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L'actualité du PS (parti socialiste).

Le PS entame sa rénovation

Posté par Charif le 21.04.08 à 20:26 | tags : opposition, ps

Les socialistes se préparent pour le Congrès National qui doit avoir lieu en novembre 2008. Le parti de la rose présente la nouvelle « déclaration de principes », qui doit jeter les bases de sa rénovation. L'enjeu est de déterminer quelle doit être la place de la formation socialiste, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'hexagone.

 

La commission présidée par l'historien Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du Parti Socialiste, a réuni toutes les sensibilités autour d'une réflexion sur l'avenir du parti. Elle a accouché de 21 articles, qui seront soumis au vote des militants lors de la convention nationale du 14 juin.


En 1990, l'objectif était de « mettre le réformisme au service des espérances révolutionnaires ». Aujourd'hui le parti a abandonné ses idéaux "juvéniles", afin « d'aller vers l'idéal et de comprendre le réel ». C'est un des points majeurs dans la mue du PS, l'acceptation sans équivoque de l'économie de marché. « les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché »

Mais cette position est nuancée : « Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier ».

 

 

On perçoit toujours la volonté d'assurer la pérennité d'un État social, jugé nécessaire pour l'harmonie entre « l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale », et qui doit privilégier « l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture ».

 

En revanche, c'est sur l'Europe que les avis divergent toujours. L'article 17, qui fixe les positions du parti vis à vis de la construction européenne, ne fait pas l'unanimité, avec notamment l'abstention de Jean-Luc Mélenchon à ce sujet.

 






Motion de censure : une première pour Nicolas Sarkozy?

Posté par Charif le 08.04.08 à 13:02 | tags : sarkozy, gouvernement, ps

L'opposition présente aujourd'hui une motion de censure devant l'Assemblée Nationale, la première du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Rejoint par les Verts, le MRP et le PC, le PS souhaite empêcher le renforcement des troupes françaises en Afghanistan.

 

L'enjeu est double. Dans un premier temps, s'opposer à l'envoi de 700 hommes vers les zones de combats. Car la France assume depuis 2003 sa mission de puissance stabilisatrice en Afghanistan, tout en conservant son autonomie décisionnelle sur la nature de son engagement.

 

L'autre point de désaccord concerne le retour complet de la France dans les instances de l'OTAN d'ici 2009. Un virage Atlantiste, qui représente une rupture totale avec les positions adoptées jusqu'ici par la France.

Hubert Védrine, ancien chef de la diplomatie française, se montre sceptique quant à la nouvelle orientation donnée à la politique étrangère de la France. Sur France Info, il explique, « Il y a un vrai risque, d'autant plus qu'on ne voit pas la raison profonde de ce mouvement, sauf si cela permettrait de faire naître un pôle européen dans l'Alliance.[...] Si la France devrait rentrer dans toutes les organismes intégrés (de l'OTAN) sans cette contrepartie, je crois que ce serait une erreur. Cela ne correspond à aucune nécessité, aucune utilité sur aucun plan, et il y aurait un prix politique à payer ».

 

A long terme, ces nouveaux engagements peuvent créer un nouvel équilibre géopolitique, et un rapport de force défavorable aux interêts de la France.

Au niveau national, cette décision du gouvernement pose la question du rôle du parlement, et de la place que le président entend lui donner.

 

Il y a tout de même peu de chances pour que cette motion passe, l'UMP étant majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est la souveraineté française qui se retrouve aujourd'hui au centre du débat. Un sujet, cher à la droite gaulliste, qui peut néanmoins rassembler au delà des clivages politiques traditionnels.



Pierre Larrouturou secoue le PS

Posté par Charif le 28.03.08 à 15:55 | tags : ps, economie

Le PS a prévu de tenir son congrès en novembre. Pour l'économiste Pierre Larrouturou c'est trop tard. Alors il lance une pétition, invitant les responsables socialistes à se mettre au travail au plus vite. Il sait que le temps va être long, et craint, à juste titre, que l'attente donne lieu à des guerres internes fatales au parti.

A gauche, Larrouturou dérange, et cela depuis longtemps. Critique à l'égard des archaïsmes du parti de la rose, il est partisan d'une politique économique, sociale et écologique menée de concert avec les partenaires européens.

Politique et non politicien, Larrouturou n'est pas là pour brosser les dirigeants dans le sens du poil « S'il n'y a que le rapport de force qu'ils comprennent au PS, je suis prêt ».

En 2007 déjà, il menaçait de se présenter à la présidentielle, dans le but de réveiller les consciences socialistes, trop occupées à ce déchirer plutôt qu'à travailler sur un programme cohérent.

Tous les cadres l'apprécient et reconnaissent son travail, mais aucun ne se positionne clairement en faveur de l'iconoclaste.

Lors du conseil du PS, le mardi 25 mars, il est même privé de tribune « Je les embête, ils veulent que rien ne bouge! François Hollande a refusé que j'intervienne à la tribune du conseil national de mardi ».

Dur avec la gauche, Larrouturou n'épargne pas non plus la droite, et le projet économique du nouveau président subit les foudres de l'économiste. Dans un entretien donné aux Inrockuptibles, il envisage même une démission de Sarkozy, en 2009, après les élections européennes « Souvenez-vous des européennes de 1999 : Nicolas Sarkozy était en tête de liste. Son score fut si faible(12,8%) qu'après ces élections il s'est retiré de la vie politique pendant dix-huit mois[...], si les européennes de 2009 sont très mauvaises pour ses amis, Nicolas Sarkozy devra mettre son mandat à la disposition du peuple français ».

Mais loin des discours utopistes, Pierre Larrouturou répète qu'une quelconque remise en cause du pouvoir actuel, nécessite avant tout une opposition forte, unie, rassemblée autour d'un projet qui transcende les clivages.


PS : un siège se libère

Posté par Charif le 25.03.08 à 17:48 | tags : ps, opposition

 

« Le nouveau secrétaire doit être une personnalité dotée d'une culture et d'une expérience politique indiscutable, qui connaisse le PS et respecte ses militants ». Mais lequel? Un présidentiable ou un secrétaire de transition? Le PS se réunit aujourd'hui, et devra choisir lors du congrès de novembre un remplaçant à François Hollande.

Qui sont les principaux prétendants?


Traité européen : le baroud d'honneur des nonistes

Posté par Charif le 04.02.08 à 14:59 | tags : international, ps, europe

Le parlement est convoqué, aujourd'hui lundi 4 février, en congrès à Versailles. Il s'agit de modifier la constitution afin de ratifier le traité européen, rejeté à 55% par les français en 2005.

L'attention se porte essentiellement sur les socialistes, très divisés sur la question européenne, et qui, pour une partie d'entre eux, souhaitent soumettre l'adoption du traité au choix des citoyens.

C'est dans cet optique que s'est réunit hier le CNR (le Comité National pour un Référundum). Différents intervenants, partisans du « non », comme Mélenchon, Chevènement, Besancenot se sont succédés à la tribune pour dénoncer une procédure non-démocratique.

Mais le parti de la rose, qui a déjà payé cher ses oppositions internes sur l'Europe, est tiraillé entre ses différents courants. Il y a le camp de ceux qui souhaitent signifier leur opposition à la position officielle qui consiste à s'abstenir sur la modification, puis ratifier le Traité par voie parlementaire une fois la modification validée. Et le camp de ceux qui entendent faire valoir « l'héritage » de 2005.

