Le blog politique de Fluctuat.net
Fil d'actu : UDFFil Rss UDF
L'actualité de l'UDF (Union pour la Démocratie française).

Toutes les balles au centre

Posté par Easywriter le 24.05.07 à 11:49 | tags : ump, ps, udf, stratégie, legislatives, décryptage, modem

Si Nicolas Sarkozy a gagné les élections au terme d'une campagne très à droite, il assure désormais ses positions en neutralisant le centre.

Politiquement d'abord, le gouvernement ne communiquant pas autre chose que sa volonté de concertation et son souci d'un pragmatisme non partisan soit les deux axes principauxde la campagne de François Bayrou. Le discours d'ouverture de Bayrou prend un sérieux coup de vieux avec la nomination de Hervé Morin au Ministère de la Défense et de quelques égarés de gauche à des postes subalternes.

Stratégiquement ensuite en encourageant la création d'un nouveau centre, celui des anciens bédouins de Bayrou désormais sédentarisés dans le sarkozysme le plus décomplexé. Les 22 parlementaires, menés par Morin, présenteront 85 candidats et obtiendront probablement un groupe d'une trentaine de têtes à l'assemblée. Une opération menée tambour battant, Morin ayant même d'après le Canard Enchaîné envoyé au feu sa femme, son atachée de presse et même son chauffeur !
Le Mouvement démocrate risque malgré son audience de ne pas avoir de groupe (20 députés minimum), ce qui le privera de financement public comme de tribune politique - auquel cas bon courage pour 2012....

Stratégiquement toujours, en favorisant le rapprochement des radicaux valoisiens de Jean-Louis Borloo avec le PRG de Jean-Michel Baylet, ce dernier étant lié au parti socialiste par un accord national qui a bien failli capoter dans la foulée. Si l'opération (ajournée jusqu'à l'issue du scrutin) aboutit, le nouveau centre et les nouveaux radicaux occuperont tout l'espace politique déjà étroit dans lequel Bayrou évoluait. Bayrou que Sarkozy aurait affirmé vouloir "définitivement dessouder". Et qui a désormais autant intérêt que els socialistes à mettre en place une alliance de centre gauche.

 

A noter : dès 20 H le 10 juin les résultats du premier tour des législatives
             dès 20H le 17 juin les résultats du second tour des législatives 

 


Le Mouvement Démocrate est né

Posté par Easywriter le 10.05.07 à 15:23 | tags : udf, legislatives, modem
"Notre pays a besoin d'avoir à l'Assemblée nationale des défenseurs capables de dire oui quand c'est oui, et non quand c'est non" (...)"s'il n'y a que des gens qui disent oui à chaque scrutin et d'autres qui disent non à chaque scrutin, alors il n'y a pas de défenseurs des Français, il n'y a que des robots".
François Bayroua perdu une bonne partie de ses robots dont beaucoup ne se sont même pas déplacés au Conseil National de l'UDF qui a entériné à main levé le tout frais Mouvement démocrate. L'ex candidat centriste espère retrouver aux législatives quelques uns des 7 millions d'électeurs (un poil moins en fait) qui lui ont accordé leur confiance le 22 avril. La vidéo ci-dessous propose de résister plutôt que de céder.

Le Mouvement démocrate en ligne (de rupture)

Posté par Easywriter le 08.05.07 à 09:13 | tags : udf, modem, démocratie
Avant d'être un parti, le Mouvement démocrate est ...un blog ! Ben oui, François Bayrou commence sa bataille sur le net, dernier bastion où s'exprime la liberté de penser si l'on en juge par un ce post d'une mauvaise foi revigorante. Le candidat centriste aurait aimé qu'on diffuse en totalité et en direct son intervention hier soir sur les chaînes de télévision, lui qui a déjà eu bien plus de place au second tour que Jean-Marie Le Pen en 2002 alors que celui-ci était qualifié pour la finale.

Bref, le Mouvement démocrate tentera probablement de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions et rêve de prospérer sur les ruines d'un parti socialiste dans la tourmente. Si aucun accord n'est à prévoir dès le premier tour, des désistements pourraient intervenir au second bien que François Bayrou doive décider d'un positionnement plus clair, ses bédouins étant d'une très relative fidélité. "Je ne me reconnais plus du tout dans le combat de François Bayrou et dans sa façon de voir les choses" aurait même dit hier Maurice Leroy, qui a découvert ce profond désaccord en moins de quinze jours. François Bayrou lui n'a pas varié d'un iota dans le même temps il faut le reconnaître.


Quitterie Delmas votera Ségolène Royal

Posté par Easywriter le 27.04.07 à 11:45 | tags : second tour, présidentielles 2007, udf, campagne electorale

Si je vote à titre personnel aujourd’hui Ségolène Royal, c’est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd’hui qu’une refondation des appareils politiques est possible. De plus, je souhaite une réforme des institutions imminente, comme François Bayrou : séparation des pouvoirs, non cumul des mandats, proportionnelle, fin de la collusion politico médiatique.
Quitterie Delmas. Pour savoir qui est cette vedette de la blogotruc, regardez cette présentation :


Un carton jaune pour Marine, et le sifflet pour son père

Posté par Moonlight le 26.04.07 à 10:17 | tags : présidentielles 2007, udf, ump, campagne electorale

