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Pouvoir et contre-pouvoir. Tout ce qui concerne les rapports entre les medias et les hommes politiques.

Denis Robert se tait

Posté par Easywriter le 12.06.08 à 11:13 | tags : medias et politique
"Ce texte est ma dernière intervention publique à propos de Clearstream".
Ainsi débute le texte que Denis Robert publie sur son blog. Alors qu'il vient d'être condamné par le tribunal de Bordeaux à verser 12 500 € pour diffamation et qu'une dizaine de procédures courent encore en France, en Belgique ou au Luxembourg, le journaliste d'investigation préfère jeter l'éponge.
Ci-dessous la vidéo de son intervention :


On vous conseille aussi de lire "Je suis un criminel" paru dans le numéro 2 de XXI ( on y revient) . Denis Robert y retrace son parcours d'investigateur; de la jubilation des premières "affaires" -à la pieuvre Clearstream.
Au début tout baigne : ce sont les années 1980 où les enquêtes de quelques journalistes (notamment Robert pour Libération) aboutissaient régulièrement à des procédures judiciaires - le financement du RPR, Urba... - l'appel de Genève pour la création d'un espace judiciaire européen.... Les victoires semblent s'enchaîner aussi bien que les ventes en kiosque : en 1994, Pendant les affaires, les affaires continuent est un best-seller, Denis Robert devient le chevalier blanc du journalisme français.
Aux soirées endiablées succèdent pourtant des matins amers, et c'est ceux-là que décrit Robert dans cet autre texte.
Quand les affaires sont trop complexes pour que les medias s'y intéressent, que les enjeux deviennent trop importants, les adversaires trop dangereux. Denis Robert commet des errreurs devient sûrement un peu paranoïaque à l'époqus Clearstream - la paranoïa pouvant être considérée ici comme le stade supérieur de la lucidité.
Bien vite, les mots n'ont plus de prise, les enquêtes plus d'effets, au-delà du cirque médiatique de la semaine rien ne se passe et rien ne change. La partie peut durer mais l'issue est connue. La partie dure sept ans.
"Bientôt sept ans que j'ai la gueule de bois", constate Denis Robert. Aujourd'hui il décroche.

XXI : l'information XXL

Posté par Easywriter le 18.01.08 à 11:45 | tags : medias et politique

 

Se promener aujourd'hui dans les rayons des kiosques de presse est généralement un peu déprimant : newsmagazines interchangeables, gouffres à pub salement maquillés comme des journaux, la plupart des nouveaux supports n'apportent rient et disparaissent au bout de trois numéros.
Les férus de presse pourront désormais se tourner vers les librairies. Là, XXI, trimestriel d'informations grand format leur tend les bras.
Monté par Patrick de Saint-Exupéry - estimable grand reporter du Figaro - et Laurent Beccaria - éditeur tout aussi estimable des éditions des Arènes- XXI défend une approche quasiment abandonnée par les medias : des papiers longs, fouillés, bien écrits, des angles inattendus, des formats variés et des choix éditoriaux forts.

Le dossier central du premier numéro est consacré à la Russie contemporaine. Sous le titre "Le dollar et le marteau" on trouve (entre autres) un portrait détaillé de la journaliste assassinée Anna Poulitkovskaïa, un autre de l'hallucinant Edouard Limonov par Emmanuel Carrère.

Cet écrivain cultissime et très actif opposant de Poutine est un révolutionnaire infréquentable selon nos canons nationaux : "rouge-brun" militariste, il nourrit l'admiration des jeunes provinciaux désoeuvrés. Des prolos nationalistes et tarés qui constituent pourtant la seule opposition physiquement engagée dans un processus de subversion. Alors que la gauche russe se singularise surtout par sa mollesse et que les oligarques n'ont le choix qu'entre la corruption et l'exil.

Ce portrait de 30 ou 40 feuillets, sacrément documenté, met à jour l'ambiguité de l'homme aussi bien que celle d'un pays qui apparait comme la manifestation la plus aboutie du très en vogue liberal-autoritarisme.
Carrère prend le temps de questionner sa propre fascination potentielle à l'égard d'un homme qui a suscité une attraction bien moins exigeante chez Frédéric Beigbeider ou Michel Houellebecq.
Le texte est aussi un bon condensé de ce qui fait le meilleur de ce trimestriel : l'écriture documentaire, aussi aboutie que non spectaculaire.

Exigeant sans jamais pontifier, XXI propose dans sa première livraison un bédé-reportage de Jean-Philippe Stassen autour des "visiteurs de Gibraltar", un papier sur la déosbéissance civile à la française ou des extraits commentés par des intellectuels du discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, un verbatim de Mahmoud Ahmadinejad et plein d'autre choses.

On peut y voir se dessiner l'avenir de la presse écrite : condamnée dans la compétition de l'information immédiate, celle-ci renouerait avec ce qui fait sa réelle plus-value : l'art de l'analyse et de l'enquête, inaugurant l'équivalent textuel du documentaire audiovisuel. Raconter le monde avec du temps et de la générosité. Chouette non ?
On regrettera juste que XXI ne choisisse pas un rythme de parution plus régulier et plus "presse" que le trimestriel.

