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L'actualité des municipales 2008. Voir ausi notre dossier spécial des résultats ville par ville.

Gouvernement Fillon 3 : un "ajustement" ministeriel

Posté par Charif le 19.03.08 à 15:25 | tags : municipales 2008, gouvernement

Le remaniement ministériel opéré hier est en grande partie une réponse à la défaite de la majorité lors des municipales 2008. Mais ce n'est pas le grand bouleversement tant annoncé, mais plutôt un ajustement, avec notamment la création de nouveaux portefeuilles.

On note donc l'arrivée de six nouveaux secrétaires d'Etat, et plusieurs ministres voient leurs attributions modifiées ou élargies.

Les nouveaux :

  • Le député Alain Jouyandet, secrétaire national de l'UMP chargé des fédérations, devient secrétaire d'Etat à la coopération et la francophonie.

  • Christian Blanc est nommé secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale.

  • Anne-Marie Idrac, ancienne présidente de la S.N.C.F, est désignée secrétaire d'Etat au commerce extérieur.

  • Le maire de Toulon, Hubert Falco, devient secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire.

  • Yves Jego, porte parole de L'UMP, est nommé secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. Il succède à Christian Estrosi, qui a démissionné du gouvernement pour se consacrer à la gestion de la ville de Nice.

  • Nadine Morano, l'autre porte parole de l'UMP, est désigné secrétaire d'Etat à la famille.


Ceux qui changent de poste :

  • Luc Chatel, remplace Laurent Wauquiez comme porte parole du gouvernement, tout en restant secrétaire d'Etat à la consommation et à l'industrie.

  • Laurent Wauquiez, lui, devient secrétaire d'Etat à l'emploi.

  • Alain Marleix, qui était secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants, devient secrétaire d'Etat à l'intérieur et aux collectivités territoriales.

  • Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques, passe au développement de l'économie numérique.

  • Jean-Marie Bockel, précédemment secrétaire d'Etat à la coopération, devient secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants.

  • Hervé Novelli obtient le tourisme et l'artisanat.

  • Le secrétaire d'Etat aux sports, Bernard Laporte, récupère le portefeuille de la jeunesse.

    Lire la composition complète du gouvernement Fillon


Les ministres dont les fonctions sont modifiées :

  • Jean-Louis Borloo reste ministre d'Etat, et devient ministre de l'écologie,de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire.

  • Christine Lagarde, pourtant battue dans le XIIe, voit ses attributions élargies,, et devient ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi.

  • Brice Hortefeux est quant à lui ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.

  • Xavier Bertrandsera ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité.

  • Roselyne Bachelot-narquin devient ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associatives.


Les réactions ne se sont pas faites attendre.

Julien Dray, qualifie ces changements de « réponse bizarre, voir stupéfiante. C'est à la fois une sorte de tableau d'honneur et de récompense pour certains et un lot de consolation pour d'autre »

Jean-Paul Huchon, président de la région Ile de France, se sent menacé par la création d'un secrétariat d'Etat au développement de la région capitale. « le gouvernement fait mine d'ignorer que la Région Ile-de-France est la 1ère Région d'Europe, qu'elle a battu cette année tous les records de création d'entreprises ».
L'opposition n'est pas convaincue de la portée effective de ce remaniement. Pour certains, le président se trompe, et n'a pas compris le message donné par les urnes en prenant un virage à droite dans la composition du gouvernement Fillon 3. On remarque que le principe d'ouverture, tant plébiscité par le président et son premier ministre, ne semble plus être à l'ordre du jour...


Génération engagée, génération montante ?

Posté par Easywriter le 18.03.08 à 14:41 | tags : municipales 2008
Avant le premier tour, la gauche les jugeait indésirables : « Vous n’avez pas peur de faire le jeu de l’extrême-droite ? », leur demandait-on.
Avant le second tour, c’est la droite qui les jugeait indésirables : la fusion des listes Génération Engagée et Union de la gauche était qualifiée de « salade de fruits » sur un tract de l’UMP local.
Génération engagée a donc bien failli provoquer une petite révolution aux municipales dans le Val d'Oise.
Marie Painon est partie du côté de la Grande Borne pour comprendre un phénomène politique qui tente d'exprimer le ras le bol des quartiers sensibles.

Lynché, Lellouche se lâche...

Posté par Easywriter le 17.03.08 à 22:05 | tags : municipales à paris, citation, municipales 2008
J'ai vécu une campagne faite d'injures, d'insultes, de coups bas. François Lebel, le candidat dissident est devenu le candidat officiel. Il y avait le sigle UMP partout sur les bulletins de votes.
De bonne foi, comment voulez-vous que l'électeur comprenne quelque chose? Lors de l'entre-deux-tours, Lebel a tenu un meeting, avec en soutien Claude Goasguen et Bernard Debré (respectivement réélus maire UMP du 16e et sur la liste UMP du 16e, Ndlr).
C'est un assassinat politique en rase campagne, qui s'est fait dans un silence assourdissant du côté de l'UMP. On a choisi celui qui a épousé le président de la République (sic) et non celui qui a épousé les idées du président de la République.
Après s'être demandé à voix haute si la droite parisienne n'était pas la plus bête du monde, Pierre Lellouche explique au JDD.fr qu'elle est aussi "suicidaire". Et peuplée de squales apparemment. Goasguen et Debré jugeaient en effet que Lellouche était un peu fainéant de briguer le VIII ème acquis à la droite au lieu du IX e, ils lui auraient donc pourri sa campagne - histoire d'évincer un adversaire dangereux à Paris (d'aprèsLellouche himself).
François Lebel dissident UMP réélu dimanche est le maire qui maria Nicolas Sarkozy et Carla Bruni il y a quelques semaines.
Alors que la droite ne lâche pas un arrondissement dans Paris, Lellouche est en effet le grand perdant. A moins que le remaniement ne lui permette d'entrer au gouvernement... Lellouche au DOM-TOM (à la place du démissionnaire Christian Estrosi) ?
Via