La seule satisfaction du FN pour cette élection, c'est d'avoir gagner la bataille des idées. Selon les cadres du parti la droitisation du discours de Nicolas Sarkozy prouve que Jean-Marie Le Pen avait raison depuis 30 ans. Bruno Gollnisch déplore que le FN ait été victime - au même titre que les Verts - d'une dépossession de ses thèmes de prédilections.
Maigre lot de consolation, pour un parti qui s'est fait faire les poches par l'UMP. Cependant la défaite a aussi quelques causes internes. La stratégie de Marine Le Pen, de lissage de la ligne idéologique n'a pas convaincu les partisans de la ligne dure, et n'a pas réussi à rassembler en dehors des électeurs traditionnels malgré les signes d'ouvertures, notamment en direction des électeurs issus de l'immigration.
Au FN l'avenir de la fille du grand chef est menacé, même si au sein du bureau politique on veut préserver le parti d'une nouvelle guerre intestine. La transition devrait donc se faire de manière feutré.
Cet échec électoral, ne signe en aucun cas l'arrêt de mort du FN, qui pèse toujours sur le paysage politique avec ses 3,8 millions de voix. Et l'on me souffle dans l'oreillette, que le refus de François Bayrou d'indiquer une consigne de vote claire, pourrait donner à Jean-Marie Le Pen le rôle d'homme en noir pour le scrutin du second tour.


Non merci

Posté par Moonlight le 25.04.07 à 22:42 | tags : second tour, présidentielles 2007, ps, udf, ump, campagne electorale

Nicolas Sarkozy décline l'invitation au débat de François Bayrou. Pour le candidat de l'UMP, il n'y a que les finalistes qui ont vocation à échanger face aux Français, et selon lui un tel rendez-vous serait contraire aux traditions institutionnelles de la Vème République. En clair, il ne souhaite pas accorder à François Bayrou une place dans le duel du second tour. Ce refus lui permet de se démarquer de sa rivale qui pour sa part, est favorable à un débat face à la presse quotidienne régionale ce vendredi. A suivre...


Sarkozy met la pression sur les élus de l'UDF

Posté par Moonlight le 25.04.07 à 15:06 | tags : second tour, présidentielles 2007, udf, ump

" Je dis non à la proportionnelle aux législatives mais oui en ce qui concerne le Sénat "

Après la bourde de Brice Hortefeux qui avait déclaré qu'une dose de proportionnelle était envisageable aux législatives, sortie interprétée à l'époque comme un clin d'oeil au FN, et qui lui a valu un rappel à l'ordre.
Nicolas Sarkozy confirme dans un entretien au Monde qu'il est fermement opposé à la proportionnelle en ce qui concerne les législatives. C'est à coup sûr un signal de fermeté envers les élus de l'UDF qui seront obligés, en cas d'élection du candidat de l'UMP, de composer avec le parti de celui-ci s'ils veulent conserver des sièges à l'Assemblée Nationale. Il applique sa stratégie de la main tendue, qui reste tout de même ferme.


Bayrou peut-il s'en sortir ? (Pérégrinations d'un centriste en cercle bipolaire)

Posté par Easywriter le 25.04.07 à 12:59 | tags : décryptage, présidentielles 2007, ps, udf, ump
François Bayrou peut certes se féliciter d'avoir su bousculer le duo UMP/PS au premier tour, mais c'est surtout dans les semaines à venir qu'il va réellement affronter la puissance des appareils. Et la transformation de son essai tient essentiellement à l'attitude qu'il va adopter jusqu'au 06 mai.

D'un côté un Parti socialiste qui lui propose un rapprochement osé mais pourra toujours en cas de refus arguer que finalement le jeu est toujours le même et que le centre restera "dans la vieille tradition" et "ne sera qu'un appendice de la droite." (Dominique Strauss-Kahn cité ce matin par l'agence Reuters.)
Au reste, d'accord sur la rénovation démocratique, l'environnement, l'instauration d'une dose de proportionnelle et en partie sur l'Europe - à la vérité sur la seule adoption par referendum d'un court traité, la question européenne divisant le PS de manière prononcée - socialistes et centristes ne sont d'accord ni sur la hausse du SMIC, ni sur les 35 heures, ou les réformes éventuelles du code du travail. En clair, si les valeurs humanistes et sociales révendiquées, voire une certaine conception de la politique permettent d'imaginer des rapprochements, les mesures concrètes des uns et des autres creusent a contrario un sacré fossé.

Avec la droite c'est l'inverse : si Nicolas Sarkozy reste la figure repoussoir d'un exécutif brutal, force est de reconnaitre que le discours fiscal du candidat UMP et ses propositions d' allégement des charges sur les heures supplémentaires sont plus proches du programme de Bayrou que ne le sera jamais celui de Ségolène Royal. L'un des rédacteurs du projet du candidat centriste, le député de Seine Maritime Pierre Albertini, ne s'y est d'ailleurs pas trompé en ralliant Sarkozy dès mardi.

Si on caricature, les centristes font une politique de droite mais avec une gestuelle de gauche moyennant quoi ils peuvent effectivement bouffer à tous les nouveaux rateliers électoraux - ceux qui ont honte d'être de droite, ceux qui n'en peuvent plus des socialistes.Sur le plan stratégique c'est plus complexe encore : bien sur, les bédouins de Bayrou ont été élus en 2002 avec des voix de droites et grâce à une clause de non concurrence avec l'UMP. Dans les exécutifs locaux, régions, départements, les élus UDF suivent généralement sans moufter leurs tuteurs de droite. S'ils choisissent l'émancipation et que Sarkozy est élu, ils sont privés de l'étiquette majorité présidentielle et prennent une toise. Alors que leur chef pérore sa farouche indépendance et la beauté du centre retrouvé, eux ont sur le terrain des priorités autrement prosaïques : être réélus. Et éventuellement négocier une meilleure visibilité avec l'UMP mais en renonçant à ne plus être satellisé par celle-ci.