Tiré à 40 000 exemplaires,XXI est vendu 15 €, sans aucune publicité - pour éviter d'avoir à écrire des notules consos - le magazine revendique ouvertement des filiations prestigieuses comme Albert Londres ou, plus proche de nous, l'excellent mensuel The Atlantic Monthly.
On pourrait vous en parler pendant encore 6500 signes sauf qu'on est pas à XXI, on vous confirme donc simplement que ce trimestriel est la meilleure nouvelle apparue dans le monde des media français depuis un moment. Et qu'une bonne information des citoyens étant essentielle pour la vitalité démocratique, c'est en politique qu'on vous en parle.


Edwy au pays de l'indépendance

Posté par Easywriter le 14.12.07 à 15:29 | tags : medias et politique

 

Mediapart est donc la dernière née des aventures éditoriales payantes on-line.
Sous la houlette d'Edwy Plenel, le nouveau journal entend "inventer une réponse aux trois crises – démocratique, économique, morale – qui minent l’information en France, sa qualité et son utilité, son honnêteté et sa liberté.

La dernière fois qu'Edwy Plenel a eu une solution pour la crise tricéphale de notre pays, c'était lors de son projet de reprise de Libération, pour lequel il affichait une ambition éditoriale démesurée : faire un journal ouvertement anti-Sarkozy.
Cette fois encore le sauvetage du journalisme en déroute et la garantie de l'indépendance passe par l'antisarkozysme "Notre présidentialisme exacerbé, qui réduit la politique de tous au pouvoir d’un seul, ruine l’esprit démocratique, corrompt l’indépendance des hommes et dévitalise l’expression de la liberté. Il impose son agenda à l’information, son omniprésence aux médias et son oligarchie financière aux entreprises de presse."

Son impérieuse mission vient de recevoir le soutien explicite de Ségolène Royal qui n'hésite pas à faire une pub éhontée pour l'initiative via la newsletter envoyée aux abonnés à "Désirs d'avenir" : "Pour voir le jour d’ici mars 2008 et avoir les moyens de rester indépendant, MediaPart fait appel aux pré-abonnements, pour un montant de 9 € par mois (de 5 € pour les moins de 25 ans et les chômeurs). Au nom du pluralisme des médias, je vous invite à leur donner leur chance en vous abonnant. Merci de ce geste militant qui s’inscrit dans la logique de la démocratie participative."

Avec de tels amis nul besoin d'ennemis : si Plenel ne reçoit pas rapidement le soutien d'hommes politiques de tout bord, son indépendance risque d'être vite cataloguée socialisante. Laurent Mauduit, ancien du Monde et membre de la rédaction de Mediapart l'a bien compris. "La dirigeante socialiste a du mérite de défendre d’abord un principe : le pluralisme de la presse est actuellement sous très forte menace. Elle a du mérite... et j’espère fortement que d’autres dirigeants politiques de toutes sensibilités suivront son exemple : après elles, nous ne pourrions que nous réjouir si de nombreux autres dirigeants politiques français, de François Bayrou à Marie-George Buffet, en passant par Olivier Besancenot, Dominique de Villepin ou même de nombreux élus ou dirigeants de l’UMP voulaient faire le même geste."

Benoît Thieulin, l'ancien responsable internet de la campagne de Royal assure le développement du site. Financièrement tout cela n'est pas idiot : les membres de Désirs d'avenirs seront les bienvenus pour parvenir au chiffre de 65 000 abonnés dont a besoin Mediapart pour parvenir à l'équilibre. Et continuer sa mission rédemptrice au pays de l'indépendance dévoyée.

 

 


 


Enfin un Wikipédia de droite

Posté par Easywriter le 09.12.07 à 13:25 | tags : medias et politique

 

A ma gauche, Wikipédia. Comme le montrent les statistiques de notoriété, l'encyclopédie communautaire vit à peu près sur le même rythme que l'agenda de l'industrie culturelle.

A ma droite, Conservapedia, la réponse conservatrice et évangélique à Wikipédia accusée de propager une « vision antiaméricaine et antichrétienne».
Au menu, créationnisme, variations autour des maladies liées à l'homosexualité et digressions scientifiques : "
La plupart des scientifiques estiment que les dinosaures (...) sont éteints. (…) Toutefois, plusieurs indices semblent prouver leur coexistence avec l’homme. (...) S’appuyant essentiellement sur des sources bibliques, mais aussi sur des preuves archéologiques et fossiles, les Young Earth Creationists pensent que les dinosaures ont été créés le 6e jour de la semaine de la Création. On estime qu’ils sont mentionnés à plusieurs reprises dans le Livre saint. Ainsi, le Béhémot dans Job et le Léviathan dans Isaïe sont parfois considérés comme des références aux dinosaures". (traduction Courrier International)

PS : Plus d'infos insolites de ce genre sur le fil d'actu Wikipédia du Blog Aeiou.


Attentat à Paris : un colis piégé, Sarkozy et la Shoah

Posté par Easywriter le 06.12.07 à 18:59 | tags : medias et politique

Il n'y pas grand-chose à dire de l'attentat qui s'est déroulé rue Malesherbes à Paris il y a quelques heures. On y déplore la mort d'une secrétaire du cabinet d'avocats Catherine Gouet-Jenselme.
Un des associés du cabinet, Olivier Brane, a été grièvement blessé. La secrétaire a ouvert un colis apporté par coursier et contenant apparemment deux explosifs.

