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La campagne présidentielle 2007 s'installe en librairie.
Le retour de Cécilia Sarkozy (en librairie)
Bien que celle de Cécilia ne semble pas mal non plus. Askolovitch publie dans le Nouvel Obs des extraits hallucinants concernant l'épisode des infirmières bulgares.
Et dire qu'on jugeait inutile de la faire auditionner par une commission parlementaire sur son rôle pendant l'opération. Ajoutons un dernier ouvrage - surement le seul qu'on lira - Cecilia, La face cachée de l'ex Première Dame, une enquête de Denis Demonpion (Le Point) et Laurent Léger (Bakchich). Ruptures d'Yves Derai et Mickael Darmon. Edit du 10/01: Cécilia Sarkozy n'a pas obtenu l'interdiction de mide en vente du livre d'Anna Bitton Primes et déprimes au parti socialisteLes socialistes lavent désormais leur linge sale en librairie. Après les livres de Marie-Noelle Lienemann (Au revoir Royal),ou Claude Allègre (La défaite en chantant) c'est au tour de "l'autre camp" de riposter.
Pendant toute la campagne, les proches de Ségolène étaient rassemblés au 282 boulevard Saint-Germain, un local pas si éloigné de la rue de Solferino où siège le PS. Le site de l'hebdomadaire publie aujourd'hui la réponse de permanents du staff socialiste qui expliquent que la prime concerne le succès des législatives. Yasmina Reza, Nicolas Sarkozy et les prisonsA lire sur le mag : > La chronique (au vitriol ?) du livre de Yasmina Reza L'aube le soir ou la nuit dont, faut-il le préciser, Nicolas Sarkozy est le héros. > Le dossier Prisons : état des lieux, reportage à la Santé, travail des détenus et prisons de demain… Dans le livre de Yasmina Reza, Sarkozy parle de Royal - "Est-ce qu'elle m'aide ? C'est pas sûr, c'est pas sûr que le fait d'être nulle soit forcément un handicap en France"- "L'autre commence à débloquer à plein pot" Celui qui parle c'est Nicolas Sarkozy et l'autre c'est Ségolène Royal mais il y en a aussi pour Michèle Alliot-Marie, Jacques Chirac ou Alain Juppé dans L'Aube le soir ou la nuit de Yasmina Reza (ici sur le mag). On ne vous balance pas trop d'extraits parce que c'est une exclu du Nouvel Obs et qu'on les aime bien. Allez juste un autre : "Je vous dis une chose. Si on n'avait pas l'identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour, mes amis. Si je suis à 30%, c'est qu'on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge." Je vous en prie c'est tout naturel Livres politiques : vite édités, vite vendus, vite oubliésOn reviendra bientôt sur l'inflation de livres attendue durant la rentrée littéraire mais on peut déjà revenir sur une autre période faste pour les éditeurs français cette année : la campagne présidentielle. Selon son éditeur XO, le Témoignage de Nicolas Sarkozy se serait arraché à plus de 300 000 exemplaires. L'autre aspect notable est que la plupart des ouvrages ont une durée de vie de plus en plus courte, étant plus liés à une temporalité événementielle et journalistique qu'à celle, plus distanciée ordinairement, de l'analyse livresque. Qui songerait à acheter aujourd"hui le Qui connait Madame Royal ? d' est même en tête avec déjà 317 000 exemplaires vendus. (Merci L'institut GFK et merci Le Monde) Azouz Begag décrit la descente aux enfersPosté par Easywriter le 06.04.07 à 15:40 | tags : présidentielles 2007, ump, campagne electorale, livres politiques
'"Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom… Azouz Sarkozy ! Je vais te montrer, moi, Azouz Sarkozy… Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard ! Tu te fous de mon nom… Azouz Sarkozy ! Je vais te montrer, moi, Azouz Sarkozy… Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard !'"". (Citation extraite d'une dépêche du Nouvel Obs d'après AP et Reuters)
Alain Finkielkraut raconte..."Les juifs de France n'ont d'avenir que si la France reste une nation ; il n'y a pas d'avenir possible pour les juifs dans une société multiculturelle, parce que le pouvoir des groupes antijuifs risque d'être plus important". Au nom de la lutte contre une pensée unique, qui serait composée d'un soixant'huitardisme d'arrière garde, d'un antiracisme dogmatique et d'un antisémitisme larvé, il est aujourd'hui possible de dire à peu près tout et n'importe quoi. Ces propos d'Alain Finkielkraut, rapportés par le quotidien israëlien Haaretz expliquent donc que la prise en compte des diverses cultures qui composent la France au fil des métissages et de l'immigration est en soi une menace pour les juifs. Comprenez bien aussi qu'une société multiculturelle se résume à une lutte de pouvoirs entre les