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L'actualité de l'UDF (Union pour la Démocratie française).
Toutes les balles au centrePosté par Easywriter le 24.05.07 à 11:49 | tags : ump, ps, udf, stratégie, legislatives, décryptage, modem
Politiquement d'abord, le gouvernement ne communiquant pas autre chose que sa volonté de concertation et son souci d'un pragmatisme non partisan soit les deux axes principauxde la campagne de François Bayrou. Le discours d'ouverture de Bayrou prend un sérieux coup de vieux avec la nomination de Hervé Morin au Ministère de la Défense et de quelques égarés de gauche à des postes subalternes. Stratégiquement ensuite en encourageant la création d'un nouveau centre, celui des anciens bédouins de Bayrou désormais sédentarisés dans le sarkozysme le plus décomplexé. Les 22 parlementaires, menés par Morin, présenteront 85 candidats et obtiendront probablement un groupe d'une trentaine de têtes à l'assemblée. Une opération menée tambour battant, Morin ayant même d'après le Canard Enchaîné envoyé au feu sa femme, son atachée de presse et même son chauffeur ! Stratégiquement toujours, en favorisant le rapprochement des radicaux valoisiens de Jean-Louis Borloo avec le PRG de Jean-Michel Baylet, ce dernier étant lié au parti socialiste par un accord national qui a bien failli capoter dans la foulée. Si l'opération (ajournée jusqu'à l'issue du scrutin) aboutit, le nouveau centre et les nouveaux radicaux occuperont tout l'espace politique déjà étroit dans lequel Bayrou évoluait. Bayrou que Sarkozy aurait affirmé vouloir "définitivement dessouder". Et qui a désormais autant intérêt que els socialistes à mettre en place une alliance de centre gauche.
A noter : dès 20 H le 10 juin les résultats du premier tour des législatives
Le Mouvement Démocrate est né"Notre pays a besoin d'avoir à l'Assemblée nationale des défenseurs capables de dire oui quand c'est oui, et non quand c'est non" (...)"s'il n'y a que des gens qui disent oui à chaque scrutin et d'autres qui disent non à chaque scrutin, alors il n'y a pas de défenseurs des Français, il n'y a que des robots". François Bayroua perdu une bonne partie de ses robots dont beaucoup ne se sont même pas déplacés au Conseil National de l'UDF qui a entériné à main levé le tout frais Mouvement démocrate. L'ex candidat centriste espère retrouver aux législatives quelques uns des 7 millions d'électeurs (un poil moins en fait) qui lui ont accordé leur confiance le 22 avril. La vidéo ci-dessous propose de résister plutôt que de céder. Le Mouvement démocrate en ligne (de rupture)![]() Bref, le Mouvement démocrate tentera probablement de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions et rêve de prospérer sur les ruines d'un parti socialiste dans la tourmente. Si aucun accord n'est à prévoir dès le premier tour, des désistements pourraient intervenir au second bien que François Bayrou doive décider d'un positionnement plus clair, ses bédouins étant d'une très relative fidélité. "Je ne me reconnais plus du tout dans le combat de François Bayrou et dans sa façon de voir les choses" aurait même dit hier Maurice Leroy, qui a découvert ce profond désaccord en moins de quinze jours. François Bayrou lui n'a pas varié d'un iota dans le même temps il faut le reconnaître. Quitterie Delmas votera Ségolène RoyalPosté par Easywriter le 27.04.07 à 11:45 | tags : second tour, présidentielles 2007, udf, campagne electorale
Si je vote à titre personnel aujourd’hui Ségolène Royal, c’est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd’hui qu’une refondation des appareils politiques est possible. De plus, je souhaite une réforme des institutions imminente, comme François Bayrou : séparation des pouvoirs, non cumul des mandats, proportionnelle, fin de la collusion politico médiatique. Quitterie Delmas. Pour savoir qui est cette vedette de la blogotruc, regardez cette présentation : Un carton jaune pour Marine, et le sifflet pour son pèrePosté par Moonlight le 26.04.07 à 10:17 | tags : présidentielles 2007, udf, ump, campagne electorale
