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Elucubrations et autres expérimentations autour de la Présidentielle.

Il était une fois la République. Suite et fin

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 11:45 | tags : présidentielles 2007, politique-fiction

 


 

La supercherie est-elle un moindre mal ?

Suite et fin du thriller de la Présidentielle, Il était une fois la République. Benjamin Berton livre la clef du mystère, pour autant tout est-il si clair ? Brrrrrrrrrrrrrr

Episodes 7 8 9 et l'épisode double final.

La totale par ici. Indispensable avant de voter.


Il était une fois la République : episodes 4, 5, 6

Posté par Easywriter le 29.04.07 à 12:23 | tags : politique-fiction

Mais qui a tué Clémentine Autain ? Maxime Gremetz élève t-il des abeilles tueuses ? L'ultra-droite est- elle à deux doigts du coup d'Etat ? Guillaume Burroze, jeune journaliste désoeuvré et Fabienne Montsé, implacable enquêtrice de la police scientifique poursuivent leur enquête.

Il était une fois la République, le thriller de la présidentielle, bien plus flippant que le second tour.

Le romancier Benjamin Berton livre la clef de l'énigme vendredi 04 mai. A lire impérativement avant de voter.

Direction les épisodes 4,5,6.


Qui a volé l'ordinateur de Gérard Schivardi ? (campagne de non-information)

Posté par Myosotis le 20.04.07 à 14:00 | tags : candidats, humour, présidentielles 2007, politique-fiction
L'information est passée complètement inaperçue il y a quelques mois (le 7 février 2006 pour être précis) mais ce vol par effraction de "matériel informatique" au siège du Parti des Travailleurs n'aura finalement eu que des conséquences heureuses pour la campagne de Gérard Schivardi. Discours perdus, programme trotskyste du PT à moitié oublié, enregistrements de clips de campagne quasi inaudibles : que restait-il à faire si ce n'est séduire à coup de gouaille et de regard clair. Ce que le maire de Mailhac aura, somme toute, plutôt bien fait malgré la concurrence acharnée. Avant qu'on oublie tout à fait le candidat voici en forme d'hommage : le récit du vol et une petite présentation touristique de son village. On ne dira plus que la campagne n'a pas été riche d'informations. 

Le bureau national du Parti des travailleurs informe que dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 février 2006, un vol avec effraction a été commis dans les locaux abritant le siège national du parti. Du matériel informatique a été dérobé. La police est venue diligenter une enquête, une plainte a été déposée. A l'heure où nous écrivons, rien ne permet d'indiquer avec certitude si l'origine de ce vol est purement crapuleuse, ou si, derrière l'apparence crapuleuse, se cachent d'éventuelles tentatives d'intimidation politique. Quoi qu'il en soit, plainte a été déposée. Le bureau national du Parti des travailleurs tiendra informées les sections et fédérations des résultats de l'enquête engagée par les services de police. Quels que soient les résultats de cette enquête, il doit être clairement établi que rien ni personne, aucune tentative d'intimidation, ne pourront détourner le Parti des travailleurs des tâches politiques qu'ont librement décidées les 242 délégués réunis au 14e Congrès national du parti, quatre jours avant cet incident. En particulier, dans la crise politique, économique, sociale et institutionnelle majeure qui frappe notre pays, le Parti des travailleurs mènera à bien le combat politique qu'il a engagé en commun avec des élus, des militants, des travailleurs, des responsables de toutes tendances, pour une issue politique conforme à la démocratie, c'est-à-dire une issue politique qui s'appuie sur la nécessaire rupture avec l'Europe de Maastricht, les directives et l'ordre de Bruxelles.

A la question, qui aurait eu intérêt à manipuler ou à affaiblir le Parti des travailleurs, aucune réponse convaincante ne m'est apparue. Mailhac donc :

Situé au coeur de la région de vin de Minervois, Mailhac est un village antique remontant à plus de 7000 ans. Le Mailhac moderne entoure les remparts d'un village plus antique qui est parmi le plus intéressant en France. Le village original a été construit du bois et a été situé dans les collines adjacentes, mais ensuite après avoir été brûlé aux nombreux temps au sol, il a été passé à la plaine et construit des pierres locales plus durables. Il est bien situé pour toutes les activités diverses que vous pouvez apprécier dans la vallée magique de l'Aude. Partout dans la région vous trouverais les vignerons fameux du Minervois et du Corbières.

