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L'actualité internationale : toute la politique non franco-française.

De Prague au boulevard Saint-Michel

Posté par Charif le 08.05.08 à 09:21 | tags : social, mai 68, international

A force de commémorations/autocélébrations/procès, on en viendrait presque à penser 68 comme un événement franco-français.
Pourtant de la révolution culturelle maoiste à la déstalinisation des pays de 'Est, des changements politiques radicaux s'opèrent sur toute la scène internationale. 

Le combat mené dans les pays de l'Est, l'engagement de la population, ont d'ailleurs grandement influencé les acteurs du mouvement français.

Ainsi du printemps de Prague, qui débute le 5 janvier 68, et  dont les différents témoignages parviennent jusqu'à la sphère estudiantine et  contribueront largement à la formation de son imaginaire collectif. On retrouve notamment cette influence à travers l'alliance du prolétariat avec les étudiants.

Voici donc une vidéo dans laquelle des citoyens tchécoslovaques issues de milieux différents s'expriment sur la situation nouvelle que connaît leur pays.

 

 


Berlusconi remporte les législatives : bis repetita?

Posté par Charif le 14.04.08 à 17:25 | tags : legislatives, international, elections

D'après les premières estimations, Silvio Berlusconi arrive en tête de l'élection législative. Il est opposé à l'ancien maire de Rome, Walter Veltroni, à la tête d'une alliance de centre gauche, et remplace Romano Prodi à la tête du gouvernement . « Il Cavaliere » l'emporte au Sénat et à la chambre des députés, avec 42% contre 40% pour son adversaire.

 

Le vainqueur de cette élection hérite d'un pays en crise. Le gouvernement de Romano Prodi s'est rendu impopulaire en entreprenant certaines reformes nécessaires, notamment en ce qui concerne la maitrise des dépenses publiques. Mais la coalition très large avec laquelle il gouvernait a montré ses limites.

 

Le paysage politique italien est d'ailleurs en pleine recomposition : dans son nouveau parti, le Parti Démocrate, Walter Veltroni a décidé de se recentrer, en se séparant des partenaires de la gauche radicale. « Il cavaliere » lui, a mené une coalition appelée Peuple de la Liberté, qui regroupe son parti Forza Italia, l'Alliance Nationale (anciens néo-fascistes devenus droite nationale) et la Ligue du Nord (anti-immigration).

On se dirigerait donc vers un système bipartite. Dans un entretien donné au Monde, Marc Lazar, professeur à Sciences Po, estime d'ailleurs que l'opposition entre réformistes et conservateurs, remplacerait le traditionnel clivage droite/gauche. Ce n'est d'ailleurs pas seulement le seul changement.

 

Si les espoirs soulevés par la gouvernance Prodi sont à la mesure de la déception qui s'en est suivie, les Italiens n'ont pas forcément redonné le pouvoir à l'homme de toutes les situations comme on le surnommait il y a une dizaine d'années. Selon Marc Lazar, Berlusconi a changé, et a pris conscience de son environnement.

La situation économique, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, le pousserait à mettre de côté l'arrogance qui le caractérisait. « Il cavaliere » a d'ailleurs admis que des reformes étaient nécessaires pour redresser le pays. Ensuite, avec l'âge, 72 ans, il souhaite prendre de la hauteur et incarner une autre forme de gouvernance, moins partisane, plus respectable, avec la présidence italienne comme objectif.

 

L'Italie est aujourd'hui en chantier, avec des disparités sociales et culturelles qui ne cessent de s'accroître, entre un Nord riche et industrialisé, et le Sud précaire et rural. La population a perdu confiance en ses représentants, et attend du vainqueur qu'il entreprenne une rénovation de l'Etat.

 


Mélenchon au Tibet

Posté par Charif le 09.04.08 à 18:57 | tags : opposition, international

« Vous le trouvez sympathique parce que vous avez lu Tintin au Tibet ». (écouter l'interview de Mélenchon sur Europe 1)

Jean-Luc Mélenchon s'attaque au consensus autour de la polémique des jeux olympiques. Sur son blog, le député socialiste de l'Essonne s'en prend aux manifestants ainsi qu'au secrétaire de Reporter sans frontières, Robert Ménard.

Il s'insurge entre autre contre la vision manichéenne des rapports entre nations, qui amène à voir d'un côté les bons, de l'autre les méchants.

C'est un des premiers à vanter les bienfaits de la présence chinoise au Tibet. Une présence de longue date et légitime, contrairement à ce qui se dit un peu partout. « Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l'autorité des rois de France. Parler « d'invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant ».

Selon le socialiste, la présence chinoise au Tibet a également entraîné la fin du système de castes, une plus grande scolarisation des enfants, et une modernisation rallongeant l'espérance de vie.

Mélenchon torpille encore Robert Ménard, qu'il qualifie de « Tintin isolé »et évoque alors les liens entre le secrétaire de RSF et les courants néo-conservateurs américains. Pour finir le député PS pointe du doigt Washington, « Lorsqu'un pays, dans la géopolitique mondiale, pose un problème aux Etats-Unis d'Amérique, on provoque toutes sortes d'incidents qui mettent en cause son unité ». Mélenchon adepte du complot?


Le parcours de la flamme olympique

Posté par Charif le 08.04.08 à 15:42 | tags : international

Voici l'itinéraire de la flamme olympique prévu par les autorités chinoises. La carte ne mentionne ni les éventuels itinéraires bis ni les divers déguisements que la belle pourraît revêtir pour échapper à tous ces horribles progressistes qui ne pensent qu'à lui faire la peau. En discuter : Faut-il éteindre la flamme olympique? sur le forum politique.

