une vie de chienPosté par Jean-Marc (militant Verts) le 24.05.07 à 11:41
Mhhh..un nouveau post à écouter avec la vidéo en même temps... Les militants ont le vague à l’âme. Certains, fatigués depuis pas mal d’années, ont déjà franchi le rubicom. Au Modem, tel Jean-luc Benhamias, écolo historique, accompagné de quelques cadres. Pas foule non plus. D’autres doutent et remettent déjà en question notre participation à une future élection présidentielle, du moins, dans ses formes actuelles. Pas mal s’interrogent aussi sur une recomposition générale à gauche, plaçant le parti dans un modèle confédéral (un peu sur le modèle de l’olivier en Italie) ou simplement réduit à un courant d’un futur grand parti de la gauche. Tous (ou presque) ont senti le boulet passer et mise sur une refondation de l’écologie politique. Dans ses contenus, en tirant les leçons de ce que les électeurs nous ont dit. Attentes contradictoires qui se sont cristallisées majoritairement dans un vote « réformiste » voire anti-système (du centre…), dès le premier tour de l’élection présidentielle. C’est au prix de ce travail de repositionnement idéologique replaçant l’écologie de transformation au cœur de nos projets que nous y parviendrons. En délaissant nos maladies infantiles de cette « petite gauche », crypto identitaire et bien loin des attentes populaires. Si un parti a pour vocation d’incarner une vision pour la société, il ne peut seulement empiler des attentes citoyennes contradictoires. Il doit les arbitrer en même temps qu'il en prend le pouls. On ne peut pas faire de politique sans et surtout contre le peuple. Ce choix-là, d’autres l’ont fait. La gauche ultra qui use de toutes les misères pour consolider son assise a sa tête de gondole. Elle se nourrit du déclassement d’une frange croissante du corps social tout comme le vote populiste. Elle ne propose pas d’alternatives ni en France et encore moins à l’étranger, comme on l’a vu dans l’épisode post-TCE. Elle parle des « luttes » comme si elle méconnaissait totalement le climat social et les tensions existantes au sein d’un monde du travail. Le salariat dans ce pays ne se réduit pas à une icône. Il n’attend pas le grand soir. Il prend le métro ou la bagnole chaque matin, parfois pour gagner une maigre croûte. Une vie de chien. Il existe pourtant une nouvelle gauche. Emergente. Les Piketti et autres « république des idées » esquissent une nouvelle pensée économique et sociale. Les écologistes doivent compléter et élargir ce creuset. D’une certaine manière, la droite a fait sa refonte idéologique. Elle est d’inspiration néo-conservatrice et anglo-saxonne. Si la gauche ne sort pas de son coma, on va en prendre pour 10 ans. Soyons honnêtes, ce n’est pas seulement avec l’archétype du « quinqua-blanc-fonctionnaire-retraité » qu’on va la sortir de son long sommeil. Ils hantent tous les partis. A l’heure où un premier ministre Britannique démarre un mandat à la petite quarantaine, on est péniblement en France conseiller général après avoir sucé tout le monde. Pour la gauche, le pilotage de sa mutation a commencé. Commentaires
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