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L'actualité des municipales 2008. Voir ausi notre dossier spécial des résultats ville par ville.
Gouvernement Fillon 3 : un "ajustement" ministeriel
On note donc l'arrivée de six nouveaux secrétaires d'Etat, et plusieurs ministres voient leurs attributions modifiées ou élargies. Les nouveaux :
Ceux qui changent de poste :
Les ministres dont les fonctions sont modifiées :
Les réactions ne se sont pas faites attendre. Julien Dray, qualifie ces changements de « réponse bizarre, voir stupéfiante. C'est à la fois une sorte de tableau d'honneur et de récompense pour certains et un lot de consolation pour d'autre » Jean-Paul Huchon, président de la région Ile de France, se sent menacé par la création d'un secrétariat d'Etat au développement de la région capitale. « le gouvernement fait mine d'ignorer que la Région Ile-de-France est la 1ère Région d'Europe, qu'elle a battu cette année tous les records de création d'entreprises ». Génération engagée, génération montante ?Posté par Easywriter le 18.03.08 à 14:41 | tags : municipales 2008
![]() Avant le second tour, c’est la droite qui les jugeait indésirables : la fusion des listes Génération Engagée et Union de la gauche était qualifiée de « salade de fruits » sur un tract de l’UMP local. Génération engagée a donc bien failli provoquer une petite révolution aux municipales dans le Val d'Oise. Marie Painon est partie du côté de la Grande Borne pour comprendre un phénomène politique qui tente d'exprimer le ras le bol des quartiers sensibles. Lynché, Lellouche se lâche...J'ai vécu une campagne faite d'injures, d'insultes, de coups bas. François Lebel, le candidat dissident est devenu le candidat officiel. Il y avait le sigle UMP partout sur les bulletins de votes. De bonne foi, comment voulez-vous que l'électeur comprenne quelque chose? Lors de l'entre-deux-tours, Lebel a tenu un meeting, avec en soutien Claude Goasguen et Bernard Debré (respectivement réélus maire UMP du 16e et sur la liste UMP du 16e, Ndlr). C'est un assassinat politique en rase campagne, qui s'est fait dans un silence assourdissant du côté de l'UMP. On a choisi celui qui a épousé le président de la République (sic) et non celui qui a épousé les idées du président de la République. Après s'être demandé à voix haute si la droite parisienne n'était pas la plus bête du monde, Pierre Lellouche explique au JDD.fr qu'elle est aussi "suicidaire". Et peuplée de squales apparemment. Goasguen et Debré jugeaient en effet que Lellouche était un peu fainéant de briguer le VIII ème acquis à la droite au lieu du IX e, ils lui auraient donc pourri sa campagne - histoire d'évincer un adversaire dangereux à Paris (d'aprèsLellouche himself). François Lebel dissident UMP réélu dimanche est le maire qui maria Nicolas Sarkozy et Carla Bruni il y a quelques semaines. Alors que la droite ne lâche pas un arrondissement dans Paris, Lellouche est en effet le grand perdant. A moins que le remaniement ne lui permette d'entrer au gouvernement... Lellouche au DOM-TOM (à la place du démissionnaire Christian Estrosi) ? Via Résultats Municipales 2008 : Virage à gauche pour de nombreuses villesPosté par Charif le 16.03.08 à 21:09 | tags : municipales 2008
Le PS s’impose aussi à Caen, et fait basculer ce bastion symbolique de la droite. La maire sortante, Brigitte le Breton, n’a fait que 43,5%, contre 56,% pour Philippe Duron (en photo), président de la région basse Normandie. Jean-Marie Rausch, le maire sortant DVD investi entre les deux tours par l’UMP, est battu par Dominique Gros. Le socialiste à la tête d’une coalition PS-PCF-Vert l’emporte, et fait tomber lui aussi une figure importante de la droite locale. Lille a confirmé son engagement à gauche comme Nantes et Lyon l'avaient fait au premier tour. Il n'y a guère que Marseille pour consoler la droite. Jean-Claude Gaudin peut enfin souffler. Après un scrutin très serré il devrait obtenir 51 ou 52 conseillers (soit la majorité) devant Jean-Noël Guerini.