 

 


Flamme olympique en milieu tempéré

Posté par Easywriter le 07.04.08 à 12:26 | tags : président de la république, international, gouvernement

 

"Néanmoins, trois conditions sont indispensables pour que <Nicolas Sarkozy> s'y rende : la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï-lama." Rama Yade à propos de la présence française à la cérémonie d'ouverture des JO.

A chaque fois que la France doit mettre un mouchoir sur ses valeurs morales, le gouvernement sauve l'essentiel : le débat.
Rama Yade avait déjà comparé la venue de Kadhafi à un baiser de la mort, baiser reçu à pleine bouche côté Elysée pendant plusieurs jours. Cette fois, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme pose des conditions qui s'adressent une nouvelle fois moins aux dirigeants chinois qu'à l'opinion publique française. Aujourd'hui que la flamme olympique est dans la capitale, surveillée comme un dissident politique pour le coup, il convient d'ajouter au spectacle contestataire une parole gouvernementale digne, le tout sans perdre de contrats. A côté de telles contorsions les acrobaties de gymnastes sont une blague.

Croire ou faire croire qu'il y a une controverse comme le titrent Le Nouvel Obs ou Le Monde est rappeler que nous sommes dans un pays libre où le débat est toujours vivace.
"Si on se met à genoux à Paris, on fera quoi à Pékin ?", demandait Daniel Cohn-Bendit samedi dans Le Monde. Un débat ?

 


John McCain à Paris

Posté par Charif le 21.03.08 à 14:56 | tags : international, élections américaines 2008

John McCain met un terme à sa tournée au Moyen-Orient et en Europe par une escale à Paris. Il vient se donner une posture de présidentiable, et continuer le processus de rapprochement entre les deux pays, entamé par Nicolas Sarkozy et George Bush fin 2007.

Les deux hommes doivent se rencontrer ce vendredi à 16h. L'occasion d'évoquer des sujets sensibles, comme la guerre en Irak ou la politique étrangères des Etats-Unis.


Ces deux points sont devenus en quelques temps les principaux arguments du Véteran, sur lesquels il fonde sa légitimité à gouverner.

A l'extérieur, McCain souhaite une coopération renforcée entre les Etats-Unis et l'Europe, et voir le retour de la France au sein de l'Otan.

Pour ce qui est de l'Irak, après avoir déclaré « je me fous que les Etats-Unis soient obligés de rester 100ans ans en Irak, voir 1000ans. », il nuance sa pensée : « mes amis, la guerre sera bientôt fini ». Une chose est claire, il exclut tout retrait des troupes US du sol Irakien.

 

Sa politique intérieure est surtout marquée par les attentes concernant la sécurité et le terrorisme. C'est l'épouvantail Al Qaïda qui est ressorti, avec une petite touche de menace Iranienne, et on obtient un cocktail efficace d'angoisse.

Mais là, McCain montre ses limites. Lors d'un discours en Jordanie, le candidat républicain a affirmé à plusieurs reprises que l'Iran(chiites) apporte son aide à Al Qaïda(sunnite) en Irak.... Il donne ici une preuve de son ignorance sur la question.

 

Bien sur, pour les américains, un musulman reste un musulman, et cette erreur ne risque pas de porter préjudice au sénateur de l'Arizona. Mais la distinction entre chiites et sunnites est essentielle à la compréhension du conflit, et à toutes tentatives d'apaisement dans la région.

A l'occasion de « l'anniversaire » des 5 ans de présence américaine en Irak, les journalistes de Reuters ont réalisé un court documentaire...édifiant.




Traité européen : le baroud d'honneur des nonistes

Posté par Charif le 04.02.08 à 14:59 | tags : international, ps, europe

Le parlement est convoqué, aujourd'hui lundi 4 février, en congrès à Versailles. Il s'agit de modifier la constitution afin de ratifier le traité européen, rejeté à 55% par les français en 2005.

L'attention se porte essentiellement sur les socialistes, très divisés sur la question européenne, et qui, pour une partie d'entre eux, souhaitent soumettre l'adoption du traité au choix des citoyens.

C'est dans cet optique que s'est réunit hier le CNR (le Comité National pour un Référundum). Différents intervenants, partisans du « non », comme Mélenchon, Chevènement, Besancenot se sont succédés à la tribune pour dénoncer une procédure non-démocratique.

Mais le parti de la rose, qui a déjà payé cher ses oppositions internes sur l'Europe, est tiraillé entre ses différents courants. Il y a le camp de ceux qui souhaitent signifier leur opposition à la position officielle qui consiste à s'abstenir sur la modification, puis ratifier le Traité par voie parlementaire une fois la modification validée. Et le camp de ceux qui entendent faire valoir « l'héritage » de 2005.

Il semble en tout cas urgent pour le PS d'enterrer rapidement le dossier européen qui a tant coûté au parti. Aujourd'hui, retarder à nouveau la construction européenne risquerait d'isoler le parti sur la scène politique européenne.

.18h15-Les résultats sont tombés: sur 893 votants, 560 ont voté pour, 181 contre, et 152 se sont abstenus.


