« Ben Laden déclare que sa mission est de dire aux musulmans ce qui est bon pour eux et ce qui ne l’est pas. Cet homme né dans la richesse et les privilèges considère bon pour les musulmans pauvres de devenir des tueurs et des kamikazes. Il leur promet que c’est le chemin du Paradis, mais il n’a jamais proposé de le prendre. »
Le 11 septembre 2001 a révélé un George Bush que le monde ne connaissait pas. Auparavant moqué, sujet des railleries pour sa méconnaissance des affaires intérieures et extérieures, il a fait preuve de répondant lorsque l’Amérique a été attaquée. Et a montré à tous que son instinct et sa foi étaient ses seuls guides.
Entre raison et religion, le Président a choisi en 1985. Alors alcoolique et marié à une femme qu’il trompe, George Bush se laisse aller, et sa carrière avec lui. Son père décide de lui faire rencontrer le pasteur évangélique Billy Graham.
George devient alors un homme nouveau. Un
born again, sauvé. La religion chrétienne le guide et lui fait perdre toute sa raison. Avec la foi, plus besoin d’analyse, de réflexion ou de doutes : place à l’action, à la décision catégorique et à l’instinct de la cause juste.
Allié aux néo-conservateurs, cette affirmation de soi se révèle catastrophique. Du retrait du protocole de Kyoto à la suppression des aides aux associations étrangères encourageant l’IVG et la contraception, tous les domaines sont touchés. En particulier l’économie. Malgré quelques signes positifs, la croissance américaine ralentit et l’Etat s’endette à une hauteur inégalée depuis 2000. Alors que Bill Clinton laisse un bénéfice de 236 milliards de dollars, George W. Bush finit son premier mandat sur un déficit de 413 milliards de dollars.
Une situation qui s’explique également par la baisse nette des charges patronales additionnée à l’augmentation constante du budget de la défense. Depuis les attaques terroristes sur les tours du World Trade Center, l’Amérique se défend par l’attaque. C’est la « croisade » menée contre des « Etats-voyous ». Guerre en Afghanistan, guerre en Irak, reprise du conflit israélo-palestinien : George Bush est sûr, son instinct lui montre la voie. Même s’il provoque des dissensions internationales, dont le refus de la France et de l’Allemagne de participer à sa guerre.
Mais la punition divine ne tarde pas. L’enlisement de l’armée américaine dans un conflit sans fin et surtout, le profond impact de l’ouragan Katrina. Pour la première fois, George Bush est désarmé et doit apprendre à ne plus faire confiance à sa seule foi en un Guide suprême. A propos de Katrina, il reconnaît son erreur : «
Je suis en tant que Président responsable du problème, et de la solution ». A propos de l’Irak, il avoue simplement sur Fox News, le 14 décembre 2005, regretter ne pas avoir transmis plus tôt la souveraineté aux Irakiens mais réaffirme que la décision d’attaquer Saddam Hussein était juste.
Car il est écrit, selon Bush, qu’un Président doit passer par une longue vallée de larmes avant de voir le bout du chemin. En novembre 2006; Georges et ses sbires prennent une claque quasiment sans précédent aux élections du Congrès. Les démocrates ravissent les deux Chambres,
Donald Rumsfeld est lourdé. Alors le Président continue de filer droit, et son staff avec lui. La Maison Blanche a son Messie, même si, comme l’a formulé John Kerry lors du premier débat précédant les élections présidentielles de 2004, «
On peut être certain et avoir tort ».
+ VIVE BUSH VIVE LES STATES !!! QUE LA FRANCE SOIT LE 51 EME STATE of THE USA, VIVE L'AMERIQUE..
+ Comme le dit Drzz, l'un des meilleurs, mais les Français evidemment ne le comprendront pas.