parties qui la composent. Dans la foulée, Finkielkraut se lance dans ce qu'il fait le mieux : la contestation d'un antiracisme bourgeois qui paralyserait tout discours sur les immigrés ou l'Islam. Aujourd'hui nous dit-il en substance, toujours selon Haaretz, il serait impossible de critiquer les immigrés. Et on voit bien en effet dans quelle espèce d'estime ces derniers sont tenus dans le débat public quand on ne parle que d'irrégularités administratives, de polygamie voire à l'occasion de rites barbares organisés dans les appartements de banlieue. Quand, pour la dernière fois a t-on parlé d'immigration sans parler d'insécurité ? Il y a quelques mois, Finkielkraut, malgré les explications des renseignements généraux qui ne purent que constater le malaise social à l'origine des émeutes de 2005, affirmait que nier la dimension ethnico-religieuse de ces émeutes était sacrifier à cette bien-pensance de plomb. Le philosophe adopte la même posture que Nicolas Sarkozy : alors que la liaison immigration/ insécurité /et identité nationale est si courante qu'elle devrait entrer comme expression toute faite dans le Petit Robert, ils continuent tous deux à critiquer un humanisme béat et démissionnaire qui serait la source de tous nos maux : ainsi un ministre de l'Intérieur qui a connu la plus grande crise des quartiers populaires il y a moins de 18 mois peut s'en prendre à la pensée "soixantehuitarde" pour expliquer encore aujourd'hui les affrontements qui dégénèrent. Ou critiquer une pensée bourgeoise et germanopratine alors que ses représentants les plus caricaturaux lui ont apporté leur soutien. Et à l'évidence, Nicolas Sarkozy et Alain Finkielkraut ont le plus grand mal à exprimer une pensée nouvelle et pragmatique dans des medias qui leur font la sourde oreille... Dans un petit livre réjouissant qui s'embarasse moins d'idéologie qu'il ne s'intéresse aux faits, le journaliste Sébastien Fontenelle explique comment Alain Finkielkraut trimballe un mépris insensé pour l'antiracisme - menace politique élevée au rang de ce que fut la déroute du communisme, s'il vous plait - confond quand ça l'arrange antisémitisme et antisionisme; tout en soutenant des antisémites notoires comme Renaud Camus quand ceux-ci sont attaqués par des ennemis pires encore, les "antiracistes" vous l'aurez compris. Finkielkraut tient des propos nauséabonds et se pose en victime dès qu'on les conteste, criant au procès et en réclamant presque un. Allez-y lapidez moi!que le tribunal de la pensée me condamne au terme d'un procès stalinien. Non Alain, le tribunal de la pensée se déclarera probablement incompétent à juger de telles inepties. Eric Besson dans le textePosté par Easywriter le 16.03.07 à 11:47 | tags : présidentielles 2007, ps, campagne electorale, livres politiques
Je le dis sans passion aucune, calmement mais fermement : ce que construit Ségolène Royal dans cette campagne présidentielle est mensonger et dangereux, pour la gauche et pour la France. Elle prétend porter une rénovation démocratique? En réalité, elle construit un pouvoir personnel. Elle attise la méfiance envers les élus et la démocratie représentative. Elle joue de sa victimisation, elle instrumentalise le féminisme, les souffrances des femmes et celles des exclus, pour asseoir son pouvoir. Elle promeut une démocratie participative qui n'est que mascarade. Elle fait croire aux citoyens qu'ils seront les inventeurs de son programme, les vrais héros de son aventure? Tout le monde sait que c'est faux. Seule sa propre gloire la motive. Elle use et abuse de démagogie. Elle prétend briser des tabous, mais elle ne fait qu'accompagner l'opinion dans ses pulsions majoritaires. Et quand elle rencontre une résistance, elle édulcore, se réfugie dans le flou, ne précise rien. Alors, tout est possible, tout peut arriver. Rien ne peut être débattu, discuté, argumenté, puisque rien n'est clair. A l'arrivée, c'est l'arbitraire, des décisions incompréhensibles, l'opinion flattée, distraite, amusée, et des catastrophes économiques programmées… Eric Besson, "Qui connaît Ségolène Royal ?", Grasset, sortie le 20 mars. C'est ce n'est pas l'extrait le plus virulent à l'encontre de Ségolène Royal. La dernière marche pour Jean-Pierre RaffarinPosté par Easywriter le 01.03.07 à 16:00 | tags : présidentielles 2007, ump, campagne electorale, livres politiques