McCain : l'oeil du tigre

On commence à y voir plus clair. Après avoir remporté deux primaires consécutives, en Caroline du Sud et en Floride, John McCain prend le dessus sur ses concurrents. Hier il est arrivé en tête dans le « Sunshine State » avec 36% des voix, devant le millionnaire Mitt Romney 31%. On trouve Giuliani à la troisième place avec 15%, suivit du pasteur Huckabee à 14%.

Tout le monde au GOP attendait ce grand rendez vous avec impatience. Tout d'abord, parce que la Floride est considérée comme un échantillon représentatif de l'électorat républicain au niveau national. Les résultat allaient donc donner une idée de la suite des évènements.

C'était aussi le pari de Rudy. L'ancien maire de New-York s'est lancé dans une campagne à la carte, et a fait de la Floride une de ses priorités. Il doit aujourd'hui s'en mordre les doigts. Annoncé comme favoris au début de la campagne, il a enchaîné les échecs, et doit maintenant assumer les conséquences d'une stratégie qui semblait depuis le début vouée à l'échec. Un revers de trop donc, qui le pousse prématurément vers la sortie. D'après les informations relayées sur le site internet du magazine Time, Giuliani devrait se rallier à McCain.

Ca se complique donc pour le Mormon Mitt Romney, qui , notamment grâce à la manne financière dont il dispose, semble être le seul capable d'accrocher le vétéran. Car s'il veut l'emporter, il doit composer avec ses concurrents, qui malheureusement n'éprouve aucune sympathie à son égard. Impossible d'imaginer que Huckabee le baptiste, pour qui être Mormon est un péché, puisse se rallier à Romney. Mais veillons à n'enterrer personne, le « super Tuesday » du 5 février apportera sûrement quelques réponses.

Côté démocrates, la Floride n'était pas un enjeu décisif. En effet, pour sanctionner l'Etat suite à un désaccord portant sur la date du scrutin, la direction du parti a décidé de n'envoyer aucun des 210 délégués prévus initialement. Bien que les candidats n'aient pas mené de campagne dans cet Etat, des estimations indiquent que la participation démocrate à cette occasion était supérieur à celle constaté lors des primaires précédentes. Hillary Clinton qui a obtenu 50% des suffrages contre 33% pour Barack Obama a déclarer, "Je vous promets que je ferai tout ce que je peux pour que les démocrates de Floride soient représentés à la convention démocrate et que la Floride soit du côté démocrate en novembre 2008". Une idée à laquelle s'oppose fermement le sénateur de l'Illinois qui a qualifié ce vote de « concours de beauté ».

La prochaine étape de cette course à l'investiture sera le « super Tuesday ». Dans six jours 2075 délégués seront mis en jeu chez les démocrates, et 1114 pour les républicains. La semaine risque d'être intense.


C'est la zizanie chez les démocrates

La campagne démocrate pour la Caroline du Sud est montée d'un cran en intensité. Après les différentes polémiques, le caractère racial donné à la la confrontation, c'est sur un plan plus personnel que les attaques ont lieu ces derniers jours.

Et c'est le couple Clinton qui semble avoir lancé les hostilités, Bill en particulier, qui montre des signes d'agressivité à l'encontre de Barack Obama.
L'ancien président est vivement critiqué par des membres de son parti, à l'image de Patrick Leahy, sénateur du Vermont, qui déclare « e n’est pas digne d’un ancien président, il n’aide personne, et certainement pas le Parti démocrate ». Effectivement, cette stratégie risque de porter atteinte au crédit des démocrates dans l'ensemble, et de ce fait, renforcer les positions républicaines. Les deux candidats continuent à se défier par spots publicitaires interposés, obligeant Obama à quitter la posture d'imperturbable qui lui a tant réussit.

Toute cette agitation a lieu avant le scrutin en Caroline du Sud qui, s'il n'est effectivement pas décisif, peut permettre de se faire une idée des chances de chacun des prétendants. On sait aujourd'hui qu'Hillary Clinton a délaissé la campagne dans cet Etat pour se focaliser sur des Etats clefs lors du « super Tuesday »: L'incontournable Californie et ses 441 délégués, son fief de sénateur, New-York,et le voisin New-Jersey, et l'Arkansas où sont mari fut gouverneur. Obama est donc en tête dans les sondages en Caroline du Sud, un Etat où 50% de l'électorat est noir. S'il ne remporte pas ce rendez-vous, on risque de voir l'écart ce creuser entre les deux adversaires.

Pour l'instant, c'est Hillary qui est en tête avec un total de 210 délégués remportés depuis le début des primaires, suivit d'Obama qui en totalise 123. John Edwards, avec ses 52 délégués, va sûrement endosser le rôle d'arbitre et se positionner pour la vice-présidence. Sa préférence irait à Obama...

Voir le dossier sur les élections américaines


Le véteran embusqué

John McCain a pris sa revanche. En 2000 il a subi un échec cuisant face à George Bush dans l'Etat de Caroline du Sud. Aujourd'hui il savoure cette victoire qui lui fait prendre une courte avance sur ses concurrents.

Rudolph Giuliani attend plus que jamais la Floride, lui qui jusqu'à présent n'a pas réussi à faire décoller sa campagne. Ses résultats dans l'Etat "laboratoire"(la Floride), parce qu'il se compose des communautés représentatives au niveau national, devraient nous en dire plus sur ses chances de poursuivre l'aventure.
Mitt Romney, qui a remporté la primaire dans le Nevada finit quatrième en Caroline du Sud et ne parvient pas à creuser l'écart. Le pasteur Huckabee s'essoufle et attend de rééditer l'exploit de l'Iowa.
Peut-être paie-t-il en ce moment son départ tonitruant, et ne parvient pas à maintenir le rythme? Les questions d'éventuelles alliances commencent à être posé. Et ce qui est sur, c'est que le pasteur baptiste ne pactisera pas avec le missionnaire Mormon. Pour 25% des Américains( dont 30 millions appartiennent à l'Eglise baptiste) être Mormon est considéré comme un pêché.

