La commission crachat du conseil de quartier me reste au fond de la gorgePosté par Jean-Marc (militant Verts) le 07.07.07 à 09:08
Les Verts ont fortement poussé aux évolutions concernant la démocratie locale notamment au travers des instances des conseils de quartiers. Projets d’aménagements, débats sur la vie des arrondissements y sont désormais régulièrement abordés et chacun y verra une évolution positive pour la « démocratie de proximité ». N’est-ce pas aux écologistes d’en souligner les insuffisances quand celles-ci mettent trop à mal l’esprit initial de participation et de citoyenneté ? ![]() Plusieurs aspects. La composition de ces instances, d'abord. Elle ne fait pas suffisamment place au « hasard », garant de la diversité sociologique. Il existe pour cela des modes de recrutement qui font leur preuve : le tirage au sort de citoyens a ainsi l’avantage d’éviter au maximum le noyautage par des « assoces proches du Maire », voire les partis politiques. Mais il faut également venir sur les moyens de fonctionnement, insuffisants en l’état pour être dans la pertinence sur des projets urbains de plus en plus complexes. Le recours à l’expertise (professionnelle ou citoyenne), prise en charge par les fonds publics pourrait représenter un réel progrès, à l’instar du système qui est en vigueur depuis longtemps auprès des élu-es syndicaux, dans les entreprises. D’autres points concrets doivent aussi attirer notre attention. J’ai eu l’occasion de souligner à plusieurs reprises que les convocations de conseil de quartier -entre 18h30 et 19h30- ne correspondaient pas au rythme de vie de nombre de parisien-nes. Sans réponse de la mairie du onzième d'arrondissement. La plupart des citoyen-nes de notre cité passent plus d’une heure par jour dans les transports et on imagine mal par exemple des mères d’enfants en bas âge en capacité de se libérer dans ces créneaux horaires. Récemment encore, une présentation sans doute interessante de la démarche "agenda 21" en fin d'aprés midi... Concernant la sociologie et la composition sociale, enfin. Peu de classes moyennes issues du secteur privé, peu de jeunes, le mode du « retraité blanc » s’impose dans ses instances et ce n’est pas lié à la fatalité. Il ne faut pas ‘étonner qu'elles s’éloignent progressivement des préoccupations citoyennes. Des réformes simples peuvent déverrouiller pas mal de blocages. Un amie me disait l’autre jour que son conseil de quartier avait passé plus d’une heure trente sur la douloureuse question des crachats dans la rue. Passionnant pour attirer les foules. Commentaires
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