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De l'A.M.E à un système d'escroqueries

Posté par Marie-Adélaïde (militante FN) le 31.01.07 à 14:55

Suite aux demandes répétées de certains d'entre vous sur les positions du FN à propos des clandestins, voici mon analyse de la situation actuelle, faite à partir d'un exemple: le coût de l'AME. Bien sûr, il y a beaucoup de choses que je n'évoque pas, par manque de place. J'exposerai donc de la manière la plus succinte le problème de cette institution.

L'aide médicale d'Etat, mise en place en 2000 par Martine Aubry et Bernard Kouchner a remplacé l'Aide Médicale Gratuite destinée aux clandestins. Si le nom et le système ont quelque peu changé afin de ne pas trop attirer l'attention, son objectif reste cependant le même puisque cette aide prend en charge, principalement, les dépenses médicales des étrangers en situation irrégulière qui sont en France depuis au moins trois mois. La condition sine qua none pour se faire soigner, hospitaliser, traiter gratuitement est donc de se trouver dans une situation de hors la loi, donc de la violer. Aux incrédules qui ne voudraient pas le croire, je leur propose d'aller faire un tour du côté du Code de l'action sociale et des familles. Ils y trouveront aux articles L251-1 et suivants toutes les dispositions législatives qui régissent cette aide.

Que les plus démunis aient accès aux soins est une évidence. Mais que beaucoup profitent à fond d'un système d'assistanat qui ne les encourage pas à venir en France pour s'y intégrer et travailler n'est pas normal. Notre critique se fonde donc sur deux éléments principaux :

Le premier vise à dénoncer les abus. Un rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales confirme une exploitation scandaleuse de ce « tuyau » qu'est A.M.E. Ce rapport explique que la majorité des nouveaux arrivants sont des hommes jeunes et en bonne santé et qu'il n'est pas crédible qu'ils soient atteints de pathologies lourdes. Pourtant, chacune de ces personnes coûte en moyenne par an aux contribuables 3.200 euros, voire même 8.000 euros pour ceux qui sont en Ile-de-France. En 2006, les dépenses engagées pour ces personnes se sont élevées à 800 millions d'euros pour l'année 2006 (soit 12,7% du budget de la justice, ce qui n'est pas rien), alors que le budget initial voté était de 61 millions.

Le deuxième vise purement et simplement le système lui-même. D'assistanat à l'excès et pernicieux pour cette raison, il met en péril la cohésion sociale. Combien de temps les honnêtes gens qui travaillent, payent des impôts et cotisent pendant des années vont-elles encore accepter de casquer pour des personnes qui n'existent pas aux yeux de la loi et à qui on donne pourtant beaucoup ? L'AME n'est en effet pas la seule aide que l'on accorde à ces clandestins puisqu'il existe des structures en tout genre leur permettant de vivre à nos crochets des mois voire des années durant. Le coût de ces clandestins est considérable et ne constitue pas même un investissement puisqu'il n'y a aucun retour. Rappelons par ailleurs que c'est le contribuable qui paye des impôts à tout va pour ces personnes ne cotisent pas et ne rapportent pas un sou!

Mais c'est sans regarder le coût total de l'immigration qui décompte également les immigrés qui sont en situation régulière. Selon l'étude sans appel d'Yves-Marie Laulan, économiste et président de l'Institut de Géopolitique des populations, celui-ci s'élèverait à 36 milliards d'euros par an. A titre d'exemple, cela représente environ 80% du déficit public annuel. Son étude repose sur le calcul de la différence entre les recettes apportées par les immigrés et les dépenses effectuées pour eux (maintien de l'ordre, justice, scolarité, logements, formations, regroupement familial, santé et autres aides sociales, etc).