François Bayrou qui a également constaté sa défaite à Pau face à Martine Lignières-Cassous à l'issue d'une triangulaire difficile pour le Béarnais. Triangulaire qui confirme que la place au centre l'échiquier est difficilement tenable. Strasbourg septième ville de France et capitale de la dernière région acquise à la droite est un autre des symboles d'ampleur pour la gauche. Roland Ries (58 % des voix environ) l'a emporté dans presque tous les quartiers comme c'était prévisible. Les résultats complets des municipales 2008 dans les principales villes sur le mag politique. Charif et EW
Municipales : après le second tour François Fillon maintient le cap
Dans la foulée, comme la semaine dernière, Ségolène Royal est intervenue : " j'observe que tous les maires socialistes élus l'ont fait dans une démarche de démocratie participative" a indiqué l'ancienne candidate à la présidentielle manière de s'attribuer une partie du succès. Pour elle la forme d'exercice du pouvoir (hyperconcentration) et les mauvaises mesures du gouvernement ont été sanctionnés lors de ce scrutin Résultats municipales à Pau : Bayrou perd la triangulairePosté par Easywriter le 16.03.08 à 20:20 | tags : municipales 2008
" Ceci est le résultat d'une manoeuvre", 7300 voix ont été détournées" a expliqué le candidat, faisant référence au maintien de la liste Urieta". "On assiste à une vague de gauche énorme" a encore indiqué Bayrou qui voit dans le manque d'un centre stable un mouvement de balancier permanent. Le Béarnais a affirmé que le parti socialiste faisait une score énorme dix mois après une victoire de la droite alors qu'il "n'a changé aucune de ses têtes". Il a critiqué un mouvement de balancier permanent et promis " d'autres victoires" à l'avenir.
Cette défaite est d'autant plus difficile pour le Béarnais qu'elle hypotèque l'avenir d'un parti dont les alliances à géomértie variable passèrent pour illisibles. A Pau Bayrou pensait jouer la troisième voie qui l'emporte faisant un symbole parfait de son choix du ni droite ni gauche. C'est donc plutôt le symbole de la difficulté à trouver une place entre le PS et l'UMP qu'on risque de retenir. Résultats municipales : les premières estimationsPosté par Easywriter le 16.03.08 à 20:05 | tags : municipales 2008
Le second tour des municipales a déjà produit quelques résultats : Martine Aubry est réélue sans problème à Lille avec 66 % des voix, Xavier Darcos est battu à Périgueux. A Pau c'est encore plus serré puisque seulement quelques dizaines de voix sépareraient François Bayrou de Martine Lignieres-cassou. Caen bascule à gauche tout comme Saint Etienne, Reims ( où la gauche réunit 56 % des voix face aux divisions de la droite); Amiens échapperait à Gilles de Robien et à Metz la triangulaire aura également été fatal à la droite. Second tour : l'abstention en légère haussePosté par Easywriter le 16.03.08 à 19:46 | tags : municipales 2008
Toutefois ce chiffre même très général - ce qui comptera ce soir c'est l'évolution de la participation dans les grandes villes, où elle fut faible dimanche dernier - laisse penser que les deux camps n'ont pas su convaincre leurs électeurs de se mobiliser. Municipales : état des lieux avant le second tourPosté par Charif le 16.03.08 à 12:03 | tags : municipales 2008
Le raz de marée annoncé va-t-il se confirmer? L'expérience de 2001 invite à la prudence. Grandes villes à gauche C'est surtout dans les villes de plus de 100.000 habitants que les conservateurs sont en difficulté. Sur 21 villes qu'ils détiennent, seules deux ont été conservées dès le premier tour (Toulon et Bordeaux), 2 perdues (Rouen et Dijon) 7 ballottages indécis (Nancy, St Etienne, Marseille, Aix en Provence, Nîmes, Argenteuil et Orléans), 4 favorables (Boulogne Billancourt, Perpignan, Le Havre, Nice) et 6 défavorables (Caen, Metz, Amiens, Reims, Toulouse et Strasbourg).
Dans les grandes villes, la gauche fait meilleure mine : sur les 16 villes qu'elle dirige, 5 ont confirmé leur choix dès le premier tour (Besançon, Limoges, Le Mans, Nantes Lyon), alors que les 11 autres sont en ballottage favorable. Ces données confortent un mouvement assez large observé par la sociologie électorale : les grands centres urbains où habitent les tranches supérieures de la classe moyenne et la classe aisée votent plutôt à gauche, la droite réussissant mieux dans les villes moyennes et couronnes péri-urbaines.