Résultats Municipales 2008 : Virage à gauche pour de nombreuses villes

Posté par Charif le 16.03.08 à 21:09 | tags : municipales 2008

La gauche confirme ses bons résultats du premier tour des municipales. Plusieurs villes tenues par la droite viennent de basculer à gauche. Ce sont surtout Strasbourg et Toulouse qui seront les symboles les plus évidents de la réussite du parti socialiste. A Amiens, Gilles de Robien, déjà maire de la ville de 1989 à 2002, est battu par le socialiste Gilles Demailly. qui obtient 56% des voix.

Le PS s’impose aussi à Caen, et fait basculer ce bastion symbolique de la droite. La maire sortante, Brigitte le Breton, n’a fait que 43,5%, contre 56,% pour Philippe Duron (en photo), président de la région basse Normandie.

Jean-Marie Rausch, le maire sortant DVD investi entre les deux tours par l’UMP, est battu par Dominique Gros. Le socialiste à la tête d’une coalition PS-PCF-Vert l’emporte, et fait tomber lui aussi une figure importante de la droite locale.
A 20H15 sur TF1, Jean-François Copé avouait sans détour la défaite de la droite. François Fillon (et après lui Xavier Bertrand) a tenté de relativiser les mauvais résultats de la majorité.

Lille a confirmé son engagement à gauche comme Nantes et Lyon l'avaient fait au premier tour. Il n'y a guère que Marseille pour consoler la droite. Jean-Claude Gaudin peut enfin souffler. Après un scrutin très serré il devrait obtenir 51 ou 52 conseillers (soit la majorité) devant Jean-Noël Guerini.


La gauche remporterait plus de 30 villes de plus de 20 000 habitants.

Le plus gros symbole de la victoire de la gauche c'est la réussite de Pierre Cohen à Toulouse qui était resté seul au deuxième tour. Alors que Jean-Luc Moudenc s'était allié avec Le Modem (gros perdant de la soirée, définitivement). Jean-Luc Forget candidat de François Bayrou avait initialement proposé une alliance à la gauche; ce qui n'aura pas rendu très lisible l'attitude des centristes et a sans doute pesé dans la sanction du maire sortant.

François Bayrou qui a également constaté sa défaite à Pau face à Martine Lignières-Cassous à l'issue d'une triangulaire difficile pour le Béarnais. Triangulaire qui confirme que la place au centre l'échiquier est difficilement tenable.

Strasbourg septième ville de France et capitale de la dernière région acquise à la droite est un autre des symboles d'ampleur pour la gauche. Roland Ries (58 % des voix environ) l'a emporté dans presque tous les quartiers comme c'était prévisible.
A Paris c'est sans grand suspens que Bertrand Delanoë a conservé son fauteuil. Le seul doute qui subsistait concernait le sort de Jean Tiberi qui l'a finalement emporté dans le cinquième arrondissement face à la socialiste Lyne Cohen-solal. Le premier arrondissement qui en basculant aurait fait du centre de Paris un lieu totalement rose reste à droite et Anne Hidalgo n'a pas non plus réussi dans le 15 ème arrondissement. Finalement, acquise de longue date, la victoire à Paris est presque décevante pour la gauche qui ne gagne aucun arrondissement.
François Hollande a indiqué que dans "la gauche serait dans une certaine mesure au pouvoir". Le premier secrétaire du PS a en effet estimé que l'objectif de ravir une trentaine de villes sur les 400 qui comportent plus de 20 000 habitants était dépassé.

Les résultats complets des municipales 2008 dans les principales villes sur le mag politique.

Charif et EW



Municipales : après le second tour François Fillon maintient le cap

Posté par Easywriter le 16.03.08 à 20:33 | tags : municipales 2008, gouvernement, premier ministre

Comment rebondir sur une défaite ?
A l'issue du second tour, François Fillon a commencé par minorer la victoire de la gauche qui "rétablit partiellement la situation" (selon lui) après la victoire de la droite et du centre en 2001.
Le Premier ministre n'a pas manqué de relever le niveau élevé de l'abstention qui devrait retenir selon lui tout le monde de crier victoire.
"La France a besoin d'un débat démocratique vigoureux mais aussi d'unité " a indiqué Fillon qui a rappelé que le gouvernement continuerait la politique de réforme. Selon le mot d'ordre en vogue à l'UMP ce serait surtout l'impatience qui caractériserait l'état d'esprit des Français...

Dans la foulée, comme la semaine dernière, Ségolène Royal est intervenue : " j'observe que tous les maires socialistes élus l'ont fait dans une démarche de démocratie participative" a indiqué l'ancienne candidate à la présidentielle manière de s'attribuer une partie du succès. Pour elle la forme d'exercice du pouvoir (hyperconcentration) et les mauvaises mesures du gouvernement ont été sanctionnés lors de ce scrutin


Résultats municipales à Pau : Bayrou perd la triangulaire

Posté par Easywriter le 16.03.08 à 20:20 | tags : municipales 2008

résultats municipalesLe second tour des municipales à Pau aura donc sanctionné François Bayrou qui perd sa triangulaire (environ 300 voix sur 36 000 votants apparemment) face à Martine Lignières Cassou Yves Urieta ancien socialiste passé à l'UMP avait rendu difficile les espoirs du leader du Modem condamné à batailler sur sa droite. Bayrou avait refusé de fusionner avec l'UMP qui demandait en retour le soutien du Modem dans toutes les villes où celui-ci pouvait jouer les arbitres.

