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La caution gauche à droite, c’est lui. Si le gouvernement mène des réformes un peu trop libérales, Jean-Louis Borloo est envoyé sur le front pour calmer les colères. M. Cohésion sociale a trouvé le meilleur poste pour être à droite sans trop passer pour un réformateur sans cœur. Tout a commencé pour l’ancien avocat de Bernard Tapie la première fois qu’il s’est rendu dans le Nord. Malheureux de voir que cette région est sinistrée et abandonnée par les autorités nationales, il décide de se consacrer à la politique. Sans aucune investiture, il se présente à la mairie de Valenciennes.
Présent auprès des habitants depuis 1986, il est élu en 1989 avec 76% des voix au second tour. Son bilan, malgré un fort taux de chômage, n’est pas mauvais. Décidé de redonner son lustre perdu à Valenciennes, il multiplie les initiatives en matière de culture. Mise en place d’un Festival du film d’action et d’aventure, construction d’un grand théâtre.
Dans les années 90, il lance la reconstruction du centre-ville, Cœur de ville, et prévoit l’installation d’un tramway. Ces décisions le font connaître en France, et attire la curiosité du gouvernement. Il faut dire que Jean-Louis Borloo était déjà bien implanté à Paris. Avocat au barreau de Paris, il fonde au début des années 80 son propre cabinet. Il devient conseiller externe au sein des grandes entreprises. Ce qui lui permet de devenir l’avocat de Bernard Tapie. Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin usent donc d’une notoriété que Jean-Louis Borloo a bâti seul. Son image d’homme politique neuf, sa franchise et son côté proche du peuple sont utilisés par Jacques Chirac comme meilleur défense de son projet, le plan de cohésion sociale. L’une des seules lois de droite à avoir été soutenue par l’opposition. Devant permettre la réinsertion des chômeurs longue durée, d’assister les personnes âgées et de construire en même temps des logements sociaux, il semble être le plan parfait. Même si les effets sont toujours attendus. Lorsqu’il était jeune, Jean-Louis Borloo rêvait de voir Mao Zedong.
Ce qu’il fait dans les années 70. Dix ans plus tard, il est professeur d’analyse financière à HEC. Apparamment, Jean-Louis Borloo aime cultiver les contradictions. Après avoir retardé longtemps son soutien à Nicolas Sarkozy, il a finalement hérité du très prisé ministère de l'Economie, des finances et de l'Emploi le 18 mai 2007. Dans la foulée il gagne les législatives dans la 21ème circonscription du Nord dès le premier tour avec plus de 53 % des voix.
Le soir de son élection, il est pris à partie par Laurent Fabius qui lui demande d'indiquer si une augmentation de la TVA est prévue au titre du financement des prestations sociales. Maladroit dans sa réponse, Borloo lance malgré lui une polémique sur cette augmentation, argument phare de l'opposition entre les deux tours. Certains considèrent que cette soirée couta 50 ou 60 sièges à la droite.
Après la défait d'Alain Juppé aux législatives, Borloo récupère le ministère de l'environnement du développement et de l'aménagement durable et prend en charge l'organisation du Grenelle de l'environnement dont tout le monde salue le succès.
Point fort : Beaucoup de popularité
Point faible : Son perpétuel enthousiasme peut devenir énervant à force
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