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L'actualité du PS (parti socialiste).
Le PS entame sa rénovation
Les socialistes se préparent pour le Congrès National qui doit avoir lieu en novembre 2008. Le parti de la rose présente la nouvelle « déclaration de principes », qui doit jeter les bases de sa rénovation. L'enjeu est de déterminer quelle doit être la place de la formation socialiste, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'hexagone.
La commission présidée par l'historien Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du Parti Socialiste, a réuni toutes les sensibilités autour d'une réflexion sur l'avenir du parti. Elle a accouché de 21 articles, qui seront soumis au vote des militants lors de la convention nationale du 14 juin.
En 1990, l'objectif était de « mettre le réformisme au service des espérances révolutionnaires ». Aujourd'hui le parti a abandonné ses idéaux "juvéniles", afin « d'aller vers l'idéal et de comprendre le réel ». C'est un des points majeurs dans la mue du PS, l'acceptation sans équivoque de l'économie de marché. « les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché » Mais cette position est nuancée : « Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier ».
On perçoit toujours la volonté d'assurer la pérennité d'un État social, jugé nécessaire pour l'harmonie entre « l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale », et qui doit privilégier « l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture ».
En revanche, c'est sur l'Europe que les avis divergent toujours. L'article 17, qui fixe les positions du parti vis à vis de la construction européenne, ne fait pas l'unanimité, avec notamment l'abstention de Jean-Luc Mélenchon à ce sujet.
Motion de censure : une première pour Nicolas Sarkozy?L'opposition présente aujourd'hui une motion de censure devant l'Assemblée Nationale, la première du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Rejoint par
L'enjeu est double. Dans un premier temps, s'opposer à l'envoi de 700 hommes vers les zones de combats. Car la France assume depuis 2003 sa mission de puissance stabilisatrice en Afghanistan, tout en conservant son autonomie décisionnelle sur la nature de son engagement.
L'autre point de désaccord concerne le retour complet de la France dans les instances de l'OTAN d'ici 2009. Un virage Atlantiste, qui représente une rupture totale avec les positions adoptées jusqu'ici par la France. Hubert Védrine, ancien chef de la diplomatie française, se montre sceptique quant à la nouvelle orientation donnée à la politique étrangère de la France. Sur France Info, il explique, « Il y a un vrai risque, d'autant plus qu'on ne voit pas la raison profonde de ce mouvement, sauf si cela permettrait de faire naître un pôle européen dans l'Alliance.[...] Si la France devrait rentrer dans toutes les organismes intégrés (de l'OTAN) sans cette contrepartie, je crois que ce serait une erreur. Cela ne correspond à aucune nécessité, aucune utilité sur aucun plan, et il y aurait un prix politique à payer ».
A long terme, ces nouveaux engagements peuvent créer un nouvel équilibre géopolitique, et un rapport de force défavorable aux interêts de la France. Au niveau national, cette décision du gouvernement pose la question du rôle du parlement, et de la place que le président entend lui donner.
Il y a tout de même peu de chances pour que cette motion passe, l'UMP étant majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est la souveraineté française qui se retrouve aujourd'hui au centre du débat. Un sujet, cher à la droite gaulliste, qui peut néanmoins rassembler au delà des clivages politiques traditionnels.