L'idée d'un virage à 180 degrés d'une alliance avec la gauche sera intenable sur le terrain. C'est la deuxième option : négocier un désistement mutuel aux législatives et obtenir grâce à la gauche ce dont veut vous priver la droite pour revenir en force au Parlement. Il y a de la place : Les Verts et les communistes sont dans le coma. Troisième voie enfin et probablement celle retenue : plutôt que de privilégier une option qui comporte fatalement une part de renoncement et de risque, choisir de laisser voter librement les électeurs. Si le parti socialiste se vautre, Bayrou peut alors récupérer l'aile droite du parti pour fonder une mouvance démocrate. Si c'est Sarkozy qui se plante, il peut séduire l'aile modérée, la droite sociale, et fonder une mouvance démocrate. En reportant le score de leur candidat sur les législatives circonscritption par circonscription, els centristes estiment pouvoir créer 400 triangulaires - oublaint un peu vite que le vote Bayrou n'est pas un vote d'adhésion "UDF". Mais l'essentiel n'est pas là : cette option permet de conserver la tête relativement haute tout en laissant se faire la cuisine interne sur le terrain. Faire croire qu'on est indépendant alors qu'on dépend de tous. Et essayer de transformer l'illusion en réalité d'ici 2012.


Une soirée électorale dans les QG

Posté par Easywriter le 23.04.07 à 16:36 | tags : campagne electorale, ump, udf, ps, présidentielles 2007

Rive droite/ rive gauche : pendant qu'hier soir on sirotait une bière en écoutant au téléphone la musique d'attente des livreurs de pizzas, notre reporter émérite sillonait la capitale en scooter, de la rue de Solferino où on attendait Ségolène Royal au QG de campagne de Nicolas Sarkozy en passant par la rue de l'université, fief de François Bayrou.

" Rive droite/rive gauche : les dessous de ambiance dans les QG de campagne ", c'est un reportage de Nedjma Van Egmond.

Lire l'article


François Bayrou a-t-il tué René Rémond ?

Posté par Myosotis le 16.04.07 à 15:36 | tags : udf, élucubration

Etrange coïncidence que celle qui fait disparaître le mégahistorien René Rémond au moment où Rocard et Kouchner viennent valider le scénario du président de l'UDF selon lequel gauche modérée et centre droit pouvaient enfin se rejoindre. L'oeuvre majeure de l'historien publiée pour la 1ère fois en 1954 s'appelait Les droites en france et posait l'existence, en opposition à la gauche socialiste de 3 courants dans la droite française : le bonapartisme, le légitimisme et l'orléanisme. Ces 3 courants, qu'on peut retrouver aujoud'hui sous des formes bâtardes, se distinguent par leurs caractères marqués. Le légitimisme est réactionnaire et opposé aux acquis de la Révolution Française. Il est assez anecdotique de nos jours. L'orléanisme, d'abord contre-révolutionnaire, est avant tout libéral et parlementaire. Le bonapartisme met, quant à lui, en avant l'exercice du pouvoir par un seul homme, qui trouve sa légitimité dans son rapport au peuple et à la souverainété populaire.

Dans une réédition de 2005, Réné Rémond prenait acte de la disparition des légitimistes et posait cette évolution fondamentale des droites depuis 1815 : le passage de la gauche modérée à droite. Ainsi, et bien que François Bayrou joue sur la thèse inverse (la gauchisation des droites), le meurtre, ou la mort, de René Rémond profiterait plus théoriquement à Ségolène Royal qu'au candidat de l'UDF. Evidemment, d'aucuns diront que révéler en 2005 que le PS a viré de bord n'est pas l'exploit du siècle. Extrait :

" La distinction entre les deux autres droites, "orléaniste" ou libérale, et "bonapartiste" ou autoritaire, est plus vive que jamais : toute l'histoire des droites sous la Ve République s'ordonne autour de leurs rapports et j'ai été amené à faire dans ce livre une place importante au récit et à l'explication de leurs relations. De surcroît, le moment n'est-il pas venu d'enregistrer la naissance ou de prendre acte du passage à droite d'autres composantes du spectre politique et idéologique ? La question se pose pour la démocratie d'inspiration chrétienne comme pour tel rameau du radicalisme."

 


Bayrou est -il le candidat le plus conservateur ?

Posté par Easywriter le 16.04.07 à 11:42 | tags : udf, présidentielles 2007, décryptage
"Ou bien des candidats communs qui seront les candidats de la majorité nouvelle, ou bien des candidats ayant entre eux un accord de désistement."

Ce matin sur France Inter, François Bayrou répondait lui aussi non à la proposition de Michel Rocard pour un accord de désistement PS/UDF signé avant l'échéance du premier tour. Il expliquait par cette phrase citée comment il construirait une majorité. C'est assez troublant de constater qu'un candidat regarde d'abord qui le suivra et ensuite quel type de politique il pourra mener au lieu de fédérer autour d'un projet. Aujourd'hui la recomposition du paysage politique français - sur fond de crise structurelle du parti socialiste - semble plus importante que la vision politique qu'on a du pays. La majorité nouvelle qui se créerait autour de Bayrou serait plus ou moins conservatrice dans ses choix selon son équilibre interne. Comme l'explique assez bien Mélenchon, "dans ce genre de coalition on ne peut pas aller plus loin que ne le supporte la partie la plus conservatrice". Ce qui veut dire qu'en réalité on ne va jamais très loin, plus les compromis sont importants moins les politiques menées sont fortes quel que soit le point de vue qu'on adopte.