Il semble en tout cas urgent pour le PS d'enterrer rapidement le dossier européen qui a tant coûté au parti. Aujourd'hui, retarder à nouveau la construction européenne risquerait d'isoler le parti sur la scène politique européenne.

.18h15-Les résultats sont tombés: sur 893 votants, 560 ont voté pour, 181 contre, et 152 se sont abstenus.


Strauss-Kahn : I'll be back

Posté par Easywriter le 21.01.08 à 10:41 | tags : ps, opposition, citation

C'est un peu l'image du week-end : tenue décontractée, pardon "casual wear", l'ami "dièskay" était back from the States pour assister au forum des socialistes réconciliés.
Dominique Strauss-Kahn a vraiment joué la carte guest-star, ne s'exprimant pas à la tribune et étant quasiment invisible tout l'après-midi.
Profitant de la réunion à Paris des ministres des finances dans le cadre du Fond monétaire international, DSK a simplement indiqué qu'il suivait "de très près ce qui se passe" et invité à un vote sanction aux municipales.

"Je reviendrai un jour en France" a-t-il conclu. (Je aime le France dit la star avant de s'acheter une maison de maître dans le Bordelais).

Interrogé au sujet de ceux et surtout celle qui tentent de s'imposer à la tête du parti, DSK a répondu sur le ton d'un Jude Law interviewé à propos de Clovis Cornillac:"Je ne vois même pas de qui vous voulez parler".


Ségolène Royal à la tête du PS, et alors ?

Posté par Easywriter le 04.01.08 à 16:27 | tags : ps, municipales 2008, opposition

"Cette année, je compte aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche".
C'est vrai que la rénovation de la gauche est sacrément bien partie comme chacun sait. La candidature de Ségolène a surtout permis de pousser à leur paroxysme un grand nombre de contradictions et de questions non résolues, donc oui de ce point de vue elle a eu sa part dans la rénovation.

Mais au fond les tirs de barrages de ses amis sont aussi mal venus : Qui dit quoi sur quoi dans ce maudit parti à l'heure actuelle ? A défaut de leader incontesté, qui effectivement n'est peut-être pas la priorité, a-t-on une ligne directrice même en pointillés ?
Les agitations d'Arnaud Montebourg valent-elles mieux ?
Quelqu'un a-t-il réussi à entendre quelque chose de fort dans la bouche de Benoît Hamon ?

Il n'est en outre pas exclus que le soutien de Ségolène Royal aide beaucoup de candidats aux municipales dans des batailles locales.
Personne ne peut douter du fort capital de sympathie qu'elle a dans l'opinion et puisqu'il ne s'agit pas, dans le cadre des municipales, de voter pour elle, l'aspect symbolique de son engagement peut parfaitement fonctionner. Quant au leadership sur le parti qui peut prétendre y être légitime si ce n'est elle ?

Plus de six mois après la défaite, Ségolène Royal est toujours sans doute la plus populaire des socialistes. A eux d'en tirer les leçons qui s'imposent....


Traité européen : le parti socialiste esquive la question du referendum

Posté par Easywriter le 07.11.07 à 11:52 | tags : opposition, international, europe, ps

On avait expliqué récemment les différentes attitudes possibles chez les socialistes à propos du Traité constitutionnel européen modifié. Le bureau national a tranché mardi soir mais sans résoudre tous les problèmes, loin s'en faut.
Le "oui" au Traité l'a emporté de 36 voix contre 20 ce qui montre que le clivage apparu au moment du referendum de 2005 est toujours opérant.
Mais le point de tension principal est intact : oui ou non le parti socialiste acceptera t-il que la Constitution soit modifiée pour permettre la ratification parlementaire et donc éviter la tenue d'un referendum ? Sur ce point le secrétaire national François Hollande botte en touche, expliquant que les soicalistes verraient bien de quoi la réforme constitutionnelle (qui implique d'autres changements sur lesquels nous reviendrons) sera faite.

Pourtant la décision aurait pu couler de source : pendant la campagne présidentielle le parti et sa candidate Ségolène Royal étaient pour la tenue d'un nouveau referendum, celui-ci était inscrit au programme. Benoît Hamon a d'ailleurs démissionné hier du bureau national en raison du non respect de cette ligne de conduite. (edit 14H40 :Sur ce point, l'ancienne candidate précise aujourd'hui : J'entends dire certains que j'ai changé d'avis sur le référendum. Ce n'est pas exact. Je tiens compte de la situation pour avancer sur des convictions qui n'ont pas changé sans me réfugier derrière une question de procédure (importante) pour ne rien oser dire.")

Car le PS aurait pu à moindres frais faire valoir une cohérence dans son discours : nous sommes toujours pour le referendum c'est la condition préalable à toute discussion possible sur ce Traité. Marie-Noëlle Liennemann et Jean-Luc Mélenchon par exemple voyaient l'occasion rêvée de faire montre d'opposition puisque l'accord des 3 cinquièmes des parlementaires (et conséquemment des élus de gauche) réunis en Congrès est nécessaire à toute modification.

Certes, un nouveau rejet du Traité serait critique pour la construction européenne.
Mais de deux choses l'une : soit on continue de faire de l'Union un débat d'experts sur le modèle du Traité de Nice, soit on croit en la nécessité d'une légitimité démocratique de toute avancée, comme ce fut le cas en 2005.
C'est aux hommes politiques de tirer les leçons de l'échec et d'en assumer les conséquences.

Une consultation démocratique n'est pas une cerise qu'on pose sur le gateau d'un consensus acquis par avance mais représente le risque que prennent les élus et dirigeants sur le pouvoir de conviction qu'ont leurs idées.
Il est vrai qu'en la matière le PS a reçu ces derniers temps quelques sévères désillusions.
Pas plus que le Chef de l'Exécutif il ne souhaite aujourd'hui affronter ces angoissants électeurs capables de tous les camouflets.


Municipales : le PS va t-il pratiquer la discrimination positive ?

Posté par Easywriter le 05.11.07 à 11:02 | tags : municipales 2008, elections, ps, décryptage, opposition

La question de l'immigration et de l'intégration des enfants issus de l'immigration est toujours aussi problématique au parti socialiste. Le PS craint toujours qu'en évoquant les minorités ou la diversité il se laisse prendre au piège du communautaire, moyennant quoi il faut bien reconnaître qu'il n'a pas accouché depuis un bail d'un discours positif sur ce point.

Que le principal parti de la gauche modérée ne contienne dans ses rangs qu'une proportion grotesque d'élus issus des minorités est désolant.
Faut-il rappeler que George- Pau Langevin, députée du vingtième arrondissement est la seule à l'Assemblée Nationale et qu'elle est guadeloupéenne. Une femme non métropolitaine en vaut bien dix surement.

D'ailleurs à ce propos, un intéressant documentaire sur la parité diffusé par Public Sénat dimanche, montrait à quel point Laurence Rossignol, présidente de la commission femmes aux élections du parti, avait le plus grand mal à faire exister la parité autrement qu'en une fumeuse escroquerie : une moitié de femmes dans chaque scrutin certes, mais envoyées dans des combats électoraux perdus d'avance.
Le reportage montrait également une sincère évolution du parti depuis quelques mois.