Toutefois, ne nous trompons pas de cibles, c'est à ceux qui ont mis ce système en place, qui l'ont approuvé et le confortent encore, comme Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qu'il faut adresser ces reproches et non pas seulement à ceux qui en profitent. « La France ne peut accueillir toute la misère du monde » avait déclaré Rocard en 1990. Il est bien évident, que comme chacun d'entre nous et beaucoup de pays, personne n'a d'obligation de nourrir tous ceux qui viennent frapper à sa porte. « Charité bien ordonnée comme par soi même » et tout Etat a le devoir de penser à son peuple avant de s'occuper des autres. Cela s'appelle le bon sens ou encore la volonté de conserver une certaine idée de la Justice. Justice pour ceux qui sont chez eux, qui travaillent pour y vivre tranquillement et qui pourtant donnent une bonne partie de leurs impôts à ceux qui ne donnent rien. Justice aussi pour les pays à qui on pille cerveaux et main d'œuvre...




De la médiocrité

Posté par Pierre (militant UMP) le 29.01.07 à 16:18

Chers amis, aujourd'hui je laisserai la parole à mon ami Jean-Baptiste Olivier, responsable départemental des Jeunes Populaires de Paris, qui réagit aux derniers propos de Marie-Ségolène Royal. J'ai aussi trouvé cet article très intéressant sur la face noire de Marie-Ségolène vue depuis le Poitou.

 

Lorsqu'on entend la candidate socialiste demander à ce qu'on l'aide à sortir de la médiocrité, on a d'abord une franche envie de rire ! D'abord parce qu'on pourrait comprendre qu'elle reconnaît y être pour quelque chose... Ensuite parce qu'on peut réellement se dire que c'est l'hôpital qui se moque de la charité !

Après avoir fait la démonstration de sa complète incompétence, de son inaptitude totale à la fonction qu'elle revendique aujourd'hui, la présidence de la République, du vide astral de son projet, bref après avoir ramené le débat présidentiel au niveau le plus bas qu'il n'a jamais connu depuis l'existence de l'élection du président au suffrage universel, voilà que Mme Royal vient se plaindre de sa médiocrité !

On pourrait donc lui reconnaître au moins ce qu'elle aura apporté à cette campagne : son humour (involontaire). On serait en effet tenté de rire si l'enjeu n'était pas si grave.

Car il s'agit bien de l'élection du prochain Chef de l'Etat. On n'est pas en train d'élire un président de région... Il va bien falloir que le PS, comme l'ensemble du peuple français, prenne conscience de cette donnée.

A la veille d'une élection présidentielle, je n'ai jamais été aussi inquiêt. En effet, je n'ai jamais aimé François Mitterrand, mais on a toujours pu lui reconnaître ses qualités d'Homme d'Etat, son aptitude à la fonction. Le combat se situait sur le terrain des idées. De la même manière, Lionel Jospin pouvait sérieusement prétendre à la présidence, il en avait les qualités. Ce qui est terrible aujourd'hui,  c'est que le débat n'est plus au niveau des idées, mais de l'aptitude même de la candidate socialiste. Question qui ne s'était jamais posée. Elle n'est pas à la hauteur et le montre chaque jour. La pitié ne peut pas être son seul argument.

 







Les services secrets de Sarko ont encore frappé !

Posté par Quentin (militant PS) le 29.01.07 à 11:24
Dimanche 14 janvier 6H00 : Opération anti-sarko avec collage d'affiche autour du parc expo, lieu où se déroulera le matin-même le congres de l'UMP pour d'investiture de N.Sarkozy.
Vendredi dernier : Comme chaque jour, je vais chercher mon courrier. Surprise : une lettre de la préfecture de Police. Je l'ouvre et j'y découvre une convocation de la Brigade de la Répression de la Délinquance aux Personnes pour être entendu par Procès-Verbal.
Etonné d'une telle lettre et n'ayant rien de particulier à me reprocher (en tous les cas dans ce domaine), je téléphone illico à l'Officier de Police Judiciaire chérgé de m'auditionner. Je lui demande de pouvoir déplacer le rendez-vous et lui demande l'objet de ma convoc, celui-ci n'étant pas mentionné dans la lettre. J'apprends que c'est au sujet de mon blog (http://viemilitante.canalblog.com) et plus particulièrement d'une vidéo dernièrement postée.
Vendredi soir : la vidéo concernant l'opération anti-sarko (filmée par des journalistes) a disparu.
Plusieurs jours plus tard (dimanche ou lundi) : La vidéo (ci-contre) a réapparu.