C'est pourquoi le candidat UDF a le programme le plus faible et le moins détaillé qui soit : il est à la recherche du plus petit dénominateur commun, sa victoire se fait sur le modèle des temps de crise où une entente minimum sur quelques mesurettes est le petit prix à payer pour garantir la survie du système. En cela, Bayrou est peut-être le candidat le plus conservateur qui soit : Devant le manque de désir suscité par les socialistes et la dangerosité potentielle d'une présidence Sarkozy, Bayrou incarne une très chiraquienne candidature de status quo. Il s'en réfère d'ailleurs souvent au Chirac de 1995, mais c'est à se demander s'il ne préfère pas surtout celui de 1997 : un président en heureuse cohabitation.
La candidature Bayrou est donc peut-être plus conservatrice qu'il n'y paraît et son projet tourne autour d'un renforcement de la figure du président (Le président détermine et conduit la politique de la nation écrit-il sur son site, alors que la Constitution de la Cinquième indique que c'est le gouvernement qui a cette charge comme l'a noté le professeur Bastien François). Son succès à gauche s'explique peut-être par la volonté des électeurs traditionnels du PS de voir le parti opérer sa mutation et s'offrir en attendant avec François une petite transition.

Mise à jour : sur les références constantes à ce beau jardin d'enfants qu'est la coalition à l'allemande, je vous invite à lire la tribune de Henrick Enderlin sur le site du Monde.

 


Bayrou le bug

Posté par Easywriter le 20.03.07 à 16:32 | tags : udf, humour
François Bayrou monte, la preuve il a droit aux mêmes blagues que ses camarades de jeux...: http://www.programme-bayrou.org.
Via Le Monde

Bayrou engrange les soutiens

Posté par Easywriter le 13.03.07 à 16:17 | tags : campagne electorale, udf, présidentielles 2007

Azouz Begag a de longue date des rapports tendus avec Nicolas Sarkozy et dit en conséquence tout le bien qu'il pense de la candidature Bayrou au journal 20 Minutes. Le candidat d'Alternatives libérales, Edouard Fillias, a lui quitté la course à l'Elysée faute de visibilité et appelle à soutenir François Bayrou ce qui ne manque pas de saveur. On attend plus que le ralliement de Claude Allègrequi ne soutiendra pas Ségolène Royal en raison de divergences sur la question du nucléaire et des OGM.
La technique utilisée par l'UMP comme le PS pour diaboliser la candidature Bayrou est selon Jean-Luc Mélenchon totalement inopérante. Sur son blog, le sénateur explique qu'expliquer que le centre c'est l'UMP comme le fait Simone Veil est le meilleur moyen de déculpabiliser ceux qui pencheraient pour Bayrou mais hésiteraient de par leur méfiance en l'appareil centriste.
Quant à l'appel de Dominique Strauss-Kahn qui demandait dans Le Monde à Bayrou de signer le pacte présidentiel de Royal, il n'est guère meilleur selon Mélenchon : "Trois sottises en une. D'abord il confirme que Bayrou n'est plus le porteur d'eau de la droite classique. Ensuite il lui donne un brevet de gauche sous simple condition de signature. Pire, il affirme que si Bayrou renonce à l'alliance avec Sarkozy, son engagement alors pour Ségolène Royal "fera une belle majorité pour battre Sarkosy et pour changer la France". Tout un programme! Mais on voit surtout le revers que cela annonce si les sondages favorisent encore un peu Bayrou:"pourquoi ne signez vous pas vous même le texte de Bayrou s'il est mieux placé que vous pour battre Sarkozy"?

Sur le mag politique : - Les centristes sous la Cinquième République
- La candidature Bayrou décryptée


La recette Bayrou inquiète

Posté par Moonlight le 07.03.07 à 15:48 | tags : udf, présidentielles 2007, stratégie

Pour François Fillon la cuisine électorale et la recette gouvernementale du centriste sont fades. Le conseiller de Nicolas Sarkozy est contre un mélange de la droite et de la gauche qui déboucherait sur un consensus mou.
François Bayrou inquiète de plus en plus les états majors de droite et de gauche qui concentrent désormais une part de leurs énergies à mettre leur grain de sel dans la campagne du candidat centriste. Le principal danger du projet de " grand parti démocrate " défendu par Bayrou est selon le PS et l'UMP, que cette union contre nature, regroupant la majorité et l'opposition dans le même gouvernement, laisse la contestation s'exprimer uniquement par la voie des extrêmes. Malgré les reproches, François Bayrou atteint 18,5% dans les sondages. Sa stratégie semble séduire de plus en plus de monde, les grands médias l'ont adopté et lui accorde une place de choix, sans compter Marianne qui s'emploie à faire monter la sauce du Béarnais, mais à quarante six jours du premier tour gare à l'indigestion.