" Ceci est le résultat d'une manoeuvre", 7300 voix ont été détournées" a expliqué le candidat, faisant référence au maintien de la liste Urieta".

"On assiste à une vague de gauche énorme" a encore indiqué Bayrou qui voit dans le manque d'un centre stable un mouvement de balancier permanent. Le Béarnais a affirmé que le parti socialiste faisait une score énorme dix mois après une victoire de la droite alors qu'il "n'a changé aucune de ses têtes". Il a critiqué un mouvement de balancier permanent et promis " d'autres victoires" à l'avenir.

 

Cette défaite est d'autant plus difficile pour le Béarnais qu'elle hypotèque l'avenir d'un parti dont les alliances à géomértie variable passèrent pour illisibles. A Pau Bayrou pensait jouer la troisième voie qui l'emporte faisant un symbole parfait de son choix du ni droite ni gauche. C'est donc plutôt le symbole de la difficulté à trouver une place entre le PS et l'UMP qu'on risque de retenir.


Résultats municipales : les premières estimations

Posté par Easywriter le 16.03.08 à 20:05 | tags : municipales 2008

Le second tour des municipales a déjà produit quelques résultats : Martine Aubry est réélue sans problème à Lille avec 66 % des voix, Xavier Darcos est battu à Périgueux. A Pau c'est encore plus serré puisque seulement quelques dizaines de voix sépareraient François Bayrou de Martine Lignieres-cassou.

Caen bascule à gauche tout comme Saint Etienne, Reims ( où la gauche réunit 56 % des voix face aux divisions de la droite); Amiens échapperait à Gilles de Robien et à Metz la triangulaire aura également été fatal à la droite.


Second tour : l'abstention en légère hausse

Posté par Easywriter le 16.03.08 à 19:46 | tags : municipales 2008

Le second tour des municipales devrait voir l'abstention croître d'environ 1 point ( 34,5 contre 33,5). Bien sûr il ne s'agit que d'une estimation et on se souvient qu'au soir du premier tour la participation était indiquée en hausse finalement être nettement revue à la baisse.

Toutefois ce chiffre même très général - ce qui comptera ce soir c'est l'évolution de la participation dans les grandes villes, où elle fut faible dimanche dernier - laisse penser que les deux camps n'ont pas su convaincre leurs électeurs de se mobiliser.
Pour la majorité, c'est le climat politique national et la chute de popularité de Nicolas Sarkozy qui aura peu incité les électeurs de droite à partir la fleur au fusil. Mais à gauche une forte abstention minimiserait la victoire attendue, en témoignant moins de l'élan suscité par la gauche que des conséquences du désaveu de l'UMP.


Municipales : état des lieux avant le second tour

Posté par Charif le 16.03.08 à 12:03 | tags : municipales 2008

Le raz de marée annoncé va-t-il se confirmer? L'expérience de 2001 invite à la prudence.
On avait pu constater un recul de la gauche dans les villes moyennes, la droite ayant le contrôle de 220 villes de plus de 20.000 habitants, contre 170 pour la gauche, à l'issue du scrutin. Un revers néanmoins nuancé par la victoire dans des grandes villes comme Paris et Lyon.

Grandes villes à gauche
La droite qui avait fait une forte percée en 2001 dans les villes de moins de 100.000 se maintient dans la plupart des cas, même si nombre de ballotages lui sont défavorables.

C'est surtout dans les villes de plus de 100.000 habitants que les conservateurs sont en difficulté. Sur 21 villes qu'ils détiennent, seules deux ont été conservées dès le premier tour (Toulon et Bordeaux), 2 perdues (Rouen et Dijon) 7 ballottages indécis (Nancy, St Etienne, Marseille, Aix en Provence, Nîmes, Argenteuil et Orléans), 4 favorables (Boulogne Billancourt, Perpignan, Le Havre, Nice) et 6 défavorables (Caen, Metz, Amiens, Reims, Toulouse et Strasbourg).

 

Dans les grandes villes, la gauche fait meilleure mine : sur les 16 villes qu'elle dirige, 5 ont confirmé leur choix dès le premier tour (Besançon, Limoges, Le Mans, Nantes Lyon), alors que les 11 autres sont en ballottage favorable. Ces données confortent un mouvement assez large observé par la sociologie électorale : les grands centres urbains où habitent les tranches supérieures de la classe moyenne et la classe aisée votent plutôt à gauche, la droite réussissant mieux dans les villes moyennes et couronnes péri-urbaines.

 

Malheureusement pour elle, l'UMP ne peut se contenter de voir dans sa défaite les conséquences d'un mouvement de fond sur lequel elle ne pourrait rien; et doit constater des effets conjoncturels plus sévères quant à sa popularité : sur les villes de plus de 10.000 habitants passées à droite en 2001, 8 ont été récupérées par la gauche des le premier tour, (Rouen, Laval, Alençon, Rodez, Dieppe, Vierzon, Châlon sur Saone et Bourg en Bresse), et plusieurs sont en ballottage défavorables (Amiens, Blois, Caen, Pau, Metz, Montauban, Quimper...). Les succès de Luc Chatel à Chaumont et de Laurent Wauquiez au Puy en Velay ne sont que de sympathiques consolations. A noter tout de même deux ballottages favorable a Angers et Belfort.

 

PS ? et après ?