Malheureusement pour elle, l'UMP ne peut se contenter de voir dans sa défaite les conséquences d'un mouvement de fond sur lequel elle ne pourrait rien; et doit constater des effets conjoncturels plus sévères quant à sa popularité : sur les villes de plus de 10.000 habitants passées à droite en 2001, 8 ont été récupérées par la gauche des le premier tour, (Rouen, Laval, Alençon, Rodez, Dieppe, Vierzon, Châlon sur Saone et Bourg en Bresse), et plusieurs sont en ballottage défavorables (Amiens, Blois, Caen, Pau, Metz, Montauban, Quimper...). Les succès de Luc Chatel à Chaumont et de Laurent Wauquiez au Puy en Velay ne sont que de sympathiques consolations. A noter tout de même deux ballottages favorable a Angers et Belfort.
PS ? et après ? D'une manière générale, les ballottages sont plus favorables à la gauche, et ce en raison des bons scores obtenus par l'extrême gauche- notablement de la LCR. Le parti d'Olivier Besancenot n'a réalisé que 3 alliances avec le PS et maintient une dizaine de listes au second tour (notamment à Clermont-Ferrand) histoire de maintenir la pression sur un parti dont il refuse l'hégémonie. Il sera d'ailleurs intéressant de regarder comment le parti socialiste "gère" ses alliés plus ou moins naturels à l'issue de ce scrutin. Car plus on est à sa gauche mieux on semble résister : Les Verts en petite forme et rentrés dans le rang, un PCF dont la déconfiture semble connaitre une accalmie et qui résiste bien, une extrême gauche en plein boom. Alors que le Modem, lui, s'épuise dans des mouvements de balancier entre la droite et la gauche.
Charif et EW
Lellouche voit justePosté par Charif le 14.03.08 à 18:14 | tags : municipales 2008
A Paris, la droite est au fond du gouffre, et Delanoë se paie même le luxe de snober le centre. On comprend le désarroi de Lellouche. Candidat dans un arrondissement acquis à la droite, il est devancé par le maire sortant, Philippe Lebel.
Il faut dire que Lellouche, comme beaucoup d'autres, n'a jamais digéré la nomination de Panafieu. Depuis le début de la campagne, le député n'a pas cessé de mettre en évidence les erreurs de son propre camp, et le manque de stratégie de la part du maire du 17e. Alliances : le speed-dating de l'entre deux toursPosté par Charif le 12.03.08 à 08:51 | tags : municipales 2008
Le futur électoral des Verts semble épouser celui du PS. Les écologistes n'ont pas tellement les moyens d'exister sans les socialistes et on peut s'attendre à un accord généralisé entre les deux partis.
Il peut y avoir des exceptions comme à Montpellier où le candidat Verts décide de se maintenir face à Hélène Mandroux. Mais le cas des écolos n'est pas comparable au dilemme du MoDem qui, sollicité sur sa droite et sa gauche, est prié de se positionner clairement. Les négociations se feront au cas par cas, sans stratégie nationale. Les candidats MoDem ont dépassé les 10% dans 40 villes et arrondissements, ce qui leur donne une importance particulière à l'approche du second tour. Des scores assez encourageants, qui dans certains cas poussent les candidats à se maintenir, comme à Asnières, Chartres, Poissy et dans 3 arrondissements de Paris. Mais dans la plupart des cas, les rapprochements sont fait à la carte, en fonction des intérêts locaux et ponctuels.
François Bayrou a rejeté la main tendue de l'UMP, qui lui propose un soutien sur Pau, en échange du retrait des listes MoDem en faveur de celles UMP, là où elles sont en concurrence directe. Sans accord global ce sera tout de même le cas à Toulouse où éconduit par le parti socialiste, le Modem s'alliera à l'UMP Jean-Luc Moudenc. Bertrand Delanoë, fort des bons résultats du premier tour, a lui snobé Marielle de Sarnez, indiquant que l'alliance pour être légitime aurait du se faire avant le premier tour. Trop tard Marielle, le maire de Paris tout le monde sait qui c'est...