Du coup on brode beaucoup autour du fait que l'immeuble abrite le cabinet fondé par Nicolas Sarkozy. C'est encore dans l'accroche de Rue 89 ( qui par ailleurs fait un excellent travail en direct depuis le début de l'après-midi) alors que l'ancien cabinet du président se situe trois étages plus bas et que le colis porté par coursier était adressé au cabinet Gouet-Jenselme.
Idem d'ailleurs sur le fait que l'immeuble héberge également la fondation de la Shoah sur le même pallier, alors que le colis ne lui était pas adressé non plus et qu'il n'y avait personne dans les locaux de la Fondation. Mais il est vrai que le voisinage d'un acte possiblement antisémite et le nom du président balancé l'air de rien donne une tournure autrement polardeuse à l'affaire.


Municipales : Estrosi déjà maire de Nice (matin)

Posté par Easywriter le 28.11.07 à 12:52 | tags : medias et politique, ump, municipales 2008, marketing politique

Ce qu'il y a de bien avec les patrons de presse old-school c'est qu'ils ne s'embarrassent pas de précautions avec ces tarlouzes de journalistes.
Le groupe Hersant media nous offre un bel exemple de cette gestion décomplexée avec Nice-Matin, comme le raconte ce matin Le Canard Enchaîné.
Alors qu'à chaque rachat d'un titre à la dérive, tout le monde y va de sa charte et pousse des cris d'orfraie sur la déontologie, Hersant (dont le fondateur était le pape de la presse écrite dans les années 1980) nous rappelle que se faire vider les poches par des rédactions pléthoriques et pète-couilles doit avoir aussi quelque intérêt immédiat.
Sinon, autant racheter Libé.

Quoi de mieux que la ville de Nice comme théâtre pour une telle démonstration ? Réponse : rien.
Donc, Christian Estrosi, ci-devant ministre de l'Outre-Mer (où Hersant possède une myriade de journaux) est candidat à Nice face à l'inamovible Jacques Peyrat, 76 ballets au compteur et bien parti pour mourir sur son fauteuil de maire.

Les deux sont UMP mais seul Estrosi est évidemment soutenu par Nicolas Sarkozy et...Nice Matin, qui appartenait jusqu'ici à Lagardère mais que ce dernier a revendu avec tout son "Pôle sud" à Hersant .
Revente soutenue haut et fort par un certain Christian Estrosi.
Du coup Nice-Matin se lance dans une campagne éhontée pour le ministre candidat affirmant à la Une qu'aux Municipales, un seul tour pourrait suffire, Estrosi éclatant Peyrat d'un sans appel 51 % contre 14%.
Ce sondage, qui apprend également au lecteur niçois que 77 % de ses concitoyens pronostiquent la victoire d'Estrosi, a été directement commandé à la Sofres par le groupe Hersant et imposé à Nice Matin qui habituellement bosse avec l'institut Ipsos.
Mais ça Hersant s'en tape et obtient même la publication d'un entretien avec le directeur de la Sofres où celui-ci n'en revient pas d'intentions de vote aussi mauvaises pour un maire en place. Le quotidien, manifestement pas vexé d'une telle intrusion, y va de son analyse :"Nice s'est transformée. Mais Nice ne veut plus de Jacques Peyrat".

Le meilleur comme le raconte le Canard est que techniquement le pôle sud auquel est rattaché Nice Matin appartient toujours à Lagardère tant que Bercy n'a pas donné son feu vert au rachat par Hersant.
Comme quoi on peut concilier les bonnes vieilles méthodes des gestion et un sens très moderne de l'anticipation.

 

 


Le divorce des Sarkozy à la Une

Posté par Easywriter le 19.10.07 à 12:24 | tags : divorce sarkozy, medias et politique, pipolitique
Deux actualités qui se téléscopent, deux actualités qui selon l'importance qu'il leur donnera en dira long sur l'état du support qui les publie.
A l'Huma, pas question de mettre le divorce Sarkozy en Une, on loue la force du mouvement social.
Mais la séparation de Cécilia Sarkozy et de son époux fait tout de même l'objet d'une accroche sur la Une (voir à droite).
Pas de grande hésitation non plus au Figaro qui adopte une attitude quasi symétrique : le couple tient les deux tiers de la page, la "démonstration de force" des syndicats étant reléguée en bas du quotidien. Les choses ont le mérite d'être claires.
Le Monde et Libé, toujours plus faux-culs sur le plan du positionnement politique, continuent d'y toucher sans en avoir l'air.
Les deux quotidiens choisissent de mixer les deux infos du jour : le premier en privilégiant une "Une" décalée sur la régularisation des travailleurs sans-papiers - mais il est vrai que bouclé à 10H30, le quotidien du soir n'a pas profité de la confirmation officielle de l'Elysée concernant la séparation. C'est à Plantu qu'il revient d'être un rien égrillard sur le téléscopage des deux actus.
Libé fait ça plus ouvertement, évoquant le mouvement social en premier avec un titre ironique mais prévisible.
Ne nous plaignons pas : ils auraient pu faire l'inverse en parlant d'une séparation en régime spécial (eu égard à l'immunité de Nicolas Sarkozy).

Quand la France s'embras(s)e

Posté par Easywriter le 18.10.07 à 03:07 | tags : medias et politique, émeutes

Coïncidence de l'actualité, alors que se déroule aujourd'hui le premier épisode de ce qui sera peut-être le feuilleton social de l'automne, France 2 diffuse en deuxième partie de soirée un documentaire consacré aux deux derniers grands mouvements sociaux d'ampleur : les émeutes de banlieues en 2005 et la crise du contrat première embauche (CPE) l'année suivante.