Ron Paul lui, malgré une campagne bien moins médiatisée que ses concurrents, s'accroche et ne lâche rien. Il compte du moins porter le plus longtemps possible son projet, et imposer dans l'opinion une partie de ses idées.
Fred Thompson quant à lui renonce à l'investiture. Les résultats médiocres lors des premiers scrutins ont eu raison de sa candidature. Celui qui se voulait la réincarnation de Ronald Reagan n'a pas su enflammer l'électorat républicain et doit donc abandonner l'aventure en cours de route. Un forfait qui peut faire les affaires de McCain. Lors des primaires en 2000, Thompson a appelé à voter pour ce dernier

A l'évidence, tous attendent le "super Tuesday", le grand rendez-vous de ces primaires, pour y voir plus clair. Le mardi 5 février, les électeurs d'une vingtaine d'Etats seront amener à voter. A partir de là, commenceront les tractations pour tous ceux qui espèrent intégrer l'équipe présidentielle.

 


Qui aime bien châtie bien

Hier était une journée de commémoration nationale aux Etats-Unis, en l'honneur de Martin Luther King.

Les deux candidats démocrates se sont retrouvé à cette occasion, histoire de faire oublier la polémique née ces derniers jours, suite à des propos maladroits tenu par Hillary Clinton. Juste avant l'élection dans le New Hampshire, en difficulté dans les sondages, elle tente de minimiser l'impact de l'identification du discours d'Obama avec celui du célèbre pasteur baptiste assassiné, et déclare "sans le président Lyndon Johnson, qui a fait adopter la loi sur les droits civiques, le rêve de Martin Luther King serait resté un rêve.
Il a fallu un président pour qu'il devienne réalité". La communauté noire voit rouge. "Comment peut-t-elle minimiser le rôle du mouvement des droits civiques", se demande Ron Walters, politologue spécialisé sur la question raciale en politique.

Jusque là, les dimensions raciales et de genres ont été tenues à l'écart du débat. Mais aujourd'hui, de nombreux observateurs estiment que la campagne entre les deux démocrates prend une tournure malsaine. Bill Clinton est notamment accusé de diffamation par le clan Obama, ce dernier reprenant à sa convenance les déclarations du jeune sénateur.

Personne ne tient à voir s'affronter, d'un côté l'incarnation du mouvement féministe, et de l'autre celle du mouvement des droits civiques.
De plus, ces deux courants, fondateurs de l'histoire sociale américaine, sont nés et ont grandit ensembles. Il existe une harmonie entre ces deux mouvements, troublée périodiquement par des situations bien précises. Les clashs ne datent pas d'hier.
En 1869, lors d'un meeting à New York, Elizabeth Cady Stanton s'indigne à la tribune que le 15e amendement donne le droit de vote aux noirs mais pas aux femmes. La réponse de l'abolitionniste Frederick Douglass, pourtant allié de cette dernière, fut cinglante:" Quand les femmes, parce qu'elles sont des femmes, seront chassées à travers New York et la Nouvelle-Orléans; quand elles seront chassées de leurs maisons et pendues aux lampadaires; quand elles seront les cibles d'insultes à tous les coins de rues... là il sera urgent qu'elles obtiennent les mêmes droits que nous."

Il y a une chance sur deux pour qu'un démocrate accède à la Maison Blanche. Donc une chance sur quatre(sans manquer de respect à John Edwards) pour qu'on retrouve un noir ou une femme aux commandes de l'Etat. Une belle revanche.

 



Un fauteuil pour quatre

Les prétendants Républicains à l'investiture se trouvent aujourd'hui face à un défi majeur pour leur parti: réhabiliter l'action républicaine après la présidence Bush.

Les questions environnementales, militaires et économiques sont au centre du débat au sein du Grand Old Party.


Avortement
Mitt Romney, surnommé « the flip-flopper »(celui qui retourne sa veste), a récemment changé d'avis à ce sujet, dans le but de se rallier la droite évangéliste.
John McCain parle de « tragédie humaine », quand Mike Huckabee préfère comparer IVG à l'Holocauste et souhaite d'ailleurs une protection constitutionnelle de l'embryon.
Giuliani lui se fait plus discret. Après avoir longtemps soutenu le mouvement pro-choice, il adapte ces positions à un électorat qui lui reproche une vision gauchisante des problèmes de société.


Ecologie
Tous prônent la recherche sur les énergies alternatives, afin d'assurer l'indépendance énergétique des Etats-Unis. Cependant, malgré des signes qui témoignent d'une prise de conscience générale, aucun ne s'engage à ratifier le protocole de Kyoto.


Immigration

John McCain se dit favorable au projet comprehensive immigration reform, généralement porté par les démocrates. Comme Giuliani, il est taxé de progressiste dans son propre camp, et préconise donc l'intensification des contrôle à la frontière.
L'ancien maire de New-York envisage la régularisation des sans papiers sous certains critères. Il est d'ailleurs attaqué par son concurrent Mitt Romney, qui qualifie New-York «de ville sanctuaire, où les clandestins vivent librement ».
Beaucoup plus ferme, l'homme d'affaire Mormon préconise une plus grande sévérité et des reconduites à la frontières.
Huckabee lui c'est prononcé en faveur d'une politique d'aide à l'intégration scolaire pour les enfants de clandestins, et comme ses concurrents, accentuer la surveillance aux frontières.