Municipales : les ministres en campagneLes ministres élus dès le premier tour :
Les ministres en ballotage favorable :
Les ministres en ballotages défavorables :
Municipales : florilège des réactionsPosté par Easywriter le 10.03.08 à 12:38 | tags : municipales 2008
Première réaction dont on vous parlait hier, celle de François Fillon qui "relocalise" le scrutin. Le Premier ministre a t-il atténué la défaite de la majorité ?
Pour Ségolène Royal candidate nulle part si ce n'est à la tête du PS, les municipales c'est forcément "le vote sanction". Franchises médicales, modicité des pensions de retraites, elle stigmatise les différentes réformes et ressort le thème des valeurs en perdition. Patrick Devedjian, secrétaire national de l'UMP, "localise" (quand on parle de Sarkozy) ou "globalise" (quand on l'interroge précisément sur Pau et François Bayrou) selon les nécessités du moment. François Hollande a trouvé chez les Français trois volontés (participer fortement, confier des responsabilités à la gauche, adresser un avertissement au gouvernement). Le secrétaire national du PS a aussi trois mandats : maire (72% au premier tour) de Tulle où il était député et président du Conseil général de la Corrèze. Et pendant ce temps à Pau... François Bayrou est un bon challenger de la socialiste Martine Lignieres-cassou mais aurait bien besoin des voix de la droite. Pour une fois, le Modem n'est pas un simple arbitre... Olivier Besancenot est à sa manière l'un des gagnants d'un scrutin qui voit la LCR obtenir des scores jamais atteints. Les municipales en sont pourtant pas le fort de la gauche radicale. Un pas de plus vers ce grand parti anticapitaliste ? Enfin, EXCLUSIF, Nicolas Sarkozy a réservé sa réaction à Fluctuat.net Résultats municipales : la gauche l'emportePosté par Easywriter le 09.03.08 à 21:09 | tags : municipales 2008
MAJ : Voir aussi les résultats ville par ville et l'analyse des résultats des municipales 2008 au second tour Avec 47 % des voix contre près de 45 % pour la droite, la gauche serait le vainqueur de ce premier tour des élections municipales. Les résultats non définitifs montrent tout de même un résultat contrasté et le raz-de-marée espéré par les socialistes est nettement plus modeste que prévu. Tout dépendra évidemment du second tour dimanche prochain mais tout laisse à penser qu'il s'agit surtout d'un rééquilibrage après un scrutin plutôt défavorable à la gauche il y a sept ans.
Certes le gouvernement a fait beaucoup d'efforts ces dernières semaines pour relocaliser un débat que Nicolas Sarkozy avait voulu "nationaliser" avant de se rétracter au regard de sa popularité déclinante. François Fillon en a fait le coeur de son intervention tout à l'heure. Municipales : François Fillon relocalise, Ségolène Royal appelle à confirmer la "sanction"
Dans la foulée sur France 2, Ségolène Royal a réitéré l'idée d'un vote sanction pour le gouvernement et enjoint ce dernier à retirer son "paquet fiscal". Après la rescousse de Xavier Bertrand, toujours sur France 2 Royal a insisté pour que la sanction soit confirmée dimanche prochain. Municipales, premiers résultats :Rouen bascule à gauche, Lille confirmePosté par Easywriter le 09.03.08 à 20:12 | tags : municipales 2008
Martine Aubry quasiment dans un fauteuil ( 47 % des voix) à Lille, Valérie Fourneyron élue dès le premier tour à Rouen avec 54 % des voix, la gauche est bien partie dans cette soirée électorale.