D'une manière générale, les ballottages sont plus favorables à la gauche, et ce en raison des bons scores obtenus par l'extrême gauche- notablement de la LCR. Le parti d'Olivier Besancenot n'a réalisé que 3 alliances avec le PS et maintient une dizaine de listes au second tour (notamment à Clermont-Ferrand) histoire de maintenir la pression sur un parti dont il refuse l'hégémonie. Il sera d'ailleurs intéressant de regarder comment le parti socialiste "gère" ses alliés plus ou moins naturels à l'issue de ce scrutin. Car plus on est à sa gauche mieux on semble résister : Les Verts en petite forme et rentrés dans le rang, un PCF dont la déconfiture semble connaitre une accalmie et qui résiste bien, une extrême gauche en plein boom. Alors que le Modem, lui, s'épuise dans des mouvements de balancier entre la droite et la gauche.

 

Charif et EW

 

 


Lellouche voit juste

Posté par Charif le 14.03.08 à 18:14 | tags : municipales 2008

« Delanoë va être réélu, je ne vois pas comment on va le battre ».On avait remarqué. Pour une fois, Pierre Lellouche fait preuve de bon sens. Mais il est un peu tard pour se poser cette question.


A Paris, la droite est au fond du gouffre, et Delanoë se paie même le luxe de snober le centre.

On comprend le désarroi de Lellouche. Candidat dans un arrondissement acquis à la droite, il est devancé par le maire sortant, Philippe Lebel.


Il faut dire que Lellouche, comme beaucoup d'autres, n'a jamais digéré la nomination de Panafieu.

Depuis le début de la campagne, le député n'a pas cessé de mettre en évidence les erreurs de son propre camp, et le manque de stratégie de la part du maire du 17e.


Alliances : le speed-dating de l'entre deux tours

Posté par Charif le 12.03.08 à 08:51 | tags : municipales 2008

Les partis avaient jusqu'à 18h hier pour annoncer toutes fusions ou maintiens de listes. Les alliances de l'entre deux tours concernent principalement le MoDem et les Verts, et la question de leur ralliement au PS ou à l'UMP.

Le futur électoral des Verts semble épouser celui du PS. Les écologistes n'ont pas tellement les moyens d'exister sans les socialistes et on peut s'attendre à un accord généralisé entre les deux partis.

 

Il peut y avoir des exceptions comme à Montpellier où le candidat Verts décide de se maintenir face à Hélène Mandroux. Mais le cas des écolos n'est pas comparable au dilemme du MoDem qui, sollicité sur sa droite et sa gauche, est prié de se positionner clairement.

Les négociations se feront au cas par cas, sans stratégie nationale. Les candidats MoDem ont dépassé les 10% dans 40 villes et arrondissements, ce qui leur donne une importance particulière à l'approche du second tour. Des scores assez encourageants, qui dans certains cas poussent les candidats à se maintenir, comme à Asnières, Chartres, Poissy et dans 3 arrondissements de Paris.

Mais dans la plupart des cas, les rapprochements sont fait à la carte, en fonction des intérêts locaux et ponctuels.

 

François Bayrou a rejeté la main tendue de l'UMP, qui lui propose un soutien sur Pau, en échange du retrait des listes MoDem en faveur de celles UMP, là où elles sont en concurrence directe. Sans accord global ce sera tout de même le cas à Toulouse où éconduit par le parti socialiste, le Modem s'alliera à l'UMP Jean-Luc Moudenc.

Bertrand Delanoë, fort des bons résultats du premier tour, a lui snobé Marielle de Sarnez, indiquant que l'alliance pour être légitime aurait du se faire avant le premier tour. Trop tard Marielle, le maire de Paris tout le monde sait qui c'est...

 


Municipales : les ministres en campagne

Posté par Charif le 10.03.08 à 16:20 | tags : municipales 2008, gouvernement

Les ministres élus dès le premier tour :

  • Michèle Alliot-Marie (UMP), ministre de l'Intérieur, à Saint-Jean-de-Luz.

  • Xavier Bertrand (UMP), ministre du Travail, à Saint-Quentin

  • Eric Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective, à Donzère.

  • Jean-Louis Borloo (UMP), ministre de l'Ecologie à Valenciennes.

  • Dominique Busserau (UMP), secrétaire d'Etat aux Transports, à Saint-Georges de Didonne.

  • Luc Chatel (UMP), secrétaire d'Etat à la Consommation, à Chaumont.

  • François Fillon (UMP), Premier ministre, à Solesmes.

  • Roger Karoutchi(UMP), secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à Villeneuve-la-Garenne.

  • Valérie Letard, secrétaire d'Etat à la Solidarité, à Valenciennes

  • Hervé Morin (Nouveau centre), ministre de la Défense, à Epaignes.

  • Hervé Novelli (UMP), secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, à Richelieu.

  • André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, à Issy-les-Moulineaux.

  • Laurent Wauquiez (UMP), porte-parole du gouvernement, au Puy-en-Velay.

  • Eric Woerth (UMP), ministre du Budget, à Chantilly.

     

 

Les ministres en ballotage favorable :

 

Les ministres en ballotages défavorables :

  • Xavier Darcos (UMP), ministre de l'Education nationale à Périgueux.

  • Rama Yade (UMP), secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, à Colombes

  • Christine Lagarde (UMP), ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi

Municipales : florilège des réactions

Posté par Easywriter le 10.03.08 à 12:38 | tags : municipales 2008
Première réaction dont on vous parlait hier, celle de François Fillon qui "relocalise" le scrutin. Le Premier ministre a t-il atténué la défaite de la majorité ?
Pour Ségolène Royal candidate nulle part si ce n'est à la tête du PS, les municipales c'est forcément "le vote sanction". Franchises médicales, modicité des pensions de retraites, elle stigmatise les différentes réformes et ressort le thème des valeurs en perdition.