A sa décharge, sur le plan de la parité comme sur celui de la visibilité des minorités, le parti socialiste essaie de placer des élus et non des nommés comme le fait la majorité avec les postes gouvernementaux de Rama Yade ou Rachida Dati, élues de nulle part et totalement "fabriquées" par Nicolas Sarkozy, quel que soit leur talent.

Pour les municipales, le parti socialiste pourrait donc imaginer une forme de discrimination positive.
Bruno Le Roux, chargé des élections, a annoncé l'objectif de 300 conseillers municipaux. Fayçal Douhane, membre du conseil national expliquait vendredi au Figaro qu'une autre option plus ambitieuse serait de proscrire toute ligne "monocolore" dans les villes de plus de 10 000 habitants.

Certains tiquent de cette méthode de quotas qui nie aux personnes issues de l'immigration leur légitimité strictement politique et jetterait fatalement une suspicion sur leur qualité.
Pour autant, sans une dose certes artificielle de diversité, les pratiques électorales dans les boutiques socialistes ne risquent pas de changer.

Pendant longtemps la parité a été pensée "négativement" par rapport aux hommes et les places qu' ils pourraient éventuellement libérer aux gonzesses.

La candidature de Ségolène Royal, quoi qu'on en pense, prouve que des critères strictes ont permis d'évoluer et qu'on pouvait penser positivement la question paritaire, en faisant la promotion de femmes talentueuses et non par défaut.
Peut-être qu'il en ira de même pour la question de la diversité si le parti a le courage d'imposer des quotas, la discrimination positive devenant alors une véritable "affirmative action", comme on l'appelle aux Etats-Unis.


Ségolène Royal et le militant à vingt balles

Posté par Easywriter le 22.10.07 à 11:23 | tags : ps, opposition, décryptage

Intéressant entretien de Ségolène Royal dans Libé du jour. Elle y fait beaucoup référence au modèle italien et l'élection de Walter Veltroni à la tête du tout nouveau parti démocrate.
Bien sur, le rapprochement entre communistes et centristes que formalise le PD peut servir de laboratoire au socialisme français.

Mais c'est surtout le fait que Veltroni ait été élu par 3 millions de sympathisants qui intéresse Royal.
Sans réseau bien établi, Ségolène Royal aura besoin de toujours plus de nouveaux militants pour percer à l'intérieur du parti.
Les fameux adhérents à 20 € ont vraisemblablement été pour beaucoup dans sa victoire aux primaires socialistes il y a un an.
Ignorant tout des différents courants à l'intérieur du parti et d'une parti de sa culture politique historique, il n'est pas étonnant qu'ils aient penché lors des primaires pour une candidate aussi peu conventionnelle qu'eux sur ces deux points.

C'est cette logique d'ouverture à ceux qui sont finalement plus des sympathisants que de nombreux socialistes déplorent aujourd'hui.
Sur le plateau de Ripostes il y a quelques semaines (et dans L'Impasse), Lionel Jospin estimait qu'on avait renoncé à faire de la politique et posait à haute voix cette question : où sont-ils aujourd'hui les adhérents à 20 € ?
En ouvrant grand les vannes aussi bien côté programme - avec la fameuse démocratie participative et un pacte présidentiel qui contenait pas moins de 100 propositions fourre-tout - que côté inscriptions, les socialistes ont déstabilisé les quelques fondements déjà vacillants qui leur restaient.
Sans pour autant gagner quoi que ce soit en retour, si ce n'est un succès populaire finalement aussi restreint qu'éphémère.

Croire que faire voter plusieurs millions de personnes pour établir un leader est la solution miracle est à mon sens illusoire.
Le cliché de l'opinion à un instant T, sans réel enjeu électoral, ne peut être interprété comme un geste politique déterminant : la perspective de voir une femme se présenter à l'élection présidentielle aurait poussé quatre millions de personnes à plébisciter Royal avant de voter Nicolas Sarkozy ou François Bayrou au soir du premier tour.
On défend rarement ici les structures partisanes mais ce sont pourtant d'elles qu'émergent les personnalités politiques, pas des clubs de supporters versatiles.

Dans Libération toujours, on apprend d'ailleurs qu'une bonne partie des néo-militants évanouis se sont fait la malle et n'ont pas repris leur carte.
Une fois la fête terminée, qui a envie de se coltiner les réunions de sections, les Congrès et le travail ingrat de la reconstruction ?

Certains d'entre eux auraient filé au Modem voir si l'herbe est plus verte et elle l'est assurément, même si on peut craindre qu'en dehors d'une élection présidentielle, la base militante forte de quelque 45 000 sympathisants bayrouistes soit en sommeil elle aussi.
On ne gagne pas d'élection sans parti et on ne fait pas de parti sans militants engagés, dévoués, ce qui veut dire capables de s'emmerder beaucoup, d'être souvent déçus et pourtant continuer.
Militer c'est chiant. Un investissement un peu plus lourd que 20 € balancés dans la caisse.


Primes et déprimes au parti socialiste

Posté par Easywriter le 19.10.07 à 15:50 | tags : ps, livres politiques, opposition

Les socialistes lavent désormais leur linge sale en librairie. Après les livres de Marie-Noelle Lienemann (Au revoir Royal),ou Claude Allègre (La défaite en chantant) c'est au tour de "l'autre camp" de riposter.

Patrick Mennucci, un des lieutenants de la garde rapproché de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle tire sur la direction du parti.
En fidèle bras droit de Ségolène, pour laquelle il a toujours eu les paroles les plus élogieuses (le livre s'appelle d'ailleurs Ma candidate c'est dire), Menucci s'en prend à la direction du parti. L'appareil peuplé de strauss-kahniens et fabiusiens est accusé d'avoir savonné la planche de la candidate.

Pendant toute la campagne, les proches de Ségolène étaient rassemblés au 282 boulevard Saint-Germain, un local pas si éloigné de la rue de Solferino où siège le PS.
Mais la cohabitation de deux lieux décisionnaires a favorisé la paranoïa entre ségoléniens et socialistes old-school et rendu plus complexe si c'était possible l'organisation de cette campagne présidentielle.
Pour preuve de la mauvaise volonté de François Hollande et de ses cadres, Menucci indique dans son ouvrage que les permanents du siège ont touché 500 € de prime à l'issue des élections, une prime de défaite en somme qui les récompenseraient de la mauvaise volonté  mise dans la campagne de Ségolène Royal.

Le site de l'hebdomadaire publie aujourd'hui la réponse de permanents du staff socialiste qui expliquent que la prime concerne le succès des législatives.
Ils s'étonnent également d'être la cible d'un de leur dirigeant avant de poser une question à Menucci : " tu sembles considérer le geste qui nous a été consenti comme indu , n'as-tu pas toi-même perçu - indûment donc - le solde de tout compte de ton CDD à l'issue de la campagne, malgré la défaite ? Puisque tu as mis en avant le montant de notre prime, quel fut celui de la tienne ?" La classe non ?


PS : Manuel Valls résume la situation

Posté par Easywriter le 02.10.07 à 11:36 | tags : opposition, ps, citation

 

"Ces derniers jours, nous n'avons pas donné une grande lisibilité en allant à la fête de l'Humanité auprès de l'extrême gauche, avec des comités de coordination et de liaison dont on ne sait pas très bien à quoi ils servent, avec une partie de la gauche, Les Verts, qui n'ont pas voulu y participer,
la LCR qui nous fait sauter un peu à la corde sur ces questions là, là une conférence de presse avec François Bayrou".