Voyagez au nord pour explorer le secteur du Montagnes Noir, ses cavernes, ses lacs et ses promenades et itinéraires de bicyclette. Voyagez vers le sud aux plages pittoresque du méditerranéen, à la voile serein le long du canal du Midi ou à moteur vers les Pyrénées et plus vers l'Espagne. À l'est sont les villes romaines de Béziers et de Narbonne qui écartent les jambes, le canal du Midi et le Canal de la Robinne. En route vous pouvez visiter le moulin prestigieux d'huile d'olive de l'Oulibou qui est situé sur les périphéries de Bize Minervois. Allez à l'ouest visiter la ville médiévale la plus belle de Carcassonne, ou promouvez au loin à Toulouse ou au Perigord célèbre.

Heureusement qu'il n'y a que 4 points cardinaux...

 

 


Vous reprendrez bien un petit coup de drilling drilling ? (campagne de non-information)

Posté par Myosotis le 19.04.07 à 10:43 | tags : candidats, présidentielles 2007, élucubration, politique-fiction

 

 

La campagne 2007, dans son premier tour, n'a pas tenu toutes ses promesses : idées peu novatrices, débats pauvres et superficiels, victoire de la démocratie d'opinion (copyright Alain Duham Inc), affrontement droite-gauche faiblard, et absence de néologismes intéressants. Au final, on retiendra, parmi les points saillants l'apparition, couverte par Jean Saint-Josse du viril et percutant, Frédéric Nihous, venu botter Les Verts hors d'eux-mêmes et remplacer la figure poupine d'Olivier Besancenot dans les esprits enamourés des hétérosexuels de droite.
Nihous, orateur inspiré et à la mécanique intellectuelle bien rôdée, aura été l'une des surprises de communication de ce premier tour (on ne sait si le résultat confirmera cette impression). CNPT est dans la place , à l'image de son leader parti chasser la tourterelle jartelée dans la campagne. Flanqué de son fidèle ami d'enfance Boris, le candidat Nihous parvint après 2 heures de traque à débusquer le gibier dans son habitat naturel : un arbre. Quelques instants plus tard retentissait le bruit caractéristique du Drilling Drilling. Mais qu'est-ce donc ?

 

L'arme mixte la "plus répandue" est le drilling. C'est typiquement une production d'Europe Centrale, où l'obligation du tir à balle de tous les ongulés, date du début du siècle, le fait apprécier depuis longtemps. C'est une arme universelle qui convient bien au tir en battue où l'on rencontre aussi bien le grand gibier qui doit être tiré à balle que le petit gibier tiré à plombs. Toutes les combinaisons de chargement sont possibles : 2 coups à plombs et 1 à balle rayée; 1 coup à plombs, 1 à balle lisse et 1 à balle rayée; 2 coups à balle lisse et 1 à balle rayée. Ces armes avaient la réputation d'être lourdes, mais, avec les progrès de la métallurgie, on trouve maintenant des drillings dont le poids est égale presque celui d'un fusil à 2 coups. L'inconvénient du drilling est son prix élevé, mais il faut tenir compte du fait qu'il remplace un fusil et une carabine.

 

En ce qui concerne les calibres, toutes les combinaisons sont possibles. Une des plus usitées est : cal. 12 ou 16 pour les canons lisses; 7 x 65 R et 9,3 x 74 R pour le canon rayé. Comme fabricants, on peut citer Sauer & Sohn, Krieghoff, Heym, Merkel et tous les artisans armuriers de Ferlach. Ces derniers fabriquent également pour la plupart des vierlings, arme à 4 canons dont un rayé puissant et un rayé faible pour le tir des nuisibles.

 

 

 

Comme on peut le lire dans Tartarin de Tarascon, "c'est l'ignorance des passions d'autrui qui mène à l'intolérance et à l'incompréhension entre les hommes."


Elysée 2007, saison 2

Posté par Easywriter le 03.04.07 à 11:42 | tags : campagne electorale, présidentielles 2007, politique-fiction

Une campagne électorale est comme une série TV : il lui est difficile d'éviter le coup de mou en début de deuxième saison. Outre l'écueil très tentant de la surenchère - allez, tout le monde achète une casquette bleu blanc rouge! -, le scénario s'empêtre souvent dans la généalogie de ses personnages principaux - que celui qui ne s'est pas encore réclamé de De Gaulle ou Jaurès me jette le premier pavé - jusqu'à parfois sombrer dans la caricature outrancière. Sur ce point, Jean-Marie Le Pen saluant les catholiques sociaux ou François Bayrou estimant hier être plus à gauche que le PS sont les exemples les plus poétiques de la semaine.
On rêverait d'une campagne électorale signée par HBO, réussissant la description d'un univers codé - ici donc le milieu politique - mais pour parler de nous, avec des dialogues intelligents au service d'idées un tant soit peu généreuses. Vous me direz que c'est une vision spectacularisée et lamentable de la politique, et bien vous aurez tort : pensez séduire en six mois un corps électoral mouvant contre une douzaine de concurrents et devant une centaine de caméras est une gigantesque émission de télé-réalité et j'aurais donc pu filer des métaphores autrement plus atroces.

