deux mandats. Sacralisée depuis De Gaulle et systématiquement renforcée depuis, notablement par François Mitterrand, la figure présidentielle est le visage de la démocratie représentative : cette élection reste d'ailleurs la plus prisée avec les municipales par le corps électoral. Les candidats sont donc réticents à une trop lourde refonte du système, perspective anxiogène s'il en est : peu au fait des rouages institutionnels, les Français ne vivraient -ils pas comme un déni de démocratie la fin du suffrage universel ?Personne pour prendre le risque d'indiquer qu'il n' y a aucun autre exemple similaire au nôtre dans toute l'Union - comparaison qu'on hésite moins à faire quand il s'agit de dézinguer les 35 heures ou vanter les charmes de la négociation sociale mais passons... Comme on le voit Royal et son camp ne disent rien, Nicolas Sarkozy privilégie le rôle du président parce que justement il est élu et les quelques mesurettes qu'il propose (un chouia de proportionnelle) modernisent autant qu'elles renforcent la Cinquième. Même François Bayrou dont on dit qu'il serait le plus audacieux sur le renouvellement institutionnel n'ose pas aller jusque là et on ne trouve guère que Marie-George Buffet pour demander un suffrage universel indirect. Mais alors que l'opinion serait prête à imaginer un gouvernement de coalition, à accepter l'idée du compromis constructif plutôt que l'affrontement - une pratique politique qui est pirivilégiée dans le fonctionnement de l'Union européenne soit dit en passant - on peut penser qu'elle est prête à la fin du mythe de l'homme providentiel. Sans quoi, il convient de parler de Vème République ter plutôt que de Sixième, comme le fait à juste titre Alain Duhamel. Cette appellation assez moche reflète en effet bien mieux le courage relatif des candidats sur cette question. Sur le mag politique : synthèse des propositions institutionnelles des douze prétendants. |
Discussions en cours sur le forum politique :
|