Patrick Devedjian, secrétaire national de l'UMP, "localise" (quand on parle de Sarkozy) ou "globalise" (quand on l'interroge précisément sur Pau et François Bayrou) selon les nécessités du moment.

François Hollande a trouvé chez les Français trois volontés (participer fortement, confier des responsabilités à la gauche, adresser un avertissement au gouvernement). Le secrétaire national du PS a aussi trois mandats : maire (72% au premier tour) de Tulle où il était député et président du Conseil général de la Corrèze.

Et pendant ce temps à Pau... François Bayrou est un bon challenger de la socialiste Martine Lignieres-cassou mais aurait bien besoin des voix de la droite. Pour une fois, le Modem n'est pas un simple arbitre...
Olivier Besancenot est à sa manière l'un des gagnants d'un scrutin qui voit la LCR obtenir des scores jamais atteints. Les municipales en sont pourtant pas le fort de la gauche radicale. Un pas de plus vers ce grand parti anticapitaliste ?
Enfin, EXCLUSIF, Nicolas Sarkozy a réservé sa réaction à Fluctuat.net




Résultats municipales : la gauche l'emporte

Posté par Easywriter le 09.03.08 à 21:09 | tags : municipales 2008

MAJ : Voir aussi les résultats ville par ville et l'analyse des résultats des municipales 2008 au second tour

Avec 47 % des voix contre près de 45 % pour la droite, la gauche serait le vainqueur de ce premier tour des élections municipales. Les résultats non définitifs montrent tout de même un résultat contrasté et le raz-de-marée espéré par les socialistes est nettement plus modeste que prévu. Tout dépendra évidemment du second tour dimanche prochain mais tout laisse à penser qu'il s'agit surtout d'un rééquilibrage après un scrutin plutôt défavorable à la gauche il y a sept ans.

Toutefois ce résultat global, sans conteste mais mesuré, s'accompagne de victoires symboliquement très importantes : à Strasbourg le ballotage est largement défavorable au tandem Fabienne Keller / Robert Grossman, ToulouseJean-Luc Moudenc (41 % des voix) arrivé pourtant en tête au premier tour aura fort à faire dimanche prochain avec le report prévisible de la plupart des listes de gauche sur le socialiste Pierre Cohen (38 %) des voix. Lille confirme son ancrage (tout comme Nantes) et à Marseille le match est serré. Les quatre premières villes du pays ( Lyon dès le premier tour, Paris sans surprise) pourraient donc être gérées par la gauche. Seule Bordeaux réitère sa confiance à Alain Juppé dès le premier tour.

Certes le gouvernement a fait beaucoup d'efforts ces dernières semaines pour relocaliser un débat que Nicolas Sarkozy avait voulu "nationaliser" avant de se rétracter au regard de sa popularité déclinante. François Fillon en a fait le coeur de son intervention tout à l'heure.
Seule consolation du côté de la majorité, la plupart des ministres en lice devraient réussir leur test électoral. Quatorze d'entre eux ont été élus dès le premier tour, Luc Chatel faisant même basculer Chaumont à droite. Seul Xavier Darcos est en mauvaise posture à Périgueux.


Municipales : François Fillon relocalise, Ségolène Royal appelle à confirmer la "sanction"

Posté par Easywriter le 09.03.08 à 20:33 | tags : opposition, gouvernement, municipales 2008

Soulagé par " des chiffres plus équilibrés que prévus", François Fillon a invité les électeurs à privilégier "l'intérêt de commune, de territoire" au second tour.

Dans la foulée sur France 2, Ségolène Royal a réitéré l'idée d'un vote sanction pour le gouvernement et enjoint ce dernier à retirer son "paquet fiscal".

Après la rescousse de Xavier Bertrand, toujours sur France 2 Royal a insisté pour que la sanction soit confirmée dimanche prochain.


Municipales, premiers résultats :Rouen bascule à gauche, Lille confirme

Posté par Easywriter le 09.03.08 à 20:12 | tags : municipales 2008
Martine Aubry quasiment dans un fauteuil ( 47 % des voix) à Lille, Valérie Fourneyron élue dès le premier tour à Rouen avec 54 % des voix, la gauche est bien partie dans cette soirée électorale.
Dès 20H sur France 3, le premier secrétaire du parti socialiste François Hollande a félicité ses électeurs tullistes qui l'ont plébiscité à nouveau avec 72 % des voix. Le Département de la Corrrèze pourrait également basculer dès ce soir en faveur du PS, donnant à Hollande un troisième mandat, celui de président du Conseil général lui qui est déjà député et maire dans la préfecture corrézienne.
Edit : Caen où on n'a coutume de dire que personne n'y a voté à gauche depuis Guillaume Le Conquérant basculerait également à gauche.

Municipales : La participation plus forte qu'en 2001 soulage à droite et à gauche

Posté par Easywriter le 09.03.08 à 18:37 | tags : municipales 2008

Avec 56,25 % de participation à 17H, les élections municipales sont parties pour être plus prisées que celles de 2001.

La peur d'une forte abstention était le sentiment le mieux partagé à droite comme à gauche.
A droite, on a longtemps cru que la popularité de Nicolas Sarkozy risquait de ramollir les troupes, avant de craindre ces dernières semaines que la situation inverse - un président au Nadir de sa notoriété - provoqueles mêmes effets; la déculottée attendue n'incitant guère les militants à aller aux urnes en chantant.