Pierre Larrouturou secoue le PS
A gauche, Larrouturou dérange, et cela depuis longtemps. Critique à l'égard des archaïsmes du parti de la rose, il est partisan d'une politique économique, sociale et écologique menée de concert avec les partenaires européens. Politique et non politicien, Larrouturou n'est pas là pour brosser les dirigeants dans le sens du poil « S'il n'y a que le rapport de force qu'ils comprennent au PS, je suis prêt ». En 2007 déjà, il menaçait de se présenter à la présidentielle, dans le but de réveiller les consciences socialistes, trop occupées à ce déchirer plutôt qu'à travailler sur un programme cohérent. Tous les cadres l'apprécient et reconnaissent son travail, mais aucun ne se positionne clairement en faveur de l'iconoclaste. Lors du conseil du PS, le mardi 25 mars, il est même privé de tribune « Je les embête, ils veulent que rien ne bouge! François Hollande a refusé que j'intervienne à la tribune du conseil national de mardi ». Dur avec la gauche, Larrouturou n'épargne pas non plus la droite, et le projet économique du nouveau président subit les foudres de l'économiste. Dans un entretien donné aux Inrockuptibles, il envisage même une démission de Sarkozy, en 2009, après les élections européennes « Souvenez-vous des européennes de 1999 : Nicolas Sarkozy était en tête de liste. Son score fut si faible(12,8%) qu'après ces élections il s'est retiré de la vie politique pendant dix-huit mois[...], si les européennes de 2009 sont très mauvaises pour ses amis, Nicolas Sarkozy devra mettre son mandat à la disposition du peuple français ». Mais loin des discours utopistes, Pierre Larrouturou répète qu'une quelconque remise en cause du pouvoir actuel, nécessite avant tout une opposition forte, unie, rassemblée autour d'un projet qui transcende les clivages. PS : un siège se libère
Traité européen : le baroud d'honneur des nonistes
L'attention se porte essentiellement sur les socialistes, très divisés sur la question européenne, et qui, pour une partie d'entre eux, souhaitent soumettre l'adoption du traité au choix des citoyens. C'est dans cet optique que s'est réunit hier le CNR (le Comité National pour un Référundum). Différents intervenants, partisans du « non », comme Mélenchon, Chevènement, Besancenot se sont succédés à la tribune pour dénoncer une procédure non-démocratique. Mais le parti de la rose, qui a déjà payé cher ses oppositions internes sur l'Europe, est tiraillé entre ses différents courants. Il y a le camp de ceux qui souhaitent signifier leur opposition à la position officielle qui consiste à s'abstenir sur la modification, puis ratifier le Traité par voie parlementaire une fois la modification validée. Et le camp de ceux qui entendent faire valoir « l'héritage » de 2005. Il semble en tout cas urgent pour le PS d'enterrer rapidement le dossier européen qui a tant coûté au parti. Aujourd'hui, retarder à nouveau la construction européenne risquerait d'isoler le parti sur la scène politique européenne. .18h15-Les résultats sont tombés: sur 893 votants, 560 ont voté pour, 181 contre, et 152 se sont abstenus. Strauss-Kahn : I'll be back
"Je reviendrai un jour en France" a-t-il conclu. (Je aime le France dit la star avant de s'acheter une maison de maître dans le Bordelais). Interrogé au sujet de ceux et surtout celle qui tentent de s'imposer à la tête du parti, DSK a répondu sur le ton d'un Jude Law interviewé à propos de Clovis Cornillac:"Je ne vois même pas de qui vous voulez parler". Ségolène Royal à la tête du PS, et alors ?
Mais au fond les tirs de barrages de ses amis sont aussi mal venus : Qui dit quoi sur quoi dans ce maudit parti à l'heure actuelle ? A défaut de leader incontesté, qui effectivement n'est peut-être pas la priorité, a-t-on une ligne directrice même en pointillés ? Il n'est en outre pas exclus que le soutien de Ségolène Royal aide beaucoup de candidats aux municipales dans des batailles locales. Plus de six mois après la défaite, Ségolène Royal est toujours sans doute la plus populaire des socialistes. A eux d'en tirer les leçons qui s'imposent.... Traité européen : le parti socialiste esquive la question du referendum
Car le PS aurait pu à moindres frais faire valoir une cohérence dans son discours : nous sommes toujours pour le referendum c'est la condition préalable à toute discussion possible sur ce Traité. Marie-Noëlle Liennemann et Jean-Luc Mélenchon par exemple voyaient l'occasion rêvée de faire montre d'opposition puisque l'accord des 3 cinquièmes des parlementaires (et conséquemment des élus de gauche) réunis en Congrès est nécessaire à toute modification.