International :

Le mot d'ordre est le même pour tous: renforcer la présence américaine dans le monde. La guerre contre le terrorisme n'en est qu'à ses débuts.
Huckabee veut aller plus loin, et frapper « plus fort et plus intelligemment »
« Une présence militaire forte, pour un monde dangereux », dixit John McCain, qui entend poursuivre le processus de démocratisation du Moyen-Orient commencé par son prédecesseur, bien qu'il soit particulièrement critique à l'égard des moyens employés.

L'avenir des troupes US en Irak met tout le monde d'accord: il faut finir le boulot.
Romney veut même augmenter les effectifs et souhaite renforcer le budget de la défense.
Giuliani entend gagner cette guerre en diffusant la culture américaine dans le monde musulman, via « des entreprises telles que Pepsi, Coca Cola, McDonald's et Levi's, qui ont aidé à gagner la guerre froide en pénétrant le marché soviétique. »

Fiscalité

Si Guliani et Romney sont en faveur d'un baisse des impositions, McCain lui insiste pour une rupture avec la tradition républicaine sur le sujet. Il considère que la baisse des taxes est inefficace, et qu'il n'y procédera qu'après la diminution des dépenses publiques.
Huckabee veut maintenir les diminutions d'impôts, mais souhaiterait remplacer ce système par une taxe à la consommation.

Comme chez leurs ennemis démocrates, la grande similarité des programmes fait qu'aucun candidat ne s'est détaché de manière significative pour l'instant. Lequel incarne le mieux, et le plus fidèlement les valeurs de la droite américaine dans son ensemble?
Premiers éléments de réponse demain, surtout quand on sait que la Caroline du Sud ne s'est jamais trompée, en donnant à chaque fois sa préférence au futur président.


Démocrates américains : et si l'élection imperdable était perdue ?

 

Après s'être demandé pendant six mois si Ségolène Royal serait une Hillary Clinton à la française, on s'inquiète surtout désormais de ce qu'Hillary Clinton ne devienne une Ségolène française. Depuis quelques semaines il apparaît clairement que
1) l'élection imperdable est loin d'être gagnée
2) Hillary clinton, dont la popularité est relative, pourraît bien arracher d'un cheveu la candidature et se gameler face au candidat républicain en novembre.
Si bien que les incertitudes sur l'issue des primaires masque mal la flippe occasionnée par la perspective d'une défaite à la fin de l'année. Les Démocrates ont intérêt à ne pas se comporter en socialistes français, si sûrs douze mois avant le scrutin de la mécanicité de l'alternance.

Après deux mandats, l'administration Bush est certes plutôt grillée mais tout dépend désormais de la capacité des Républicains à donner l'impression du changement tout en gardant les fondamentaux conservateurs. Une sorte de "rupture tranquille" ( si cela vous rappelle quelque chose).
C'est pourquoi les spin doctors de la droite américaine sont admiratifs devant les talents d'acrobates de Nicolas Sarkozy (qui pourtant s'inspira essentiellement des méthodes de la droite américaine ).

Les démocrates, eux, parient beaucoup sur le bourbier irakien pour s'attirer les faveurs de l'opinion. Mais leurs divisions sont telles qu'ils n'ont pas réussi à capitaliser sur ce qui est pourtant le plus gros boulet au pied des Républicains.
Incapables de se mettre d'accord ( si ça vous rappelle...) sur un calendrier de retrait des troupes , les démocrates croyaient mécaniquement engranger les bénéfices électoraux de la déconfiture de l'administration Bush en se contentantd 'appuyer là où ça fait mal. Mais ça finit par se voir de ne pas avoir de projet ( si ça vous etc etc) et leur côte de popularité n'a fait que décroître depuis un an, après avoir obtenu la majorité à la Chambre des représentants.

Pire, leur stratégie exclusivement anti-guerre a même escamoté les maigres avancées sociales obtenues, dont la notable revalorisation du salaire minimum figé depuis dix ans.
" La guerre en Irak a éclipsé la plus grande partie de ce que nous avons fait", regrettait récemment Nancy Pelosi qui dirige la Chambre des Représentants.

Ben oui la faute à qui ? Il paraît difficile de continuer à taper sur George Bush pour avancer surtout maintennat qu'aucun challenger ne se détache réellement ( Hillary Clinton stagne, Barack Obama inquiète, John Edwards remonte).
La meilleure nouvelle en l'instant est que les Républicains n'ont toujours pas trouvé le bon cheval pour faire un hold-up. Si un Sarkozy se révélait en Rudolph Giulani,
Mike Huckabee ou Mitt Romney, la gueule de bois de la "gauche" américaine" pourrait être du même acabit que celle dont ne se relève pas le PS ici.


Bienvenue à Schengen

Posté par Easywriter le 21.12.07 à 11:32 | tags : international, europe

 

Imaginez le cauchemar de Brice Hortefeux : depuis 0H01 cette nuit, l'Europe a élargi encore son ouverture aux vents mauvais de l'immigration.
Des millions de rempailleurs de chaises et autres syphonneurs de gazoil ont intégré l'espace Schengen : L'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie , la Slovénie et Malte.