Sur le mag, dossier Le cas Bayrou :
- Bayrou, une candidature en question
- Les candidats centristes dans la Ve République

(illus : via)


Libé, Bayrou et les bobos

Posté par Easywriter le 05.03.07 à 11:58 | tags : udf, présidentielles 2007, décryptage, medias et politique

Ca va mal à Libération. Alors qu'il croit faire peuple en lachant ses réflexes bourgeois, le quotidien reçoit une volée de bois vert. La couverture "pourquoi les bobos votent Bayrou" lui a valu une avalanche de courriers vengeurs. Outre les lourds problèmes financiers du journal c'est désormais surtout son positionnement qui inquiète. Le quotidien qui avait pour ambition d'être populaire sans jamais y parvenir est devenu petit à petit celui d'une certaine gauche éduquée (et vaguement libertaire) des classes moyennes, abusivement étiquetée "bobo" (habiter dans le 11 ème et aller en vélo au bureau suffit à être catalogué comme tel). C'est ce même vocable de bobo qu'il utilise aujourd'hui pour moquer un peu l'électorat Bayrouiste de gauche et ça lui retombe sur le coin du bec.

Ma théorie personnelle ( qui n'a rien d'extraordinaire) est que Libération suit la progression du parti socialiste depuis ses origines : virulent et révolutionnaire dans l'opposition des années 70 puis gauche libérale dans la foulée mitterrandienne, paumé et en perte de vitesse à la fin des années 90... Quand Ségolène Royal change la donne à gauche, en promouvant le participatif et la nécessité de renouer avec les classes populaires, Libération veut refondre son site, ouvrir ses colonnes aux lecteurs via un "Contre-libé" et se demande, comme les locataires de la rue de Solferino, comment continuer à être de gauche. Ces dernières semaines, le journal a fait dans le militantisme "pro-Royal" assez lourdaud - aussi peu convaincant que convaincu peut-être.


Au moment où il se veut moins gauche bourgeoise, le quotidien prend dans la gueule la droitisation de son lectorat de cadres plus ou moins aisés, tentés par le joker Bayrou. Car dans cette histoire, s'il faut reconnaître la maladresse d'un quotidien, il reste indéniable que la montée de Bayrou à gauche est liée aussi à la déshérence d'un pacte social qui ne lie plus entre elles des classes sociales en voie de cloisonnement. Que moins en moins de gens de gauche ont envie de financer une solidarité sociale au moment où ils ont l'impression que l'Etat les a lachés. Choisir François Bayrou et sa rigueur budgétaire (dont les plus fragiles feront les frais) est toujours moins cave que d'être sarkozyste de gauche quand on n'ose pas être de droite. Les lecteurs de Libé sont donc un peu de mauvaise foi comme le journal qu'ils adorent détester.

 

 


Les jeux seraient-ils déjà faits?

Posté par Moonlight le 22.02.07 à 09:15 | tags : campagne electorale, udf, présidentielles 2007, chiffres
François Bayrou déclarait au Monde le 12 février, « si à la fin du mois je suis à 17% c'est gagné ». Le sondage CSA du 21 février parut dans Le Parisien lui attribue ce score. Il devient enfin le troisième homme - des sondages -. L'engouement récent autour de sa candidature lui donne des ailes, et il se voit déjà pilote d'un gouvernement d'union nationale.
Pour le candidat de l'UDF entre la troisième et la première marche du podium il n'y a qu'un pas. Sa stratégie de rassemblement semble payer, mais le pourfendeur de la « médiacratie » qu'il est doit savoir mieux que personne, que les sondages, ce ne sont que des sondages.
Mise à jour Easwriter : à moins que les jeux ne soient faits mais dans l'autre sens. Romano Prodi a démissionné ce matin suite à un désaveu du Sénat sur la présence des troupes italiennes en Afghanistan; lors du vote les communistes s'étaient abstenus. " Le problème de l'Italie c'est qu'on a essayé de faire travailler les gens modérés avec des extrémistes" a expliqué Bayrou sur France Inter. N'empêche qu'un des exemples européens de coalition - dirigée en outre par un des amis du candidat UDF - n'a pas tenu un an avant d'être dans l'impasse.

Lire aussi : Daniel Cohn-Bendit propose une union de centre-gauche et François bayrou plus grand que nature


Daniel Cohn-Bendit propose une union de centre gauche

Posté par Easywriter le 21.02.07 à 14:15 | tags : udf, campagne electorale, ps, les verts

