|
Toute l'actualité de Dominique Strauss-Kahn.
Socialistes anonymes et prévisibles...
Les socialismes anonymes existent , Guy Birenbaum les a rencontrés. Ils ont écrit une lettre ouverte à François Bayrou parce qu'ils sont en mal d'idée, coincés qu'ils sont entre une Royal qui "propose sur le plan économique et social un réchauffé du programme de Tony Blair", et Sarkozy qui assume lui, une ligne ultra libérale tournée vers le modèle américain". S'en suit dans le courrier un certain nombre de questions sur le programme du candidat Bayrou (école, politique fiscale, internationale...) que nos socialistes anonymes pourraient donc rejoindre. Ce n'est que mon avis mais cette histoire est vraisemblablement une grossière supercherie. Qui sont donc nos anonymes ?Bien sûr les rivalités internes existent au PS où on serre les rangs mais parfois aussi les dents. L'Etat de grâce de Royal ne semble pas vouloir finir et impose son rythme à un parti idéologiquement perdu. Le socialisme nouveau dont on peine à dessiner les contours n'est ni mendésiste ni mitterrandiste ni quoi que ce soit d'évident. les partisans de Dominique Strauss-Kahn sont probablement les plus déçus de la tournure prise par les événements. Ils voyaient en l'homme la capacité de tourner la page d'un vieux fond marxiste et de se tourner vers une social-démocratie centrée sur l'Europe et lucide face à l'économie libérale. Ils peuvent lorgner sans grand espoir vers François Bayrou, strausskhano-compatible. Mais on les voit mal stigmatiser Tony Blair et prôner l'abandon de la social-démocratie comme le font nos socialos masqués dans leur courrier. Ils pourraient être fabiusiens, mais alors pourquoi se tourner vers Bayrou pour retrouver la vraie gauche dont ils sont nostalgiques. Les socialistes anonymes sont plus vraisemblablement des gens proches de la direction du parti, qui tentent de faire sortir Bayrou du bois. Le candidat centriste monte dans les sondages et pique des voix socialistes qui peuvent coûter cher à l'arrivée. Le meilleur moyen est de le forcer à se positionner, pour mieux pouvoir le contrer, sans quoi à chaque fois que Royal
DSK trouve un poste aux impôtsPosté par Easywriter le 12.01.07 à 16:56 | tags : campagne electorale, ps, royal, strauss kahn, hollande, impots
"Etablir un diagnostic et des propositions sur l'efficacité de la dépense publique" et "sur les réformes du système de prélèvements favorables à l'emploi, au pouvoir d'achat, à la justice sociale, à l'efficacité économique et à l'innovation", telle est la mission qui vient d'être confiée par Ségolène Royal à Dominique Strauss-Kahn. Alors que le secrétaire du PS François Hollande prenait l'habitude de discourir sur la fiscalité, indiquant la fin de la baisse des prélèvements obligatoires, une CSG retraite ou la hausses des impôts pour les contribuables gagnant plus de 4 000 € par mois, l'équipe de Ségolène Royal semble indiquer la fin de l'aventure solo. l'entourgae de Royal fut plusieurs fois gêné par les déclarations de Hollande - Jean-Michel Apathie relevait sur son blog l'exaspération de Julien Dray à propos d'un thème pas très porteur électoralement. Ségolène Royal évite le choix plus ou moins d'impôts en déplaçant la question sur le terrain de l'efficacité : quelle fiscalité pour quel projet. Si elle permet de faire revenir une figure importante, Ségolène Royal donne l'impression de privilégier son staff rapproché au parti socialiste, chose pourtant qu'elle souhaitait éviter pour ne pas reproduire les mêmes bourdes que Lionel Jospin en 2002. Elephants du PS : Cent jours de solitude ?Posté par Easywriter le 11.01.07 à 16:02 | tags : ps, fabius, royal, strauss kahn, présidentielles 2007, emmanuelli, stratégie
![]() - Il l'a écrit sur son site, dit sur l'antenne de RTL, Laurent Fabius est disponible pour participer à la campagne de Ségolène Royal. "Je ne suis pas un observateur, je suis un acteur" a-t-il expliqué à Jean-Michel Apathie, insistant sur la coïncidence des thèmes sociaux (pouvoirs d'achat, logement..) avec les propres priorités qu'il avait dégagé dans ses propositions. Et donc ? Et donc rien, à part des appels généralistes à l'union, le staff de la candidate n'a pas trop cherché à intégrer le noniste qui a avoué n'être pas associé pour l'instant au projet. - Dominique Strauss-Kahn a manifestement digéré la claque sévère qu'il enregistra en novembre dernier et devrait réitérer bientôt son soutien sans complexe à Ségolène. Réputé balèze