Cette campagne là ressemble malheureusement plus à la saison 2 de Lost : limités par leur propre logique d'effet de surprise, les scénaristes partent dans tous les sens - surtout à droite - et vrillent les repères minimum qui créent de l'empathie pour les protagonistes. Une partie des gens de gauche modérée est atterrée par la rhétorique de Ségolène Royal autour de l'identité nationale, comme certains à droite ne sont certainement pas emballés par la surenchère sur l'immigration de qui vous savez. Dominique de Villepin et Simone Veil ont d'ailleurs pris leurs distances hier avec le discours de leur candidat.
La saison 2 c'est aussi quand la mécanique de la série peine à ne pas resucer les vieux codes éculés : comme Desperate Housewives qui jonglant habilement avec les codes de la sitcom pour décrire des drames étouffants de l'horreur pavillonnaire (saison 1) s'est transformée en banale soap de fin de matinée (saison 2). Le retour de la sécurité, de l'immigration dans une campagne qu'on projetait plus généreuse - le logement, l'environnement... - que celle de 2002 provoque le même effet de lassitude. On espère au moins que cette fois les scénaristes ont imaginé une autre fin...

(Illustrations : The West Wing, série politique US parfois naïve, souvent intelligente et David Palmer, le président des premières saisons de 24.)


Airhole Special Agent : bande annonce

Posté par Gflu le 24.03.07 à 19:34 | tags : humour, politique-fiction

"Ils étaient donc 12 sur la ligne de départ,
12 samouraïs prêts au combat acharné qui les mènerait jusqu'au 22 avril,
12 mercenaires en quête d'absolu et d'immunité judiciaire,
12 singes dont l'armée marchait en rang serré vers le fauteuil rouge et moelleusement élyséen.
Pourtant plus personne n'était dupe,
et dans cette belle allégorie zodiacale,
chacun savait que le Scorpion et la Balance faisaient la course en tête,
ne reculant devant aucune fourberie pour écraser
les maigres voix dissidentes de leurs gros sabots bipolaires.
Afin de rétablir l'équilibre, l'équité et l'esbrouffe
dans un univers médiatique tout entier acquis à la cause manichéenne,
il ne restait plus qu'un seul espoir pour François "Le Cancer" Bayrou
et ses acolytes pas sexy".
Cet espoir avait un nom :
AIRHOLE SPECIAL AGENT

Aventures démocratiques en photos bichromiques. Deux épisodes pour le prix d'un.


La nouvelle donne

Posté par Easywriter le 22.03.07 à 12:50 | tags : présidentielles 2007, politique-fiction, stratégie
« il n'y a plus le fossé qui existait avant. Nicolas Sarkozy défend les valeurs traditionnelles de la droite, cela nous rapproche ».
Jean-Marie Le Pen à propos du changement de l'attitude de l'UMP à propos du Front national. Comme d'habitude il est difficile d'interpréter les propos du leader frontiste : ménager Sarkozy qui l'a aidé à obtenir des parrainages ? Mais la quête des signatures n'a jamais été une réelle source d'angoisse au FN? Rappeler aux électeurs qu'il y a l'original mieux que la copie ? Ou achever la normalisation du Front dans la perspective d'une droite nationale recomposée ?
Retenons cette dernière hypothèse : avec trois candidats favoris - des sondages - dont aucun ne se détache de manière écrasante, la future majorité risque d'être compliquée à mettre en oeuvre : le Parti socialiste a un faible réservoir de voix surtout depuis que François Bayrou a fait une OPA sur l'anti-sarkozysme de droite. Le même Bayrou menace l'équilibre ordinaire de la droite qui depuis 1981 ne donne que quelques strapontins à l'UDF en échange du ralliement du centre. En mordant de part et d'autre du camembert politique, le candidat UDF a effectivement planté la maigre marge de manoeuvre dont disposait l'UMP et le PS pour se refiler les clefs de l'exécutif à tour de rôle.
Bref : aucun parti aujourd'hui n'est capable de créer une majorité évidente et quelle que soit l'issue du scrutin, un jeu d'alliances recomposera probablement le paysage politique. On peut très bien imaginer que la droite décomplexée version Sarkozy, désormais privée de sa frange sociale centriste se tourne alors vers l'extrême droite pour constituer un pôle très conservateur. Marine Le Pen en ministre d'un gouvernement de la droite nationale ne m'apparait pas comme une fiction grotesque pour l'avenir. Au centre une dynamique social-démocrate pilotée soit par les socialistes soit par une nouvelle entité issue de l'implosion du PS à la suite d'un trop gros échec au premier tour. Et une gauche alter qui s'érigerait par exemple sur les cendres du parti communiste. Ce type de configuration est très courante dans la plupart des pays européens. Ne me demandez pas si c'est une bonne nouvelle.