Une consultation démocratique n'est pas une cerise qu'on pose sur le gateau d'un consensus acquis par avance mais représente le risque que prennent les élus et dirigeants sur Municipales : le PS va t-il pratiquer la discrimination positive ?Posté par Easywriter le 05.11.07 à 11:02 | tags : municipales 2008, elections, ps, décryptage, opposition
La question de l'immigration et de l'intégration des enfants issus de l'immigration est toujours aussi problématique au parti socialiste. Le PS craint toujours qu'en évoquant les minorités ou la diversité il se laisse prendre au piège du communautaire, moyennant quoi il faut bien reconnaître qu'il n'a pas accouché depuis un bail d'un discours positif sur ce point. Que le principal parti de la gauche modérée ne contienne dans ses rangs qu'une proportion grotesque d'élus issus des minorités est désolant. D'ailleurs à ce propos, un intéressant documentaire sur la parité diffusé par Public Sénat dimanche, montrait à quel point Laurence Rossignol, présidente de la commission femmes aux élections du parti, avait le plus grand mal à faire exister la parité autrement qu'en une fumeuse escroquerie : une moitié de femmes dans chaque scrutin certes, mais envoyées dans des combats électoraux perdus d'avance. A sa décharge, sur le plan de la parité comme sur celui de la visibilité des minorités, le parti socialiste essaie de placer des élus et non des nommés comme le fait la majorité avec les postes gouvernementaux de Rama Yade ou Rachida Dati, élues de nulle part et totalement "fabriquées" par Nicolas Sarkozy, quel que soit leur talent. Pour les municipales, le parti socialiste pourrait donc imaginer une forme de discrimination positive. Certains tiquent de cette méthode de quotas qui nie aux personnes issues de l'immigration leur légitimité strictement politique et jetterait fatalement une suspicion sur leur qualité. Pendant longtemps la parité a été pensée "négativement" par rapport aux hommes et les places qu' ils pourraient éventuellement libérer aux gonzesses. La candidature de Ségolène Royal, quoi qu'on en pense, prouve que des critères strictes ont permis d'évoluer et qu'on pouvait penser positivement la question paritaire, en faisant la promotion de femmes talentueuses et non par défaut. Ségolène Royal et le militant à vingt ballesIntéressant entretien de Ségolène Royal dans Libé du jour. Elle y fait beaucoup référence au modèle italien et l'élection de Walter Veltroni à la tête du tout nouveau parti démocrate.
C'est cette logique d'ouverture à ceux qui sont finalement plus des sympathisants que de nombreux socialistes déplorent aujourd'hui. Dans Libération toujours, on apprend d'ailleurs qu'une bonne partie des néo-militants évanouis se sont fait la malle et n'ont pas repris leur carte. Certains d'entre eux auraient filé au Modem voir si l'herbe est plus verte et elle l'est assurément, même si on peut craindre qu'en dehors d'une élection présidentielle, la base militante forte de quelque 45 000 sympathisants bayrouistes soit en sommeil elle aussi. Primes et déprimes au parti socialisteLes socialistes lavent désormais leur linge sale en librairie. Après les livres de Marie-Noelle Lienemann (Au revoir Royal),ou Claude Allègre (La défaite en chantant) c'est au tour de "l'autre camp" de riposter.
Pendant toute la campagne, les proches de Ségolène étaient rassemblés au 282 boulevard Saint-Germain, un local pas si éloigné de la rue de Solferino où siège le PS. Le site de l'hebdomadaire publie aujourd'hui la réponse de permanents du staff socialiste qui expliquent que la prime concerne le succès des législatives. PS : Manuel Valls résume la situation
"Ces derniers jours, nous n'avons pas donné une grande lisibilité en allant à la fête de l'Humanité auprès de l'extrême gauche, avec des comités de coordination et de liaison dont on ne sait pas très bien à quoi ils servent, avec une partie de la gauche, Les Verts, qui n'ont pas voulu y participer, Manuel Valls ce matin sur I-Télé (via Reuters). Pendant ce temps, l'Elysée fait fuiter des rumeurs sur l'arrivée de Jack Lang et désormais de ...Julien Dray qui fut porte-parle de Ségolène Royal, dans le cadre d'un hypothétique remaniement ministériel de janvier.