Dès 20H sur France 3, le premier secrétaire du parti socialiste François Hollande a félicité ses électeurs tullistes qui l'ont plébiscité à nouveau avec 72 % des voix. Le Département de la Corrrèze pourrait également basculer dès ce soir en faveur du PS, donnant à Hollande un troisième mandat, celui de président du Conseil général lui qui est déjà député et maire dans la préfecture corrézienne. Edit : Caen où on n'a coutume de dire que personne n'y a voté à gauche depuis Guillaume Le Conquérant basculerait également à gauche. Municipales : La participation plus forte qu'en 2001 soulage à droite et à gauchePosté par Easywriter le 09.03.08 à 18:37 | tags : municipales 2008
Avec 56,25 % de participation à 17H, les élections municipales sont parties pour être plus prisées que celles de 2001. La peur d'une forte abstention était le sentiment le mieux partagé à droite comme à gauche. A gauche, c'est précisément le dévissage du président dans les sondages qui laissait craindre une démobilisation massive d'électeurs convaincus d'une victoire (trop) annoncée. Outre les risques d'un résultat plus modeste que prévu, les socialistes - François Hollande en tête - ne veulent surtout pas gagner par défaut : une forte abstention aurait pu signifier l'agonie de la droite sans que la gauche puisse capitaliser sur ce revers. A ce combat là au moins, tout le monde semblerait l'emporter. L'exception française des 36 000 communesPosté par Charif le 07.03.08 à 17:03 | tags : municipales 2008
Cette question était déjà au centre des débats lors des séances de l'Assemblée constituante (1789-1792). Sieyès et Condorcet plaident pour une division du territoire en 6.500 municipalités, quand Mirabeau, lui, entend transformer les 44.000 paroisses de l'Ancien Régime en communes. C'est finalement la volonté de ce dernier qui est retenue. D'autres projets de regroupement seront lancés durant le XXe siècle, sans grand succès. Il faut attendre la Ve République pour qu'une loi sur le regroupement de communes soit votée. Mais cette loi ne concerne au final que 2.217 communes, impliquées dans 897 fusions. Le processus d'intercommunalité instauré dès 1890 tente d'aller plus loin. Il est renforcé par des lois en 1992, 1999 et 2004. Il permet aux communes de se regrouper au sein d'établissements de coopérations, et développer des projets économiques, d'aménagements ou d'urbanisme. Mais ces structures ont des compétences limitées, toute initiative étant soumise à l'approbation de la région et du département. En février 2006, Michel Piron, député du Maine et Loire, rend un rapport qui plaide pour la relance des fusions. Mais les maires des petites communes ne l'entendent pas de cette oreille. Hors de question de finir au placard. Ils invoquent donc le principe de proximité, et la quasi obligation d'avoir un représentant de l'Etat sur des territoires où la densité de population est très faible. L'Etat est accusé d'abandonner ces administrés. C'est la même polémique qu'a suscité dernièrement la proposition Attali, avec la création de 6.000 « super communes ». La fonction de maire, telle qu'on la connaît aujourd'hui, est-elle vouée à disparaître? Retrouvez le dossier municipales 2008
Au PS, la campagne dans la campagne Plusieurs candidats potentiels se manifestent. Le maire de Paris en est. Bertrand Delanoë se verrait bien aux commandes de l'appareil, et tente pour cela de briser son image d'élu local. Il s'aventure même à dresser le profil du candidat idéal, « il faudra un vrai premier secrétaire, quelqu'un qui ait l'autorité, la force pour remettre en route le PS et pour s'opposer à la droite ». Il faut aussi compter sur ceux qui rongent leur frein depuis des années en attendant leur tour. Il faudra composer avec les Dray, Moscovici, Valls... qui ont depuis fait comprendre que la reconstruction du parti socialiste ne se fra pas sans eux. Et Ségolène Royal dans tout ca? Elle n'a pas attendu qu'on vienne la chercher. Toujours dans la dynamique de sa candidature à l'élection présidentielle, elle a entamé un tour de France, apportant son soutien aux candidats du parti pour les municipales. Un jour à Caen,un autre à Toulon, puis à Nice ou Périgueux, elle sillonne les routes à la rencontre des candidats, prépare son réseau et renforce sa popualrité chez les militants. Surtout ne pas tomber dans l'oubli, montrer qu'elle est encore là et que l'échec de 2007 n'était que le début d'un long combat. Chaque jour ou presque, elle envoie "un journal de campagne" aux abonnés de Désirs d'avenir. Mercredi 5, elle était à Toulouse, ville bleue dans une région rose. Lors d'un discours tenu pendant ce déplacement, elle annonce sa volonté de rassembler les socialistes autour d'un texte fondateur, qui serait présenté aux militants lors du congrès national. Cette union dit-elle, se fera avec ou sans « les poids lourds » du parti. Convaincue de la pérennité de son projet, Ségolène avance sans se soucier des remous qu'occasionne son volontarisme. "Le Modem est une auberge espagnole"Deux questions à Sylvain Garel, candidat Vert dans le 18e arrondissement de Paris à propos des alliances de Bertrand Delanoë.