La seule satisfaction du FN pour cette élection, c'est d'avoir gagner la bataille des idées. Selon les cadres du parti la droitisation du discours de Nicolas Sarkozy prouve que Jean-Marie Le Pen avait raison depuis 30 ans. Bruno Gollnisch déplore que le FN ait été victime - au même titre que les Verts - d'une dépossession de ses thèmes de prédilections. Non merciPosté par Moonlight le 25.04.07 à 22:42 | tags : second tour, présidentielles 2007, ps, udf, ump, campagne electorale
Nicolas Sarkozy décline l'invitation au débat de François Bayrou. Pour le candidat de l'UMP, il n'y a que les finalistes qui ont vocation à échanger face aux Français, et selon lui un tel rendez-vous serait contraire aux traditions institutionnelles de la Vème République. En clair, il ne souhaite pas accorder à François Bayrou une place dans le duel du second tour. Ce refus lui permet de se démarquer de sa rivale qui pour sa part, est favorable à un débat face à la presse quotidienne régionale ce vendredi. A suivre... Sarkozy met la pression sur les élus de l'UDF" Je dis non à la proportionnelle aux législatives mais oui en ce qui concerne le Sénat " Après la bourde de Brice Hortefeux qui avait déclaré qu'une dose de proportionnelle était envisageable aux législatives, sortie interprétée à l'épo Bayrou peut-il s'en sortir ? (Pérégrinations d'un centriste en cercle bipolaire)François Bayrou peut certes se féliciter d'avoir su bousculer le duo UMP/PS au premier tour, mais c'est surtout dans les semaines à venir qu'il va réellement affronter la puissance des appareils. Et la transformation de son essai tient essentiellement à l'attitude qu'il va adopter jusqu'au 06 mai.
Une soirée électorale dans les QGPosté par Easywriter le 23.04.07 à 16:36 | tags : campagne electorale, ump, udf, ps, présidentielles 2007
Rive droite/ rive gauche : pendant qu'hier soir on sirotait une bière en écoutant au téléphone la musique d'attente des livreurs de pizzas, notre reporter émérite sillonait la capitale en scooter, de la rue de Solferino où on attendait Ségolène Royal au QG de campagne de Nicolas Sarkozy en passant par la rue de l'université, fief de François Bayrou. " Rive droite/rive gauche : François Bayrou a-t-il tué René Rémond ?
Etrange coïncidence que celle qui fait disparaître le mégahistorien René Rémond au moment où Rocard et Kouchner viennent valider le scénario du président de l'UDF selon lequel gauche modérée et centre droit pouvaient enfin se rejoindre. L'oeuvre majeure de l'historien publiée pour la 1ère fois en 1954 s'appelait Les droites en france et posait l'existence, en opposition à la gauche socialiste de 3 courants dans la droite française : le bonapartisme, le légitimisme et l'orléanisme. Ces 3 courants, qu'on peut retrouver aujoud'hui sous des formes bâtardes, se distinguent par leurs caractères marqués. Le légitimisme est réactionnaire et opposé aux acquis de la Révolution Française. Il est assez anecdotique de nos jours. L'orléanisme, d'abord contre-révolutionnaire, est avant tout libéral et parlementaire. Le bonapartisme met, quant à lui, en avant l'exercice du pouvoir par un seul homme, qui trouve sa légitimité dans son rapport au peuple et à la souverainété populaire. Dans une réédition de 2005, Réné Rémond prenait acte de la disparition des légitimistes et posait cette évolution fondamentale des droites depuis 1815 : le passage de la gauche modérée à droite. Ainsi, et bien que François Bayrou joue sur la thèse inverse (la gauchisation des droites), le meurtre, ou la mort, de René Rémond profiterait plus théoriquement à Ségolène Royal qu'au candidat de l'UDF. Evidemment, d'aucuns diront que révéler en 2005 que le PS a viré de bord n'est pas l'exploit du siècle. Extrait : " La distinction entre les deux autres droites, "orléaniste" ou libérale, et "bonapartiste" ou autoritaire, est plus vive que jamais : toute l'histoire des droites sous la Ve République s'ordonne autour de leurs rapports et j'ai été amené à faire dans ce livre une place importante au récit et à l'explication de leurs relations. De surcroît, le moment n'est-il pas venu d'enregistrer la naissance ou de prendre acte du passage à droite d'autres composantes du spectre politique et idéologique ? La question se pose pour la démocratie d'inspiration chrétienne comme pour tel rameau du radicalisme."