A gauche, c'est précisément le dévissage du président dans les sondages qui laissait craindre une démobilisation massive d'électeurs convaincus d'une victoire (trop) annoncée. Outre les risques d'un résultat plus modeste que prévu, les socialistes - François Hollande en tête - ne veulent surtout pas gagner par défaut : une forte abstention aurait pu signifier l'agonie de la droite sans que la gauche puisse capitaliser sur ce revers.

A ce combat là au moins, tout le monde semblerait l'emporter.


L'exception française des 36 000 communes

Posté par Charif le 07.03.08 à 17:03 | tags : municipales 2008

36.782. C'est le nombre exact de communes sur le territoire français. Un maillage administratif qui date de l'ancien régime et auquel les français sont particulièrement attachés.
Pourtant, poussée en cela par l'Europe, la France pourrait rationaliser un peu son système. Les communes françaises représentent en effet 40% des communes de l'Union et représentent pour le coup une réelle exception culturelle . C'est dans cette dynamique que s'inscrit la proposition de fusion de communes contenue dans le rapport Attali.
Mais les archaïsmes de la vie politique française persistent, et bon nombre d'élus sont hostiles à une centralisation accrue des pouvoirs.

Cette question était déjà au centre des débats lors des séances de l'Assemblée constituante (1789-1792). Sieyès et Condorcet plaident pour une division du territoire en 6.500 municipalités, quand Mirabeau, lui, entend transformer les 44.000 paroisses de l'Ancien Régime en communes. C'est finalement la volonté de ce dernier qui est retenue.

D'autres projets de regroupement seront lancés durant le XXe siècle, sans grand succès. Il faut attendre la Ve République pour qu'une loi sur le regroupement de communes soit votée. Mais cette loi ne concerne au final que 2.217 communes, impliquées dans 897 fusions.

Le processus d'intercommunalité instauré dès 1890 tente d'aller plus loin. Il est renforcé par des lois en 1992, 1999 et 2004. Il permet aux communes de se regrouper au sein d'établissements de coopérations, et développer des projets économiques, d'aménagements ou d'urbanisme.

Mais ces structures ont des compétences limitées, toute initiative étant soumise à l'approbation de la région et du département.

En février 2006, Michel Piron, député du Maine et Loire, rend un rapport qui plaide pour la relance des fusions. Mais les maires des petites communes ne l'entendent pas de cette oreille. Hors de question de finir au placard. Ils invoquent donc le principe de proximité, et la quasi obligation d'avoir un représentant de l'Etat sur des territoires où la densité de population est très faible. L'Etat est accusé d'abandonner ces administrés.

C'est la même polémique qu'a suscité dernièrement la proposition Attali, avec la création de 6.000 « super communes ». La fonction de maire, telle qu'on la connaît aujourd'hui, est-elle vouée à disparaître?

Retrouvez le dossier municipales 2008

 


Au PS, la campagne dans la campagne

Posté par Charif le 07.03.08 à 13:15 | tags : municipales 2008, opposition

A gauche comme à droite on s'active pour le rendez-vous électoral de dimanche. Au PS, une campagne peut en cacher une autre : celle pour la nomination du nouveau secrétaire national. Le congrès, dont la date n'est pas encore fixée, doit se tenir avant la fin de l'année 2008, et trouver un remplaçant à François Hollande.

Plusieurs candidats potentiels se manifestent. Le maire de Paris en est. Bertrand Delanoë se verrait bien aux commandes de l'appareil, et tente pour cela de briser son image d'élu local. Il s'aventure même à dresser le profil du candidat idéal, « il faudra un vrai premier secrétaire, quelqu'un qui ait l'autorité, la force pour remettre en route le PS et pour s'opposer à la droite ».

Il faut aussi compter sur ceux qui rongent leur frein depuis des années en attendant leur tour. Il faudra composer avec les Dray, Moscovici, Valls... qui ont depuis fait comprendre que la reconstruction du parti socialiste ne se fra pas sans eux.

Et Ségolène Royal dans tout ca?

Elle n'a pas attendu qu'on vienne la chercher. Toujours dans la dynamique de sa candidature à l'élection présidentielle, elle a entamé un tour de France, apportant son soutien aux candidats du parti pour les municipales. Un jour à Caen,un autre à Toulon, puis à Nice ou Périgueux, elle sillonne les routes à la rencontre des candidats, prépare son réseau et renforce sa popualrité chez les militants. Surtout ne pas tomber dans l'oubli, montrer qu'elle est encore là et que l'échec de 2007 n'était que le début d'un long combat. Chaque jour ou presque, elle envoie "un journal de campagne" aux abonnés de Désirs d'avenir.

Mercredi 5, elle était à Toulouse, ville bleue dans une région rose. Lors d'un discours tenu pendant ce déplacement, elle annonce sa volonté de rassembler les socialistes autour d'un texte fondateur, qui serait présenté aux militants lors du congrès national. Cette union dit-elle, se fera avec ou sans « les poids lourds » du parti.

Convaincue de la pérennité de son projet, Ségolène avance sans se soucier des remous qu'occasionne son volontarisme.



"Le Modem est une auberge espagnole"

Posté par Charif le 06.03.08 à 17:33 | tags : municipales à paris, municipales 2008, modem

Deux questions à Sylvain Garel, candidat Vert dans le 18e arrondissement de Paris à propos des alliances de Bertrand Delanoë.

 

Fluctuat : Pourquoi les Verts présentent-ils une liste autonome à Paris ?