Vers une UMP de gauche ?

Posté par Easywriter le 28.02.07 à 14:16 | tags : campagne electorale, ps, décryptage, politique-fiction

Les doutes idéologiques qui animent le parti socialiste, l'incapacité des Verts à se faire entendre, l'impossibilité pour les souverainistes du MRC d'avoir tribune en dehors du PS, la généreuse perfusion socialiste sous laquelle sont déjà les Radicaux... Bref, la configuration actuelle de la gauche modérée pourrait favoriser la création d'un grand parti rassemblant les différents pôles sus-mentionnés. Une UMP de gauche en somme, réunissant ces trois sensibilités autour d'un pôle central socialiste.
L'idée - qui circule dans l'entourage de Ségolène Royal - permettrait peut-être cette fameuse rénovation de la gauche en évitant le confusionisme politique à laquelle l'invite Daniel Cohn-Bendit : un pacte présidentiel acrobatique et peut-être suicidaire avec François Bayrou (lire l'article sur ce projet). Elle permettrait peut-être d'en finir avec certaines postures préjudiciables comme celle de Jean-Pierre Chevènement et de garantir des groupes parlementaires à chaque tendance ce qui serait bien plus profitable à un parti comme les Verts que la situation actuelle.
Bien sûr si un tel parti existait aujourd'hui, le Parti socialiste ne profiterait pas du temps de parole des formations alliées pour nourrir le feu anti-Sarkozy mais avec une gauche qui pèse 40 % au total la question est peut-être moins celle du ralliement de second tour que celle de la reconquête des électeurs perdus (notablement par les socialistes). Bien sûr l'usine à gaz qu'est l'UMP, dont la seule justification fut celle de créer une machine de guerre électorale peut refroidir les ardeurs. Mais il n'empêche qu'elle a réussi sa première mission en 2002 et qu'elle est un tremplin extraordinaire pour Nicolas Sarkozy. En prospérant sur les cendres à peine rougeoyantes d'un certain gaullisme en voie d'extinction, l'UMP a surtout mis en lumière des courants libéraux-sociaux ou libéraux tout court. Elle a permis à la droite d'opérer sinon un renouvellement au moins un repositionnement qui lui permet de ne pas avoir honte d'elle-même et d'apparaître moderne.
A cette gauche de gestion s'opposerait alors une frange plus radicale, la gauche antilibérale - et éclatée. Il est probable que les communistes imploseraient sous ce tiraillement et que ses membres partiraient soit d'un côté soit de l'autre ( oui oui je deviens de plus en plus spéculatif là...). Elle isolerait (définitivement ?) l'UDF qui n'aurait plus d'espace.
On pourra objecter que la dernière aventure gauche plurielle s'est soldée assez misérablement mais je vous répondrais que si j'ai voté Vert au premier tour en 2002 c'était précisément pour rendre plus progressiste encore un gouvernement que je ne détestais pas (et hop ! début du coming out) et que je n'aurais pas commis la même erreur si une seule formation avait abrité les débats. L'autre problème est de favoriser encore et toujours le bipartisme. Alors, votre opinion ?
Sur le forum : Vers une UMP de gauche ?




Qui n'est pas de droite ?