sur le plan théorique et philosophique, DSK privilégiera les idées aux louanges : d'après Le Figaro du jour, son retour passerait pas un manifeste de la social-démocratie, grosse idée de toute sa campagne pendant les primaires. Reste qu'il faudra bien passer sous les fourches caudines pour exister à nouveau. Ce sera probablement le cas dimanche au Grand-Jury RTL- Le Figaro. Constatant l'ornière de laquelle la gauche antilibérale ne devrait pas ressortir, Jean-Luc Mélenchon ne voit pas très bien quoi faire de mieux que voter Ségolène et ne rien demander en retour. - Autre membre de la gauche du PS, Henri Emmanuelli ne fait plus parler de lui. Il faut dire que stratégiquement, la direction du Parti socialiste a joué un coup parfait : en donnant quelques gages à son aile antilibérale lors de la synthèse du Congrès du Mans, elle a désamorcé une rupture possible et isolée la gauche radicale qui ne pouvait plus compter sur les socialistes pour un programme commun. Plus tard, ce mouvement unitaire de transformation sociale n'a pas su lui non plus fédérer ses troupes autour d'un candidat et faire pression sur le PS. Aujourd'hui, ce dernier peut donc savourer sa victoire : alors que tous ensembles les antilibéraux, socialistes ou non sont probablement majoritaires, ils n'ont plus aucun poids et n'ont plus qu'à choisir la voie de l'extrême gauche ou se rallier à Ségolène. C'est dur...On leur conseillera donc de le faire avec l'ardeur d'un autre éléphant, Jack Lang qui a fait le choix de l'asservissement enthousiaste.Ségolène Royal : Acte I Pour son premier discours depuis l'élection, Ségolène Royal a bien entendu choisi sa région du Poitou-Charentes pour lancer son appel " à tous les Français, hommes et femmes de notre pays". Creusant le même sillon "participatif", Ségolène Royal a donc appelé à la mobilisation : "Le monde a changé, la France a bougé, alors la politique doit changer. Je veux non seulement incarner ce changement profond mais le construire avec tous". Adoubée par le parti socialiste, la candidate a fait peu de cas du programme pour vanter une démarche personnelle et résumer sans trop risque d'être démenti le rêve de tout électeur : une France qui PS : La troisième voie Royal![]() Pendant une bonne partie de la campagne, nombre de sympathisants PS se sont demandés si Ségolène Royal avait les épaules pour aller affronter la machine de guerre Sarkozy. Lui coller Dominique Strauss-Kahn en tuteur - l'expérience du gouvernement, ses connaissances économiques - était une option tellement rassurante que DSK a du rappeler qu'il n'était pas candidat à une vice-présidence fantasmée mais bien à l'Elysée. Aujourd'hui la convergence de ses idées européennes avec celles de Ségolène et le fait qu'il l'ait ménagé pendant la campagne en font un allié possible mais moins décisif qu'il ne pouvait lui-même l'espérer. Le ton ne sera plus donné par ceux qui n'ont pas réussi à légitimer leur important dans les urnes. Mais c'est bien Laurent Fabius qui est dans la position la plus délicate, le revers essuyé hier soir met un sérieux coup à ses réseaux, historiquement puissants au sein du PS. Pendant la campagne, il se réclamait de François Mitterrand. Désormais la voie est libre. Primaires du PS : le choix des fédérations Plus important que le positionnement des parlementaires dans le choix des militants, le ralliement des fédérations pèse lourd dans les urnes. A ce jeu là, Ségolène Royal est toujours en tête : 52 premiers secrétaires de fédérations l'ont adoubé. Mieux : 3 des quatre premières "fédés" lui sont acquises : Paris (19 000 adhérents), Le Nord (3 ème, 11 000 adhérents) et les Bouches-du-Rhône (4 ème fédération). Le Pas- de-Calais (2 ème place, 14 000 adhérents) se range derrière Dominique Strauss-Kahn qui réunit 17 premiers secrétaires autant que Laurent Fabius dont le réservoir de voix est a priori le plus petit. Lire le choix des parlementaires Débat du PS : mettons un peu d'ambianceOui oui, tout s'est bien passé, le débat a été relativement courtois et à part quelques "délitsmotion" (mais c'est peut-être un coup des Raeliens), les trois prétendants PS auront réussi à défendre leurs idées et vanter le programme du PS. N'empêche il est temps de voter parce que ça les balles sifflent en ce moment :