Quand la France s'embrase de David Dufresne et Christophe Bouquet s'intéresse à la gestion politique de la violence, puisque la sécurité ne se résume évidemment pas à des opérations techniques de maintien de l'ordre. Parce qu'en France tout conflit social commence et finit dans la rue, que la confrontation directe est la manifestation exemplaire de la lutte sociale.

Dufresne et Bouquet ont donc interrogé des acteurs de la sécurité publique, dans les préfectures, aux renseignements généraux, avec en guest-star l'imperturbable Claude Guéant, dircab de Sarkozy au ministère de l'Intérieur et actuel Secrétaire général de l'Elysée.
La parole institutionnelle est équilibrée par les interviews d'acteurs syndicaux ou d'émeutiers.
Le dispositif se double de l'utilisation massive d'images amateurs prises du côté des représentants de l'ordre mais aussi des contestataires.
La multiplicité des points de vue permet de pointer les contradictions et mensonges utilisés à l'occasion par les différents acteurs du conflit et surtout de montrer leur propre perception des événements.
Le jeu politique notamment entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy au moment des émeutes est également assez amusant.
Mais l'intérêt du film n'est pas là.

La comparaison entre les émeutes de banlieues et la gestion de la crise du CPE y est saisissante.
D'un côté des jeunes au discours politique flou, animés d'une colère inarticulée qui ne trouve plus que la violence physique pour s'exprimer. Au ban de la société, ils ignorent égalment les ressorts de la mécanique contestataire que celle-ci autorise.
De l'autre des étudiants qui en maitrisent en revanche parfaitement les rouages : défilés République/Nation, contestation bruyante mais pacifique, relations medias et appuis de personnalités politiques, syndicales ou artistiques.

Dufresne et Bouquet ne développent pas de thèse sur ce point mais leur film montre que les émeutiers de 2005 sont autrement plus angoissants pour les autorités que n'importe quel mouvement social, précisément parce que les contours de leur mobilisation est floue, qu'elle ne se circonscrit pas en slogans, bref, qu'elle ne sacrifie pas au rituel bien huilé de la contestation ordinaire.
Elle est en cela, authentiquement révolutionnaire - ce n'est pas un jugement de valeur, leur action "retourne" littéralement le système.

Au milieu du film, un des responsables de la sécurité publique en Ile de France, interrogé auparavant sur les émeutes, est invité à parler de la crise du CPE.
Son visage prend un air plus serein; après qu'on a entendu quelques discours musclés, il a une parole apaisante et indique à propos des étudiants contestataires qu'il s'agit cette fois de "la jeunesse française". De quoi diable parlait-on jusque là ? De la France qui s'embrase.
Jusqu'à la fin du documentaire et quelle que soit la portée politique réelle des manifestations étudiantes, on parlera désormais plutôt de la France qui s'embrasse.

Quand la France s'embrase, de David Dufresne et Christophe Bouquet. Jeudi 18 octobre à 23 h sur France 2. David Dufresne collabore occasionnellement à Fluctuat.net sous le pseudo Davduf.

 

 

 


Ségolène Royal critique le journal de France 2 (sur France 2)

Posté par Easywriter le 12.06.07 à 09:56 | tags : dailymotion, medias et politique, elections, legislatives, ps
Après François Bayrou qui conchia le manque de pluralisme durant toute la campagne présidentielle, c'est au tour de Ségolène Royal de durcir le ton sur les medias.

Matin Plus, agent neutre

Posté par Easywriter le 04.06.07 à 15:39 | tags : medias et politique

"Nous avons une charte éditoriale prévoyant que nous faisons un journal neutre. Là, on avait un article qui était extrêmement désagréable pour la France parce qu'il comparait ce que faisaient ses fonctionnaires à ce qui se passait au temps de l'URSS".
Jean Christophe Thiery, directeur général de Bolloré Médias.

Le journal en question est donc le gratuit Matin Plus, propriété conjointe de Bolloré Medias et du groupe Le Monde. Des accords éditoriaux permettent la publication par le gratuit d'articles du Monde ou du Courrier International, lui aussi propriété du quotidien vespéral. L'hebdomadaire propose donc la semaine dernière un article qu'il publie également et qui est traduit du quotidien hongrois Magyar Hírlap.
Sur un mode volontiers sacarstique le papier relate la mésaventure tragi-comique d'un groupe de musique rom, Romengo, dans un aéroport français. Les policiers estiment suspect un étui à guitare et retiennent tous les musiciens pendant des heures, retardant le vol, multipliant les interrogatoires avant de subitement laisser tomber et relâcher tout le monde. Par la suite le commandant de bord refusera de faire monter les musiciens qui doivent passer la nuit dans l'aérogare sans dédommagement et encore moins d'excuse de la part des autorités françaises. Le plus cocasse étant que les musiciens se trouvaient sur le trajet du retour après un concert dans la circonscription de François Fillon.
Ce qui est intéressant dans la justification du DG de Bolloré Medias, c'est l'idée que la neutralité empêche de publier des papiers "désagréables". A fortiori des papiers désagréables pour la France alors que l'article hongrois aux références certes exagérées - mais qu'avec un peu de jugeotte critique on n'est pas obligé d'avaler toutes crues - mais il n'est désagréable que pour la police et éventuellement son ministre de tutelle. Mais un gouvernement et la France c'est probablement la même chose dans l'esprit de nos agents neutres.