Sur le plan symbolique le nouveau découpage abolit les dernières divisions héritées du "Rideau de Fer", et matérialise l'espoir d'un monde idéologiquement réconcilié.
Bien sûr l'ouverture s'accompagne de la crainte d'une hausse sensible de la criminalité, l'espace ayant désormais des frontières avec la Biélorussie, l'Ukraine, la Serbie et la Croatie.
Les contrôles y seront renforcés en attendant une solution moins "vingtième siècle".

Car l'ouverture de Schengen n'est pas la réalisation d'un rêve de hippie, son enjeu principal réside dans l'extension réussi d'un puissant système d'informations croisées, le SIS ( système d'information de Schengen, 20 millions de données) consultable par l'ensemble des forces de police européennes.

Il s'agit donc surtout d'amélioration des interventions policières sur un espace élargi.
C'est comme ça le post-modernisme et puis c'est tout : sur chaque progrès supposé plane une horreur techno-liberticide, toute amélioration physiquement évidente s'accompagne d'une poussée d'angoisse. Tous bagués dans un monde aux limites physique abolies. Brrrr...

Le Big Brother européen, un fichier de renseignements dont le centre est à Strasbourg, reste perfectible. (parenthèse : malgré l'ambiance Bigard qui a déferlé sur le pays je ne ferais pas de jeux de mots autour du sot SIS de Strasbourg...). Aujourd'hui le SIS peut croiser les informations émanant de 26 pays, les 24 de l'espace Schengen plus l'Irlande et l'Angleterre. Sa puissance de feu est essentiellement orientée dans la lutte contre l'immigration clandestine.

Données biométriques, empreintes digitale, ADN, devraient augmenter le nombre d'informations recensées dans les prochaines années. " Sont également proposés un renforcement des informations sur les demandeurs d'asile, un allongement de la durée de conservation des données et un élargissement des droits d'accès au fichier" nous explique Le Monde. Ami letton, bienvenue à Gattaca.

 



Kadhafi au Club Med élyséen

Posté par Easywriter le 13.12.07 à 13:34 | tags : international
Ca doit être génial d'être Mouammar Khadafi en ce moment. Depuis quelques jours, il ressemble aux dictateurs d'opérette comme on en croise dans Tintin.
Le Frère Guide plante sa tente pendant cinq jours, se fout assez ouvertement de la gueule de l'Exécutif français et propose une vision progressiste du terrorisme.
Cerise sur le gateau : une page de pub dans le grand quotidien indépendant du pays (enfin le deuxième) pour 40.000 €. Une paille quoi, pour promouvoir ses pensées philosophiques sur la justice internationale ou la Coupe du Monde. Samedi il tapote les fesses d'Alliot-Marie et se barre avec les serviettes siglées Elysée.

Kadhafi à Paris : l'essentiel c'est le débat

Posté par Easywriter le 10.12.07 à 12:08 | tags : international

 

 

La France est ce merveilleux pays où l'essentiel - quel que soit le niveau de compromission diplomatique qu'on y atteint - est que le débat persiste. Le débat, le débat, le débat.

Mouammar Kadhafi, dont le seul mérite récent est d'avoir fait libérer au bout de plusieurs années des infirmières abusivement emprisonnées, est reçu au nom de don engagement à initier "un processus de réintégration dans la communauté internationale" (François Fillon). Comprenez : un processus de dégainage de chéquier tous azimut.

 

Kadhafi vient à Paris où il n'a pas été reçu depuis des décennies, affirme avant cela ( à Lisbonne) que le terrorisme peut éventuellement être une arme légitime pour les pauvres, pendant que son fils assure que l'Union de la Méditerranée ce serait super mais sans Israël.

Union de la Méditerranée qui ressemble de plus en plus à un projet totalement bidon, simplement destiné à donner une vitrine diplomatique à du business avec l'Algérie, la Lybie et qui voudra encore.
Nicolas Sarkozy : Commercial grands compte à l'export, zone Méditerranée.

Sarko organise un rendez-vous business, Fillon assure la com, tout roule, mais on est en France tout de même, il faut un niveau minimum de contradiction.
On gère ça en interne grâce au département "Ouverture" de la boîte. Il s'agit pas que la concurrence s'engouffre dans la brèche.

 

Et donc, au ministère des affaires étrangères, autre coquille vide du bon vouloir élyséen, on est en charge du débat :" Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort". (Rama Yade)
Mais non allons Rama, pourquoi il penserait cela, tu fais super flipper en tant que Condie Rice française des droits de l'homme.

Franchement on attend que Fadela Amara appelle à "arrêter le délire avec un type qui craint un max" et je pense que niveau avertissement on est au top.

Bien sûr, Bernard qui gère la PME Quai d'Orsay, prend un peu de hauteur. "Nous avons besoin que la Libye, dans le cadre des relations interméditerranéennes, redevienne un pays avec lequel on puisse discuter et redevienne progressivement un pays où les droits de l'Homme soient respectés."

Et Rama alors toute indignée qu'elle est, tu la laisses pleurer à côté de la photocopieuse ? "Elle a raison de parler ainsi, c'est ce que je lui demande" (...) Elle est en charge des droits de l'homme, elle le fait".
C'est à dire qu'elle en parle quoi. Le débat, le débat, le débat. Pendant ce temps y a qu'un qui bosse et prévoit déjà de ramener 3 milliards d'euros. Ben ouais ça coûte du fric d'avoir des gens qui débattent je vous signale.