Bien sur, l'amitié des deux hommes ne coule pas de source, il fallut la conquérir de haute lutte : il y eut bien les années rock'n'roll et politique (c'est lui qui le dit) où Jean-Pierre et Nicolas chantaient "la ballade des gens heureux" mais c'est un peu léger face aux divergences de points de vue : en 1974 JP soutient Valéry Giscard d'Estaing, Sarkozy est pour Jacques Chaban-Delmas, en 1981 Nicolas choisit Jacques Chirac, Jean-Pierre ne varie pas. "Ensuite, tu te rapproches de Madelin, en 1989, pour les européennes, où je vais vers Juppé sur les recommandations de Giscard. Puis, pour 1995, tu choisis Balladur et moi, Chirac. Il y aura aussi ces municipales à Paris où tu militais pour Séguin quand je croyais aux chances de Panafieu. En 2002, enfin,alors que tu espères Matignon, c’est moi qui suis choisi." Premier chapitre à lire ici. L'inconnu de l'Elysée
L'inconnu de l'Elysée
Le roman nul et drôle du prétendantPosté par Myosotis le 02.02.07 à 15:41 | tags : livres politiques
On se sent misérable à lire Le Roman du Vrai Prétendant, sorte de biographie vraie et lâche de Nicolas Sarkozy, et à se marrer avec. L'auteur, un certain Mazarin, "intime des cercles de pouvoir", y dresse le portrait d'un certain François Vittori, double du maire de Neuilly,ministre de l'Intérieur, président d'un grand parti de droite et bientôt candidat à la présidence de la République. Ne s'intéressant pas trop à la vie politique elle-même, Mazarin zoome plutôt dans ce roman light (120 pages) sur la sexualité du héros : son physique peu avenant ne l'empêche pas de mener une activité priapique, débridée, et de tomber follement amoureux de sa Cécilia/ Marietta, ancienne épouse d'un vieux saltimbanque télévisuel (Jacques Martin) décrit comme "drôle et doué dans son métier, laid et ennuyeux dans vie"). Le roman vrai du prétendant La France invisible " La France invisible, ce sont des populations qui, malgré leur nombre, sont masquées, volontairement ou non, par les chiffres, le droit, le discours politique, les représentations médiatiques, les politiques publiques, les études sociologiques, ou se retrouvent enfermées dans des catégorisations dépassées qui occultent leurs conditions d'existence."Cette France invisible c'est celle qui échappe aux catégorisations sociales habituelles, issues de l'après-guerre. Dans les sciences sociales on débat beaucoup du mauvais diagnostic qui est fait de la société française parce que reposant sur des classifications tombées en désuétude - la faillite du 21 avril dernier y serait d'aileurs liée. Sur le plan politique, la controverse s'est essentiellement focalisée depuis le début de la campagne sur l'indice des prix dont la méthodologie ne permettrait pas de prendre en compte réellement la consommation. Ségolène Royal a souvent répété cette idée avec quelques arguments, notamment l'estimation à 10% du budget de la dépense logement qui parait fantaisiste. François Bayrou reprend d'ailleurs également cet argument. Peu à peu les politiques tentent de s'adresser à cette souffrance sans réel visage statistique, à gauche comme à droite, Nicolas Sarkozy a aussi fait remarquer qu'on ne s'adressait pas à une bonne parie de gens silencieux : il paraît donc intelligent que les sciences sociales imaginent de nouveaux outils de description scientifique du réel qui pourrait nourrir la réflexion politique et la conduite des affaires publiques. Les études sur les accidents du travail ou sur les "intermittents de l'emploi" ont permis de dessiner les contours des nouvelles manifestations de la souffrance sociale autre que celle liée au revenu global. En s'attelant aux différents types possibles d'inégalités (liées à la couleur de peau, au lieu de résidence etc..), La France Invisible apporte de l'eau au moulin méthodologique. Les auteurs commencent d'ailleurs par appliquer cette volonté de nouvelle approche eux-mêmes : le livre est co-écrit, ce qui est rare par des chercheurs et des journalistes. La France Invisible Sous la direction de Stephane Beaud, Joseph Confavreux et Jade Lindgaard. La Découverte L'irresponsable de Hervé Gattegno Le journaliste d'investigation Hervé Gattegno publie chez Stock un livre revenant sur douze ans de présidence chiraquienne. L'ouvrage peut compléter le travail effectué par Patrick Rotman dans son documentaire. Gattegno brosse le portrait d'un homme à travers les nombreuses affaires qui émaillent son règne (financement du RPR, frais de bouche, Clearstream...) et ses acrobaties verbales pour faire diversion et durer, durer, durer. Jacques Chirac ou le symbole parfait d'une déshérence institutionnelle alimentée par la fuite en avant d'un homme qui ressemble à un type seul au volant d'un véhicule en déroute. D'un système à bout de souffle. |
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