L'article du Magyar Hirlap ( en Français)

Un papier de Rue 89 sur l'affaire

Mise à jour du 06/06 : Vincent Bolloré aurait finalement accepté la publication du papier litigieux, accompagné de deux courts articles, l'un expliquant le choix du Courrier International, l'autre le parti pris initial de Bolloré medias.


Bonjour je m'appelle Laurent Solly

Posté par Easywriter le 25.05.07 à 12:32 | tags : medias et politique, dailymotion

Et je serai bientôt directeur général adjoint de TF1- je l'ai même su avant les propriétaires de la chaîne. Avant cela j'étais directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy.

 


Parité bien ordonnée...

Posté par Easywriter le 21.05.07 à 12:56 | tags : medias et politique
...commence par sa femme
Qu'on se le dise : l'arrivée du nouveau pouvoir ne sera pas assortie d'une chasse aux sorcières dans les télévisions et certainement pas sur le service public. Béatrice Schönberg devrait donc retrouver sans problème son fauteuil de présentatrice du 20 H le 25 mai. Marie Drucker (dont le compagnon n'est même pas ministre alors pff..) pilotera le Soir 3 dès ce soir.
Christine Ockrent, et c'est bien là le plus beau, continuera à présenter l'émission politique de référence sur l'Europe (France Europe Express), question primordiale également pour son concubin qui en a la charge au sein du gouvernement Fillon.
Rendons hommage à ce souci de parité surtout à un niveau aussi élevé de responsabilité de chacun des partenaires.
Sur Flu aussi, l'égalité est respectée, Van étant l'alter-ego féminin de votre serviteur surdoué sur le blog télé.

Les journalistes de Lagardère se rebiffent

Posté par Easywriter le 16.05.07 à 11:36 | tags : medias et politique

"Vos relations privilégiées avec Nicolas Sarkozy ne sauraient nous contraindre à renoncer une nouvelle fois aux exigences de notre métier. La rédaction du JDD, indépendante, revendique le droit de refuser toute subordination qui voudrait la priver de son devoir d'informer". Extrait d'une lettre envoyée par les journalistes du JDD à Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère Active Media auquel appartient leur journal. Cette mise en garde intervient après la censure d'un papier évoquant l'abstention de Cécilia Sarkozy au second tour de la présidentielle le 06 mai dernier.

De leur côté les sociétés de journalistes de ELLE, Europe 1, Paris Match, Première et Télé 7 Jours ont demandé la garantie de leur indépendance. "Nous considérons que notre responsabilité éditoriale vis-à-vis de nos lecteurs et auditeurs est impérative. Elle ne doit en aucun cas s'effacer devant d'éventuelles tentatives de l'actionnaire majoritaire ou des politiques de faire pression sur nos contenus. Conformément aux engagements définis en 2000 dans la Charte de déontologie du groupe, réitérés par Didier Quillot, le 3 décembre 2006, devant nos représentants, nous demandons à M. Arnaud Lagardère, président du Conseil de surveillance de Lagardère Active, de nous garantir à son tour cette indépendance"

Journalisme de combat toujours , avec le changement de carrière de nos consoeurs Catherine Pégard du Point et Myriam Levy du Figaro. La première suivait la campagne de Nicolas Sarkozy et conseillera désormais l'Elysée en matière de communication, la deuxième suivait Ségolène Royal et fera part de ses lumières à François Fillon. En revanche les rumeurs concernant le départ pour l'Elysée de Moonlight sont totalement infondées - il s'est recyclé dans l'industrie de la chaussure professionnelle. La rédaction politique de Flu reste bien sur totalement ignorée indépendante.

- Les réactions sur le forum Présidentielles 2007 : JDD : la rédaction dénonce une censure inacceptable.


Cécilia Sarkozy s'abstient, Le JDD aussi

Posté par Easywriter le 14.05.07 à 10:56 | tags : président de la république, medias et politique

Etrange justification de Jacques Esperandieu, directeur de la rédaction du JDD, dans un edito paru hier. Le site Rue 89 a révélé ce week-end que deux articles sur le couple Sarkozy avaient in fine été censurés après un temps d'hésitation. L'un concernant les tensions qui animent le couple, l'autre révélant que le 06 mai dernier la femme du futur président s'était abstenue de voter. Les journaleux du JDD ont photographié la liste d'émargement des registres de vote, l'info est donc vérifiée. "Le vote n'étant pas une obligation, se rendre aux urnes relevant du choix personnel et de la sphère privée, j'ai décidé de ne pas publier ce papier", explique Esperandieu. Avant cela, il a demandé à ce qu'on tente de joindre Cécilia Sarkozy pour obtenir une réaction.
De deux choses l'une : soit c'est une affaire privée donc on n'en parle pas, auquel cas il est inutile de mettre la puce à l'oreille du staff de Sarkozy; soit on considère que ce n'est pas si privé que cela, parce que les registres sont publics et que Cecilia Sarkozy est la femme d'un président qui se flatta assez abusivement d'avoir fait reculer l'abstention. Moyennant quoi on publie sans forcément appeler quelqu'un qui ne fera vraisemblablement pas de commentaire - ladite info se suffisant à elle-même.
Rue 89 assure que de nombreux conseillers de Nicolas Sarkozy comme Claude Guéant ou Franck Louvrier ont fait pression sur Esperandieu, Arnaud Lagardère himself exigeant au final que le papier soit remisé au journal. Car le JDD appartient à Lagardère. Tout comme Paris Match dont fut débarqué Génestar il y a quelques semaines. Esperandieu, lui, affirme avoir pris sa décision seul en toute indépendance.