Laurent Fabius « J'ai malheureusement quelques doutes notamment dans des départements du Sud », « Si certains ont cette idée, qu'ils se ressaisissent ». A propos des magouilles électorales qu'il pressent dans la fédération de l'Hérault. "Elle sera battue et archibattue par Sarkozy au second tour de la présidentielle". A votre avis de qui il parle ? Dominique Strauss-Kahn "On ne peut pas inventer des propos - or, c'est ce que fait Ségolène Royal pour l'occasion. Le véritable féminisme, celui pour lequel je me bats, c'est de ne juger personne à partir de son genre, mais chacun à partir des solutions qu'il apporte pour son pays. A propos des accusations du clan Royal concernant la vidéo Ségo et les profs. "Quand on propose de filmer les Conseils des Ministres et de constituer des jurys populaires, on ne doit pas craindre la diffusion d'une vidéo, somme toute officielle, sur le Net". "Il y a eu cinq semaines de campagne, il y a eu cinq corrections majeures" : carte scolaire, encadrement militaire des primo-délinquants, jurys citoyens, interdiction du nucléaire et temps de travail des enseignants. "Cinq semaines, cinq rectifications. Or, il y a 25 semaines qui nous séparent du premier tour de la présidentielle..." Ségolène Royal « Quand je suis allé plaider auprès du ministre de l'Industrie de l'époque, on m'a dit : Mais tout ça, ce sont des sujets de fille, c'est pas très important.» A propos des projets qu'elle tentait de mener quand elle était ministre de l'environnement et qu'à Bercy officiait un certain... DSK. Mais combien de fois la bêtise de décisions politiques a été rigidifiée parce que, dans cette conception un peu machiste de l'exercice du pouvoir, reculer c'est perdre sa virilité.Le meilleur pour la fin : "Elle est incroyable cette Ségolène. C'est un danger pour le parti. Elle braque nos électeurs, elle divise nos partenaires". Et c'est signé... mi-juin 2006, deux mois plus tard il fait de Ségolène la vedette de la fête de la Rose de Frangy-en-Bresse. Primaires du PS : le choix des parlementairesPosté par Easywriter le 13.11.06 à 14:35 | tags : ps, fabius, royal, strauss kahn, chiffres, décryptage
Si on regarde la répartition des suffrages des parlementaires socialistes, la physionomie des clivages au sein du PS est un peu différente de celle présentée par la mécanique sondagière. Là où les études montrent un net avantage à Ségolène Royal, suivie d'assez loin par Dominique Strauss-Kahn, lui-même regardant depuis la rive ses deux camarades voguer à l'horizon; le vote des élus montre que :
Ségolène Royal devance d'une courte tête (59 parlementaires, 36 députés et 23 sénateurs) Laurent Fabius (58, 39 et 18), loin devant Dominique Strauss-Kahn (40, 27 et 13). •Ce découpage met en évidence les puissants réseaux fabiusiens à l'intérieur du parti, courant qu'on a un peu sous-estimé jusqu'ici dans les projections. Bien sûr, avoir des cadres de son côté n'implique pas systématiquement le plébiscite militant mais d'ordinaire les adhérents du PS sont relativement disciplinés. •Concernant le score très proche de Ségolène Royal, il tient au ralliement de parlementaires qui ne voient pas quel autre candidat PS peut rivaliser d'ici mai en terme de popularité nationale. Ségolène Royal ne possèdait pas de courant installé avant l'emballement présidentiel. •Dominique Strauss-Kahn en avait un, lui, mais en voie d'extension. Pas suffisant à l'heure actuelle, comme le montrent les chiffres, mais un second tour réussi (même avec un score de perdant honorable) devrait lui permettre de s'installer durablement comme l'homme fort du PS. DSK prépare l'avenir bien au-delà de 2007. Vidéo de Ségolène Royal : Qui a eu cette idée folle ?Posté par Easywriter le 13.11.06 à 10:51 | tags : ps, fabius, royal, strauss kahn, e-campagne, sarkozy
![]() "C'est tout à fait condamnable d'avoir diffusé cette vidéo mais c'est tout aussi condamnable d'accuser sans preuve les uns ou les autres de l'avoir fait" Dominique Strauss-Kahn sur France 2. Alors, qui a cafté ? Ambiance de cour d'école entre prétendants socialistes à quelques jours du scrutin. Un élu de la section locale du Maine et Loire affirme qu'un proche de Dominique Strauss-Kahn a demandé à récupérer la fameuse vidéo où Ségolène Royal propose les 35 heures aux profs. Démenti outré de DSK qui trouve la manoeuvre un peu facile. Histoire de filer la métaphore, Laurent Fabius explique dans une lettre publiée dans Metro que le programme de Royal se résume à mettre "un vigile au fond de la classe". Il y martèle également son orthodoxie politique ( le programme, tout le programme, rien que le programme) en se détachant des vélléités révolutionnaires.