Bayrou est -il le candidat le plus conservateur ?"Ou bien des candidats communs qui seront les candidats de la majorité nouvelle, ou bien des candidats ayant entre eux un accord de désistement."
C'est pourquoi le candidat UDF a le programme le plus faible et le moins détaillé qui soit : il est à la recherche du plus petit dénominateur commun, sa victoire se fait sur le modèle des temps de crise où une entente minimum sur quelques mesurettes est le petit prix à payer pour garantir la survie du système. En cela, Bayrou est peut-être le candidat le plus conservateur qui soit : Devant le manque de désir suscité par les socialistes et la dangerosité potentielle d'une présidence Sarkozy, Bayrou incarne une très chiraquienne candidature de status quo. Il s'en réfère d'ailleurs souvent au Chirac de 1995, mais c'est à se demander s'il ne préfère pas surtout celui de 1997 : un président en heureuse cohabitation. Mise à jour : sur les références constantes à ce beau jardin d'enfants qu'est la coalition à l'allemande, je vous invite à lire la tribune de Henrick Enderlin sur le site du Monde.
Bayrou le bug![]() François Bayrou monte, la preuve il a droit aux mêmes blagues que ses camarades de jeux...: http://www.programme-bayrou.org. Via Le Monde Bayrou engrange les soutiens
Sur le mag politique : - Les centristes sous la Cinquième République La recette Bayrou inquiètePour François Fillon la cuisine électorale et la recette gouvernementale du centriste sont fades. Le conseiller de Nicolas Sarkozy est contre un mélange de la droite et de la gauche qui déboucherait sur un consensus mou. Sur le mag, dossier Le cas Bayrou : (illus : via) Libé, Bayrou et les bobosPosté par Easywriter le 05.03.07 à 11:58 | tags : udf, présidentielles 2007, décryptage, medias et politique
Ma théorie personnelle ( qui n'a rien d'extraordinaire) est que Libération suit la progression du parti socialiste depuis ses origines : virulent et révolutionnaire dans l'opposition des années 70 puis gauche libérale dans la foulée mitterrandienne, paumé et en perte de vitesse à la fin des années 90... Quand Ségolène Royal change la donne à gauche, en promouvant le participatif et la nécessité de renouer avec les classes populaires, Libération veut refondre son site, ouvrir ses colonnes aux lecteurs via un "Contre-libé" et se demande, comme les locataires de la rue de Solferino, comment continuer à être de gauche. Ces dernières semaines, le journal a fait dans le militantisme "pro-Royal" assez lourdaud - aussi peu convaincant que convaincu peut-être. ![]() Au moment où il se veut moins gauche bourgeoise, le quotidien prend dans la gueule la droitisation de son lectorat de cadres plus ou moins aisés, tentés par le joker Bayrou. Car dans cette histoire, s'il faut reconnaître la maladresse d'un quotidien, il reste indéniable que la montée de Bayrou à gauche est liée aussi à la déshérence d'un pacte social qui ne lie plus entre elles des classes sociales en voie de cloisonnement. Que moins en moins de gens de gauche ont envie de financer une solidarité sociale au moment où ils ont l'impression que l'Etat les a lachés. Choisir François Bayrou et sa rigueur budgétaire (dont les plus fragiles feront les frais) est toujours moins cave que d'être sarkozyste de gauche quand on n'ose pas être de droite. Les lecteurs de Libé sont donc un peu de mauvaise foi comme le journal qu'ils adorent détester.