CONCLUSION :

1. La police (et la justice) savent être rapide quand il s'agit d'un acte concernant le Ministre de l'Intérieur : 10 jours à peine se sont écoulés entre le moment de l'opération, et la réception de la convocation à mon domicile. Pour ça, il a fallu un dépôt de plainte, trouver la vidéo sur internet, récupérer mon adresse et le temps de l'envoi de la convoc.

2. Je ne sais toujours pas ce que l'on me reproche : n'apparaisssant pas dans la vidéo, me reproche-t-on d'avoir posté une vidéo sur mon blog perso.

3. La liberté d'expression est toujours en danger avec des personnes comme M.SARKOZY qui mélangent les genres : candidat et Ministre de l'Intérieur...

4. Il est toujours dangereux de n'être pas d'accord avec M.Sarkozy (voir tous les actes en justice actuels contre l'association RéSo, conceptrice du site : www.antisarko.net) ...




Questions pour un moussaillon

Posté par Bruno (militant UDF) le 27.01.07 à 20:13

La Présidentielle se transformerait-elle en jeu télé ?

Cela fait quelques temps qu'on le préssentait : les médias sont en train de briser l'idôle, de s'amuser avec celles qu'autrefois ils encensaient, d'attaquer Ségolène Royal parfois plus que de raison (autant sur le Québec et la Chine c'est justifié, sur l'ISF par exemple la polémique était exagérément enflée)

Mais la perversité des journalistes à l'égard de l'ex-madone socialiste a franchi un nouveau cap : Ségolène Royal serait aujourd'hui disqualifiée comme candidate parce qu'elle a commis une erreur en répondant à J.J Bourdin (RMC Info) qui l'interrogeait sur ... le nombre de sous-marins nucléaires français !! Elle a répondu 1. Pas de pot, c'était 7, répond JJ Bourdin. Quel dommange, Mme Royal, vous chutez à quelques marches de la cagnotte ! C'est ballot. Mais vous ne repartez pas les mains vides, grâce à notre partenaire Larousse...

Le pire n'est pas qu'elle ait mal répondu. Le pire, c'est qu'elle ait répondu, tout court. Et la manière dont elle a répondu.

Ecoutez-la. Elle dit : "Euh....... un ? Non? Deux alors? Ah...oui.. Sept." Dans ces "non...ah...euh", j'entends toute l'acceptation par la candidate socialiste que l'élection présidentielle ne devrait être qu'un jeu, qu'une sorte de giga grand oral de l'ENA. Elle se prête volontiers à ce qui tourne à une comédie médiatique. Un minimum de stature présidentiable et de conscience des enjeux lui aurait commandé soit d'esquiver cette question, soit de pointer le ridicule du journaliste (que par ailleurs j'apprécie...)

J'aime quand les journalistes sont sans concession et ne ménagent aucune peine aux interviewés. Mais j'aime aussi quand les hommes politiques ont un langage franc et direct face aux journalistes. C'est la vision que j'ai de saines relations entre médias et démocratie. Et j'ai à cet égard plus souvent l'occasion de me réjouir en écoutant François Bayrou que Ségolène Royal, qui décidémment n'a pas l'air très à l'aise aux micros des intervieweurs.


Pour info, ni Ségolène Royal, ni Jean-Jacques Bourdin n'avait la bonne réponse. La France dispose de actuellement de 4 Sous Marins nucléaires lanceurs d'engins :

  • Le Triomphant en service depuis 1997.
  • Le Téméraire en service depuis 1999.
  • Le Vigilant en service depuis 2004.
  • L'Inflexible en service depuis 1985, bientôt remplacé par Le Terrible (vers 2010).

Restent d'autres questions lancinantes : Royal est-elle suffisamment calée pour être Présidente? Un Président doit-il être un expert ? Bourdin peut-il lui continuer à être journaliste ? Et moi, est-ce que je repars avec mon Grand Larousse des plantes en 12 volumes ?