La candidate continue à esquiver les critiques en prenant la pose digne de première de la classe qu'on jalouse violemment. Ce week-end, elle a encore eu une super note : 50 % des militants (sujet : comment faires des sondages ches les militants alors que la liste des adhérents est confidentielle ? Vous avez deux heures) la trouveraient mieux que les deux autres cancres et les Français la mettent à égalité avec Nicolas Sarkozy. Débat du PS (3/3) : la totalePosté par Easywriter le 08.11.06 à 14:43 | tags : présidentielles 2007, strauss kahn, royal, dailymotion, fabius, débat télévisé, candidats
Une bonne vidéo vaut mieux qu'un long discours : l'Europe, l'environnement, le monde de demain...Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius lors de leur dernier grand oral tv. Débat du PS : Désunion européenne On se doutait un peu que la question européenne serait la plus sensible lors du débat. L'échec du Traité Constitutionnel Européen (TCE) a été un lourd trauma dans la famille socialiste : le "oui" officiel fut accouché dans la douleur et connut le succès que l'on sait. Hier soir, seul Laurent Fabius pouvait être à l'aise puisqu'il avait voté "à l'unisson du peuple français". L'ancien Premier Ministre a réclamé de l'Union Européenne, la prise en compte de la position française dans le cadre d'un nouveau traité européen qui permettrait de faire autre chose que l'Europe du libre-échange. C'est au nom du refus de cette dernière que Laurent Fabius a d'ailleurs plaidé pour la suspension de l'agrandissement, et ce, aux portes de la Turquie qui ne bénéficierait que d'un accord de partenariat privilégié. (A noter sur ce point que Bruxelles devrait publier à la fin de la semaine un rapport sévère sur le régime d'Ankara). Ségolène Royal avait déjà suscité quelques quolibets sur sa position attentiste concernant l'intégration du régime d'Ankara. Hier soir, elle a expliqué qu'un referendum donnerait la position de la France au moment voulu (dans dix ou quinze ans): une manière presque subliminale de dire que "ouiiste" lors du TCE, elle respectait la décision populaire et qu'elle n'était d'ailleurs là-dessus pas éloignée des Français. D'où hier soir, son choix d'une europhilie discrète.Seul Dominique Strauss-Kahn a eu un discours expansionniste sur la construction européenne. "Nous devons exercer notre responsabilité sur la Méditerranée", a t-il indiqué, après avoir expliqué que la Turquie risquait de "basculer de l'autre côté". Cet autre côté étant composé notamment de l'Irak et de l'Iran. Le risque de voir ce dernier s'équiper du nucléaire a également été abordé lors du débat. (voir la vidéo complète) Les politiques font-ils fantasmer ?Posté par Easywriter le 06.11.06 à 15:45 | tags : fabius, royal, strauss kahn, hollande, décryptage, sarkozy
Il y a quelques années, Laurent Fabius prêtait son visage à une campagne de publicité du quotidien économique la Tribune. A l'époque, Fabius cherchait à profiter du capital symbolique du journal pour améliorer sa crédibilité de gestionnaire. Il y a quelques semaines le candidat socialiste s'est à nouveau retrouvé à l'affiche d'une campagne, celle de Voici mais cette fois il était simplement victime de l'utilisation de son image. Ce n'est pas la première fois que les politiciens se retrouvent au centre de campagnes médias et Dimanche Plus rappelait hier que le quotidien La Croix avait affiché des 4 X 3 où on voyait José Bové, Georges Bush ou Yasser Arafat lire le journal, avec pour slogan "bousculer vos certitudes".D'une communication valorisante et circonscrite à leur personnalité publique, les personnages politiques sont passés à des communications centrées sur leur intimité. Ainsi du Vivre ensemble de RTL où étaient photographiés côte à côte François Hollande et Ségolène Royal. Moins choisie que subie, cette utilisation n'est pourtant pas uniquement liée au désir de détournement des publicitaires mais aussi à un revirement conscient des élus : la vie privée est de plus en plus utilisée dans les stratégies medias . Comme l'observe le