- Les réactions sur le forum Présidentielles 2007 : JDD : la rédaction dénonce une censure inacceptable


Elysez-moi : comment Sarkozy s'empara de l'UMP

Posté par Moonlight le 03.05.07 à 17:48 | tags : second tour, medias et politique, sarkozy
A 4 jours du grand saut, un documentaire de derrière les fagots vient éclairer avec une lumière différente la stature présidentielle de Nicolas Sarkozy.
C'est l'histoire d'un mec qui veut devenir président de la République. Mais avant d'accéder à l'Elysée il lui faut s'emparer du parti politique qui va lui permettre d'être le candidat incontesté de son camp.
Le documentaire de John-Paul Lepers retrace le parcours de Nicolas Sarkozy à la conquête de l' UMP - le parti de Jacques Chirac - en 2004.
l'ex comparses de Karl Zéro et ses questions gratinées nous entraîne des couloirs de l'Assemblée Nationale aux déplacements en province du futur candidat de la droite décomplexée. Ce qui saute aux yeux, c'est qu'il y à 3 ans, sa candidature ne faisait pas l'unanimité, loin s'en faut, au sein de sa famille. On voit que la majorité des ralliements se sont fait dans la douleur, et que l'unité affichée de ses derniers jours est le fruit d'un processus qui mélange arrondissements des angles et résignation de la part de ses concurrents.
C'est à cette époque qu'il construit son personnage d'hyperactif de l'action politique, facette que l'on retrouve aujourd'hui et qui a séduit plus de 11 millions d'électeurs le 22 avril.
Son atout dans la bataille interne : il a su se mettre dans la poche les jeunes du parti en leur promettant un renouvellement des générations, promesse qu'il a tenu jusqu'ici avec Laurent Wauquiez et Rama Yade dans sa garde rapprochée.
Un point intéressant apparaît à travers les questions de Lepers, il concerne le contenu du projet de Sarkozy, et là ses adversaires comme ses partisans sont tous plus ou moins d'accord sur le mystère qui l'entoure. La forme est connue c'est l'action, mais le fond est plus flou, même s'il appelle à une refondation doctrinale, le fait qu'il revendique son côté pragmatique et refuse d'être un idéologue déroute.
Le journaliste nous rappelle que fin 2004, Nicolas Sarkozy souhaitait un peu à la manière de Georges Bush mêler religiosité et libéralisme dans son projet. D'ailleurs à cette époque il misait sur l'électorat musulmans notamment avec la création du CFCM - Conseil français du Culte Musulman -, constatant que ce n'était qu'un mirage il a depuis changé de stratégie et de quelle façon !
Elysez-moi un étonnant documentaire qui montre Nicolas Sarkozy avant qu'il n'enfile son costume de présidentiable.

7 jours pour un vote

Posté par Moonlight le 30.04.07 à 11:51 | tags : medias et politique, présidentielles 2007, campagne electorale

A J - 7 les dernières interventions sont décisives, c'est pour cela que ce soir Arnaud Montebourg, Rachida Dati, Michel Sapin , Valérie Pécresse, Pierre Lellouche et Pierre Moscovici, seront les invités de Mots Croisées sur France 2 à 23h15. Demain 1 mai à l'occasion de la fête de Jeanne d'Arc, Jean-Marie Le Pen clarifiera sa position sur le second tour, et annoncera si oui ou non il délivre une consigne de vote. Ségolène Royal sera en plein air pour un grand rassemblement au stade Charléty.
Le 2 mai si vous n'êtes pas encore au courant sachez que le débat d'entre deux tours aura lieu à 20h50 sur TF1 et France 2 qui espèrent obtenir à elles deux une audience digne d'un match de l'équipe de France en coupe du monde, C'est à dire environ 20 millions de téléspectateurs.
La campagne se refermera par un ultime meeting de chaque candidats. Nicolas Sarkozy sera à Montpellier le 3 mai. Quant à Ségolène Royal elle rassemblera ses soutiens à Lille le même jour.
Dimanche 6 mai le visage du nouveau chef de l'Etat apparaîtra sur vos écrans. Résultats complets à 20 heures, et pas avant.


Les limites de l'anti-sarkozysme

Posté par Easywriter le 27.04.07 à 11:01 | tags : débat télévisé, medias et politique, présidentielles 2007

A force de voir des manipulations de toutes sortes chez les sarkozystes on va finir par nous les rendre sympathiques. Après avoir laissé entendre que le syndicat de la presse quotidienne régionale a pu subir des pressions pour ne pas accueillir le débat Ségolène Royal/François Bayrou dans ses colonnes, circule désormais l'idée que Canal Plus a été contrainte d'annuler la rencontre télévisée prévue à 11 heures demain.

" Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude", indique Bayrou.

On préfèrerait pourtant qu'il fournisse la première plutôt que de claironner la seconde. S'émouvoir de l'autoritarisme de Nicolas Sarkozy et de son interventionnisme auprès des medias est déjà suffisamment alimenté - coups de fil insultant au patron de Libération, pétage de plombs lors d'une invitation de France 3, affaire Alain Genestar etc. - pour ne pas avoir à laisser courir des rumeurs. Que Nicolas Sarkozy puisse interférer autant dans la sphère médiatique en dit plus long sur la couardise et/ou le conformisme des responsables de grands medias que sur la psychologie d'un homme ambitieux qui utilise tous les moyens disponibles au service de sa victoire.
En acceptant de diffuser ce débat, Canal Plus devait offrir un temps de parole équivalent à Nicolas Sarkozy sur le même type d'émission et résoudre la question de savoir à qui devait on décompter le temps de parole de François Bayrou - qui n'est pas au second tour faut-il le rappeler. Il n'est pas si commun qu'un débat "intermédiaire" soit imaginé entre deux tours et si tout le monde prend des pincettes, croire à une politique d'intimidation si efficace des medias par le staff de Sarkozy me semble un peu gros pour qu'on puisse faire l'économie d'une preuve avant de l'ouvrir.