Posté par Easywriter le 01.02.07 à 13:13 | tags : campagne electorale, politique-fiction

On avait plaisanté il y a peu sur le fait que tout le monde était de centre-droit (ou gauche ?)dans cette campagne. Le ralliement assez prévisible d'anciens philosophes de gauche - André Glucksman, Pascal Bruckner - et d'écrivains de droite -Marc Weitzman - à Nicolas Sarkozy pourrait entériner le basculement d'une certaine intelligentsia vers le conservatisme. Contrairement à François Mitterrand et dans une moindre mesure Lionel Jospin, Ségolène Royal n'exerce plus chez les intellectuels de cour cette fascination qui a permis à la gauche d'être toujours dans le camp des idées ( ce qui ne tombe évidemment pas sous le sens : Raymon Aron et André Malraux, le Sartre de la droite n'étaient pas des ânes non plus). La méthode participative de la candidate qui s'adresse aux citoyens en ignorant les experts; et le champ lexical restreint de ses discours ne peuvent satisfaire les intellectuels. Il est donc tentant de voir dans le populisme qu'on lui reproche, la manifestation du mépris des élites de la pensée pour la masse. Une gauche (et désormais droite) caviar contre une gauche populaire en somme. Malheureusement le problème est plus grave.
Quelle est cette gauche qui n'ose plus de proposition européenne claire, fait fi de tout volontarisme progressiste (la réduction du temps de travail comme facteur de lutte contre le chômage) en privilégiant l'ordre fut-il juste et l'autorité, ne défendant plus la redistribution comme idée force de la fiscalité ( ce qui n'empêche pas l'efficacité si on a un projet) et s'appuyant plus sur des valeurs conservatrices et un moralisme désespérant ?-(Je vous conseille de lire sur Flu l'entretien avec Eric Dupin sur ce dernier point) De droite et non libérale. A une époque tout le monde voulait être de gauche, aujourd'hui les socialistes ont honte de leurs idées et font dans le repli, traumatisés par l' échec de 2002. Déboussolés, ils partent à la recherche de la vraie France et l'exploration de ses étranges classes populaires. J'espère que j'ai tort et que le 11 février on découvrira un audacieux programme qui démentira mes vélléités d'éditorialiste nain. Sincèrement.

Sur le mag politique : Lire l'entretien avec Eric Dupin sur la droitisation de la société
Sur le forum : pourquoi tout le monde est de droite ?

 


Travailler plus et dormir mieux avec Xavier Bertrand

Posté par Easywriter le 29.01.07 à 18:01 | tags : politique-fiction
On aurait tort de croire que la droite veut nous faire bosser davantage. Si on nous propose de rester plus longtemps au boulot, c'est non seulement pour gagner plus de fric mais aussi... pour avoir le temps de dormir. Car grande consommatrice d'anxiolytiques de toute sortes, la France dort mal. Or les médecins insistent sur l'importance du sommeil sur la santé. Le ministre de la santé Xavier Bertrandprend tout cela très au sérieux : narcolepsie, apnée du sommeil vont faire l'objet d'un ambitieux plan d'action dudit ministre qui n'exclut pas le nécessaire retour de la sieste au travail, véritable combat social que certains membres de la rédaction mènent avec opiniatreté depuis des mois.
Pour le ministre la question ne doit plus être taboue. Diable... Derrière la menace d'un retour aux 39 heures vécu dans le fantasme de l'exploitation par quelques gauchistes égarés, fallait-il donc voir le premier argument d'un autrement libertaire plaidoyer en faveur du roupillon, un éloge de la paresse subtil pour ne pas froisser les ayatollahs du travail-Roi ? Il importe de se demander si une petite sieste permettrait d'augmenter la concentration et la qualité au travail, préfère dire Xavier Bertrand. Mais bien sûr ce progressiste convaincu doit ménager un électorat conservateur... rassurez-vous certains flemmards dont nous sommes ont bien reçu l'invitation Xavier, et ont reconnu en vous ce digne descendant de Paul Lafargue. "Pour qu’il parvienne à la conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique, libre penseuse ; il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la Paresse, mille et mille fois plus sacrés que les phtisiques Droits de l’Homme concoctés par les avocats métaphysiques de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit." in Le droit à la paresse.

François Bayrou rêve de 69, année exotique

Posté par Easywriter le 24.01.07 à 12:45 | tags : campagne electorale, udf, présidentielles 2007, politique-fiction

Parmi les multiples positions dans lesquelles il pourrait se retrouver, François Bayrou préfère sans nul doute celle qui ressemblerait à l'élection présidentielle de 1969. Ce fut la dernière occasion de voir la France se départager entre un candidat de droite et un autre du centre (voilà pourquoi le qualificatif exotique un peu poussif pardon...). Imaginez que 2007 soit une élection anticipée à la suite de la démission de Jacques Chirac qui prendrait sur lui l'échec du referendum européen nous pourrions être dans un contexte assez similaire. De Gaulle quitte en effet l'Exécutif en 1968, sa réforme du Sénat et des Régions ayant été désapprouvée par l'électorat. L'interim est donc assuré par le Président du Sénat, Alain Poher. Logiquement, Georges Pompidou déclare sa candidature et se place dans le sillon du Général. Poher, centriste et européen convaincu, qui vient de déguster avec les ministres gaullistes, se lance.