Le projet des verts sur http://projet.voynet2007.fr

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 27.01.07 à 12:41
Découvrez sous forme interactive et pédagogique les 15 orientations et les 50 propositions des Verts pour 2007... et surtout ensuite! En vous baladant dans un paysage 3D, vous découvrirez (presque) tout ce qu'il faut savoir sur le projet des verts, porté par leur candidate à l'élection présidentielle. Bon voyage!



Les hommes qui valaient 100 milliards

Posté par Yves (militant LCR) le 27.01.07 à 11:23

Hier, grand raout du MEDEF à Bercy : tout le gratin était là des plus grands licencieurs en chef : Arcelor, Dim, Michelin, Thome-Genot, Nestlé, Danone-Lu, etc. Le même jour paraissait un rapport sur les aides publiques aux grandes entreprises : 65 milliards d'euros, plus de 4% du P.I.B. ! A quoi il faut ajouter les exonérations de cotisations sociales pour ces mêmes grandes entreprises (près de 32 milliards d'euros....)

A comparer avec un autre chiffre : 51% des salariés gagnent moins de 980 euros par mois, 30% des SDF travaillent, 1,2 millions de personnes gagnent moins de 420 euros par mois en travaillant...

Ca fait 30 ans que les aides publiques aux entreprises ne cessent d'augmenter, soit-disant pour inciter à l'embauche. Et ça fait 30 ans que le chômage diminue ? Pas vraiment : les grandes entreprises prennent les aides publiques, mais n'embauchent pas plus, et même licencient.

Alors il est plus que temps de changer radicalement de politique de l'emploi, à l'heure où 12 millions de personnes en France sont au chômage ou en situation de précarité !

Du coup, hier, on a été rendre visite à madame Parisot et ses amis : dépôt de pneus aux couleurs des centaines de grandes entreprises ayant licencié récemment tout en ayant eu une année record de bénéfices. La plupart des grands patrons licencieurs étaient dans la salle... La vidéo sur

Sinon, petite pause de blog sans doute pour moi, car je pars demain au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand pour une semaine, et je ne suis pas sûr d'avoir accès au net sur place et donc de pouvoir poster, même si je vais essayer.

D'ici là, bonne semaine à toutes et tous, et n'oubliez pas que voter, l'exercice de la démocratie, c'est avant tout voter pour un programme, pour ses idées !




Surprise sur prise

Posté par Bruno (militant UDF) le 26.01.07 à 23:11

Gérald Dahan a encore frappé.

Il a tendu un piège à Ségolène Royal en se faisant passer pour Jean Charest, le premier ministre du Québec, et a fourni à la candidate socialiste l'occasion d'un nouvelle gaffe. Oh ! pas grand chose comme gaffe : elle a dit dans un éclat de rire que l'indépendance de la Corse ne gênerait pas les Français. A voir ici. Pas bien méchant. Même si ça commence à faire beaucoup ajouté au reste (pour mémoire : le cafouillage sur l'ISF, les déclaration légères en Chine ou au Québec, une méconnaissance étonnante de l'actualité législative d'un thème - la protection et les droits de femmes - dont Ségolène Royal se fait le héraut). Montebourg aurait sûrement droit à un mois de colle supplémentaire pour moins que ça!

 

Gérald Dahan, donc, était ce matin sur Europe 1 au micro de JM Morandini, qui a diffusé le canular dans sa quasi-intégralité (interview sans intérêt à part le passage sur la Corse). L'humouriste a ensuite été confronté aux appels des auditeurs d'Europe 1. Quelques critiques le taxaient de rouler pour Sarkozy, parce que son canular décridibilise Ségolène Royal. Je trouve cette critique ridicule : ce n'est pas le canular qui décrédilise Ségolène Royal, ce sont ses réponses !

Et puis je me suis rappelé avoir déjà entendu Dahan, lors de la session d'accueil du 200 000 eme adhérent de l'UMP le 17 décembre 2005. Il était l'invité de Nicolas Sarkozy, et venait faire le pitre en imitant (vraiment très mal) son hôte et en taclant Bayrou avec des attaques pas drôles, ou disons, très partisanes. Des attaques pour chauffer une salle de militants.