Les jeux seraient-ils déjà faits?Posté par Moonlight le 22.02.07 à 09:15 | tags : campagne electorale, udf, présidentielles 2007, chiffres
François Bayrou déclarait au Monde le 12 février, « si à la fin du mois je suis à 17% c'est gagné ». Le sondage CSA du 21 février parut dans Le Parisien lui attribue ce score. Il devient enfin le troisième homme - des sondages -. L'engouement récent autour de sa candidature lui donne des ailes, et il se voit déjà pilote d'un gouvernement d'union nationale. Pour le candidat de l'UDF entre la troisième et la première marche du podium il n'y a qu'un pas. Sa stratégie de rassemblement semble payer, mais le pourfendeur de la « médiacratie » qu'il est doit savoir mieux que personne, que les sondages, ce ne sont que des sondages. Mise à jour Easwriter : à moins que les jeux ne soient faits mais dans l'autre sens. Romano Prodi a démissionné ce matin suite à un désaveu du Sénat sur la présence des troupes italiennes en Afghanistan; lors du vote les communistes s'étaient abstenus. " Le problème de l'Italie c'est qu'on a essayé de faire travailler les gens modérés avec des extrémistes" a expliqué Bayrou sur France Inter. N'empêche qu'un des exemples européens de coalition - dirigée en outre par un des amis du candidat UDF - n'a pas tenu un an avant d'être dans l'impasse. Lire aussi : Daniel Cohn-Bendit propose une union de centre-gauche et François bayrou plus grand que nature Daniel Cohn-Bendit propose une union de centre gauche
Sur le forum : Quel gouvernement d'union nationale ?
François Bayrou se la joue royal
François Bayrou plus grand que nature![]() Pour François Bayrou qui doit convaincre qu'il n'est pas seul avec sa quinzaine de "bédouins", le ralliement people compte double : heureusement il est "soutenu" par Alain Duhamel (voilà qui a de la gueule) et ...Patrick Sébastien (ah...) , qui explique au Parisien que Nicolas Sarkozy le fait flipper et que Ségolène Royal n'a pas l'envergure d'un Chef d'Etat. On apprend dans le Parisien (encore) que Vincent Lindon, Richard Borhinger, François Berléand ferait également partie du club. Et combien rejoindront la troupe après avoir lu Le Parisien (toujours), qui consacre quatre pages au leader de l'UDF ? Comme Le Parisien (qu'on aime bien je vous jure) aime les histoires , il raconte comment François a vaincu son bégaiement - Ce que réussissent au passage 80% des enfants bègues avant l'âge de 16 ans. L'un de ses six fils André témoigne de la révolte qui habite son père. Il faut tourner la page pour commencer à lire quelques critiques - il ne va jamais dans son fameux bled des Pyrénées et son passage à l'Education Nationale ne restera pas dans les Annales du ministère. Romano Prodi - oui oui le Premier ministre italien - explique que le gouvernement d'union nationale c'est l'avenir, surtout entre la gauche et le centre d'ailleurs... On apprend aussi que le pourfendeur des connivences medias/politiques siège au Comité France Galop aux côtés d'Arnaud Lagardère ( Europe 1, le JDD, plus gros éditeur mondial de magazines) et d'Edouard de Rotschild (Libération). Catholique de toujours, François Bayrou aurait entendu d'après Charles Pasqua la Sainte-Vierge lui prédire un avenir de Président. Diable (pardon)!! Même si nous aussi à la lecture du Parisien, François, on a vraiment eu une grosse hallu...Alain Duhamel votera François Bayrou
Via le (très bon) blog de Birenbaum François Bayrou rêve de 69, année exotiquePosté par Easywriter le 24.01.07 à 12:45 | tags : campagne electorale, udf, présidentielles 2007, politique-fiction