Manuel Valls ce matin sur I-Télé (via Reuters).

Pendant ce temps, l'Elysée fait fuiter des rumeurs sur l'arrivée de Jack Lang et désormais de ...Julien Dray qui fut porte-parle de Ségolène Royal, dans le cadre d'un hypothétique remaniement ministériel de janvier.

 

 


Jospin / Royal : Nier la défaite, une tendance lourde

Posté par Easywriter le 17.09.07 à 12:50 | tags : ps, opposition, décryptage

Au même titre que le thriller historique pour profiter du succès de Da Vinci Code ou la multiplication des titres "Fantasy" inspirée de Harry Potter, une nouvelle tendance éditoriale est en train de naître : l'anti-Ségolénisme. Après La défaite en chantant de Claude Allègre, ou "Au revoir Royal" de Marie-Noelle Lienemann, c'est au tour de l'ancien Premier ministre d'expliquer pourquoi Ségolène Royal était programmée pour la défaite.

Dans L'Impasse, dont Libé publie aujourd'hui quelques extraits, il écrit notamment que les raisons de l'échec tiennent "à la personnalité de son ancienne ministre, à son style de campagne, à ses choix politiques".
Concédons à Lionel Jospin quelque connaissance en matière de défaite, lui qui perdit par deux fois l'élection présidentielle.
Si on suit l'article de Libération, c'est d'ailleurs également parce qu'elle n'a pas assez vanté les réussites du gouvernement de gauche plurielle de 1997 à 2002 dirigé par...Lionel Jospin que la candidate socialiste s'est rétamée. Un argument qui prête à sourire quand on sait le succès que remporta dans l'opinion le bilan de cette législature. Mais une autre tendance, pas éditoriale mais politique celle-là est la négation de la défaite quand on est un leader socialiste. Car pas plus que celle qu'il critique aujourd'hui, Jospin n'a été capable d'analyser ni même finalement d'accepter son échec.
Petit rappel des faits :
Certes, quand ils virent le visage de Jean-Marie Le Pen apparaître sur l'écran de leur télé le 21 avril 2002,
nombre d'électeurs de gauche ont pu amèrement regretter d'avoir glissé dans l'urne un bulletin pour Noël Mamère ou Olivier Besancenot. Si l'éventualité de son absence au second tour avait été mieux anticipée, le leader socialiste aurait sans nul doute mieux capitalisé.

Voilà pourquoi la plupart des socialistes continuent donc à attribuer leur défaite à une malheureuse dispersion des voix que tout le monde regretterait depuis.
L'argument ne suffit pourtant pas à expliquer la désertion des classes populaires et l'impossibilité pour les socialistes d'incarner un progressisme crédible : quoi qu'on en pense, les 35 heures n'ont jamais été autant plébiscitées dans l'opinion que le "travailler plus, gagner plus" inventé par la suite par Nicolas Sarkozy, jamais la volonté de justice sociale (réelle ou bidon) du gouvernement d'alors n'a convaincu les masses c'est un fait.

Il semblerait donc, que, pas plus que Ségolène Royal dont la capacité de dénégation laisse pantois, Lionel Jospin n'ait réussi à comprendre les raisons de son propre échec - car échec il y eut quand bien même dans son livre il rappelle être le seul avec François Mitterrand à avoir mené les socialistes à une victoire nationale (en ce qui le concerne les législatives de 1997 donc).

A l'époque, Jospin assuma pourtant seul la défaite et quitta la vie politique. A posteriori, le geste est plus à attribuer à une posture christique de mégalomane qu'à un réel sens des responsabilités. D'ailleurs, le sacrifice du leader après une défaite est l'ordinaire dans différentes démocraties occidentales, demandez à John Major. Et les allers-retours de Jospin dans le débat public depuis son départ ont montré qu'il attendait surtout que ce soit les autres (les électeurs de gauche) qui reconnaissent leur erreur et le rappellent aux manettes. Jospin a nié le problème de leardership - il n'emballait personne - et son faux- départ a occulté un débat de fond sur l'avenir du parti socialiste. Faire le procès de Ségolène Royal, même si celle-ci a commis plusieurs erreurs, relève revient à s'enfoncer dans la même impasse. Hier comme aujourd'hui, les partis ont malheureusement les leaders qu'ils méritent.


Bertrand Delanoë candidat… à Paris

Posté par Jordan le 04.09.07 à 13:00 | tags : ps, municipales 2008, municipales à paris
Le maire de Paris a annoncé officiellement ce matin qu'il était candidat à sa propre succession, dans une interview au Parisien et dans un message vidéo sur son joli site Internet, ouvert à cette occasion.
Celui-ci propose également des paroles de Parisiens, qui n'approuvent pas forcément sa politique (mais ne sont jamais trop hostiles non plus), c'est malin, ainsi que des messages de soutien de personnalités politiques, culturelles et associatives.
Bertrand Delanoë y invite les citoyens à réagir, dialoguer, proposer, afin de construire un projet collectivement. Des réunions publiques seront également organisées dans chaque arrondissement, comme les compte-rendus annuels : une démocratie participative que le maire de Paris dit pratiquer depuis six ans.
Il veut s'inscrire dans une nouvelle dynamique, mais en cohérence avec le mandat passé. Il se targue d'avoir restauré le climat démocratique (sus aux faux électeurs, aux emplois fictifs et au clientélisme), redoré le blason de la capitale à l'international, fait baisser de 9% les émissions de gaz à effet de serre, et financé plus de 30 000 logements sociaux (contre les 9000 de la municipalité précédente, et plus que les 24 500 promis).

Le maire PS veut donner à Paris "un temps d'avance", et faire de la ville lumière "un modèle urbain qui met en harmonie performance sociale, économique, environnementale et culturelle". Au programme, donc : un objectif de 25% de baisse des gaz à effets de serre et la reconquête progressive des voies sur berges, qui supposent le prolongement du tramway jusqu'à la porte de la Chapelle, le renforcement de la fréquence des bus et métros, le développement du transport fluvial (la première ligne de navettes sur la Seine, entre Austerlitz et Maisons-Alfort, sera inaugurée en 2008), et l'émergence de nouveaux "éco-quartiers", après ceux des Batignolles ou de la Gare de Rungis. Delanoë n'est pas anti-voitures mais anti-pollution, "c'est la santé des habitants qui est en jeu".
Sont aussi prévus l'augmentation du nombre de logements sociaux, un "dispositif municipal d'aide à la caution, pour les jeunes ménages qui cherchent à louer", la construction de tours aux portes de Paris, avec exigences écologiques et architecturales, la conception d'outils intercommunaux et l'élaborer d'un schéma institutionnel liant Paris à sa proche banlieue, l'amélioration substantielle de la couverture wifi, etc.
Rappelant qu'il est le premier maire de Paris à ne pas avoir augmenté les impôts au cours de son mandat, il prévoit une "augmentation très modérée de la fiscalité limitée aux deux premières années", afin de financer les nouveaux projets.
Le candidat socialiste propose un renforcement significatif des budgets des Conseils de quartier, se dit prêt à réserver 25% de l'enveloppe totale des subventions aux maires d'arrondissements et entend donner aux habitants les moyens d'influer sur l'ordre du jour des séances du Conseil de Paris.
Concernant les alliances avec les Verts ou le MoDem, elles devront être négociées dès avant le premier tour, et sont les suffrages qui détermineront la représentativité de chacun. Bertrand Delanoë souhaite des listes diversifiées, avec notamment des candidats européens.