Si en 2007, cinq candidats antilibéraux, une écologiste et un socialiste se disputeront probablement l'électorat de gauche, en 1969 la gauche est aussi très "plurielle" : cinq candidats se présentent, le communiste Jacques Duclos -avant l'ère mitterrandienne les communistes représentent la plus grande force politique de ce côté-ci de l'échiquier - le socialiste Gaston Deferre, Michel Rocard pour le Parti socialiste unifié Alain Krivine , déjà représentant de la LCR et Louis Ducatel un radical indépendant. Moyennant quoi, personne ne se détache et certainement pas Gaston Deferre qui dévisse complètement dans les semaines avant le scrutin ( aïe...tout parallèle avec..etc) pour s'écrouler à moins de 5 %. Les socialistes voulaient naviguer au centre - leur échec conduira à un programme commun avec les communistes changeant durablement la physionomie de la gauche du pays - mais c'est le centre et la droite qui ratisseront à gauche. Un scénario pas si délirant pour le scrutin qui nous occupe.

Las, on espère pour Bayrou que la comparaison s'arrêtera là : Pompidou réunit 44% dès le premier tour devant Poher (23,3 %)et le refus des communistes (21,27 %) d'accorder un soutien à deux candidats également méprisés, qui sont "bonnet blanc et blanc bonnet" , lui laisse un boulevard. Le centre commence sa mutation en satellite de la droite. En 2007, Bayrou, opposé à Nicolas Sarkozy au second tour, obtiendrait sûrement le soutien discret mais beaucoup moins efficace aujourd'hui des communistes et celui sûrement plus payant des socialistes. Il pourrait être alors un Alain Poher qui réussit , en somme : celui-ci ne fut jamais président, exerça un nouvel interim après la mort de Pompidou, tenta brièvement une entente avec les socialistes de 81 puis s'endormit sur son fauteuil de président du Sénat d'où il se réveilla en 1992.


Socialistes anonymes et prévisibles...

Posté par Easywriter le 18.01.07 à 11:35 | tags : ps, royal, strauss kahn, politique-fiction

Les socialistes anonymes regroupent de plus en plus de socialistes qui ne se résignent pas à l'investiture de Ségolène Royal par le Parti socialiste. Ils prônent l'abandon de la social-démocratie pour un retour aux valeurs de justice sociale qui faisaient jadis toute la force et la crédibilité du socialisme".

Les socialismes anonymes existent , Guy Birenbaum les a rencontrés. Ils ont écrit une lettre ouverte à François Bayrou parce qu'ils sont en mal d'idée, coincés qu'ils sont entre une Royal qui "propose sur le plan économique et social un réchauffé du programme de Tony Blair", et Sarkozy qui assume lui, une ligne ultra libérale tournée vers le modèle américain". S'en suit dans le courrier un certain nombre de questions sur le programme du candidat Bayrou (école, politique fiscale, internationale...) que nos socialistes anonymes pourraient donc rejoindre. Ce n'est que mon avis mais cette histoire est vraisemblablement une grossière supercherie.

Qui sont donc nos anonymes ?Bien sûr les rivalités internes existent au PS où on serre les rangs mais parfois aussi les dents. L'Etat de grâce de Royal ne semble pas vouloir finir et impose son rythme à un parti idéologiquement perdu. Le socialisme nouveau dont on peine à dessiner les contours n'est ni mendésiste ni mitterrandiste ni quoi que ce soit d'évident. les partisans de Dominique Strauss-Kahn sont probablement les plus déçus de la tournure prise par les événements. Ils voyaient en l'homme la capacité de tourner la page d'un vieux fond marxiste et de se tourner vers une social-démocratie centrée sur l'Europe et lucide face à l'économie libérale. Ils peuvent lorgner sans grand espoir vers François Bayrou, strausskhano-compatible. Mais on les voit mal stigmatiser Tony Blair et prôner l'abandon de la social-démocratie comme le font nos socialos masqués dans leur courrier. Ils pourraient être fabiusiens, mais alors pourquoi se tourner vers Bayrou pour retrouver la vraie gauche dont ils sont nostalgiques. Les socialistes anonymes sont plus vraisemblablement des gens proches de la direction du parti, qui tentent de faire sortir Bayrou du bois. Le candidat centriste monte dans les sondages et pique des voix socialistes qui peuvent coûter cher à l'arrivée. Le meilleur moyen est de le forcer à se positionner, pour mieux pouvoir le contrer, sans quoi à chaque fois que Royal flanchera il récupèrera une partie des déçus. Toutes les questions posées l'entraînent sur le terrain social et c'est bien là-dessus que les socialos comptent pour rappeler qu'être centriste c'est surtout être de droite. Mais Bayrou peut servir pour la comptabilité d'apothicaire à laquelle est condamné le deuxième tour de l'élection. Alors pour l'instant, une minable relance épistolaire vaut mieux qu'un débat public. Mais tout cela n'est que pure spéculation. Et vous z'en pensez quoi ?