Un partenariat présidentiel ou une nouvelle forme de coalition, appelez ça comme vous voulez mais toujours est-il que Daniel Cohn-Bendit a demandé ce matin depuis Francfort la mise en place d'un accord entre le PS l'UDF, Les Verts et l'UDF avant le premier tour : sur France Inter, il a motivé cette idée par un souci de Realpolitik, Les Verts ne décolleront pas, le Parti socialiste ne battra pas Nicolas Sarkozy sans les voix de François Bayrou et ce dernier ne peut s'émanciper de l'UMP qu'en regardant sur sa gauche. En gros, personne ne peut gagner la Présidentielle sans les voix centristes et il importe de damer le pion à Sarkozy tout de suite. Le pacte prévoit donc l'union de trois pôles : un pôle écologique (Dominique Voynet + Nicolas Hulot), un pôle central autour de Royal et un pôle centriste (Bayrou), chacun se répartissant les attributions et ayant la garantie d'un groupe parlementaire.
Comment ? Le PS pourrait s'engager à ne pas présenter de candidats là où il y a un député UDF sortant, augmentant les chances de victoire de ceux-ci dans un contexte difficile de compétition avec l'UMP. A moins que François Bayrou soit au second tour auquel cas il devient le Romano Prodi (chef de la coalition gouvernementale italienne) français et les voix socialistes se reportent sur lui. Ce sont évidemment les exemples italiens et allemands qui inspirent Dany Le Vert même s'il se réfère à un épisode bien français : le renoncement de Jacques Delors à se présenter aux élections présidentielles de 1995 parce que ses idées n'étaient pas assez soutenues au sein du PS, et que l'UDF faisait la sourde oreille à celui qui aurait pu être l'homme de la transformation sociale-democrate du PS. Les centristes "s'en mordraient encore les doigts", selon Cohn-Bendit.
Invités de la tranche matinale,Jean-Christophe Cambadelis pour le PS et Hervé Morin pour l'UDF ont tous deux rejeté l'idée. Le premier parce que ce système à l'allemande ne marche pas sans une forte dose de proportionnelle qui n'existe pas ici et que Bayrou est un "produit 100 % synthétique, le mariage improbable de la gauche et de la droite et de ceux qui ne veulent ni de la gauche ni de la droite". Le second parce que la tatique de Cohn-Bendit consiste à faire sortir l'UDF du giron de l'UMP pour filer directement dans celui du PS conservant entier le problème de l'assujettissement au bipartisme. " Le problème aujourd'hui du parti socialiste c'est qu'est-il devenu ? Fait-il toujours des oeillades au PCF ou devient-il social-démocrate ?" a noté Morin.

Sur le forum : Quel gouvernement d'union nationale ?

 


François Bayrou se la joue royal

Posté par Easywriter le 19.02.07 à 11:29 | tags : campagne electorale, udf, présidentielles 2007

Sur le plateau de Christine Ockrent hier soir, François Bayrou a (m'a-t-il semblé) surtout tapé sur la droite. Nicolas Sarkozy aurait des idées dangereuses pour la France, son programme étant la mise en place d'une société du plus fort à l'inverse d'une société du plus juste (tiens tiens...) que lui incarnerait. Sur les questions fiscales, le candidat UDF s'est opposé au bouclier fiscal, autre idée de Sarkozy qui consiste selon lui à exonérer les plus riches. Bayrou préfère une assiette plus large de l'ISF avec un taux très faible.
Le Béarnais a encore expliqué la réforme nécessaire de l'Etat central pour trouver des marges de manoeuvre budgétaire - ce par quoi Ségolène Royal a entamé son discours de Villepinte. Les appels du pied à une gauche socialiste qu'on annonce déjà déconfite n'ont pas manqué, du côté de son électorat historique comme du côté de ses cadres : après avoir rappelé la confiance et les liens ("presque émouvants") qu'il entretient avec le monde enseignant, un des bastions socialos, Bayrou a indiqué qu'il avait des noms de personnalités de gauche potentiellement capables d'être premier ministre pour lui. ( le lendemain sur RMC, il déclarera son estime à Dominique Strauss-Kahn...) Et de droite ? " Je n'en vois pas pour l'instant ", a t-il répondu à Serge July.
Très à l'aise et plutôt convaincant, François Bayrou a peu critiqué le programme de Ségolène Royal comme s'il souhaitait éviter aux lieutenants socialistes un impossible ralliement futur à cause de propos trop durs à l'encontre de leur candidate. Comme s'il ne valait mieux pas tirer sur une ambulance. Et quand Serge July lui rappelle que Jean-Marie Le Pen totalise des intentions de vote déjà supérieures à celles de février 2002, Bayrou essuie la remarque d'un revers. Hier soir, le deuxième homme, c'était lui.


François Bayrou plus grand que nature

Posté par Easywriter le 16.02.07 à 15:53 | tags : udf, medias et politique
Dans une campagne électorale, le soutien des people n'est pas à négliger. Nicolas Sarkozy a réuni autour de sa candidature une belle brochette d'intellectuels - Pascal Sevran, Steevy Boulet, Doc Gyneco, Roger Hanin et d'intellectuels - André Glucksman, Alain Finkielkraut, Marc Weitzmann. Ségolène Royal ayant moins réussi dans cette deuxième catégorie, dimanche à Villepinte la caméra de l'organisation trainait volontiers du côté de Lambert Wilson, Sylvie Testud, Philippe Torreton Charles Berling et Yvan Le Bolloch.
Pour François Bayrou qui doit convaincre qu'il n'est pas seul avec sa quinzaine de "bédouins", le ralliement people compte double : heureusement il est "soutenu" par Alain Duhamel (voilà qui a de la gueule) et ...Patrick Sébastien (ah...) , qui explique au Parisien que Nicolas Sarkozy le fait flipper et que Ségolène Royal n'a pas l'envergure d'un Chef d'Etat. On apprend dans le Parisien (encore) que Vincent Lindon, Richard Borhinger, François Berléand ferait également partie du club. Et combien rejoindront la troupe après avoir lu Le Parisien (toujours), qui consacre quatre pages au leader de l'UDF ? Comme Le Parisien (qu'on aime bien je vous jure) aime les histoires , il raconte comment François a vaincu son bégaiement - Ce que réussissent au passage 80% des enfants bègues avant l'âge de 16 ans.
L'un de ses six fils André témoigne de la révolte qui habite son père. Il faut tourner la page pour commencer à lire quelques critiques - il ne va jamais dans son fameux bled des Pyrénées et son passage à l'Education Nationale ne restera pas dans les Annales du ministère. Romano Prodi - oui oui le Premier ministre italien - explique que le gouvernement d'union nationale c'est l'avenir, surtout entre la gauche et le centre d'ailleurs... On apprend aussi que le pourfendeur des connivences medias/politiques siège au Comité France Galop aux côtés d'Arnaud Lagardère ( Europe 1, le JDD, plus gros éditeur mondial de magazines) et d'Edouard de Rotschild (Libération). Catholique de toujours, François Bayrou aurait entendu d'après Charles Pasqua la Sainte-Vierge lui prédire un avenir de Président. Diable (pardon)!! Même si nous aussi à la lecture du Parisien, François, on a vraiment eu une grosse hallu...