Il précise enfin que son engagement municipal ne lui interdit pas de prendre part au débat national et de s'intéresser aux grands enjeux de notre société… François Hollande n'a pas l'air hostile à l'idée que Delanoë lui succède en tant que Premier secrétaire. Françoise de Panafieu, candidate UMP désignée mise en difficulté par les querelles intestines de la droite parisienne, et les attaques de Bernard Debré notamment, a immédiatement réclamé que les candidats s'engagent à n'avoir d'autre mandat que celui de maire de Paris.

Université d'été du PS : Hollande prône le "changement"

Posté par Jordan le 03.09.07 à 16:25 | tags : ps
Hier s'est close la quinzième université d'été du PS à La Rochelle, où les 4000 participants ont réfléchi à la reconstruction du parti. Eléphants et éléphanteaux ont brillé par leur absence, laissant la main au Premier secrétaire.
DSK était en campagne à Washington pour le poste de directeur du FMI. Laurent Fabius n'avait quant à lui pas très envie d'assister au "spectacle peu ragoûtant" que donne la gauche, lui qui ne supporte plus "la cuisine interne", mais ne s'interdit rien pour l'avenir. L'ancien Premier ministre avait reproché cette semaine à Michel Rocard, dans "la catégorie confusion", d'avoir accepté l'ouverture et rejoint un comité sur l'enseignement. Ce dernier, hué à son arrivée à la tribune de La Rochelle, a pourtant été chaudement applaudi par la suite : dénonçant le rôle néfaste des médias qui ne s'intéressent qu'aux querelles de personnes et pas aux problèmes de fond, "la confusion intellectuelle", "la proximité avec le parti communiste", "l'étatisme" et la "revalorisation du smic" de 1981, des "imbécillités" quj ont "pratiquement massacré" le PS. Renvoyant la balle au camarade Fabius, il a fustigé, "dans la catégorie confusion mentale", la tendance à récuser tout ce qui porte le label "libéral".
Bertrand Delanoë, en position de force à Paris pour les prochaines municipales, a susciter l'intérêt des médias en se positionnant, sans le dire vraiment, comme un troisième homme providentiel face au couple duel Hollande/Royal. La candidate socialiste à l'élection présidentielle et son ex-compagnon ne se sont pas croisés, et elle n'a pas assisté à son discours de clôture.
 
Dans celui-ci le Premier secrétaire a considéré que le PS n'était "pas entendu par le plus grand nombre" comme il ne dit "rien de net, de clair, de lisible". Revenant sur les 35 heures, "le temps n'est plus à la diminution uniforme du temps de travail, mais à son organisation sur toute la vie professionnelle", François Hollande a aussi remis en question, entre autres, les régimes spéciaux de retraite. Partagé par le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault notamment, regrettant "une conception paternaliste de l'Etat", le mea culpa a vite trouvé ses limites : "C'est vrai que la France ne travaille pas assez !", mais c'est à cause du chômage, du temps partiel imposé, du faible taux d'activité des seniors. Et la politique décomplexée de Nicolas Sarkozy a bien sûr été l'objet de vives critiques.
Pas suffisantes au goût de Benoît Hamon, pour qui l'"on passe du discours sur la droitisation de la société à la droitisation du PS". La députée Sandrine Mazetier a pour sa part été peu convaincue par le "patriotisme de parti" de François Hollande. Ce dernier n'a pas manqué d'épingler ces nouveaux chantres de la rénovation, un mot "vieux comme le PS". Il lui préfère le terme de "changement". Quant aux jeunes cons lions désireux de renouveler le "logiciel" socialiste (Gaëtan Gorce, interview à lire ici, ou Manuel Valls et son idée de changer le nom du parti), il sert quelques boutades avec lesquelles Hollande emporte son auditoire.
Côté propositions : au sein du parti, une adaptation des structures à la vision socialiste des institutions, c'est-à-dire un exécutif solide et responsable, un parlement doté de moyens de contrôle et représentatif de la diversité et des citoyens actifs ; avec les autres partis de gauche, la création d'un "comité de liaison", initiative semble-t-il bien accueillie par le PC et les Verts, et la tenue d'assises de la gauche avant les municipales.
Les caméras ont quitté La Rochelle, non sans avoir accompagné Ségolène Royal jusqu'à sa voiture, mais la télévision reviendra

Eléphanteaux ou jeunes lions ? (6/10) Le cas Aurélie Filippetti

Posté par Jordan le 29.08.07 à 16:06 | tags : opposition, eléphanteaux, ps

Aurélie Filippetti est normalienne, agrégée de lettres classiques et originaire d’une famille de mineurs émigrés d’Italie en Moselle, où son père fut conseiller général et maire. Une mémoire ouvrière qui inspirera ses deux romans et servira une carrière politique prometteuse. Sympathisante trotskyste, elle abandonne une extrême-gauche irréaliste pour Les Verts, et entre en 2001 au conseil municipal du Vème arrondissement de Paris. Elle connaît quelques revers électoraux dans le chic fief de Jean Tiberi mais intègre le cabinet d’Yves Cochet au ministère de l’Environnement. Se voyant refusée par le parti écologiste, en octobre 2006, l’investiture dans sa région natale, elle s'en va rejoindre l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Parachutée par le PS dans la 8ème circonscription de Moselle trois semaines avant le premier tour, elle gagne son siège à l'Assemblée le 17 juin 2007, jour de ses 34 ans, avec 50,96% des voix.
Le défi n'était pas mince : suite au découpage élaboré par Charles Pasqua en 1986, cette circonscription, où Nicolas Sarkozy a obtenu 56,56% des suffrages à l'élection présidentielle, réunit d'anciens bastions industriels, traditionnellement de gauche, et deux cantons ruraux aux populations plus aisées (travaillant au Luxembourg notamment), majoritairement de droite. Prenant la place d'une candidate socialiste initialement investie, Aurélie Filippetti n'arrivait pas non plus sous les hourras de ses camarades.
S'il faut encore qu'elle "s'endurcisse", aux dires d'un maire du coin, l'ancienne professeur surfe en souplesse sur la vague des nouveaux adhérents, dont "le PS a besoin". "Il faut l'ouvrir, l'aérer", dit-elle, et éviter les querelles de courants. Ainsi peut-on la voir ces jours-ci aux côtés de Manuel Valls, Gaëtan Gorce, Sandrine Mazetier (strauss-kahnienne), Philippe Martin (fabiusien) et Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse, où ce dernier les a conviés, mais aussi à Melle avec Ségolène Royal, et bien sûr à La Rochelle pour l'université d'été du PS.
A la tribune du camarade Montebourg (elle est membre de sa Convention pour la sixième République), l'élue lorraine parle de politique industrielle et des classes ouvrières (toutes les victimes, en fait, d'une société plus inégalitaire), qu'il faut reconquérir. Déterminée, elle présente des idées développées par Ségolène Royal, qui a, selon elle, manqué de temps pour convaincre. Reconnaissant des dysfonctionnements dans l'équipe de campagne, elle évoque "une petite start-up" confrontée à la "machine de guerre" du candidat UMP. Acceptant de tirer un bilan "sans tabou", elle refuse la "politique-fiction rétroactive" et voterait pour Mme Royal si l'élection du premier secrétaire avait lieu aujourd'hui.
Si elle fait confiance à la "politique néo-conservatrice de Nicolas Sarkozy" pour que les Français réagissent, Aurélie Filippetti appelle aussi le PS à un changement qui "ne viendra pas de l'intérieur". Il faut donc ouvrir le parti à la société civile, aux intellectuels et aux autres formations progressistes, pour "la création d'une grande confédération de la gauche démocratique", et pourquoi pas reprendre le dialogue avec des éléments du MoDem.
Ainsi commence le travail de fond pour la jeune députée, à la commission des Affaires sociales, culturelles et familiales de l'Assemblée, mais aussi à l'Environnement, au développement durable et à l'énergie au sein de la commission Prospective du groupe socialiste, dont elle est (avec André Vallini) la nouvelle porte-parole.