Quand Colombani soutient Royal et Sarkozy

Posté par Easywriter le 20.04.07 à 12:12 | tags : campagne electorale, présidentielles 2007, medias et politique

Si les grands medias avaient une quelconque influence sur les votes, l'éditorial de Jean-Marie Colombani dans Le Monde ce matin aurait surement l'effet inverse de celui escompté. Dans un long billet intitulé "impératif démocratique", Colombani explique que le second tour doit voir s'affronter Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, sur fond de risque d'une nouveau "21 avril", catastrophique pour la démocratie. En outre il serait très important que deux visions politiques très fortes s'opposent pour le pays. Pourtant le directeur du quotidien vespéral concède qu'il n'est pas exclu que Sarkozy soit "libéral quand les affaires marchent, protectionniste quand l'Etat est impuissant" ou que le PS est incapable "de faire émerger une force social-démocrate". Colombani est un poil plus convaincant quand il parle de l'aventure politique de François Bayrou que les institutions ne permettent pas d'accompagner.
Mais quand il écrit "depuis, son élection en 1995, le pays n'a pas vraiment été en mesure de se prononcer clairement, positivement, pour dessiner son avenir", le bonhomme est gonflé : cette année là, Edouard Balladur s'opposait à Jacques Chirac dont il était premier ministre sur la foi de la seule notoriété qu'il avait dans les sondages d'opinion.
Dès le 12 janvier, le quotidien titrera " Pour l'opinion, l'élection présidentielle est jouée", entérinant l'idée que Balladur (que le journal soutient jusqu'au rêve) est le meilleur parce qu'il est le gagnant. Peut-être que, déjà à l'époque, l'enjeu est la conversion au libéralisme d'une droite française empêtrée dans des oripeaux gaullistes, mais l'affrontement des deux se résume au final tout de même plutôt à un conflit d'ego. Dans son edito du jour, il concède par ailleurs que les candidatures Balladur 1995 et Barre en 1988 ou le combat Chirac /Giscard en 1981 avaient "pour effet mécanique de contenir le vote FN". Comment dire autant de choses contradictoires d'une ligne sur l'autre ? Il y a peut-être un début d'explication quand il compare également les deux candidats à des journalistes, "cherchant à rebondir sur des actualités et des émotions successives, leurs priorités respectives étant finalement gommées à force de sauter d'un sujet à l'autre." Au regard de la définition faite de la profession on comprend que le directeur du Monde hésite peu à surfer...
Bref, l'argumentaire en faveur du bipartisme est assez sommaire et François Bayrou n'a plus qu'à crier (il ne s'en prive pas) à la peur des grands medias (Lagardèr brrr...) de voir quoi que ce soit changer au sein de rapports de pouvoirs dont ils tirent quelque avantage...


Ségolène Royal ne répond plus

Posté par Easywriter le 18.04.07 à 16:06 | tags : campagne electorale, ump, ps, présidentielles 2007, medias et politique

Depuis le début de la semaine Ségolène Royal ne répond plus aux demandes d'entretien. La candidate socialiste avait déjà annulé des rendez-vous avec des acteurs de la société civile et nombre de medias tout au long de sa campagne, le plus relayé de ces "lapins" étant celui posé à Jean-Pierre Elkabbach le 10 avril dernier pour une matinale sur Europe 1. Ce jour-là la candidate dépêche Jean-Pierre Chevènement à sa place. Après tout, son agenda et sa stratégie de communication la regardent, on peut la commenter mais il n'y a aucune raison qu'un prétendant à l'Elysée doive répondre à toutes les sollicitations des journalistes. (Le flottement dans certaines réponses relevé par le Monde est autrement inquiétant). Dans la dernière ligne droite, Ségolène Royal a annulé une rencontre avec les lecteurs du très populaire Parisien, un rendez-vous avec des agences de presse internationale et ...un entretien écrit demandé par Fluctuat.
Nous avions envoyé la semaine dernière comme à d'autres candidats un questionnaire sur leur politique pour le web et les nouveaux medias (aspects économiques, citoyens etc..) Après validation des réponses, le staff nous a finalement signifié une fin de non-recevoir. Bref, toutes les sollicitations quelle qu'elles soient ( honnêtement notre entretien ne comprenait aucune difficulté) sont déclinées. Manière d'éviter un clash fatal à quelques jours du premier tour. Nicolas Sarkozy, sur de son coup, en remet une dernière couche, ce matin sur France Inter et dans le Figaro. La tête déjà au second tour.