Jospin / Royal : Nier la défaite, une tendance lourdeAu même titre que le thriller historique pour profiter du succès de Da Vinci Code ou la multiplication des titres "Fantasy" inspirée de Harry Potter, une nouvelle tendance éditoriale est en train de naître : l'anti-Ségolénisme. Après La défaite en chantant de Claude Allègre, ou "Au revoir Royal" de Marie-Noelle Lienemann, c'est au tour de l'ancien Premier ministre d'expliquer pourquoi Ségolène Royal était programmée pour la défaite. Dans L'Impasse, dont Libé publie aujourd'hui quelques extraits, il écrit notamment que les raisons de l'échec tiennent "à la personnalité de son ancienne ministre, à son Voilà pourquoi la plupart des socialistes continuent donc à attribuer leur défaite à une malheureuse dispersion des voix que tout le monde regretterait depuis. Il semblerait donc, que, pas plus que Ségolène Royal dont la capacité de dénégation laisse pantois, Lionel Jospin n'ait réussi à comprendre les raisons de son propre échec - car échec il y eut quand bien même dans son livre il rappelle être le seul avec François Mitterrand à avoir mené les socialistes à une victoire nationale (en ce qui le concerne les législatives de 1997 donc). A l'époque, Jospin assuma pourtant seul la défaite et quitta la vie politique. A posteriori, le geste est plus à attribuer à une posture christique de mégalomane qu'à un réel sens des responsabilités. D'ailleurs, le sacrifice du leader après une défaite est l'ordinaire dans différentes démocraties occidentales, demandez à John Major. Et les allers-retours de Jospin dans le débat public depuis son départ ont montré qu'il attendait surtout que ce soit les autres (les électeurs de gauche) qui reconnaissent leur erreur et le rappellent aux manettes. Jospin a nié le problème de leardership - il n'emballait personne - et son faux- départ a occulté un débat de fond sur l'avenir du parti socialiste. Faire le procès de Ségolène Royal, même si celle-ci a commis plusieurs erreurs, relève revient à s'enfoncer dans la même impasse. Hier comme aujourd'hui, les partis ont malheureusement les leaders qu'ils méritent. Bertrand Delanoë candidat… à Paris Le maire de Paris a annoncé officiellement ce matin qu'il était candidat à sa propre succession, dans une interview au Parisien et dans un message vidéo sur son joli site Internet, ouvert à cette occasion.Celui-ci propose également des paroles de Parisiens, qui n'approuvent pas forcément sa politique (mais ne sont jamais trop hostiles non plus), c'est malin, ainsi que des messages de soutien de personnalités politiques, culturelles et associatives. Bertrand Delanoë y invite les citoyens à réagir, dialoguer, proposer, afin de construire un projet collectivement. Des réunions publiques seront également organisées dans chaque arrondissement, comme les compte-rendus annuels : une démocratie participative que le maire de Paris dit pratiquer depuis six ans. Il veut s'inscrire dans une nouvelle dynamique, mais en cohérence avec le mandat passé. Il se targue d'avoir restauré le climat démocratique (sus aux faux électeurs, aux emplois fictifs et au clientélisme), redoré le blason de la capitale à l'international, fait baisser de 9% les émissions de gaz à effet de serre, et financé plus de 30 000 logements sociaux (contre les 9000 de la municipalité précédente, et plus que les 24 500 promis). Le maire PS veut donner à Paris "un temps d'avance", et faire de la ville lumière "un modèle urbain qui met en harmonie performance sociale, économique, environnementale et culturelle". Au programme, donc : un objectif de 25% de baisse des gaz à effets de serre et la reconquête progressive des voies sur berges, qui supposent le prolongement du tramway jusqu'à la porte de la Chapelle, le renforcement de la fréquence des bus et métros, le développement du transport fluvial (la première ligne de navettes sur la Seine, entre Austerlitz et Maisons-Alfort, sera inaugurée en 2008), et l'émergence de nouveaux "éco-quartiers", après ceux des Batignolles ou de la Gare de Rungis. Delanoë n'est pas anti-voitures mais anti-pollution, "c'est la santé des habitants qui est en jeu". Sont aussi prévus l'augmentation du nombre de logements sociaux, un "dispositif municipal d'aide à la caution, pour les jeunes ménages qui cherchent à louer", la construction de tours aux portes de Paris, avec exigences écologiques et architecturales, la conception d'outils intercommunaux et l'élaborer d'un schéma institutionnel liant Paris à sa proche banlieue, l'amélioration substantielle de la couverture wifi, etc. Rappelant qu'il est le premier maire de Paris à ne pas avoir augmenté les impôts au cours de son mandat, il prévoit une "augmentation très modérée de la fiscalité limitée aux deux premières années", afin de financer les nouveaux projets. Le candidat socialiste propose un renforcement significatif des budgets des Conseils de quartier, se dit prêt à réserver 25% de l'enveloppe totale des subventions aux maires d'arrondissements et entend donner aux habitants les moyens d'influer sur l'ordre du jour des séances du Conseil de Paris. Concernant les alliances avec les Verts ou le MoDem, elles devront être négociées dès avant le premier tour, et sont les suffrages qui détermineront la représentativité de chacun. Bertrand Delanoë souhaite des listes diversifiées, avec notamment des candidats européens. Il précise enfin que son engagement municipal ne lui interdit pas de prendre part au débat national et de s'intéresser aux grands enjeux de notre société… François Hollande n'a pas l'air hostile à l'idée que Delanoë lui succède en tant que Premier secrétaire. Françoise de Panafieu, candidate UMP désignée mise en difficulté par les querelles intestines de la droite parisienne, et les attaques de Bernard Debré notamment, a immédiatement réclamé que les candidats s'engagent à n'avoir d'autre mandat que celui de maire de Paris. Université d'été du PS : Hollande prône le "changement" Hier s'est close la quinzième université d'été du PS à La Rochelle, où les 4000 participants ont réfléchi à la reconstruction du parti. Eléphants et éléphanteaux ont brillé par leur absence, laissant la main au Premier secrétaire.DSK était en campagne à Washington pour le poste de directeur du FMI. Laurent Fabius n'avait quant à lui pas très envie d'assister au "spectacle peu ragoûtant" que donne la gauche, lui qui ne supporte plus "la cuisine interne", mais ne s'interdit rien pour l'avenir. L'ancien Premier ministre avait reproché cette semaine à Michel Rocard, dans "la catégorie confusion", d'avoir accepté l'ouverture et rejoint un comité sur l'enseignement. Ce dernier, hué à son arrivée à la tribune de La Rochelle, a pourtant été chaudement applaudi par la suite : dénonçant le rôle néfaste des médias qui ne s'intéressent qu'aux querelles de personnes et pas aux problèmes de fond, "la confusion intellectuelle", "la proximité avec le parti communiste", "l'étatisme" et la "revalorisation du smic" de 1981, des "imbécillités" quj ont "pratiquement massacré" le PS. Renvoyant la balle au camarade Fabius, il a fustigé, "dans la catégorie confusion mentale", la tendance à récuser tout ce qui porte le label "libéral". Bertrand Delanoë, en position de force à Paris pour les prochaines municipales, a susciter l'intérêt des médias en se positionnant, sans le dire vraiment, comme un troisième homme providentiel face au Dans celui-ci le Premier secrétaire a considéré que le PS n'était "pas entendu par le plus grand nombre" comme il ne dit "rien de net, de clair, de lisible". Revenant sur les 35 heures, "le temps n'est plus à la diminution uniforme du temps de travail, mais à son organisation sur toute la vie professionnelle", François Hollande a aussi remis en question, entre autres, les régimes spéciaux de retraite. Partagé par le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault notamment, regrettant "une conception paternaliste de l'Etat", le mea