Si en 2007, cinq candidats antilibéraux, une écologiste et un socialiste se disputeront probablement l'électorat de gauche, en 1969 la gauche est aussi très "plurielle" : cinq candidats se présentent, le communiste Jacques Duclos -avant l'ère mitterrandienne les communistes représentent la plus grande force politique de ce côté-ci de l'échiquier - le socialiste Gaston Deferre, Michel Rocard pour le Parti socialiste unifié Alain Krivine , déjà représentant de la LCR et Louis Ducatel un radical indépendant. Moyennant quoi, personne ne se détache et certainement pas Gaston Deferre qui dévisse complètement dans les semaines avant le scrutin ( aïe...tout parallèle avec..etc) pour s'écrouler à moins de 5 %. Les socialistes voulaient naviguer au centre - leur échec conduira à un programme commun avec les communistes changeant durablement la physionomie de la Las, on espère pour Bayrou que la comparaison s'arrêtera là : Pompidou réunit 44% dès le premier tour devant Poher (23,3 %)et le refus des communistes (21,27 %) d'accorder un soutien à deux candidats également méprisés, qui sont "bonnet blanc et blanc bonnet" , lui laisse un boulevard. Le centre commence sa mutation en satellite de la droite. En 2007, Bayrou, opposé à Nicolas Sarkozy au second tour, obtiendrait sûrement le soutien discret mais beaucoup moins efficace aujourd'hui des communistes et celui sûrement plus payant des socialistes. Il pourrait être alors un Alain Poher qui réussit , en somme : celui-ci ne fut jamais président, exerça un nouvel interim après la mort de Pompidou, tenta brièvement une entente avec les socialistes de 81 puis s'endormit sur son fauteuil de président du Sénat d'où il se réveilla en 1992. François Bayrou est-il crédible ?Posté par Easywriter le 09.01.07 à 12:06 | tags : bayrou, udf, marketing politique, medias et politique
« TF1 n’est pas le patron, pas plus que les autre grands groupes » hier en conférence de presse J'ai toujours du mal à croire à la sincérité de François Bayrou dans sa croisade contre la concentration des medias et la connivence que certains grands groupes (au hasard TF1) pratiquent à l'égard de certains politiques ( au hasard pas avec lui). Invité de Marc-Olivier Fogiel sur RTL ce matin, Patrick Poivre d'Arvor a assuré que François Bayrou l'avait félicité en personne pour la couverture médiatique de la Présidentielle en 2002. Le présentateur du JT a expliqué qu'il était venu saluer le candidat alors qu'il se rendait à Saint-Jacques de Compostelle et que ce dernier l'avait invité à dîner et même à dormir dans sa demeure. Manière de rappeler que niveau connivence et mauvaise foi, le candidat centriste pouvait se taire. Et que le fait d ene pas décoller dans les sondages le rendait un peu amer voilà tout.Pourtant François Bayrou vient de franchir une étape supplémentaire : Présentant son site hier, il a rappelé que les fréquences obtenues par les chaînes étaient des concessions dont on pouvait s'étonner qu'elles ne cessent d'être reconduites sans qu'on songe à les mettre en concurrence. « Depuis des années, la puissance de ces acteurs audiovisuels est telle que la puissance publique ne défend plus un certain nombre de principes et ne discute plus des conventions », a indiqué le candidat UDF. Qui vise très clairement TF1, qui devrait bientôt voir sa concession renouvelée pour cinq ou dix ans. Que propose le candidat pour revoir le paysage audiovisuel français ? Comment peut- lutter contre l'hégémonie de certains acteurs ? Ca parait plus difficile encore qu'un changement de Constitution mais suivons la prestation du candidat à l'Assemblée Nationale le 23 janvier prochain où seront abordées ces questions. Bayrou est-il un chasseur solitaire ?![]() Ces voix de gauche, Bayrou espère bien les prendre à l'électorat de Dominique Strauss-Kahn, européiste et social-démocrate convaincu, comme l'ami François. La frange supérieure de l'électorat PS (classes moyennes et intermédiaires) est la plus visée par le hold-up. L'UMP se dit qu'après le feu de paille, Bayrou se rangera derrière Nicolas Sarkozy