psychanalyste Alain Héril sur le site Doctissimo, "les discours millimétrés ont laissé la place à des expositions médiatiques plus "people" : participation à des talk-shows, photos privées en une de magazines… C’est cette alternance entre la sphère publique et privée qui va susciter le fantasme". Nicolas Sarkozy s'en servit beaucoup avant de prendre un retour de kick , Dominique Strauss Kahn compte sur la popularité de son épouse Anne Sinclairet le couple Hollande/Royal joue plus habilement sur l'ambiguité : car il faut donner à voir mais pas trop, jouer sur la révélation autant que sur le doute, comme dans les films érotiques du dimanche sur M6 où on ne décrochait pas malgré les parties de jambes en l'air tout habillées. Quand ils disparurent ces films, pourtant jugés insipides, firent d'ailleurs l'objet d'une nostalgie unanime. Finalement, l'érotisation même un peu molle de nos élus est peut-être l'ultime tentative de rendre la politique plus bandante.Sur Flu : le dossier Sexus politicus Lire les personnages politiques nous font fantasmer sur Doctissimo. Dans l'Aude, Ségolène Royal sent le parfum de 1981 La tension monte chez les Royalistes L'ambiance est de plus en plus détendue au parti socialiste : depuis le dernier débat parisien au cours duquel Ségolène Royal a du essuyer sifflets et quolibets, la méfiance envers les coups bas est accrue. Le staff de la candidate a ainsi fait demander à la direction du parti de privilégier les urnes transparentes pour recueillir le vote des militants afin d'éviter les tentatives de fraude. Ambiance...Les représentants de la candidate estiment également que les relances effectuées par les journalistes pendant les débats télévisés son plus nombreuses qu'envers Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius et demandent que chaque candidat ne soit désormais relancé qu'une fois parce que ce serait trop déstabilisant.Ségo, Dom et Lolo dans la cour du PS "Le premier qui arrive au préau c'est çui-là qui gagne".Titeuf au PS, une proto-fiction hilarante signée Arte Radio. A écouter de suite : Débat du PS : Ségolène veut juste un peu d'ordre Les primaires socialistes ressemblent de plus en plus à une pièce habilement mis en scène : après une entrée en matière un peu molle et un second acte un plus virulent, le débat a connu hier une gradation dramaturgique : cette fois ce sont sifflets huées et applaudissements qui ont parfois ponctué les interventions des candidats. Ségolène Royal a notamment été déstabilisée dans une salle acquise à Dominique Strauss-Kahn. La candidate avait dès le départ émis de sérieuses réserves quant à l'organisation de cette série de débats où elle craignait d'être ballotée. Ce matin elle a demandé à ses adversaires "de calmer leurs troupes", arguant de la bonne tenue de ses propres partisans. Laurent Fabius, lui-même un peu tancé lors de son intervention a considéré que "cela ne pouvait pas se faire dans un silence de cathédrale". Ségolène Royal avait peur de voir se mettre en marche la machine à perdre et vu la tournure prise par les événements elle n'a peut-être pas tort : riche idée pour occuper l'espace médiatique et faire tourner les débats autour du programme du parti , les primaires socialistes risquent de tourner à une querelle larvée de prétendants à l'image du petit drame bourgeois qui secoue actuellement l'UMP. (photo LCI/TF1) Débat au PS : deuxième roundPosté par Gflu le 25.10.06 à 21:42 | tags : présidentielles 2007, strauss kahn, royal, fabius, ps, débat télévisé, dailymotion
Si comme moi vous avez loupé le débat d'hier soir, voici pour la séance de rattrapage. Pour la synthèse et le débat, direction le portrait de famille brossé avec tact par Easywriter. Tu me présentes ta famille socialiste ?Posté par Easywriter le 25.10.06 à 16:35 | tags : ps, fabius, royal, strauss kahn, politique-fiction
Après deux débats de deux heures chacun et grâce à un esprit de synthèse que beaucoup m'envient je suis en mesure de vous faire un nouveau point sur le profil -réel, subi ou "marketé" – des 3 candidats socialistes.