Alain Duhamel votera François Bayrou

Posté par Easywriter le 15.02.07 à 12:39 | tags : udf, dailymotion, medias et politique


Il a le droit de le faire mais aussi celui de le dire -et pourquoi pas de l'écrire -ailleurs que dans une réunion de jeunes UDF parisiens. (Ca se passe au milieu de la vidéo à peu près)

Via le (très bon) blog de Birenbaum
Mise à jour du 16 02 : Il n'est plus sur France 2 et un peu moins sur RTL. Salauds de medias, Bayrou avait raison!


François Bayrou rêve de 69, année exotique

Posté par Easywriter le 24.01.07 à 12:45 | tags : campagne electorale, udf, présidentielles 2007, politique-fiction

Parmi les multiples positions dans lesquelles il pourrait se retrouver, François Bayrou préfère sans nul doute celle qui ressemblerait à l'élection présidentielle de 1969. Ce fut la dernière occasion de voir la France se départager entre un candidat de droite et un autre du centre (voilà pourquoi le qualificatif exotique un peu poussif pardon...). Imaginez que 2007 soit une élection anticipée à la suite de la démission de Jacques Chirac qui prendrait sur lui l'échec du referendum européen nous pourrions être dans un contexte assez similaire. De Gaulle quitte en effet l'Exécutif en 1968, sa réforme du Sénat et des Régions ayant été désapprouvée par l'électorat. L'interim est donc assuré par le Président du Sénat, Alain Poher. Logiquement, Georges Pompidou déclare sa candidature et se place dans le sillon du Général. Poher, centriste et européen convaincu, qui vient de déguster avec les ministres gaullistes, se lance.

Si en 2007, cinq candidats antilibéraux, une écologiste et un socialiste se disputeront probablement l'électorat de gauche, en 1969 la gauche est aussi très "plurielle" : cinq candidats se présentent, le communiste Jacques Duclos -avant l'ère mitterrandienne les communistes représentent la plus grande force politique de ce côté-ci de l'échiquier - le socialiste Gaston Deferre, Michel Rocard pour le Parti socialiste unifié Alain Krivine , déjà représentant de la LCR et Louis Ducatel un radical indépendant. Moyennant quoi, personne ne se détache et certainement pas Gaston Deferre qui dévisse complètement dans les semaines avant le scrutin ( aïe...tout parallèle avec..etc) pour s'écrouler à moins de 5 %. Les socialistes voulaient naviguer au centre - leur échec conduira à un programme commun avec les communistes changeant durablement la physionomie de la gauche du pays - mais c'est le centre et la droite qui ratisseront à gauche. Un scénario pas si délirant pour le scrutin qui nous occupe.

Las, on espère pour Bayrou que la comparaison s'arrêtera là : Pompidou réunit 44% dès le premier tour devant Poher (23,3 %)et le refus des communistes (21,27 %) d'accorder un soutien à deux candidats également méprisés, qui sont "bonnet blanc et blanc bonnet" , lui laisse un boulevard. Le centre commence sa mutation en satellite de la droite. En 2007, Bayrou, opposé à Nicolas Sarkozy au second tour, obtiendrait sûrement le soutien discret mais beaucoup moins efficace aujourd'hui des communistes et celui sûrement plus payant des socialistes. Il pourrait être alors un Alain Poher qui réussit , en somme : celui-ci ne fut jamais président, exerça un nouvel interim après la mort de Pompidou, tenta brièvement une entente avec les socialistes de 81 puis s'endormit sur son fauteuil de président du Sénat d'où il se réveilla en 1992.


François Bayrou est-il crédible ?

Posté par Easywriter le 09.01.07 à 12:06 | tags : bayrou, udf, marketing politique, medias et politique
« TF1 n’est pas le patron, pas plus que les autre grands groupes »
hier en conférence de presse

J'ai toujours du mal à croire à la sincérité de François Bayrou dans sa croisade contre la concentration des medias et la connivence que certains grands groupes (au hasard TF1) pratiquent à l'égard de certains politiques ( au hasard pas avec lui). Invité de Marc-Olivier Fogiel sur RTL ce matin, Patrick Poivre d'Arvor a assuré que François Bayrou l'avait félicité en personne pour la couverture médiatique de la Présidentielle en 2002. Le présentateur du JT a expliqué qu'il était venu saluer le candidat alors qu'il se rendait à Saint-Jacques de Compostelle et que ce dernier l'avait invité à dîner et même à dormir dans sa demeure. Manière de rappeler que niveau connivence et mauvaise foi, le candidat centriste pouvait se taire. Et que le fait d ene pas décoller dans les sondages le rendait un peu amer voilà tout.
Pourtant François Bayrou vient de franchir une étape supplémentaire : Présentant son site hier, il a rappelé que les fréquences obtenues par les chaînes étaient des concessions dont on pouvait s'étonner qu'elles ne cessent d'être reconduites sans qu'on songe à les mettre en concurrence.
« Depuis des années, la puissance de ces acteurs audiovisuels est telle que la puissance publique ne défend plus un certain nombre de principes et ne discute plus des conventions », a indiqué le candidat UDF. Qui vise très clairement TF1, qui devrait bientôt voir sa concession renouvelée pour cinq ou dix ans. Que propose le candidat pour revoir le paysage audiovisuel français ? Comment peut- lutter contre l'hégémonie de certains acteurs ? Ca parait plus difficile encore qu'un changement de Constitution mais suivons la prestation du candidat à l'Assemblée Nationale le 23 janvier prochain où seront abordées ces questions.