Je n'ai pu retrouver les images, supprimées du site de l'UMP, mais j'ai retrouvé le son, grâce à un Monde de sons. Dommage, certains passages ont été accélérés. (Attention! Je tiens à prévenir les âmes sensibles : le mp3 se termine par une chanson de Didier Barbelivien. Ah il devait être content le 200 000e adhérent...)

On apprend aussi dans un article de L'Express consacré aux  "Petits et grands secrets de Nicolas Sarkozy" (19 janvier 2006), que c'est après avoir "piégé le ministre au téléphone en imitant Pierre Palmade" que Gérald Dahan a fait connaissance avec Nicolas Sarkozy. J'espère donc qu'après avoir piégé Ségolène Royal, et bientôt Bayrou (c'est le Monde qui prévient), l'imitateur ne ratera pas le candidat UMP. Il a semblé dire sur Europe 1 que ça ne saurait tarder...




La photo extraordinaire de Sarkozy

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 26.01.07 à 12:50
Si vous avez l’occasion d’avoir en main le Libé de ce jour, vous y verrez une photo rare, en page 13. On y croise le candidat UMP, en visite de campagne, dans une usine de casserole de l’Aisne, en Picardie. La photographie est partagée en deux par une barrière blanche qui part du fond de la photo et sur laquelle a dû s’appuyer son auteur. Sur la partie droite de la photo, le candidat, de profil, son bras droit tendu en arrière. Il a saisi le poignet d’un ouvrier, en retrait. Il le tient. Le poignet seulement. Le regard du candidat est ailleurs, son sourire fermé aussi d’ailleurs. Il est déjà parti. A bonne distance, de l’autre côté de la barrière, deux salariés, en bleu de travail, la vingtaine, statiques. Le plus à droite, tenu par Sarkozy, légèrement voûté, un sourire figé, le regard en direction du ministre, tombe dans le vide. Son collègue, juste à ses côtés, plus à gauche sur la photo, un peu rondouillard, se tient les mains derrière le dos. Il se pince légèrement les lèvres, son regard est oblique comme lorsqu’on est gêné de croiser les yeux de quelqu’un que l’on craint. Il voudrait ne pas être là, il essaie de s’effacer. Ils ne sont pas de la même classe. En arrière plan, côté Sarkozy, une grappe de journalistes. Au moins trois perches, un photographe en action fait le contre champ de ce plan, un autre, bien derrière le candidat, fait presque dos aux ouvriers. Il anticipe les mouvements du candidat. A quelques kilomètres de là, à Laon, les élu-es écologistes sont venus débattre avec les habitants de cette cité en naufrage. Il est question d’agenda 21, de transports, de logements, d’isolation. Le Front national a failli passer aux dernières municipales.



La Gauche Populaire et Antilibérale au Zénith

Posté par Adrien (militant PC) le 26.01.07 à 00:42

Le premier meeting de la campagne aura été un vrai succès : un zénith plein à craquer (plus de 6000 personnes), 5000 internautes qui ont pu le suivre en direct,... Et les cars de plusieurs fédérations arrêtés par la neige (je garantis les chiffres. C'est qu'on est pas à l'UMP, on annonce pas 110 000 personnes - ce que les médias reprennent sans en douter - quand on est que 25 000).

Avant que Marie-George ne prenne la parole, divers intervenants se succèdent : Mouloud Aounit, le président du MRAP, Fatiha Damiche, militante dans une association de femme « des quartiers » du Blanc-Mesnil, dont l'intervention est vraiment bouleversante (« Je suis une femme de France, fière de l'être. Je pense à mes parents, ils sont morts en indigènes parce qu'on leur a jamais donné le droit de voter », la vidéo de son intervention est visible sur le site du pcf), Jean-Paul Israël, Marie-Héléne Boulard, ouvrière d'ECCE qui vient d'apprendre la liquidation de son usine, Tiny Cox responsable du Parti Socialiste (communiste) néerlandais, Patricia, la jeune sans-papiers haïtienne que MGB a parrainé jusqu'à l'obtention de ses papiers,...