+ Normalienne et background ouvrier : top crédibilité

+ Une lionne parmi les lions, de l'avantage d'être une femme

 


- Une lionne parmi les lions, de l'inconvénient d'être une femme !

- Son manque d'expérience, et une étiquette pièce rapportée qui énerve au PS


Eléphanteaux ou jeunes lions ? (5/10) Le cas Benoît Hamon

Posté par Jordan le 27.08.07 à 19:10 | tags : ps, eléphanteaux, opposition

Benoît Hamon, 40 ans, issu d'une famille modeste, rejoint le parti socialiste en 1987 à Brest, chez des rocardiens. Six ans plus tard il prend les rennes du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes), nouvellement autonome du PS, dont Michel Rocard est alors le premier secrétaire. Conseiller auprès de Lionel Jospin puis au ministère de l'Emploi et de la Solidarité de Martine Aubry (qui le considère comme un "garçon fin, ouvert et structuré politiquement", Il est élu conseiller municipal à Brétigny-sur-Orge en 2001 et député européen en 2004. Dans le privé, il est directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004.
En 2002 il emmène Nouvelle Gauche (courant majoritaire au sein du MJS) dans l'aventure du Nouveau Parti Socialiste (NPS) aux côtés d'Arnaud Montebourg et de Vincent Peillon. Se rangeant finalement derrière la synthèse au congrès du Mans de novembre 2005, il est nommé Secrétaire national chargé du projet européen (il avait voté "non" au référendum sur le Traité Constitutionnel). Soutien de Laurent Fabius pour les primaires socialistes, il ne manque pas d'épingler aujourd'hui Ségolène Royal. Il rejoint en revanche François Rebsamen sur la nécessité de continuer une campagne d’adhésion.
Propulsé porte-parole du PS pour les élections législatives, il ne rate pas le train de la refondation et crée le think-tank La Forge, un lieu de débat ouvert à toutes les idées de gauche, mais sans idée derrière la tête, non-non, c'est promis.
Benoît Hamon critique la modernité envisagée par les uns : conversion doctrinale aux principes économiques libéraux et adaptation structurelle à la présidentialisation (il tient à la proportionnelle au sein du parti), et dénonce la radicalité prônée par les autres : rupture doctrinale avec la construction européenne et la mondialisation, émergence structurelle d'une grande force antilibérale concurrente du PS. Pragmatique, il tire des enseignements de la victoire de Nicolas Sarkozy : il faut assumer la reconstruction idéologique de son camp, éviter un "recentrage lénifiant" au profit d'une bataille culturelle décomplexée, séduire les personnes âgées et reconquérir les classes populaires.
Plaidant pour la constitution d'un "grand parti de la gauche" (Henri Weber), il s'agace des accusations d'archaïsme, quand Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, dénonce la politique libérale de l’Union européenne, archaïque comparée aux restrictions posées aujourd’hui au libre-échange en Amérique du Sud comme du Nord. Il défend la politique économique de Lionel Jospin et nie une prétendue culture de la dépense, quand la droite creuse les déficits. Surtout, il fustige la politique de classe menée par l'UMP et ne veut rompre avec un idéal de redistribution alors que la répartition capital/travail n’a jamais été aussi défavorable aux travailleurs.
Un pouvoir du capital qui, selon lui, a des conséquences idéologiques et culturelles déterminantes : contrôle des médias par l’argent, culture et de l’action aux dépens de la réflexion, de l'individu aux dépens du collectif, remise en cause de l’arbitrage politique et de sa légitimité, etc. Des évolutions qui érodent les identités sociales et opposent artificiellement les classes populaires et moyennes entre elles et en leur sein.
Paré au combat, Benoît Hamon appelle donc au "réarmement théorique et pratique de la gauche" et à une "contre-offensive culturelle et organisationnelle". D'aucun le verraient d'ailleurs bien premier secrétaire du PS, comme le président du MJS Razzye Hammadi, qui soutiendrait l'idée auprès de François Hollande.


+ Bon orateur

+ Considéré par beaucoup au PS comme un "très bon"

 


- Difficulté d'imposer sa vision de la modernité face à Ségolène Royal et aux autres jeunes lions

- Un réseau un peu léger, pour un animal politique que Pierre Moscovici considère "encore en gestation"


Eléphanteaux ou jeunes lions ? (4/10) Le cas Vincent Peillon

Posté par Jordan le 24.08.07 à 19:23 | tags : opposition, eléphanteaux, ps

Député européen depuis 2004, l'éléphanteau intello Vincent Peillon est docteur en philosophie, qu'il a enseignée 13 ans, après avoir importé du saumon fumé ("Du saumon pour tous !", ça ne s'invente pas). Il commence son oscillante carrière politique en 1992 au cabinet du président de l'Assemblée Nationale Henri Emmanuelli. Se voulant déjà rénovateur, c'est face à ce dernier qu'il présente avec DSK la motion 2 au congrès de Liévin en 1994. Membre du Bureau national, délégué auprès du premier secrétaire Lionel Jospin, il est élu député de la Somme en 1997 mais perd son siège en 2002, légèrement en froid avec les chasseurs du coin.
Il quitte son poste de porte-parole du Parti la même année pour s'engager, aux côtés d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon notamment, dans la création du Nouveau Parti Socialiste (NPS), courant rénovateur affirmant son ancrage à gauche. Il envisage en 2005, si leur motion passe au congrès du Mans, d'être premier secrétaire du PS. Comme la majorité des membres du NPS (mais pas Montebourg), il approuve finalement la synthèse générale de François Hollande.
Exprimant tôt son soutien pour Ségolène Royal il devient l'un de ses porte-parole. Malgré le joli discours de la candidate en sa faveur, il ne reconquiert pas sa circonscription en 2007, échouant à 143 voix près.
Absent des bancs de l'Assemblée, il a donc du temps pour réfléchir et propose une refondation intellectuelle du PS. Appelant, comme DSK, Jaurès à la rescousse et invitant à un détour par la tradition (individualiste et non étatiste), il se revendique maintenant du réformisme socialiste français. Critiquant ceux qui, à force de vouloir être toujours plus à gauche, ont laissé gagner la droite, il regrette un certain sectarisme, celui des courants particulièrement. Il fustige la posture de rejet sans projet et prône une doctrine plus audacieuse, qui passe notamment par l'acceptation du marché : "ce n'est pas trahir que de vouloir faire tomber le mur de Berlin dans nos têtes".
Considérant que le NPS n'est plus, il s'inscrit dans un pôle refondateur, aux côtés de Montebourg à nouveau. Devant la nécessité d'un instrument de réflexion et de proposition, il avance l'idée d’un Institut Edgar Quinet, dépassant les frontières du parti. Dans cette logique, il invite écologistes, communistes, démocrates, radicaux, syndicats, associations et citoyens voulant construire ensemble une nouvelle gauche réformiste à des assises de la gauche et des progressistes. Partisan d'une stratégie offensive, il souhaite que celles-ci s'organisent le plus tôt possible et rappelle, à 47 ans, que l'on peut compter sur lui pour les temps qui viennent.