culpa a vite trouvé ses limites : "C'est vrai que la France ne travaille pas assez !", mais c'est à cause du chômage, du temps partiel imposé, du faible taux d'activité des seniors. Et la politique décomplexée de Nicolas Sarkozy a bien sûr été l'objet de vives critiques. Pas suffisantes au goût de Benoît Hamon, pour qui l'"on passe du discours sur la droitisation de la société à la droitisation du PS". La députée Sandrine Mazetier a pour sa part été peu convaincue par le "patriotisme de parti" de François Hollande. Ce dernier n'a pas manqué d'épingler ces nouveaux chantres de la rénovation, un mot "vieux comme le PS". Il lui préfère le terme de "changement". Quant aux jeunes Côté propositions : au sein du parti, une adaptation des structures à la vision socialiste des institutions, c'est-à-dire un exécutif solide et responsable, un parlement doté de moyens de contrôle et représentatif de la diversité et des citoyens actifs ; avec les autres partis de gauche, la création d'un "comité de liaison", initiative semble-t-il bien accueillie par le PC et les Verts, et la tenue d'assises de la gauche avant les municipales. Les caméras ont quitté La Rochelle, non sans avoir accompagné Ségolène Royal jusqu'à sa voiture, mais la télévision reviendra… Eléphanteaux ou jeunes lions ? (6/10) Le cas Aurélie Filippetti
Aurélie Filippetti est normalienne, agrégée de lettres classiques et originaire d’une famille de mineurs émigrés d’Italie en Moselle, où son père fut conseiller général et maire. Une mémoire ouvrière qui inspirera ses deux romans et servira une carrière politique prometteuse. Sympathisante trotskyste, elle abandonne une extrême-gauche irréaliste pour Les Verts, et entre en 2001 au conseil municipal du Vème arrondissement de Paris. Elle connaît quelques revers électoraux dans le chic fief de Jean Tiberi mais intègre le cabinet d’Yves Cochet au ministère de l’Environnement. Se voyant refusée par le parti écologiste, en octobre 2006, l’investiture dans sa région natale, elle s'en va rejoindre l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Parachutée par le PS dans la 8ème circonscription de Moselle trois semaines avant le premier tour, elle gagne son siège à l'Assemblée le 17 juin 2007, jour de ses 34 ans, avec 50,96% des voix.
+ Une lionne parmi les lions, de l'avantage d'être une femme
- Son manque d'expérience, et une étiquette pièce rapportée qui énerve au PS Eléphanteaux ou jeunes lions ? (5/10) Le cas Benoît Hamon
Benoît Hamon, 40 ans, issu d'une famille modeste, rejoint le parti socialiste en 1987 à Brest, chez des rocardiens. Six ans plus tard il prend les rennes du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes), nouvellement autonome du PS, dont Michel Rocard est alors le premier secrétaire. Conseiller auprès de Lionel Jospin puis au ministère de l'Emploi et de la Solidarité de Martine Aubry (qui le considère comme un "garçon fin, ouvert et structuré politiquement", Il est élu conseiller municipal à Brétigny-sur-Orge en 2001 et député européen en 2004. Dans le privé, il est directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004.
+ Considéré par beaucoup au PS comme un "très bon"
- Un réseau un peu léger, pour un animal politique que Pierre Moscovici considère "encore en gestation" Eléphanteaux ou jeunes lions ? (4/10) Le cas Vincent Peillon
Député européen depuis 2004, l'éléphanteau intello Vincent Peillon est docteur en philosophie, qu'il a enseignée 13 ans, après avoir importé du saumon fumé ("Du saumon pour tous !", ça ne s'invente pas). Il commence son oscillante carrière politique en 1992 au cabinet du président de l'Assemblée Nationale Henri Emmanuelli. Se voulant déjà rénovateur, c'est face à ce dernier qu'il présente avec DSK la motion 2 au congrès de Liévin en 1994. Membre du Bureau national, délégué auprès du premier secrétaire Lionel Jospin, il est élu député de la Somme en 1997 mais perd son siège en 2002, légèrement en froid avec les chasseurs du coin.