Ségolène Royal, la maman pragmatique : elle défend ses mômes pendant que papa est en voyage d'affaire et c'est pas la peine de lui filer un vieux guide d'éducation – le programme du PS- son action est commandée par le coeur. Entre ordre juste et juste un ordre, elle alterne les roustes et les calins mais vous aime d'amour dans tous les cas.La phrase : " Je fais de la politique en pensant à ce que je ferais pour mes propres enfants". Hier à propos des camps humanitaires dans lesquels elle placerait des primo-délinquants qui autrement iraient en prison. Le détail qui tue : hier soir à la journaliste de LCI un très ferme "laissez moi parler" avant un sourire à faire fondre une banquise. Maman tu m'aimes?
Royal / Strauss-Kahn : un début d'embrouille ?Posté par DDA le 23.10.06 à 17:39 | tags : ps, royal, strauss kahn, elections, présidentielles 2007, démocratie
![]() Plus les primaires avancent, plus les candidats PS tentent de se distinguer. La carte de proximité et de participation citoyenne -ou de démagogie populiste selon vos penchants - jouée par Ségolène Royal l'oppose de plus en plus à Dominique Strauss-Kahn. La candidate a proposé hier que soient tirés au sort des citoyens qui formeraient des jurys d'évaluation devant lesquels les élus rendraient compte de leur action à intervalles réguliers. Ségolène Royal ne précise pas si ces jurys donneraient un simple avis consultatif ou auraient le pouvoir de sanctionner les représentants la notés. Dominique Strauss-Kahn a critiqué cette idée estimant que concurrencer des assemblées élues et donc légitimes par des jurys populaires serait la négation du principe de suffrage universel "qui est la règle". Après les 35 heures, la Débat du PS : les 35 h, unique sujet de désaccordPosté par Easywriter le 18.10.06 à 13:45 | tags : economie, strauss kahn, royal, fabius, ps, jospin, débat télévisé, 35 heures, aubry
Huit ans après leur application par le gouvernement Jospin, la réduction du temps de travail reste un léger trauma pour les socialistes. Laurent Fabius fut pourtant hier soir celui qui a le plus fait honneur au passé (et au courage de Lionel Jospin et Martine Aubry), expliquant qu'il généraliserait le processus parce qu'il n'y a pas de raison que tous les Français n'en profitent pas. Justement tous n'en profitent pas a expliqué pour sa part Ségolène Royal qui avait déjà assez vertement critiqué le dispositif de la loi Aubry et rappelé que pour certains salariés cela s'était traduit par plus de flexibilité au détriment de la vie personnelle et une hausse des cadences. "Il faut avoir une exigence de vérité et d'efficacité" a-t-elle précisé. Dominique Strauss-Kahn a lui été plus allusif, ne voulant pas parler du passé. A peine a t-il indiqué que les meilleurs taux de croissance de ces dernières années avaient été obtenus juste après l'application de ce dispositif. Un fauteuil pour trois : Dominique Strauss-KahnPosté par DDA le 17.10.06 à 13:00 | tags : ps, strauss kahn, elections, présidentielles 2007, stratégie
A quelques heures du grand show, revue des atouts et handicaps de nos trois prétendants. On commence avec Dominique Strauss-Kahn :
Son créneau : Avoir été ministre de l'économie et des finances quand on est au PS ne vous aide pas à crédibiliser un profil de gauche. DSK martèle donc depuis le début de sa campagne le terme social-démocrate qui fait toujours plus progressiste et européen et surtout moins peur que "socio-libéral". Idem pour le terme de réformiste qu'il claironne; ou pacte social, dernier concept né de la rhétorique strauss-kahnienne et qui est censé incarner la conjugaison de la compétitivité économique et de la justice sociale.Sa lignée : Les grands sages. DSK rappelle Jacques Delors pour la crédibilité mais aussi malheureusement pour son apparent manque de motivation (Delors qui avait une bonne côte de popularité a décliné l'invitation de son parti à la candidature en 1995). Dans le genre il y a aussi Robert Badinter, figure morale impeccable (l'abolition de la peine de mort c'est lui) mais éthérée (vous le voyez serrer des mains sur un marché ?) Ce soir il devra : peut-être bosser sa stature de président (plutôt que celle de prof) en insistant sur les valeurs et l'international et moins sur l'économie mais globalement ça passe. Surtout DSK doit cesser de surjouer ses interventions un peu trop théatrales et ringardes. Le débat des éléphants (suite)Posté par Van le 17.10.06 à 10:40 | tags : présidentielles 2007, strauss kahn, royal, fabius, ps, campagne electorale, débat télévisé, stratégie
![]() Ségolène Royal et ses portes-flingues ont dû faire des compromis. Non seulement elle va "s'assujettir" au "débat" - explication pour les guillemets - de ce soir, premier des trois grands oraux télévisés pour les trois candidats à l'investiture socialiste, mais il sera aussi retransmis sur LCI. Royal avait refusé dans un premier temps, comme elle avait refusé que ce soit retransmis par France 2. Bravo ! Résultat, c'est LCI - donc TF1 - qui récupère encore le biscuit. Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, en embuscade, doivent se réjouir de cette décision, tout ce qui ennuie Ségo est bon à prendre. N'y a-t-il pas une terrible prétention de la part des deux mammouths à croire que la multiplication des débats et leur large médiatisation ne peut que nuire à Royal ? N'est-ce pas également multiplier leurs chances à eux de se planter ? Remarquez pour l'instant, les deux hommes ont moins à perdre que la troisième : au pire, ils s'enfoncent un peu plus l'épine qui leur chatouille le pied. Réponse ce soir à 20h30. Dominique Strauss-Kahn ne sera pas vice-présidentPosté par DDA le 16.10.06 à 13:36 | tags : ps, royal, strauss kahn, elections, présidentielles 2007, stratégie
![]() "Je veux l'emporter. Je suis candidat pour une fonction de président qui existe, pas pour une fonction de vice-président qui n'existe pas" a indiqué DSK , qui enfonce le clou en critiquant la position timorée de Royal sur la Turquie : "Pour moi le Président doit s'exprimer sur les grands sujets". Alors que Ségolène doit convaincre de ses compétences, Strauss-Kahn lui doit se fabriquer une stature de président. Les débats des éléphant(e)s en direct sur petit écranPosté par Van le 10.10.06 à 10:23 | tags : présidentielles 2007, elections, strauss kahn, royal, fabius, ps, campagne electorale, débat télévisé, candidats
![]() La chaîne Parlementaire et Public Sénat retransmettront en direct les trois débats entre les trois candidats à la candidature socialiste les 17, 24 octobre et 7 novembre prochains. Problème : les règles du jeu. Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius seront interrogés tour à tour par un journaliste de chacune des deux chaînes parlementaires sur trois grands thèmes : les questions économiques et sociales, les sujets de société, d'environnement et de démocratie, et les questions européennes et internationales. Et ce pendant 1h40. Les trois "Iznogoud" se sont engagés à apparaître ensemble, debout devant un pupitre. (Et à ne pas se taper sur la gueule ?) En fait de débat donc, ce sera plutôt un exercice de style pour chaque candidat, chacun son tour, sur des questions connues et préparées d'avance. L'occasion de nous servir des discours formatés, travaillés et retravaillés par les conseillers, donc des réponses fraiches et franches, bien sûr... Pas tout à fait ce qu'on aurait pu espérer pour voir ce que valait chacun, sachant que le débat entre les candidats droite/gauche, une fois choisis, sera pour le coup vraiment un débat et non un grand oral de Sciences-Po. Et à ce petit jeu là, le candidat PS devrait pourtant s'entraîner sérieusement s'il veut espérer en placer une face à celui de l'UMP. |
Discussions en cours sur le forum politique :
|