Fluctuat : Pourquoi les Verts présentent-ils une liste autonome à Paris ? Le résultat de l’élection est connu. La gauche va gagner, très largement, et donc il n’y a qu’un seul enjeu : c’est le poids des écologistes dans la prochaine majorité, aussi bien dans le 18e qu’à Paris. Donc si les gens veulent qu’il y ait des politiques écologistes, qu’elles continuent et qu’elles s’amplifient, il faut au premier tour voter pour les verts. Le plus mauvais choix serait de voter socialiste dans un arrondissement comme le 18e, car il y a un vrai risque qu’il n’y ait qu’un seul tour, et s’il n’y a qu’un seul tour, il n’y aura plus d’écologistes dans le 18e. En plus c’est un moyen d’empêcher une alliance avec un parti de centre droit comme le MoDem. Si on veut que Paris continue à avoir une politique de gauche et écologique, il n’y a qu’une solution, voter Vert le 9 mars. Vous êtes opposés à une alliance avec le Modem au second tour ? Nous, nous sommes contre. Mais probablement que nous n’aurons pas les cartes en main. Soit on arrive en tête au premier tour, ce qui est peu probable, dans ce cas on ne fera pas d’alliance avec le MoDem mais uniquement avec les socialistes. Si c’est le parti socialiste qui arrive en tête, on ne pourra pas imposer que le MoDem n’y soit pas. La seule chose qui puisse faire que le MoDem n’y soit pas, c’est que les Verts soient forts. C’est peut être moins vrai dans certains arrondissements, mais comme nous l’avons dit depuis le départ, nous sommes opposés à une alliance avec le MoDem. D’ailleurs je constate que Delanoë a un peu reculé là-dessus. Cette opposition à une alliance avec le MoDem, elle est aussi très forte au sein du parti socialiste. Le MoDem à Paris c’est fait de bric et de broc. C’est aussi bien Bariani, Bulté, que les UDF qui votent un coup à gauche, un coup à droite. C’est tous des opportunistes. Si aujourd’hui c’était de Panafieu en avance dans les sondages, c’est à Panafieu qu’il ferait les yeux doux.
Délit de facièsNous sommes le samedi 1e mars. Les candidats à la mairie du 7e arrondissement sont réunis dans les locaux de la piscine du Racing Club de France, Une scène rapportée par le site rue89 crée alors la polémique. Rachida Dati aurait refusé de prendre une photo avec un militant du MoDem, pourtant fan de la garde des sceaux, prétextant que son parti tiendrait des propos racistes à son égard. Veronique Delvolé-Rosset demande des excuses à Mme Dati, et l'accuse d'éviter le débat en créant des polémiques stériles et imaginaires. Ca devient une habitude chez le personnel UMP en campagne. On se rappelle l'épisode Rama Yade à Colombes, qui accuse le PS de s'en prendre à elle parce qu'elle est noire. Le socialiste Philippe Sarre qui mène la liste de gauche à Colombes a d'ailleurs déposé une plainte pour diffamation au parquet de Nanterre. Aux vues des déclarations croisées de ces deux figures fortes de la majorité que sont Rachida Dati et Rama Yade, on se dit qu'elles se trompent d'héritage politique. La démagogie permettrait des raccourcis douteux. Mais la politique, comme les moeurs, change, et les sorties sur le bruit et les odeurs témoignent d'un passé révolu. Pourquoi entraîner la campagne sur un terrain si délicat? A qui profite ces considérations que l'on pensait dépassées? Pourtant, quand on leur dit qu'elles tirent d'une certaine manière les bénéfices de la politique de discrimination positive si chère au président, elles sont les premières a réfuter l'idée d'un favoritisme lié aux origines.