+ Philosophe, forcément
- Une ambition un peu vérouillée par Ségolène Royal
Manuel Valls : un bout de chemin vers le consensus Dans une interview donnée au Figaro, Manuel Valls apparaît à nouveau en désaccord avec la direction du PS, réservé à l'égard de Ségolène Royal et plutôt favorable à l'ouverture.Il réitère ainsi son opposition à la méthode de François Hollande et à l'attente des municipales de 2008 pour un congrès sonnant le début des festivités rénovatrices. Concédant que la campagne présidentielle a permis d’avancer sur les thèmes du travail, de l’ordre juste ou de la nation, il précise que cela s'est parfois fait "dans le désordre et l’absence de cohérence". Considérant qu'"une grande partie des idées de gauche se sont épuisées", mais aussi que l'autorité est en crise et qu'"une société a besoin de règles et d'ordre", il pense que l'opposition pourrait "faire un bout de chemin avec la majorité sur des sujets qui peuvent faire consensus", dont l'immigration. Cette semaine Brice Hortefeux, ministre de l'immigration et de l'identité nationale, déclarait être "légèrement en dessous" de l'objectif de 25 000 reconduites à la frontière fixé pour 2007 et invitait le préfet de police de Paris à "redoubler d'efforts et augmenter de façon significative le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière". Quel bout de chemin alors, pour quel consensus ? Interrogé sur la nécessité de piocher le prochain leader parmi les quadras du parti, le jeune lion socialiste répond sans grande surprise : "Je le crois." Eléphanteaux ou jeunes lions ? (3/10) Le cas Gaëtan Gorce
Soutien de Ségolène Royal, Gaëtan Gorce n'est pas un nouveau venu dans la jungle socialiste : il a été conseiller de François Mitterrand (il est d'ailleurs encore député de la Nièvre, fief de l'ancien président) à l'Elysée et Chef de cabinet de Pierre Joxe. Contrairement à Arnaud Montebourg il ne fut pas toujours un des enfants terribles du PS, le club de réflexion Nouvelle voix dans lequel il s'investit était d'ailleurs proche de la motion majoritaire (et donc de François Hollande) lors du Congrès du Mans de 2005. C'est donc surtout depuis la présidentielle que Gorce donne de la (nouvelle) voix et a démissionné du bureau national quand l'instance adopta le calendrier Hollande : en gros, celui ci prévoit une rénovation en mode diesel, rien avant les municipales on verra en novembre 2008 lors du Congrès. Le député de la Nièvre propose lui une démission de la direction et une gestion collégiale, seule à même de transcender les courants et les querelles de prétendants pour renouveler le discours socialiste. La rumeur veut qu'il organise lui-même une fuite de l'information reprise partout depuis.
Eléphanteaux ou jeunes lions ? (2/10) Le cas Arnaud Montebourg![]() Aucune de ces tentatives n'a abouti à quoi que ce soit. Une lose Montebourg ? Un agité plutôt qui depuis l'échec de Ségolène Royal à la présidentielle, croit plus que jamais au temps « enthousiasmant des jeunes lions ». Pour cela il retrouve ses compères qui comme lui rongent leur frein : Benoît Hamon, Manuel Valls, Vincent Peillon ou Gaëtan Gorce. Tous se sont retrouvés à Evry, refusant de définir un courant idéologique ou d'entamer une guerre des coqs. Son gros problème reste qu'à force de se draper dans la vertu – il critique les paradis fiscaux européens, a voulu traduire Chirac en justice – ses revirements se voient plus que ceux des autres : il affirme ne plus pouvoir se montrer à la télé mais devient porte parole ( et va donc à la télé, y compris pour y dire des conneries), son obsession institutionnelle passe un peu à la trappe quand il rallie Royal.
