« Je suis Républicain. Je suis fidèle au parti d’Abraham Lincoln et de Théodore Roosevelt. Et je crois que mon parti, d’une certaine façon, s’est éloigné de ces principes. »
Peu connu en France, John McCain est pourtant un vétéran du parti républicain. Une référence respectée et déjà prêt à courir les Etats-Unis pour les prochaines élections présidentielles. Le sénateur de l’Arizona a des ambitions et compte l’emporter pour ravir la primauté aux néoconservateurs.
Son père a combattu au Vietnam et son grand-père pendant la seconde guerre mondiale. John McCain III se doit de porter l’héritage familial. Aviateur durant la guerre du Vietnam, il est fait prisonnier et gardé captif pendant plus de cinq ans. La torture, les menaces, la faim, John McCain vit l’insoutenable mais garde de cette expérience le prestige du héros.
Un an après sa retraite militaire, en 1982, John McCain est élu à la Chambre des représentants. Il devient Sénateur d’Arizona en 1986, mais ne fait parler de lui qu’à partir de 2000. Il est l’un des concurrents de
George Bush aux primaires du parti républicain. En passe de l’emporter, il doit s’incliner face à son rival, qui a la préférence du vote évangélique.
John McCain ne fait pas partie des néoconservateurs qui dirigent les Etats-Unis. Même s’il soutient le président dans sa guerre en Irak et se révèle l’un des plus ardents faucons du parti contre le terrorisme. John McCain encourage par contre plusieurs projets de loi des démocrates, au point d’être surnommé « l’indépendant » par son propre parti. Le sénateur pense aussi que l’environnement est une question d’importance, contrairement au gouvernement.
Mais John McCain reste un conservateur, opposé au mariage homosexuel et sévère contre l’immigration illégale. Le sénateur a même revu un amendement qu’il avait proposé en 2005 sur la loi contre les traitements inhumains afin que George Bush puisse faire voter la sienne, autorisant la torture. Difficile à croire de la part d’un ancien prisonnier.