 


Ma caisse passera-t-elle le premier tour ?

Posté par Easywriter le 14.11.06 à 13:36 | tags : chiffres, politique-fiction
Dis moi en quoi tu roules, je te dirai si t'es de droite. Avec l'amusant sondage d'Autoplus, vous pouvez tracer les penchants politiques de vos amis/ennemis/employeurs grâce à la marque de leur bagnole. Bon si l'individu étudié roule en Renault ça va pas être simple : 49 % des communistes choisissent la marque au losange, tout comme 36 % des socialistes et des sympathisants UDF ou encore une bonne majorité de Verts : Renault, créateur d'automobiles pour gauche plurielle élargie ? Même pas : à droite on a les mêmes goûts (ce qui est assez prévisible, Renault représentant 28 % du marché de la voiture) sauf qu'on goûte aussi volontiers les grosses berlines allemandes (BMW, Audi, Mercedes 18 % à elles trois...)
Avec son image de bagnole pour notaire de province réactionnaire, Peugeot est très prisée des électeurs du Front National mais attention: les écologistes placent la marque en bonne position. Même si  Les Verts, manifestement mélancoliques face au succès des Grünen outre-Rhin,  plébiscitent Volkswagen (13 %, meilleur score de la marque dans l'étude). A l'inverse, les communistes ont liquidé le trauma de l'époque soviétique : Lada n'obtient quasiment aucun suffrage.

Tu me présentes ta famille socialiste ?

Posté par Easywriter le 25.10.06 à 16:35 | tags : ps, fabius, royal, strauss kahn, politique-fiction
Après deux débats de deux heures chacun et  grâce à un esprit de synthèse que beaucoup m'envient je suis en mesure de vous faire un  nouveau point sur le profil -réel, subi ou "marketé" – des 3 candidats socialistes.
Ségolène Royal, la maman pragmatique
: elle défend ses mômes pendant que papa est en voyage d'affaire et c'est pas la peine de lui filer un vieux guide d'éducation – le programme du PS- son action est commandée par le coeur. Entre ordre juste et juste un ordre, elle alterne les roustes et les calins mais vous aime d'amour dans tous les cas.
La phrase : " Je fais de la politique en pensant à ce que je ferais pour mes propres enfants". Hier à propos des camps humanitaires dans lesquels elle placerait des primo-délinquants qui autrement iraient en prison.
Le détail qui tue : hier soir à la journaliste de LCI un très ferme "laissez moi parler" avant un sourire à faire fondre une banquise. Maman tu m'aimes?

Dominique Strauss-Kahn, le papa responsable : "oui chérie bien sûr , on ira se ballader en forêt pour soigner l'asthme de la petite et j'organiserai un vide-greniers pour créer un ordre juste dans la cave mais là tu vois faut que je termine la déclaration d'impôts. ". DSK il est d'accord avec toutes ces histoires de valeur et tout mais faudra bien casquer la fac!
La phrase : "Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu'on peut bâtir une société sur la suspicion" Sur le mode "je ne crois pas que dire à chaque réunion des parents d'élèves que le prof de maths est une merde va faire progresser notre fils". Suite à l'intervention de Ségolène Royal sur les jurys populaires qui controleraient l'action des élus.
Le détail qui tue : Hier quand il a fait observer que le seul conseiller général  socialiste issu de l'immigration était dans sa circoncription il ressemblait à un entraîneur de foot qui ne laisse personne sur le banc.
Laurent Fabius, le tonton qui se décoince : Fabius c'est un peu Kevin Spacey dans American Beauty : un cadre aisé coincé entre une femme frigide et un canapé d'angle. Depuis qu'il se remet à lire rock and folk – programme toujours - redécouvre la générosité et défonce ce capitalisme relou qui empêche les gens de s'épanouir.
La phrase :  "Mais enfin c'est la France bon dieu" sur le ton de "putain mais c'est ça la vie!" à propos du manque de générosité de ses adversaires sur l'immigration.
Le détail qui tue : Avec ses vieux costards trois pièces tonton laurent fabrique des supers déguisement de François Mitterrand mais ça fait rire moyen.