+ Une certaine aura auprès des jeunes socialistes
- Un peu grillé aussi : à force d'être un réformateur/loser il risque de patir de l'émergence de Manuel Valls du même âge mais plus frais. Eléphanteaux ou jeunes lions ? (1/10) Le cas Manuel Valls![]() Parmi les éléphanteaux ou jeunes lions censés assurer la nouvelle garde du PS, quelques-uns affirmaient le 5 juillet dernier que "rien ne peut plus être comme avant", et se réunissaient 15 jours plus tard à Evry, ville de Manuel Valls, pour la première étape d'un cycle de réflexion sur l'avenir de la gauche. Le député-maire âgé de 45 ans serait-il le chef de meute des jeunes loups ? Non, la rénovation se fera "d'abord autour des idées", les “ambitions personnelles” doivent "se fondre dans l’ambition collective”… Valls appelle au changement depuis longtemps déjà, et prônait la révision du "logiciel" socialiste bien avant que le mot de devienne à la mode. Chargé de la communication au cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, il lui est resté fidèle jusqu'au bout, avant de se rallier à Ségolène Royal. Ce qui ne l'empêche pas de taper sur le projet socialiste à l'élection présidentielle, qui était "en décalage par rapport aux attentes des Français et aux évolutions de la société", et de considérer que la candidate a sa part de responsabilité dans la défaite. Mais ce sont les structures du PS, et sa direction actuelle, que Manuel Valls veut faire "imploser". Un appareil qui "dévore ses enfants", immobilisé par "la crise de ses idées, de ses alliances et de son leadership". Il faut “un véritable big-bang intellectuel" qui change en profondeur le parti et ses méthodes de travail. Les mots sont forts, et ils sont choisis. Reprochant au premier secrétaire et au bureau national leur refus de consulter les militants et l'adoption d'un calendrier reportant le débat à l'après-municipales de 2008, Valls veut que les adhérents, et les nouveaux notamment, tranchent sur les questions essentielles (les retraites, le financement de la Sécu, les 35 heures, l’immigration, la sécurité, le nucléaire) et imposent une nouvelle direction, collégiale. Quitte à ce que le parti change de nom ? Pourquoi pas, Manuel Valls "ne s'interdit rien". Il a même rencontré Nicolas Sarkozy, qui lui proposait de rejoindre le gouvernement, et se réjouit de "l'ouverture". Sans doute parce qu'elle participe au chaos socialiste, ouvrant la voie aux partisans d'une gauche renouvelée dans laquelle Valls veut, dit-il, prendre toute sa place. Avec Ségolène Royal en deuil de l'élection, François Hollande en fin de règne, Laurent Fabius affaibli et Dominique Strauss-Kahn concentré sur son avenir international, le champ est-il libre pour Manuel Valls ?
+ Ne mâche pas ses mots et ne craint pas d'affronter les sujets sensibles
- Déficit de popularité par rapport à ses camarades (Montebourg, Peillon, Dray, …) - Difficulté de séduire les nouveaux militants avant une nouvelle offensive de Ségolène Royal Ségolène Royal ne sera pas présidente...des Régions![]() L'ancienne candidate socialiste jouit probablement encore d'un potentiel affectif dans la population mais sa crédibilité politique tient à la force de sa voix dans l'opposition. Malheureusement, l'un des derniers micros qui auraient pu lui être utiles vient de lui échapper : elle ne présidera pas l'association des Régions de France, pourtant forte de 20 socialistes sur les 22 membres. En réalité les élus régionaux considèrent qu'au-delà des affichages de principe, la décentralisation manquait de concret, une interprétation qui leur appartient. Un autre argument est encore plus curieux. Le Monde explique ainsi que malgré plusieurs soutiens, Royal ne pouvait compter sur la majorité (aucun vote n'a eu lieu, un accord a été trouvé en amont) parce que la plupart estimait que l'ARF n'était pas un lieu pour le débat national et que l'ancienne candidate devrait se consacrer à ce dernier.
Toi aussi, planche sur la rénovation du PSPosté par Easywriter le 04.08.07 à 09:51 | tags : ps
Entre deux daïquiris, profitez de l'été pour réinventer la gauche. 1) Comment relever le défi de la mondialisation et du marché mondial ? 2) Comment est-il possible de maitriser les phénomènes d'individualisme mais aussi prendre en compte la volonté de réussir individuellement ? 3) Comment vit on dans la nation, en terme de vie collective de droits et de devoirs ? Ca vous inspire ? Combien ont rapporté les législatives ?
![]() Le financement public des partis à l'issue des élections comporte plusieurs critères. Chaque député élu rapporte 45 000 € par an durant toute la législature. Chaque voix récolté par un candidat rapporte en outre 1,63 €, mais attention, ce financement est corrélé à un paramètre : qu'au moins 50 candidats du parti aient totalisé 1 % des voix dans leur circonscription. L'UMP de son côté touchera 33 millions d'euros par an, soit 1,4 millions de plus qu'entre 2002 et 2007. L'augmentation s'explique par le fait que même avec une quarantaine de députés en moins, le parti du président a mieux respecté les exigences paritaires. Le Parti socialiste touchera 22 millions d'euros, soit de quoi sauver les meubles après une campagne présidentielle qui a coûté plus de 20 millions. A bientôt pour un nouveau décryptage. |
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