Le résultat de l’élection est connu. La gauche va gagner, très largement, et donc il n’y a qu’un seul enjeu : c’est le poids des écologistes dans la prochaine majorité, aussi bien dans le 18e qu’à Paris. Donc si les gens veulent qu’il y ait des politiques écologistes, qu’elles continuent et qu’elles s’amplifient, il faut au premier tour voter pour les verts. Le plus mauvais choix serait de voter socialiste dans un arrondissement comme le 18e, car il y a un vrai risque qu’il n’y ait qu’un seul tour, et s’il n’y a qu’un seul tour, il n’y aura plus d’écologistes dans le 18e. En plus c’est un moyen d’empêcher une alliance avec un parti de centre droit comme le MoDem. Si on veut que Paris continue à avoir une politique de gauche et écologique, il n’y a qu’une solution, voter Vert le 9 mars.

 

Vous êtes opposés à une alliance avec le Modem au second tour ?

Nous, nous sommes contre. Mais probablement que nous n’aurons pas les cartes en main. Soit on arrive en tête au premier tour, ce qui est peu probable, dans ce cas on ne fera pas d’alliance avec le MoDem mais uniquement avec les socialistes. Si c’est le parti socialiste qui arrive en tête, on ne pourra pas imposer que le MoDem n’y soit pas. La seule chose qui puisse faire que le MoDem n’y soit pas, c’est que les Verts soient forts.
Si les verts sont forts, avec un parti socialiste fort, nous n’avons pas besoin du MoDem. Surtout ici. Ici la question au deuxième tour est de savoir si nous allons gagner ensemble avec 60%, 65% ou 70%. Ce qui d’ailleurs en termes d’élus ne change pas grand chose. Nous n’avons donc pas besoin du MoDem.

C’est peut être moins vrai dans certains arrondissements, mais comme nous l’avons dit depuis le départ, nous sommes opposés à une alliance avec le MoDem. D’ailleurs je constate que Delanoë a un peu reculé là-dessus. Cette opposition à une alliance avec le MoDem, elle est aussi très forte au sein du parti socialiste. Le MoDem à Paris c’est fait de bric et de broc.

C’est aussi bien Bariani, Bulté, que les UDF qui votent un coup à gauche, un coup à droite. C’est tous des opportunistes. Si aujourd’hui c’était de Panafieu en avance dans les sondages, c’est à Panafieu qu’il ferait les yeux doux.
C’est le même parti qui s’allie à Juppé à Bordeaux, et qui pratique l’opportunisme politique. Ca me fait penser à ce que disait Brice Lalonde à la fin de sa carrière « Je veux être ministre, peu importe le gouvernement ». Il faut être élu pour un programme. Le programme du MoDem c’est tout et n’importe quoi, c’est l’auberge espagnole !

 

 


Délit de faciès

Posté par Charif le 04.03.08 à 12:38 | tags : gouvernement, municipales 2008

Nous sommes le samedi 1e mars. Les candidats à la mairie du 7e arrondissement sont réunis dans les locaux de la piscine du Racing Club de France, à l'occasion de la « Nuit de l'eau », organisée par la fédération française de natation.

Une scène rapportée par le site rue89 crée alors la polémique. Rachida Dati aurait refusé de prendre une photo avec un militant du MoDem, pourtant fan de la garde des sceaux, prétextant que son parti tiendrait des propos racistes à son égard.

Veronique Delvolé-Rosset demande des excuses à Mme Dati, et l'accuse d'éviter le débat en créant des polémiques stériles et imaginaires.

Ca devient une habitude chez le personnel UMP en campagne. On se rappelle l'épisode Rama Yade à Colombes, qui accuse le PS de s'en prendre à elle parce qu'elle est noire.

Le socialiste Philippe Sarre qui mène la liste de gauche à Colombes a d'ailleurs déposé une plainte pour diffamation au parquet de Nanterre.

Aux vues des déclarations croisées de ces deux figures fortes de la majorité que sont Rachida Dati et Rama Yade, on se dit qu'elles se trompent d'héritage politique. La démagogie permettrait des raccourcis douteux. Mais la politique, comme les moeurs, change, et les sorties sur le bruit et les odeurs témoignent d'un passé révolu.

Pourquoi entraîner la campagne sur un terrain si délicat? A qui profite ces considérations que l'on pensait dépassées? Pourtant, quand on leur dit qu'elles tirent d'une certaine manière les bénéfices de la politique de discrimination positive si chère au président, elles sont les premières a réfuter l'idée d'un favoritisme lié aux origines.



Delanoë travaille son image de présidentiable

Posté par Charif le 03.03.08 à 11:16 | tags : municipales à paris, municipales 2008

Bertrand Delanoë l'a dit, pour l'instant il n'est candidat qu'à la mairie de Paris. Au lendemain du 16 mars il sera temps d'étudier toutes les opportunités qui se présentent à lui. En ligne de mire, le congrès du parti socialiste et la désignation du secrétaire national.

La question est donc posée: Bertrand Delanoë, son personnage et les valeurs qu'il incarne, peut-il prendre une dimension nationale?

Tout au long de son meeting du 27 février au Zénith, le maire s'en est pris à son suel véritable adversaire... Nicolas Sarkozy.
En effet, il n'a pas eu un mot pour la candidate UMP à la mairie de Paris , Françoise de Panafieu, mais n'a eu de cesse de démonter la politique gouvernementale, et plus particulièrement l'action du président. Aidé par les différents intervenants, tout a été commenté, des écarts de langage aux déclarations sur la laïcité et la génétique.

C'est d'ailleurs le généticien Axel Kahn, président de l'Université Paris Descartes, qui s'est lancé le premier dans un réquisitoire contre la chasse faite aux sans papiers, les tests ADN, et la nouvelle place que veut donner le président à la religion : « ne pas conférer de dimension morale à une quelconque parole révélée ».