Bayrou est-il un chasseur solitaire ?

Posté par Easywriter le 13.12.06 à 11:17 | tags : bayrou, udf

A mesure qu'avance la campagne électorale, la pression va monter sur François Bayrou. C'est bien beau d'imaginer une famille politique qui irait de Michel Rocard à Michel Barnier mais il va falloir bientôt choisir son camp, camarade. Le parti socialiste a déclenché les hostilités par la voix d'Arnaud Montebourg qui estime que le candidat UDF "pille des  voix de gauche pour apporter des solutions de droite".
Ces voix de gauche, Bayrou espère bien les prendre à l'électorat de Dominique Strauss-Kahn, européiste et social-démocrate convaincu, comme l'ami François. La frange supérieure de l'électorat PS (classes moyennes et intermédiaires) est la plus visée par le hold-up. L'UMP se dit qu'après le feu de paille, Bayrou se rangera derrière Nicolas Sarkozy et qu'il sera alors largement temps de sortir le chéquier ministériel. Entre les deux formations le candidat UDFpensait trouver une troisième voie, appelant au rassemblement, une union violente plutôt qu'une rupture tranquille, mais il stagne dans les sondages.  Peut-être que les Français estiment que niveau centre mou ils sont déjà gâtés avec les formations classiques et que ce sont les extrêmes.
"Les Français pensent que je suis totalement seul", aurait-il confié à un dîner (d'après France Inter ce matin). Du coup il se ballade les jours prochains avec ses "bédouins", ces quelques parlementaires qui traversent le désert avec lui depuis la brouille avec l'UMP. Même Jean-Marie Cavada s'y met. Mais ça commence à se voir que tout cela est surtout une grande aventure personnelle...

Au théâtre samedi soir







Quand vous recevez Ségolène Royal sur le plateau vous ne lui parlez pas de Nicolas Sarkozy
- Ah si
-Quand vous recevez Nicolas Sarkozy vous ne lui parlez pas de Ségolène Royal,
- Si
- (l'interrompant) En tout cas vous ne leur parlez pas de moi. Non jamais, excusez moi ils sont tout le temps sur vos plateaux..
- Reconnaissez que le PS et l'UMP pèsent un peu plus lourd
- Plus lourd aux yeux de qui ?
- Ne serait-ce qu'à l'assemblée
- A la dernière élection le parti socialiste n'était pas au deuxième tour alors cessez.."
Etc, etc

François Bayrou passe pour un rebelle, Claire Chazal pour une journaliste rentre-dedans, les audiences sont bonnes, tout le monde est content. L'effet - non voulu- de décalage entre l'image et le son rend très bien l'aspect théâtral de la scène.



François Bayrou, le centre est partout

Posté par Easywriter le 03.12.06 à 19:52 | tags : candidats, campagne electorale, bayrou, udf, présidentielles 2007


A chacun ses références. Si Nicolas Sarkozy marche sur les traces de Jacques Chirac en annonçant sa candidature dans la presse régionale, François Bayrou préfère imiter Valéry Giscard d'Estaing qui se déclara officiellement depuis sa mairie auvergnate de Chamalières en 1974. C'est donc de Serre-Castets dans les Pyrénées Atlantiques que le candidat UDF est entré officiellement dans la course à la présidentielle. Au reste, les références, Bayrou en a d'autres :  Charles De Gaulle, Pierre Mendès France, Michel Rocard, Raymond Barre ou Michel Barnier, le centriste embrasse un large cercle politique pour tenter d'exister.
Refusant la bipolarisation de la vie politique que rejetteraient d'après lui les Français, François Bayrou aime à citer l'exemple de l'Allemagne où sociaux-démocrates et démocrates chrétiens gouvernent en coalition depuis que les électeurs ont refusé de donner la majorité à un camp. Pour lui, il convient de changer de logique. Invité de l'émission Ripostes dimanche,  il a indiqué qu'en 2002 Jacques Chirac avait commis "une erreur républicaine", en ne respectant que les 19% obtenus au premier tour pour composer son gouvernement , alors que le peuple de gauche avait ausi voté pour lui.
 La solution passe donc par un gouvernement naviguant au centre et s'appuyant sur les meilleures personnalités politiques de droite comme de gauche. Face à Arnaud Montebourg qui lui oppose ses alliances objectives avec l'UMP, le député UMP Dominique Paille qui conteste sa position de critique inopérante et Olivier Besancenot qui tout en saluant son attitude de résistance ne voit en lui qu'un libéral de plus -puisqu'il veut interdire les budget de fonctionnement déséquilibrés; François Bayrou était seul contre tous. Voilà qui peut d'ailleurs constituer une consolation : puisque personne n'est complètement d'accord avec lui c'est bien que son discours a sa place...



  Discussions en cours sur le forum politique :
Rechercher
Dans la boite
Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines