L'unité est un combat...

Posté par Yves (militant LCR) le 22.01.07 à 00:43

(désolé par avance pour la longueur, mais au moins, je l'espère, ça sera clair...)

Après maintenant presque deux ans de débats, sur la possibilité d'une candidature unitaire de la gauche antilibérale, où en est-on ?   Des différents partenaires du Non de gauche au traité libéral constitutionnel européen, Jean-Luc Mélenchon s'est rallié à Ségolène Royal, Marie-Georges Buffet,  je cite, "ne s'interdit pas de participer à un gouvernement avec le Parti Socialiste", Clémentine Autain continue comme si de rien n'était de co-gérer la municipalité parisienne, et certainement pas dans un sens antilibéral, etc.   C'est bien un constat d'échec, et personne ne peut s'en  réjouir...   Apporter ou annoncer des mauvaises nouvelles n'est jamais plaisant, et l'on a souvent tendance à tirer sur le messager, en l'occurence, la LCR.

Pour quelle raison ne pouvions-nous pas être partie prenante des collectifs ?

Episode n°1 : La victoire du Non le 29 mai 2005, alors qu'une majorité des électrices et électeurs de gauche l'ont soutenu, aurait normallement dû amener la possibilité d'aboutir à une candidature unitaire de cette gauche antilibérale. C'est ce que je pensais et pense toujours. Pourtant, lors du débat référendaire, on a bien pu voir qu'il y a avait deux gauches : la gauche sociale-libérale et la gauche antilibérale... C'est pourquoi, dès le lendemain du 29 mai, nous avons proposé aux différentes composantes de la gauche antilibérale, hors pression médiatique et quasiment deux ans avant la campagne présidentielle, de se mettre autour de la table et d'y exposer nos désaccords, de parler politique de fond, pour ne pas être pris au piège de la pression d'une campagne, suivie immédiatement par des législatives, qui pèserait forcément sur nos partenaires et leurs rapports au PS (qui venait juste de voter le programme le plus à droite de son histoire, lors du Congrès du Mans, où hélas, déjà, un de nos partenaires, Jean-Luc Mélenchon, avait voté la synthèse...). Personne ne répondit, et ce n'est qu'un an plus tard, en mai 2006, par voie de presse  (sans que personne ne nous aie au départ proposé d'en être...), qu'un appel pour des candidatures unitaires est lancé.
Aussitôt, nous faisons des propositions pour amender ce texte, que nous jugeons insuffisant par rapports aux enjeux. Nos propositions de clarifications concernaient les rapports
avec le PS, car la suite logique de la campagne unitaire de Mai 2005 ne devait surtout pas reproduire l'expérience de la gauche plurielle, record absolu du nombre de privatisations en France (loin devant même la droite!).

Or, dans le programme des collectifs, la seule précision existante est "nous ne participerons pas à un gouvernement dominé par le social-libéralisme"...

Nous ne participerons pas : cela veut-il dire que l'on peut le soutenir malgré tout, que l'on peut lui voter la confiance, le budget (comme en Italie par exemple, où la gauche antilibérale, après avoir voté la confiance, s'est du coup vue obligée de voter l'envoi des troupes en Afghanistan, et de voter de nouvelles privatisations) ?

A un gouvernement : donc, on peut faire un accord parlementaire avec le PS, soutenir ses députés ? Appeler à voter pour eux aux législatives ?

Dominé par : Un gouvernement comportant 12 ministres, mais seulement 4 du PS ne serait pas dominé par...même si ces 4 ministres sont le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l'économie, le ministre de l'intérieur ?

Le social-libéralisme : il n'y a en France qu'une seule personne qui se dit social-libérale, et c'est Jean-Marie Bockel du PS. Ségolène Royal explique que son programme est "socialiste", et même jusqu'à Jacques Chirac qui dit qu'il est antilibéral !!!
Donc, est-ce à dire qu'entre nous, nous sommes toutes et tous d'accord pour ne pas participer à un gouvernement dominé par Jean-Marie Bockel ?

Pour ma part, je pensais qu'il ne s'agissait cependant que d'une question de temps pour que cette phrase soit rapidement clarifiée, et que nous puissions rejoindre pleinement les collectifs pour mener une véritable politique de gauche, unie. 
J'attends toujours...Depuis mai 2006...

Episode n°2 : Depuis mai dernier, pourtant, force est de constater que, bien qu'ayant demandé à participer pleinement, cela nous a été refusé, car, "soit nous signons le texte à 100%, soit nous restons "dehors", nous a-t-on répondu...
A l'inverse, Jean-Luc Mélenchon et PRS qui lui aussi, mais pour d'autres raisons (soutien de Laurent Fabius, puis de Ségolène Royal...), n'avait pas signé le texte d'appel, a été accepté sans aucun problème comme membre à part entière.
Deux poids, deux mesures ? Cela ne nous a pas incités bien évidemment à penser que les clarifications par rapport au PS avaient été faites... 

Episode n°3 : La LCR, entre 1974 et 2002 (soit donc sur trois élections successives), n'a pas présenté de candidat-e-s à l'élection présidentielle. En 1988, nous avons même apporté nos signatures, nos militant-e-s, nos tracts et affiches au profit d'un candidat...du PCF, pour une campagne unitaire (Pierre Juquin). Donc, aucun problème pour se retirer, tant que le programme politique est clair.. Et d'ailleurs, le premier test grandeur nature a lieu lors des municipales de Bordeaux, où nous proposons une liste commune de la gauche antilibérale ! Occasion en or ! Pourtant, le PCF et une partie des collectifs refuse, et fait liste commune avec le PS...du Oui.

Episode n°4 : En septembre a lieu une nouvelle réunion nationale des collectifs, et malgré toutes les indications ci-dessus qui hélas nous indiquent que cette gauche antilibérale est bien partie pour n'être qu'un ramasseur de balles pour Ségolène Royal, nous proposons à nouveau des amendements, dont on apprend la veille même de la réunion nationale des collectifs du 10 septembre, dans l'Humanité, que ceux-ci n'ont pas été retenus ni intégrés, et ne seront même pas présentés aux collectifs. A quoi servait cette réunion nationale puisque tout avait été déjà décidé à l'avance ?
De même, les amendements des collectifs d'Aubagne par exemple, qui proposaient que le ou la candidat-e ne puisse être issu-e d'un parti, donc, ni Olivier, ni Marie-Georges.
Nous soutenons ces amendements, car nous pensons que le rassemblement doit être le plus large possible, et donc rassembler au-delà des partis. Olivier ne sera pas le candidat unitaire, il faut que ce soit quelqu'un hors parti ! Résultat : ces amendements ne sont même pas soumis au vote non plus...  

Episode final ? : En décembre donc, après s'être écharpés autour des noms des candidats plutôt que d'avoir accepté de discuter de désaccords politiques de fond, les collectifs unitaires voient d'un coup leur nombre doubler, quasiment du jour au lendemain. Mobilisation massive en France ? Non, pas vraiment... Juste une arrivée massive (et normale, on les comprend, même si on peut se poser la question après de la légitimité du vote...), de militant-e-s du PCF qui n'étaient pas présents dans les collectifs et viennent voter d'un coup pour Marie-Georges. Surprise, elle arrive en tête ! Et s'empresse aussitôt d'aller rue de Solférino discuter programme de gouvernement avec la direction du PS... Bref, notre ambition commune de faire de la politique autrement a bien été battue en brèche, et c'est loin de n'être, comme on l'entend, que de la faute du PCF, qui n'a fait que défendre son rôle et ses choix politiques (avec lesquels nous sommes en désaccords, mais ils ont le droit d'avoir leur opinion...).

Cependant,  il ne faut pas non plus désespérer !
Nous savons que demain, nous allons retrouver nombre de militantes et militants du PCF, des Alternatifs, des "non-encarté-e-s" dans les luttes, dans la rue.
Et c'est de là, sur les luttes, en ayant aussi véritablement mis à plat nos désaccords, en prenant le temps de le faire, que nous pourrons véritablement construire une candidature unitaire derrière laquelle nous nous effacerons, et non pas à la dernière minute en refusant d'aborder les désaccords et les problèmes de fond (sortie du nucléaire, régularisation des sans-papiers, droit de vote des étrangers, sortie de l'OTAN, etc.)
Les suites de la campagne du TCE auraient dû normallement aider à construire une véritable gauche, claire et en rupture complète avec tous les libéralismes, de droite comme de gauche.
Comme cela n'a pas été possible, et que cet espoir n'a pas été porté par d'autres, il ne fallait pas abandonner, et donc, même si peut-être le "score" d'Olivier à la présidentielle ne sera pas "bon" (on verra bien), il y aura au moins eu une candidature antilibérale indépendante du PS, en accord avec la suite du référendum.
Une première pierre pour construire ensemble, par la suite, le vrai rassemblement, par-delà la LCR, par-delà le PCF.

Cela prend du temps, c'est douloureux et bien plus complexe que ce qu'on a voulu nous faire croire ("score à deux chiffres et devant le PS"...), mais je reste persuadé qu'on y arrivera, toutes et tous ensemble !

Commentaires

De benjamin, posté le 22.01.07 à 17:05 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
J'espère très sincèrement que tous les partis d'extrème gauche (et gauche) vont réaliser des scores minimes afin d'éviter de réavoir un type d'extrème droite au second tour....
Mon souhait le plus cher serait le soutien des verts, du PCF et des autres... au PS afin d'éviter qu'on se retrouve avec un duel Sarkozy/Le Pen...

De Alter Egaux, posté le 22.01.07 à 17:36 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Bonjour,
Je suis pour une gauche antilibérale (je précise, car ce qui suit pourrait porter à confusion).
Ce qui m'énerve profondément à la LCR, c'est cette incapacité à dépasser son sectarisme :
Autain est élue, elle collabore à la gestion de la mairie de Paris, elle est out.
Buffet n'exclue pas de collaborer dans un gouvernement de gauche, elle est out.
Mélenchon fait allégeance à Royal qui a su dépasser le schisme entre le Non et le Oui du PS, il est out.

C'est une suite d'amalgame qui fait que la LCR restera ce qu'elle est : un groupuscule, incapable de prendre la main qui a été tendu lors du référendum du 29 mai 2005, incapable de dépasser ses postures politiques sans issues, postures qui laissent les citoyens qui s'ouvrent sans représentants. Bien jouer, les grincheux, chacun va faire tranquillement ses 2 % tous seuls dans son coin.

Résultat : la gauche sociale libérale rie, la gauche antilibérale pleure, la droite et l'extrême droite salivent sur les électeurs devenus SDF, pourtant si unis il y a à peine 16 mois. Bien entendu, je ne risque pas de voter à droite, mais je ne sais pas pour qui voter. Même Royal, avec ses maladresses, m'est bien plus sympathique qu'un vieil Besencenot, une  Buffet droite dans ses bottes ou une Voynet porte parole du PS.

La dynamique citoyenne a été cassée par 2 appareils politiques comportant le mot "communiste", qui ont le sait, est comme le capitalisme : productiviste. Les deux systèmes ne sont pas bons puisqu'ils mettent en danger l'avenir de nos enfants et notre avenir immédiat.

En effet, la planète montre tous les jours les signes de surchauffe (réchauffement climatique, extinctions massives, dérèglements climatiques, réserves halieutiques dramatiques, apparition d'éco réfugiers, limitation des ressources naturelles et notamment, énergétique…).

En 1940, on se demandait pas les résistants étaient royalistes ou communistes, socialistes ou démocrates chrétiens, on se demandait s'ils étaient républicains (out les collabos fascisants ou libéraux).

Demain, nous savons que le pic de production pétrolier va nous tomber dessus (les plus optimistes d'entre eux, les compagnies pétrolières cotés en bourse, l'annoncent pour 2020-2025, les pessimistes le situent entre 2007-2010), obligeant les pays riches à faire une transition énergétique sans précédent vers ... des énergies renouvelables bien insuffisantes.

Sans aucun doute, des Etats démocratiques vont rester sur le carreaux, et donc les citoyens faibles subirons les effets bien avant que nos élites s'en inquiètent.

Mais ne craignez rien, la LCR et le PCF veillent. Le FN aussi. Et l'UMP et le PS se font tranquillement des politesses : "-le pouvoir est pour vous"."-Non, cette fois, c'est à vous, j’y tiens"...

Bref, ce que je vois, c'est surtout une bande d'incapables, de gauche comme de droite, d'extrême gauche comme d'extrême droite, incapable de revenir aux fondamentaux :
- virer la société de consommation,
- économiser les ressources planétaires, notamment énergétiques,
- penser circuit court, efficacité et sobriété,
- développer une société durable et égalitaire,
- appliquer à tout process industriel un charte écologique et social draconienne
- respecter les humains et leur système de développement, qu'ils soient en occident, en orient, aux poles ou à l'équateur.

Le pire, c'est qu'en 2020, on retrouvera les mêmes en trait de s'envoyer des noms d'oiseaux pour savoir qui portent la responsabilité de la catastrophe issues du réchauffement climatique associé au dernier pic de production pétrolier.

Très cordialement.



De adrien (militant PC), posté le 22.01.07 à 22:48 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Juste une petite précision vite fait (je posterais prochainement un billet présentant ma vision DE L'INTERIEUR des collectifs). Trés cher Yves, tu reprends les accusations de noyeautage des collectifs par les communistes. Je ne répondrais que par deux chiffres.18 000, c'est le nombre des personnes qui se sont prononcées dans les collectifs lors des consultations sur la candidature. L'aute chiffre c'est 134 000. C'est le nombre d'adhérents du PCF. Je crois que ça éclaircit pas mal de choses: si le PCF avait voulu noyeauter les collectifs, le nombre des votants aurait sans doute été bien plus massif.

De Yves (militant LCR), posté le 22.01.07 à 22:59 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

(Adrien, je me suis permis de valider ton commentaire que tu avais oublié de valider....)

Pour répondre à Benjamin : le 21 avril 2002, 5 partis, partageant le même bilan et sortant de 5 ans de gouvernement commun, ont décidé de présenter 5 candidats. De notre côté, nous n'étions pas de la gauche plurielle, recordman des privatisations, renoncements et autres (que dire même de l'attitude de Dominique Voynet lors de l'Erika...). On aurait pu penser que ces 5 partenaires auraient pu limiter la casse et ne pas se présenter tous les 5...car en ce qui nous concerne, nous avions une autre politique à défendre, donc, un autre candidat. Que la gauche plurielle se présente, aucun problème, mais si elle y va divisée, il est logique qu'elle s'éparpille (comme hélas ce qui risque d'arriver pour la gauche antilibérale, mais avec cette fois-ci au moins, des désaccords politiques conséquents).

Pour te répondre Adrien, je vais te parler de mon collectif (qui, je le sais, n'est pas le seul...), où, le jour du vote (alors que étions en moyenne une petite quinzaine (8 LCR toutes tendances, 4 PCF, 2 ATTAC, 1 associatives), j'ai vu débarquer trois minibus, remplis de personnes âgées en déambulateurs, avec une dizaine "d'accompagnants" venir voter... Je pensais que seul Tibéri se permettait de faire ça...

Bien sûr, cela ne s'est pas passé partout comme ça, et tous les militant-e-s PCF n'en sont pas responsables fort heureusement, mais ce ne fut certainement pas le seul cas, puisque même Olivier Dartigolles, le représentant du PCF au collectif national, a été obligé d'admettre qu'il y avait environ une centaine (au minimum...) de collectifs dits "'litigieux"...(et sur ceux-là, seuls trente ont été invalidés).

Et pour répondre à "Alter Egaux" : le FN et l'extrème-droite progresse en France depuis 1983 (premiers succès électoraux). Un hasard au moment du tournant de la rigueur et de l'abandon d'une politique de gauche ?

Le pourcentage d'absention chez les électrices et électeurs de gauche ne cesse de monter (alors que ceux du FN eux, ne manquent pas un vote). Ne peut-on pas justement se dire que cela a un rapport avec le fait que la gauche, une fois au pouvoir, ne cesse de se renier, et de mener des politiques qu'on attendrait plutôt du centre ou parfois de la droite ?

Les deux meilleurs moyens de lutter contre le FN, ça reste encore de mener une véritable politique de gauche (et donc ne pas décevoir comme on l'a fait pendant 25 ans), et de lutter véritablement contre le chômage et la précarité (comme cela n'a pas été fait pendant 25 ans).

Alors non, la question n'est pas "le pouvoir beurk", mais "le pouvoir sur quelle base et pourquoi faire ?".



De adrien (militant PC), posté le 23.01.07 à 09:42 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
(Merci Yves d'avoir validé mon commentaire. Mon PC a bugué quand j'allais le faire).
Je ne nie sûrement pas qu'il ya eu des collectifs "litigieux". Il faut quand même préciser que tous ne sont pas dûs aux militants PCF, mais qu'il y'en a eu aussi montés par les antis-MGB, notamment par des militants de la Ligue.

Mais je me pose une question, à laquelle tu pourras peut être répondre. A lire ton billet, tu me sembles faire partie de la "majorité" de la LCR, de la plateforme 1 ou 2, c'est à dire de ceux qui ont refusé l'engagement dans les collectifs. Mais dans ta réponse aux commentaires, tu parles de "ton" collectif. Y'aurait il donc des militants de la majo de la ligue dans les collectifs? On s'en doutait un peu, mais pourrais tu le confirmer?

Fraternellement.

De Alter Egaux, posté le 23.01.07 à 11:52 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Yves, je ne conteste pas que la progression du FN dépend en partie du virage libéral d'une grande partie du PS en 1983 (et encore, j'ai rencontré Danièle Mitterrand, et elle m'a apporté un éclairage inédit : les instances internationales ont ordonné à François Mitterrand de rentrer dans le rang, à l'instar de la GB et des USA), ce que je déplore, c'est qu'on est plus à savoir avec qui ont va le faire. En effet, aujourd'hui, c'est l'age de faire. Le double impératif climatique et "peak oil" latent ne nous permet plus de faire les difficiles et de jouer au puriste, chacun dans son coin. Car un baril de pétrole bientôt à 150 dollars ou à 300 dollars, une mise en place de quotas énergétique par an, as t on avis, Yves, cela fera 30 % de chômeurs ou 35 %, un 1929 puissance 10 ou un 1929 puissance 20 ? Mais je connais ta réponse : "c'est la faute du PS". Non, c'est de la faute à nous tous, car nous sommes aveugles. Les réserves de pétrole s'épuisent, la production stagne, mais nous faisons comme si le CO2 émis par cette société de consommation, société adoptée par 2,5 milliards d'humains (Chine + Inde) n'avait aucune incidence sur notre planète. Lutter contre le chômage et la précarité, c'est lutter contre ce qui fait le socle de cette société impérialiste de gauche comme de droite : le pétrole. Il nous faut sortir du pétrole, et ceci au pas de course (ainsi que du gaz et du charbon). Les africains, qui s'y connaissent un peu plus en précarité réelle que la LCR (un smicard peut s'acheter l'équivalent de 100 CV, même si la voiture n'est pas très fraîche), ont une formule pour résumer ce que le pétrole leur coûte : "le pétrole, c'est la merde du diable". Il serait temps que les militants des partis politiques remettent les pieds sur Terre : l'age d'or énergétique est fini, et nous n'avons pas encore trouvé d'alternative, ni énergétique, ni politique.

De Yves (militant LCR), posté le 23.01.07 à 12:11 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Adrien : peut-être n'as-tu pas suivi les différentes péripéties des collectifs, mais les militant-e-s majoritaires de la LCR ont participé partout dans leurs collectifs, au moins jusqu'au 10 septembre, en portant les amendements et questions qu'on nous refusait de poser au niveau du collectif national. Donc oui, j'ai été dans mon collectif et j'ai même participé à le créer en organisant une rencontre avec le PCF local qui était plutôt réticent au départ, puis la première réunion publique d'appel.

Ensuite, quand visiblement,, tous les amendements qu'on portait étaient, pas simplement refusés, mais même éludés et non soumis au vote des collectifs, et que le collectif national refusait que la LCR en soit membre à part entière (ce que j'explique dans mon post), nous avons continué à y aller, mais en observateurs, puisque nous n'avions pas le droit d'en être membre...d'après le collectif national...

Pour répondre à Alter, deux choses :

sur l'écologie, la LCR est loin d'être productiviste (elle a même été le premier parti politique, avant même les Verts qui n'existaient pas encore, et aux côté de feu le PSU de l'époque) à créer une commission écologie, à manifester dans les années 70 aux toutes premières manifestations écolos (Larzac, nucléaire, etc.).

Et notre réponse, sur ce sujet comme sur d'autres, n'a jamais été "tout est de la faute du PS"... (par contre, les non-prises de mesures pendant 25 ans, on peut quand même au minimum le reprocher aux différents gouvernements qui ont été au pouvoir ?)

Mais l'écologie étant un sujet trop important pour ne faire l'objet que d'une réponse sur un commentaire, je ferais bientôt un post complet sur nos positions en matière d'écologie.

(en attendant, tu peux toujours consulter le partie écologie du programme d'Olivier sur http://besancenot2007.org/spip.php?article21



Ajouter un commentaire

Prénom/Pseudo :
URL/blog :
Votre message :
Crypto
Recopie crypto :


Partis de campagne. Sept personnes encartées qui adhèrent à la philosophie et au programme d'un parti mais ne sont pas tenues de suivre sans moufter la ligne officielle. Nos colocataires s'engagent et n'engagent qu'eux. Il ne s'agit pas d'information mais d'opinions -fussent-elles éclairées. Lire la suite

  Discussions en cours sur le forum politique :
Vous devez avoir le Flash Player 7 pour voir ce contenu
Téléchargez-le (gratuit)

Rechercher
Dans la boite
Syndiquer ce site (rss) Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines Téléchargez Firefox
Sur Flu : Royal / Sarkozy / Bayrou / Le Pen / Laguiller / de Villiers / Bové / Voynet / Buffet / Besancenot / Nihous / Shivardi. Programmes, bios, et actus.
Sur le mag :
Textes de référence Chansons de campagne
Afficher sur son site :


Afficher son soutien :