Le metteur en scène Jean-Michel Ribes a critiqué pour sa part la place laissée à la culture par le nouveau gouvernement « J'ai longtemps cherché une définition de la culture, et le président m'a bien aidé. La culture c'est tout ce que n'est pas Sarkozy ».

Bertrand Delanoë dénonce lui le projet d'associer à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant français déporté durant la seconde guerre mondiale, et met en avant le DVD pédagogique sur la Shoah, produit par le CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique) et distribué dans les lycées.

Le maire sortant procède enfin à un bilan (bien sûr positif!!) de sa mandature, pour finir sur un « ça c'est pas bling-bling!! ».

Delanoë prépare-t-il 2012? Pour le moment il 'est pas question de se précipiter et dévoiler ses ambitions aussi prématurément. Mais force est de constater que le maire de Paris prend de l'ampleur au sein de son parti, et qu'il risque de s'imposer comme candidat naturel à l'investiture socialiste. En laissant la droite parisienne à ses discordes, Sarkozy fait-il un pari sur l'avenir? : Laisser la gauche l'emporter à Paris, et voir Delanoë s'enfermer dans un rôle de chef local, urbain, déconnecté de la France d'en bas du périph...

Sur le mag politique : à quelques jours du premier tour, le point sur les municipales à Paris rive droite, rive gauche :
La droite parisienne est-elle la plus bête du monde ?
Bertrand Delanoë se recentre à gauche



Juppé: pari réussi

Posté par Charif le 21.02.08 à 10:24 | tags : municipales 2008

Selon une enquête TNS Sofres-logica pour le Figaro, Alain Juppé serait réelu dès le premier tour avec 55% des voix. Il devance de 19 points son adversaire socialiste, Alain Rousset (36%). Juppé confirme un retour gagnant après la défaite aux législatives, qui lui avait coûté son portefeuille ministériel.

L'amour des Bordelais pour leur maire semble intact. En 2006, lors d''une élection municipale anticipée ils avaient plébiscité son retour à la mairie, après un an passé au Quebec suite à sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.


Dassault, PDG tout terrain

Posté par Charif le 20.02.08 à 12:27 | tags : municipales 2008

On connait Serge Dassault, grand patron de l'industrie française, pour les activités de son groupe dans l 'aviation et la presse, moins pour son statut de maire de la ville de Corbeil, dans l'Essonne. Et pourtant, ce chef d'entreprise de 82 ans, encarté à l'UMP, fait aussi parler de lui au niveau local.

La gestion de cette ville de la banlieue parisienne est vivement dénoncée par l'opposition, et a amené la justice à se pencher sur les comptes de la municipalité. La commune est d'ailleurs sous la surveillance de la chambre régionale des comptes en raison de certains montages financiers douteux.

Une société appartenant pour 65% à la ville de Corbeil, la Saiem s'est vu attribuer un prêt de 7 millions d'euros, dont 4 sont partis directement dans les caisses de la ville, par le groupe Bouygues immobilier, moyennant la promesse de vente d'un terrain de 14 hectares.

Les accusations de clientèlisme ne se font pas attendre. Selon une information dévoilée par le Canard Enchaîné, Dassault a versé à un de ses conseillers qui réside dans la cité des Tarterêts, la somme de 500.000 euros.
Blanchiment d'argent? Dassault est accusé d'acheter la paix sociale à coup de subventions. Selon les propos tenus au Monde par Bruno Piriou, conseiller municipal, vice président PCF et candidat aux municipales « Serge Dassault n'est pas un homme corrompu, c'est un corrupteur ». Devant les tribunaux l'affaire est classée sans suite, la somme étant issue de ses deniers personnels.

Sur un plan plus strictement moral, on est en droit de ce demander si un maire, élu de tous et pour tous, peut user de sa fortune personnelle dans la vie de sa commune.

 



Municipales : L'imbroglio de Pau

Posté par Charif le 19.02.08 à 17:01 | tags : municipales 2008, modem

A Pau, François Bayrou chasse sur ses terres. Le Béarnais fait campagne dans le chef lieu des Pyrénées Atlantiques, sous les couleurs de son parti le MoDem. Il paraît important de le rappeler aux vues des alliances de dernières minutes qui se sont créées ces derniers temps.

Le maire sortant, Yves Urieta (PS), brigue un nouveau mandat avec le soutien de...l'UMP. Ce dernier a rejoint les rangs de la majorité après que la direction du parti socialiste lui ait préféré Martine Lignieres-cassou, une proche de François Hollande.

Un choix qui n'est pas du goût de Josy Poueyto, figure socialiste locale, qui a claqué la porte du parti pour rejoindre...François Bayrou.

Tout ce remue ménage fait penser à la période des transferts en football, le « mercato », au cours duquel les formations refont une partie de leurs effectifs. Mais à ce petit jeu certains peuvent perdre gros.

Un sondage BVA donne la liste PS/PCF/Verts/PRG gagnante aux deux tours, devant Bayrou et le MoDem, et en dernière position le transfuge du PS passé à l'UMP, Urieta.

Le score prédit pour ce dernier nous rappelle qu'il y a bien une droite et une gauche, et que les Palois ont besoin d'y voir clair.
Urieta peut payer très cher son ralliement à la droite, Bayrou lui peut faire les frais d'une stratégie d'alliance floue et aléatoire dans laquelle les centristes ne se retrouvent pas, et le PS, qui est tout de même en tête, peut accuser le coup.

Une tendance se dégage tout de même du dernier scrutin présidentiel : la ville a voté Bayrou à 30% au premier tour, puis 55% pour Royal au second.




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