et qu'il sera alors largement temps de sortir le chéquier ministériel. Entre les deux formations le candidat UDFpensait trouver une troisième voie, appelant au rassemblement, une union violente plutôt qu'une rupture tranquille, mais il stagne dans les sondages. Peut-être que les Français estiment que niveau centre mou ils sont déjà gâtés avec les formations classiques et que ce sont les extrêmes. "Les Français pensent que je suis totalement seul", aurait-il confié à un dîner (d'après France Inter ce matin). Du coup il se ballade les jours prochains avec ses "bédouins", ces quelques parlementaires qui traversent le désert avec lui depuis la brouille avec l'UMP. Même Jean-Marie Cavada s'y met. Mais ça commence à se voir que tout cela est surtout une grande aventure personnelle... Au théâtre samedi soirPosté par Easywriter le 04.12.06 à 10:45 | tags : campagne electorale, bayrou, udf, présidentielles 2007, medias et politique
Quand vous recevez Ségolène Royal sur le plateau vous ne lui parlez pas de Nicolas Sarkozy - Ah si -Quand vous recevez Nicolas Sarkozy vous ne lui parlez pas de Ségolène Royal, - Si - (l'interrompant) En tout cas vous ne leur parlez pas de moi. Non jamais, excusez moi ils sont tout le temps sur vos plateaux.. - Reconnaissez que le PS et l'UMP pèsent un peu plus lourd - Plus lourd aux yeux de qui ? - Ne serait-ce qu'à l'assemblée - A la dernière élection le parti socialiste n'était pas au deuxième tour alors cessez.." Etc, etc François Bayrou passe pour un rebelle, Claire Chazal pour une journaliste rentre-dedans, les audiences sont bonnes, tout le monde est content. L'effet - non voulu- de décalage entre l'image et le son rend très bien l'aspect théâtral de la scène. François Bayrou, le centre est partoutPosté par Easywriter le 03.12.06 à 19:52 | tags : candidats, campagne electorale, bayrou, udf, présidentielles 2007
A chacun ses références. Si Nicolas Sarkozy marche sur les traces de Jacques Chirac en annonçant sa candidature dans la presse régionale, François Bayrou préfère imiter Valéry Giscard d'Estaing qui se déclara officiellement depuis sa mairie auvergnate de Chamalières en 1974. C'est donc de Serre-Castets dans les Pyrénées Atlantiques que le candidat UDF est entré officiellement dans la course à la présidentielle. Au reste, les références, Bayrou en a d'autres : Charles De Gaulle, Pierre Mendès France, Michel Rocard, Raymond Barre ou Michel Barnier, le centriste embrasse un large cercle politique pour tenter d'exister. Refusant la bipolarisation de la vie politique que rejetteraient d'après lui les Français, François Bayrou aime à citer l'exemple de l'Allemagne où sociaux-démocrates et démocrates chrétiens gouvernent en coalition depuis que les électeurs ont refusé de donner la majorité à un camp. Pour lui, il convient de changer de logique. Invité de l'émission Ripostes dimanche, il a indiqué qu'en 2002 Jacques Chirac avait commis "une erreur républicaine", en ne respectant que les 19% obtenus au premier tour pour composer son gouvernement , alors que le peuple de gauche avait ausi voté pour lui. La solution passe donc par un gouvernement naviguant au centre et s'appuyant sur les meilleures personnalités politiques de droite comme de gauche. Face à Arnaud Montebourg qui lui oppose ses alliances objectives avec l'UMP, le député UMP Dominique Paille qui conteste sa position de critique inopérante et Olivier Besancenot qui tout en saluant son attitude de résistance ne voit en lui qu'un libéral de plus -puisqu'il veut interdire les budget de fonctionnement déséquilibrés; François Bayrou était seul contre tous. Voilà qui peut d'ailleurs constituer une consolation : puisque personne n'est complètement d'accord avec lui c'est bien que son discours a sa place... |
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