 


Sarkozy : Un journaliste de Marianne hausse le ton

Posté par Easywriter le 18.04.07 à 11:47 | tags : dailymotion, présidentielles 2007, medias et politique
"Moi j'ai été journaliste politique, j'ai vu quand même Nicolas Sarkozy qui était en situation de puissance et non pas en situation de séduction et je peux vous dire que la menace, le "on se souviendra de toi", l'index pointé, "on te cassera", si je ne l'ai pas entendu, et moi je source, moi Joseph-Macé Scaron si je ne l'ai pas entendu en tant que journaliste du Figaro, du Figaro Magazine, et je parle en connaissance de cause, car je n'ai jamais fait de livre là-dessus- (.) écrit dessus (...) c'est la raison pour laquelle j'ai été démissionné du Figaro magazine, parce que j'ai refusé de tailler des pipes à monsieur Nicolas Sarkozy".
Joseph-Macé Scaron, ancien directeur du Figaro magazine et actuel directeur-adjoint de la rédaction de Marianne répondant sur RTL à des remarques sur le fait que le dossier de Marianne concernant sarkozy faisait beaucoup de critiques non "sourcées".


Canal plus décrypte vos hésitations

Posté par Easywriter le 14.04.07 à 11:19 | tags : humour, présidentielles 2007, medias et politique

Alors que l'indécision frappe ce pays avec la force d'un flic rouennais, les Guignols vous aident à reconnaître votre candidat. (En illustration, mon résultat perso et mon slogan qui déchire.)

Merci Rita !!


Premier tour : Morandini va-t-il griller tout le monde ?

Posté par Easywriter le 13.04.07 à 10:50 | tags : présidentielles 2007, medias et politique
La loi qui oblige à attendre 20 heures pour dévoiler les résultats du scrutin fait régulièrement péter les plombs à tout ce que le pays compte de journalistes, d'experts en sondages et autres analystes. On se souvient qu'en 2002, David Pujadas et Patrick Poivre d'Arvor rivalisèrent d'acrobaties pour annoncer la place d'outsider obtenue par Jean-Marie Le Pen. Toutes les trente secondes, on montrait des images du siège du FN à Saint-Cloud en expliquant qu'il fallait s'attendre à une grosse surprise.
Moins concerné par le surmoi déontologique, l'ami Jean-Marc Morandini a décidé cette année de dévoiler les chiffres à 18 heures ce qui pourrait lui couter 75 000 € d'amende. Pour éviter de se faire plumer, l'animateur parlera de rumeurs (où il excelle) et non d'informations.

L'agenda du week-end (de Pâques)

Posté par Moonlight le 06.04.07 à 16:40 | tags : campagne electorale, medias et politique

Pâques ou pas, les candidats ne prennent pas de week-end.
Samedi, un Dimanche + spécial week-end où Laurence Ferrari recevra, Dominique Voynet, Jean-Marie Le Penet Marie-George Buffet. Le lendemain ce sera au tour de Gérard Schivardi, José Bové et Marielle de Sarnez.
Dimanche José Bové est l'invité du Grand Jury RTL à 18h30 , et Jean-Marie Le Pen sera sur Europe 1 à 18h pour le Grand rendez-vous, avant de se rendre sur le plateau de France Europe express à 23h sur France 3.


L'agenda de la semaine

Posté par Moonlight le 02.04.07 à 10:43 | tags : campagne electorale, présidentielles 2007, medias et politique
Lundi, José Bové se déplacera dans le 9-4 pour tenir un meeting à Vitry, François Hollande ira seul à Montpellier, et Jean-Marie Le Penenfilera l'oreillette d'en aparté pour répondre aux questions de Pascale Clark à 13h15. Gérard Schivardi sera au Soir 3 à 23h.
Mardi, Dominique Voynet sera en meeting à Strasbourg. Côté télé, sur Canal + Olivier Besancenotsera dans en aparté à 13h15, et Ségolène Royalprendra place auprès de Michel Denisot dans le Grand journal à 19h10. Pour les couche-tard Marine Le Pen est l'invitée du Soir 3 à 23h.
Mercredi, François Bayrou occupera les anciennes terres de Jack Lang, le temps d'un meeting à Blois.
Jeudi, Arlette Laguiller ira voir ses camarades de Lille, quant à Marie-George Buffet, elle sera au Grand Journal de Canal + à 19h10.
Vendredi, José Bové passera sa fin de semaine sur la Côte d'Azur où il tiendra un meeting à Nice.

L'agenda du week-end

Posté par Moonlight le 30.03.07 à 15:49 | tags : campagne electorale, présidentielles 2007, medias et politique
Après une semaine rythmée par la Marseillaise, nos compatriotes candidats vont mener campagne tout le week-end dans les médias et sur le terrain. Samedi à 14h30 Philippe de Villiers se trouvera au Palais des Congrès de Paris et le lendemain il sera dans Dimanche+ sur canal + à 13h. François Bayrousera une fois de plus en week-end dans les îles, cette fois il rendra visite aux Antillais. José Bové reste dans l'hexagone, il sera en meeting à Grenoble. Week-end chargé pour Ségolène Royalqui sera au 19h20 de France 3 samedi, et dimanche elle est l'invitée de Dimanche+ à 12h40, et du Grand rendez-vous Europe 1 à 18h.
Dimanche Nicolas Hulot fait son retour dans la campagne, à 17h au Trocadéro il lance l'opération " votons pour la planète ", une manière de rappeler qu'il y a deux mois, cinq candidats ont signé son pacte écologique.
Marie-George Buffet réunira les communistes et tous ceux qui voudront bien se rendre à Bercy. Arlette Laguiller soutiendra sûrement les grévistes du port autonome de Marseille lors de son meeting dans la cité phocéenne. Nicolas Sarkozy fera un détour dans les studio de RTL pour répondre aux questions du Grand Jury à 18h30.



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