+ Ses beaux yeux de poupon rusé

+ Philosophe, forcément

 


- Son parcours un peu opportuniste et sa défaite aux dernières législatives

- Une ambition un peu vérouillée par Ségolène Royal

 


Manuel Valls : un bout de chemin vers le consensus

Posté par Jordan le 24.08.07 à 15:28 | tags : opposition, eléphanteaux, ps
Dans une interview donnée au Figaro, Manuel Valls apparaît à nouveau en désaccord avec la direction du PS, réservé à l'égard de Ségolène Royal et plutôt favorable à l'ouverture.
Il réitère ainsi son opposition à la méthode de François Hollande et à l'attente des municipales de 2008 pour un congrès sonnant le début des festivités rénovatrices. Concédant que la campagne présidentielle a permis d’avancer sur les thèmes du travail, de l’ordre juste ou de la nation, il précise que cela s'est parfois fait "dans le désordre et l’absence de cohérence".
Considérant qu'"une grande partie des idées de gauche se sont épuisées", mais aussi que l'autorité est en crise et qu'"une société a besoin de règles et d'ordre", il pense que l'opposition pourrait "faire un bout de chemin avec la majorité sur des sujets qui peuvent faire consensus", dont l'immigration.
Cette semaine Brice Hortefeux, ministre de l'immigration et de l'identité nationale, déclarait être "légèrement en dessous" de l'objectif de 25 000 reconduites à la frontière fixé pour 2007 et invitait le préfet de police de Paris à "redoubler d'efforts et augmenter de façon significative le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière". Quel bout de chemin alors, pour quel consensus ?
Interrogé sur la nécessité de piocher le prochain leader parmi les quadras du parti, le jeune lion socialiste répond sans grande surprise : "Je le crois."

Eléphanteaux ou jeunes lions ? (3/10) Le cas Gaëtan Gorce

Posté par Easywriter le 23.08.07 à 19:26 | tags : ps, eléphanteaux, opposition

Soutien de Ségolène Royal, Gaëtan Gorce n'est pas un nouveau venu dans la jungle socialiste : il a été conseiller de François Mitterrand (il est d'ailleurs encore député de la Nièvre, fief de l'ancien président) à l'Elysée et Chef de cabinet de Pierre Joxe. Contrairement à Arnaud Montebourg il ne fut pas toujours un des enfants terribles du PS, le club de réflexion Nouvelle voix dans lequel il s'investit était d'ailleurs proche de la motion majoritaire (et donc de François Hollande) lors du Congrès du Mans de 2005.

C'est donc surtout depuis la présidentielle que Gorce donne de la (nouvelle) voix et a démissionné du bureau national quand l'instance adopta le calendrier Hollande : en gros, celui ci prévoit une rénovation en mode diesel, rien avant les municipales on verra en novembre 2008 lors du Congrès.

Le député de la Nièvre propose lui une démission de la direction et une gestion collégiale, seule à même de transcender les courants et les querelles de prétendants pour renouveler le discours socialiste. La rumeur veut qu'il organise lui-même une fuite de l'information reprise partout depuis.
Ben oui pour exister en ce moment dans la pampa socialo il faut en rajouter : Montebourg devient lyrique, Valls veut tout péter, Gorce le placide qui fait plus vieux que les autres doit montrer sa vigueur et sa colère.
Il se refuse à poser la question du leadership mais est toujours considéré comme proche de Royal.



+ Ayant été jospino-hollandien puis Ségoliste et pariant sur une union de la gauche - par fédération ou nouveau parti – il a une grande souplesse d'action



- Inconnu du grand public il a du chemin pour atteindre la lumière et ce n'est pas son poste de vice président chargé de l'emploi dans le contre-gouvernement socialiste qui l'aide beaucoup pour l'instant.


Eléphanteaux ou jeunes lions ? (2/10) Le cas Arnaud Montebourg

Posté par Easywriter le 21.08.07 à 10:45 | tags : ps, eléphanteaux, opposition
Depuis l'échec de la candidature Jospin en 2002, il est l'un des plus féroces contestaires de la ligne de François Hollande jugé immobiliste. Pour contrer le vent dominant, il aura épuisé à peu près toutes les options : créer son propre courant le NPS, tenter une motion contre la direction Hollande au Congrès du Mans – grace à une alliance qui fit long feu avec Henri Emmanuelli et les siens -, et pendant tout ce temps militer pour le passage à une Sixième République, vaste réforme institutionnelle censée renforcer le parlement, moderniser la démocratie et au passage les forces progressistes.
Aucune de ces tentatives n'a abouti à quoi que ce soit. Une lose Montebourg ?
Un agité plutôt qui depuis l'échec de Ségolène Royal à la présidentielle, croit plus que jamais au temps « enthousiasmant des jeunes lions ». Pour cela il retrouve ses compères qui comme lui rongent leur frein : Benoît Hamon, Manuel Valls, Vincent Peillon ou Gaëtan Gorce. Tous se sont retrouvés à Evry, refusant de définir un courant idéologique ou d'entamer une guerre des coqs.

Son gros problème reste qu'à force de se draper dans la vertu – il critique les paradis fiscaux européens, a voulu traduire Chirac en justice – ses revirements se voient plus que ceux des autres : il affirme ne plus pouvoir se montrer à la télé mais devient porte parole ( et va donc à la télé, y compris pour y dire des conneries), son obsession institutionnelle passe un peu à la trappe quand il rallie Royal.
Aujourd'hui il affirme vouloir discuter. Il a muri Arnaud : c'est vrai que 45 ans ça commence à faire vieux pour être un jeune minoritaire.
Dans le contre-gouvernement PS il est censé donner la réplique à...Eric Besson, transfuge du PS rallié à Nicolas Sarkozy. Un traitre en face de lui, voilà qui lui donne envie de bouffer du lion en attendant d'en devenir un.



+ Un lyrisme combattif et intelligent

+ Une certaine aura auprès des jeunes socialistes

 


- Une tendance à en faire des caisses et à faire paniquer tout le monde.

- Un peu grillé aussi : à force d'être un réformateur/loser il risque de patir de l'émergence de Manuel Valls du même âge mais plus frais.