Les propos de Bernard Kouchner sont extraits de la matinale de France inter, ceux de Rama Yade extraits d'un entretien au Parisien.

 


Ingrid Bétancourt : Sarkozy forme un rêve

Posté par Easywriter le 06.12.07 à 10:36 | tags : international

Message de Nicolas Sarkozy au leader des FARC, Manuel Marulanda. Le président français demande solennellement au révolutionnaire de libérer Ingrid Betancourt avant Noël, moyennant quoi il promet de s'engager personnellement pour trouver "une solution humanitaire pour pour la libération de tous les autres séquestrés". Sarkozy mieux que Chavez ?

Par ailleurs on apprend dans le Figaro que dans la lettre adressée à sa mère le 24 octobre, Ingrid Bétancourt a écrit ceci : « Quand la nuit était la plus obscure, la France a été le phare. Le président Sarkozy est sur le méridien de l’histoire.»


Ingrid Bétancourt serait en vie

Posté par Easywriter le 30.11.07 à 17:09 | tags : international
lngrid Betancourt serait donc en vie mais très affaiblie, comme le prouve cette vidéo datant du 24 octobre dernier et rendue publique par le gouvernement colombien.
Des photos et des lettres, dont une adressée par Ingrid à sa mère Yolanda Pulecio, ont également été saisies après l'arrestation de différents membres des FARC ( Forces armées révolutionnaires colombiennes en lutte avec le gouvernement).
Dans un communiqué, le comité de soutien à Ingrid Bétancourt fait part de son soulagement et se félicite l'engagement de Nicolas Sarkozy dans le dossier mais aussi de la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez .
 
Récemment le président colombien Alvaro Uribe a pourtant estimé que l'intervention d'Hugo Chavez dans le dossier était terminée depuis que le leader vénézuélien avait directement pris contact avec le Chef des armées du gouvernement colombien sans en référer à Uribe.

La Chine de demain

Posté par Easywriter le 26.11.07 à 19:39 | tags : economie, international

Alors que Nicolas Sarkozy est en visite dans l'Empire du Milieu et que les entreprises françaises signent des contrats à tour de bras, Stéphanie Bessière nous explique le développement chinois à venir et ses limites.

Entretien sur la Chine dans la mondialisation, à lire sur le mag politique, en complément d'un ancien et bon dossier sur le web et les medias chinois et du documentaire Paysages manufacturés sorti cette semaine et qui étudie le phénomène d'industrialisation massive subi par le pays.


Il est interdit d'imiter le kangourou aux heures de pointe

Posté par Easywriter le 08.11.07 à 11:43 | tags : humour, international

Au palmarès des lois britanniques les plus absurdes ne figure pas celle mentionnée dans le titre mais il y en a des pires : A Liverpool, une femme a le droit de travailler seins nus dans un magasin de poissons tropicaux. Dans l'ancienne ville de York tuer un Ecossais peut être autorisé à condition que ce dernier porte arc et flèches.
Il reste bien sûr interdit de venir siéger en armure au Parlement ou d'y mourir sous peine d'emprisonnement, en revanche uriner dans le casque d'un policier n'est pas légalement répréhensible si vous êtes une femme enceinte.

Mais la perfide Albion n'a pas le monopole du ridicule réglementaire puisqu'il est illégal d'être ivre pour pêcher un poisson dans l'Ohio et qu'un homme n'a pas le droit de se soulager debout après 22H en Suisse. La version française n'étant pas encore disponible, je vous propose de laisser en commentaires les lois hexagonales les plus débiles que vous connaissez.

Source UK Gold Tv


Traité européen : le parti socialiste esquive la question du referendum

Posté par Easywriter le 07.11.07 à 11:52 | tags : opposition, international, europe, ps

On avait expliqué récemment les différentes attitudes possibles chez les socialistes à propos du Traité constitutionnel européen modifié. Le bureau national a tranché mardi soir mais sans résoudre tous les problèmes, loin s'en faut.
Le "oui" au Traité l'a emporté de 36 voix contre 20 ce qui montre que le clivage apparu au moment du referendum de 2005 est toujours opérant.
Mais le point de tension principal est intact : oui ou non le parti socialiste acceptera t-il que la Constitution soit modifiée pour permettre la ratification parlementaire et donc éviter la tenue d'un referendum ? Sur ce point le secrétaire national François Hollande botte en touche, expliquant que les soicalistes verraient bien de quoi la réforme constitutionnelle (qui implique d'autres changements sur lesquels nous reviendrons) sera faite.

Pourtant la décision aurait pu couler de source : pendant la campagne présidentielle le parti et sa candidate Ségolène Royal étaient pour la tenue d'un nouveau referendum, celui-ci était inscrit au programme. Benoît Hamon a d'ailleurs démissionné hier du bureau national en raison du non respect de cette ligne de conduite. (edit 14H40 :Sur ce point, l'ancienne candidate précise aujourd'hui : J'entends dire certains que j'ai changé d'avis sur le référendum. Ce n'est pas exact. Je tiens compte de la situation pour avancer sur des convictions qui n'ont pas changé sans me réfugier derrière une question de procédure (importante) pour ne rien oser dire.")

Car le PS aurait pu à moindres frais faire valoir une cohérence dans son discours : nous sommes toujours pour le referendum c'est la condition préalable à toute discussion possible sur ce Traité. Marie-Noëlle Liennemann et Jean-Luc Mélenchon par exemple voyaient l'occasion rêvée de faire montre d'opposition puisque l'accord des 3 cinquièmes des parlementaires (et conséquemment des élus de gauche) réunis en Congrès est nécessaire à toute modification.