Delanoë travaille son image de présidentiable
La question est donc posée: Bertrand Delanoë, son personnage et les valeurs qu'il incarne, peut-il prendre une dimension nationale? Tout au long de son meeting du 27 février au Zénith, le maire s'en est pris à son suel véritable adversaire... Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs le généticien Axel Kahn, président de l'Université Paris Descartes, qui s'est lancé le premier dans un réquisitoire contre la chasse faite aux sans papiers, les tests ADN, et la nouvelle place que veut donner le président à la religion : « ne pas conférer de dimension morale à une quelconque parole révélée ». Le metteur en scène Jean-Michel Ribes a critiqué pour sa part la place laissée à la culture par le nouveau gouvernement « J'ai longtemps cherché une définition de la culture, et le président m'a bien aidé. La culture c'est tout ce que n'est pas Sarkozy ». Bertrand Delanoë dénonce lui le projet d'associer à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant français déporté durant la seconde guerre mondiale, et met en avant le DVD pédagogique sur la Shoah, produit par le CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique) et distribué dans les lycées. Le maire sortant procède enfin à un bilan (bien sûr positif!!) de sa mandature, pour finir sur un « ça c'est pas bling-bling!! ». Delanoë prépare-t-il 2012? Pour le moment il 'est pas question de se précipiter et dévoiler ses ambitions aussi prématurément. Mais force est de constater que le maire de Paris prend de l'ampleur au sein de son parti, et qu'il risque de s'imposer comme candidat naturel à l'investiture socialiste. En laissant la droite parisienne à ses discordes, Sarkozy fait-il un pari sur l'avenir? : Laisser la gauche l'emporter à Paris, et voir Delanoë s'enfermer dans un rôle de chef local, urbain, déconnecté de la France d'en bas du périph... Sur le mag politique : à quelques jours du premier tour, le point sur les municipales à Paris rive droite, rive gauche :
Juppé: pari réussiPosté par Charif le 21.02.08 à 10:24 | tags : municipales 2008
Selon une enquête TNS Sofres-logica pour le Figaro, Alain Juppé serait réelu dès le premier tour avec 55% des voix. Il devance de 19 L'amour des Bordelais pour leur maire semble intact. En 2006, lors d''une élection municipale anticipée ils avaient plébiscité son retour à la mairie, après un an passé au Quebec suite à sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Dassault, PDG tout terrainPosté par Charif le 20.02.08 à 12:27 | tags : municipales 2008
La gestion de cette ville de la banlieue parisienne est vivement dénoncée par l'opposition, et a amené la justice à se pencher sur les comptes de la municipalité. La commune est d'ailleurs sous la surveillance de la chambre régionale des comptes en raison de certains montages financiers douteux. Une société appartenant pour 65% à la ville de Corbeil, la Saiem s'est vu attribuer un prêt de 7 millions d'euros, dont 4 sont partis directement dans les caisses de la ville, par le groupe Bouygues immobilier, moyennant la promesse de vente d'un terrain de 14 hectares. Les accusations de clientèlisme ne se font pas attendre. Selon une information dévoilée par le Canard Enchaîné, Dassault a versé à un de ses conseillers qui réside dans la cité des Tarterêts, la somme de 500.000 euros. Sur un plan plus strictement moral, on est en droit de ce demander si un maire, élu de tous et pour tous, peut user de sa fortune personnelle dans la vie de sa commune.
Municipales : L'imbroglio de PauA Pau, François Bayrou chasse sur ses terres. Le Béarnais fait campagne dans le chef lieu des Pyrénées Atlantiques, sous les couleurs de Le maire sortant, Yves Urieta (PS), brigue un nouveau mandat avec le soutien de...l'UMP. Ce dernier a rejoint les rangs de la majorité après que la direction du parti socialiste lui ait préféré Martine Lignieres-cassou, une proche de François Hollande. Un choix qui n'est pas du goût de Josy Poueyto, figure socialiste locale, qui a claqué la porte du parti pour rejoindre...François Bayrou. Tout ce remue ménage fait penser à la période des transferts en football, le « mercato », au cours duquel les formations refont une partie de leurs effectifs. Mais à ce petit jeu certains peuvent perdre gros. Un sondage BVA donne la liste PS/PCF/Verts/PRG gagnante aux deux tours, devant Bayrou et le MoDem, et en dernière position le transfuge du PS passé à l'UMP, Urieta. Le score prédit pour ce dernier nous rappelle qu'il y a bien une droite et une gauche, et que les Palois ont besoin d'y voir clair. Une tendance se dégage tout de même du dernier scrutin présidentiel : la ville a voté Bayrou à 30% au premier tour, puis 55% pour Royal au second. |
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