Eléphanteaux ou jeunes lions ? (1/10) Le cas Manuel Valls

Posté par Jordan le 20.08.07 à 08:00 | tags : opposition, eléphanteaux, ps
Parmi les éléphanteaux ou jeunes lions censés assurer la nouvelle garde du PS, quelques-uns affirmaient le 5 juillet dernier que "rien ne peut plus être comme avant", et se réunissaient 15 jours plus tard à Evry, ville de Manuel Valls, pour la première étape d'un cycle de réflexion sur l'avenir de la gauche. Le député-maire âgé de 45 ans serait-il le chef de meute des jeunes loups ? Non, la rénovation se fera "d'abord autour des idées", les “ambitions personnelles” doivent "se fondre dans l’ambition collective”… Valls appelle au changement depuis longtemps déjà, et prônait la révision du "logiciel" socialiste bien avant que le mot de devienne à la mode.
Chargé de la communication au cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, il lui est resté fidèle jusqu'au bout, avant de se rallier à Ségolène Royal. Ce qui ne l'empêche pas de taper sur le projet socialiste à l'élection présidentielle, qui était "en décalage par rapport aux attentes des Français et aux évolutions de la société", et de considérer que la candidate a sa part de responsabilité dans la défaite.
Mais ce sont les structures du PS, et sa direction actuelle, que Manuel Valls veut faire "imploser". Un appareil qui "dévore ses enfants", immobilisé par "la crise de ses idées, de ses alliances et de son leadership". Il faut “un véritable big-bang intellectuel" qui change en profondeur le parti et ses méthodes de travail. Les mots sont forts, et ils sont choisis. Reprochant au premier secrétaire et au bureau national leur refus de consulter les militants et l'adoption d'un calendrier reportant le débat à l'après-municipales de 2008, Valls veut que les adhérents, et les nouveaux notamment, tranchent sur les questions essentielles (les retraites, le financement de la Sécu, les 35 heures, l’immigration, la sécurité, le nucléaire) et imposent une nouvelle direction, collégiale.
Quitte à ce que le parti change de nom ? Pourquoi pas, Manuel Valls "ne s'interdit rien". Il a même rencontré Nicolas Sarkozy, qui lui proposait de rejoindre le gouvernement, et se réjouit de "l'ouverture". Sans doute parce qu'elle participe au chaos socialiste, ouvrant la voie aux partisans d'une gauche renouvelée dans laquelle Valls veut, dit-il, prendre toute sa place.
Avec Ségolène Royal en deuil de l'élection, François Hollande en fin de règne, Laurent Fabius affaibli et Dominique Strauss-Kahn concentré sur son avenir international, le champ est-il libre pour Manuel Valls ?


+ Solide expérience de la communication, bon orateur, physique agréable

+ Ne mâche pas ses mots et ne craint pas d'affronter les sujets sensibles

 


- Héritage jospiniste qui ne lui assure pas un réseau d'alliés très solide au sein du parti

- Déficit de popularité par rapport à ses camarades (Montebourg, Peillon, Dray, …)

- Difficulté de séduire les nouveaux militants avant une nouvelle offensive de Ségolène Royal


Ségolène Royal ne sera pas présidente...des Régions

Posté par Easywriter le 08.08.07 à 12:36 | tags : décryptage, ps
Comment Ségolène Royal peut-elle rebondir dans le débat public ? Sans courant clair à l'intérieur du parti, sans mandat national depuis qu'elle a renoncé à la députation dans les Deux-Sèvres, et avec une côte de popularité en baisse (à peine 40 % des gens souhaiteraient lui voir jouer un rôle important dans les affaires publiques selon le baromètre TNS-Sofrès), la tâche est ardue.

L'ancienne candidate socialiste jouit probablement encore d'un potentiel affectif dans la population mais sa crédibilité politique tient à la force de sa voix dans l'opposition. Malheureusement, l'un des derniers micros qui auraient pu lui être utiles vient de lui échapper : elle ne présidera pas l'association des Régions de France, pourtant forte de 20 socialistes sur les 22 membres.
La décision a de quoi surprendre. Outre la forte représentation socialiste, le fait que Royal ait voulu accroître le rôle des régions pendant la campagne présidentielle, notamment en terme de formation professionnelle et d'initiative économique, aurait pu la placer en position de favorite.

En réalité les élus régionaux considèrent qu'au-delà des affichages de principe, la décentralisation manquait de concret, une interprétation qui leur appartient. Un autre argument est encore plus curieux. Le Monde explique ainsi que malgré plusieurs soutiens, Royal ne pouvait compter sur la majorité (aucun vote n'a eu lieu, un accord a été trouvé en amont) parce que la plupart estimait que l'ARF n'était pas un lieu pour le débat national et que l'ancienne candidate devrait se consacrer à ce dernier.
Pourtant, les restrictions du budget de l'Etat s'accompagneront probablement de transferts de compétences vers les Régions; celles-ci étant acquises à la gauche il sera tentant pour le pouvoir en place de transférer avec moins de zèle les fonds nécessaires.
Or dans cette bataille potentielle entre l'Etat central et les collectivités, une porte-parole de renommée nationale ne serait pas du luxe pour les Chefs d'exécutifs locaux.
Quand Alain Rousset, président de l'ARF et de la région Aquitaine, tentera de sensibiliser l'opinion sur cette question en appelant les journalistes il en trouvera, mais probablement moins que si Ségolène Royal y allait de sa "saine" colère. Colère qui lui donnerait en retour un peu de souffle pour exister dans le débat idéologique national.

 


Toi aussi, planche sur la rénovation du PS

Posté par Easywriter le 04.08.07 à 09:51 | tags : ps

Entre deux daïquiris, profitez de l'été pour réinventer la gauche.
François Hollande a en effet livré vendredi matin sur France Inter, les trois thèmes de travail sur lesquels tout socialiste qui se respecte est invité à plancher d'ici le Congrès de 2008.

1) Comment relever le défi de la mondialisation et du marché mondial ?

2) Comment est-il possible de maitriser les phénomènes d'individualisme mais aussi prendre en compte la volonté de réussir individuellement ?

3) Comment vit on dans la nation, en terme de vie collective de droits et de devoirs ?

Ca vous inspire ?
Une antisèche par ici


Combien ont rapporté les législatives ?

Posté par Easywriter le 30.07.07 à 11:39 | tags : ump, candidats, legislatives, ps

 

On vous parlait la semaine dernière des sommes investies dans la campagne présidentielle, penchons nous aujourd'hui sur ce qu'ont pu rapporter les législatives. Car nous ne lassons pas cher lecteur d'effectuer cet exigeant travail de pédagogie qui a pour but de faire renaître la conscience civique chez les trentenaires névrosés qui squattent ici plus que de raison.

Le financement public des partis à l'issue des élections comporte plusieurs critères. Chaque député élu rapporte 45 000 € par an durant toute la législature. Chaque voix récolté par un candidat rapporte en outre 1,63 €, mais attention, ce financement est corrélé à un paramètre : qu'au moins 50 candidats du parti aient totalisé 1 % des voix dans leur circonscription.
Ce dispositif permet d'éviter (un peu) les chasseurs de deniers publics qui présenteraient, par exemple, leur femme ou leur chauffeur, ou leur cousin... Ben oui, du coup la maison Leroy/Morin a des soucis : seuls 43 députés sur les 80 présentés ont récolté les 1 % obligatoires.
Les autres étaient vraiment trop bidons pour éspérer ce score pourtant modeste. Du coup, et à moins que la commission nationale n'arbitre en leur faveur, l'essentiel du financement public leur échappera. Et c'est la bonne nouvelle du jour que d'apprendre qu'un minimum de représentativité est nécessaire, qu'on ne monte pas impunément un parti complètement bidon ou alors avec sa thune personnelle.

L'UMP de son côté touchera 33 millions d'euros par an, soit 1,4 millions de plus qu'entre 2002 et 2007. L'augmentation s'explique par le fait que même avec une quarantaine de députés en moins, le parti du président a mieux respecté les exigences paritaires. Le Parti socialiste touchera 22 millions d'euros, soit de quoi sauver les meubles après une campagne présidentielle qui a coûté plus de 20 millions. A bientôt pour un nouveau décryptage.




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