Certes, un nouveau rejet du Traité serait critique pour la construction européenne.
Mais de deux choses l'une : soit on continue de faire de l'Union un débat d'experts sur le modèle du Traité de Nice, soit on croit en la nécessité d'une légitimité démocratique de toute avancée, comme ce fut le cas en 2005.
C'est aux hommes politiques de tirer les leçons de l'échec et d'en assumer les conséquences.

Une consultation démocratique n'est pas une cerise qu'on pose sur le gateau d'un consensus acquis par avance mais représente le risque que prennent les élus et dirigeants sur le pouvoir de conviction qu'ont leurs idées.
Il est vrai qu'en la matière le PS a reçu ces derniers temps quelques sévères désillusions.
Pas plus que le Chef de l'Exécutif il ne souhaite aujourd'hui affronter ces angoissants électeurs capables de tous les camouflets.


Traité européen : le point sur la position socialiste

Posté par Easywriter le 30.10.07 à 12:33 | tags : international, europe

Le parti socialiste qui cherche à retrouver un semblant de cohérence et d'unité n'est pas aidé dans sa tâche par le calendrier imposé de Nicolas Sarkozy.
Le Chef de l'Etat aimerait faire ratifier par voie parlementaire le Traité constitutionnel avant la présidence française du second semestre 2008 ; et idéalement avant les municipales.
Le président pense que le débat autour du Traité va déchirer les socialistes et ceux-là ne le démentent pas complètement. Même si la discorde n'est pas aussi patente que l'affirment les médias.

Les socialistes doivent se mettre d'accord sur deux points : voter oui ou non au Traité proprement dit, accepter ou non que la Constitution soit modifiée, seul moyen pour Nicolas Sarkozy d'éviter le referendum. Ségolène Royal estime qu'il faut voter oui et éviter le referendum. "A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. Mais je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche. J’aurais préféré un texte avec moins de dérogations. Mais mieux vaut un compromis que rien", expliquait-elle à Libération.

Les partisans "classiques" du oui en 2005 comme Pierre Moscovici ou François Hollande répondent oui à la première option, non à la deuxième.
Le referendum sur la question du Traité constitutionnel faisait partie du programme socialiste. Certains nonistes comme Vincent Peillon ou David Assouline les rejoignent estimant que refuser à nouveau un Traité n'a pas de sens dans la mesure où aucune négociation nouvelle ne suivrait un tel refus. L'Europe serait coincée cette fois définitivement.

Côté nonistes, Laurent Fabius fait du referendum une question préalable mais n'appelle pas aussi clairement qu'en 2005 à voter non. Jean-Luc Mélenchon et ses amis, suivis par les communistes, continuent sur la même ligne et pétitionnent pour exiger à la fois une consultation populaire et que celle-ci aboutisse à un nouveau rejet.

Le parti socialiste doit donc trouver d'ici le 06 novembre une position, l'abstention état toujours une option possible.
Marianne explique ce matin qu'il y a peu de chances que le Traité puisse être adopté avant le printemps prochain, au regard du calendrier parlementaire.
D'ici là, un autre événement aura peut-être réglé définitivement la question : la Grande-Bretagne de Gordon Brown . Le Premier minsitre britannique essaie d'éviter lui aussi un referendum camouflet en expliquant que le Traité est un simple réglement intérieur qui respecte l'insularité farouche de son pays. Margaret Thatcher et les conservateurs ruent dans les brancards pour expliquer que la pieuvre bruxelloise étend ses tentacules dans le dos des citoyens britanniques et exigent une consultation populaire.
Si celle-ci a lieu sous la pression des Tories, le Traité de Lisbonne sera comme son infortuné prédecesseur un acte mort-né.

En débat sur le forum politique : Le traité européen doit-il être adopté par referendum ?


Sarkozy chez CBS : what's wrong with you ?

Posté par Easywriter le 29.10.07 à 10:42 | tags : président de la république, dailymotion, international
A quatre jours de l'annonce officielle de son divorce, Nicolas Sarkozy est interviewé pour le magazine 60 minutes de CBS dans le cadre d'un portrait. "L"imbécile" mentionné par le Chef de l'Etat est David Martinon, porte-parole de l'Elysée qui a organisé ce rendez-vous.


La démocratie c'est quand même mieux

Posté par Easywriter le 10.10.07 à 11:44 | tags : international, président de la république, citation
"Dans mon pays, chaque pouvoir doit rendre des comptes, personne n'est au-dessus des lois.
C'est tellement mieux de vivre dans une démocratie".
Vous devriez essayer aurait pu ajouter Nicolas Sarkozy aux étudiants russes, d'ailleurs il leur a souhaité de connaître ça un jour. C'est évidemment quand on est à l'étranger qu'on apprécie le mieux les charmes de son foyer.
"Si vous venez en France, vous verrez que les critiques sur moi de la presse sont régulières, sont nombreuses, ne sont pas toujours justifiées, mais que mon devoir, c'est de les accepter parce que c'est la démocratie".

Au Texas, la ruée vers le vote électronique

Posté par Easywriter le 06.10.07 à 11:17 | tags : vote electronique, international
Les Texans ont trouvé la solution pour lutter contre le manque d'assiduité des parlementaires.
Ce programme vous est offert par 2 Goldfish ( thanks Dude !)



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