Salut babe, est-ce que tu votes ?

Posté par DDA le 24.10.06 à 16:54 | tags : bayrou, politique-fiction, humour

«Oh, je sais ce que tu vas dire : les types comme moi n'intéressent pas les gens comme toi. Mais tu sais, tout ça, c'est des conneries de journalistes tenus par des intérêts financiers qui les privent de toute objectivité. Car moi, je suis combatif. Même si personne n'a envie de l'entendre, quelque part, je suis un rebelle. Je te rassure, ça ne veut pas dire que je suis un hippie. Enfin, je n'ai rien contre les hippies. Enfin, sans approuver non plus leur mode de vie. Quoique je n'ai pas à juger les modes de vie. Même si bien sûr, il y aurait bien des choses à améliorer. Quoique... Hé ! Si tu continues de rire, je te gifle, hein ?»

Soudain un homme politique s'approche de votre table... Ca donne quoi la drague politique convertie en proposition indécente ? C'est la question que s'est posée Maïa Mazaurette sur le mag de Flu. Leçon n°37 : le lire.

La politique du gobelet vide

Posté par DDA le 20.10.06 à 15:30 | tags : bayrou, udf, politique-fiction
Dans le Capital, Karl Marx expliquait que dans la société capitaliste les relations sociales se confondent avec l'échange marchand (ex : l'ouvrier échange sa force de travail qui est une marchandise contre une rémunération avec son employeur ). Cette réduction conduit au fétichisme de la marchandise, qui, pour Marx , abolit la dimension collective des relations. En clair le fétichisme c'est l'individualisme et donc la fin du politique.
Plus tard, Jean Baudrillard expliquera qu'une certaine mystique culturelle entourant l'objet laisse croire à celui qui l'acquiert qu'il obtient une part des vertus supposées de cet objet (celles vantées par la publicité).
Si on observe le fétichisme sexuel - par exemple celui qui consiste à renifler les culottes portées quelque jours pas de jeunes adolescentes - on constate qu'il est un substitut, une manière  d'avoir l'ivresse sans toucher le flacon.
Dans les trois cas cités, le fétichisme est une forme d'aliénation. Pourquoi je vous dis ça ? Pour rien, juste pour vous dire que le gobelet utilisé il y a quelques jours par François Bayrou lors d'un chat à 20 minutes (cf illus.) est en vente sur E-Bay. Et que sur le coup j'ai trouvé ça marrant... Au fait, l'enchère est pour l'instant de 5,50 €.
Via The benito report.

La Maman ou la Putain ?

Posté par Easywriter le 18.10.06 à 12:19 | tags : royal, élucubration, villepin, politique-fiction, sarkozy
Faut-il prendre la France en levrette ou dans ses bras ? Maintenant que le best-seller Sexus Politicus a entériné l'idée de l'obsession sexuelle permanente voire pathologique des hommes politiques,  on a le droit de poser ce genre de questions.
Hier soir lors du grand débat, Ségolène Royal s'est montrée quasi maternelle dans son approche de la politique, n'oubliant personne.  Elle a refusé de dissocier les générations  "comme s'il y avait des Français qui étaient de souche, d'autres de branches ou de feuillages". La France, en bonne mère, ne doit négliger aucun de ses enfants, chacun d'entre eux aura le droit à sa bonne têtée de socialisme nouveau.
Privilégiant effectivement l'image d'une Provinciale au grand coeur (courtesy DDA), Ségolène Royal a donc aussi donné l'image d'une mère au foyer maternante et on imagine bien l'homme, ce premier ministre, chargé de ramener l'argent dans la maison. Mais pour d'autres, le pays est à l'inverse une jeune fille faussement farouche qu'il convient de dépuceler sans trop de ménagement. "La France a envie qu'on la prenne, ça la démange", expliquait  ainsi Dominique de Villepin oubliant un peu vite qu'une femme épouse rarement celui qui la déniaise. Entre la chevauchée d'un soir et un destin de ménagère, Nicolas Sarkozy lui propose  une rupture : "Monte dans mon coupé sport et n'ai pas peur de l'avenir, j'assure ta protection" lui assure t-il le pied sur l'accélérateur. Et elle de se demander si elle a vraiment envie de passer sa vie dans des motels.



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