Et puis, Marie-George prend la parole. Je ne vais pas commenter tout son discours, vous pouvez le lire en intégralité ici. Notons juste que le lendemain, le quotidien Libération (version Joffrin) osait écrire «pas de quoi marquer une vraie différence avec Ségolène Royal», parce que MGB propose la construction de 600 000 logements sociaux en 5 ans quand la candidate socialiste en propose 120 000 par ans. Mais il était où ce journaliste ? A la buvette ? Et le coût du logement qui ne doit pas dépasser les 20% des revenus d'un ménage, et le droit de vote pour les résidents étrangers, et la mise à contribution des revenus financiers, et la TVA à 0%,... tout ça, c'est du Royal ? Et surtout il y'a cette particularité de la candidature de MGB : on ne se contente pas d'annoncer des mesures, mais on propose aussi les moyens à mettre en œuvre pour y'arriver. C'est le sens des propositions pour réformer la fiscalité.

Une petite émotion spéciale, quand Marie-George affirme à propos d'un discours de Sarkozy: « J'interdis à ce ministre d'Etat qui fait la chasse aux enfants dans les écoles, qui veut emprisonner les mineurs, d'utiliser le nom de Guy Môquet, ce jeune communiste fusillé à Chateaubriand, par les nazis, à 17 ans ! ». En temps que secrétaire de la cellule qui porte le nom de ce héros, j'avais été particulièrement choqué de cette instrumentalisation nauséabonde. Rappelons que ses dernières paroles avant d'être exécuté ont été : « vous tous qui restez, soyez dignes de nous qui allons mourir ». Non, Sarkozy n'en est pas digne du tout !!!

(NB Easywriter : photos CC Julien Foucher qui a par ailleurs illustré le compte-rendu du meeting sur le mag politique de Fluctuat)




Nouvelle progression des transports en commun à Paris

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 25.01.07 à 17:10
Plus d’usagers des transports collectifs et moins d’automobiles dans les rues, c’est une meilleure qualité de l’air, moins de bruit, davantage de fluidité et d’équité, c’est une ville plus agréable à vivre.
Le trafic sur les réseaux RATP a augmenté de 1,9% en 2006 (contre +1,3% en 2005).
L’augmentation de la fréquentation est particulièrement sensible sur le métro (+2,7%),
Le trafic des lignes bus à Paris (hors Noctilien) a baissé de 1,9% au global du fait des travaux de voirie qui ont perturbé la circulation des bus (par exemple pour les lignes 26, 31 et 96), mais a recommencé à croître au dernier trimestre (+1,8%) en lien avec l’achèvement progressif des travaux. Les fortes croissances enregistrées sur les lignes Mobilien ayant fait l’objet d’aménagements confirment l’impact extrêmement positif des couloirs de bus et des aménagements en faveur du bus sur leur fréquentation notamment le week-end.
Le Noctilien confirme son succès : il a progressé de 34% (augmentation de 107% depuis 2001).
Pour Denis Baupin, adjoint chargé des déplacements, « les conditions sont réunies pour que les importants renforcements d’offre mis en œuvre depuis lundi 22 janvier 2006 (14 lignes de bus parisiennes renforcées) incitent encore davantage de Parisiens et de Franciliens à choisir les transports collectifs, qui constituent un des leviers d’action essentiels face aux enjeux climatiques et de qualité de l’air ».



Soirée militante: education, enseignement supérieur recherche... et collage d'affiches

Posté par Pierre (militant UMP) le 24.01.07 à 15:44
On nous demande du vécu, après les voeux socialistes de notre « camarade » Quentin, voici la soirée d'hier des Jeunes Populaires de ma circonscription, dont j'ai le plaisir d'avoir la charge.

Réunion ProjetNous avons tenu une réunion de découverte et de débat autour du projet législatif de l'UMP, sur les questions d'éducation, d'enseignement supérieur et de recherche. Nous nous sommes appuyés sur les dossiers des conventions de l'UMP «Education : le devoir de réussite» et «Société de la connaissance: la nouvelle frontière», puis nous avons pu parler des propositions contenues dans le projet législatif.

Nous avons ensuite effectué une comparaison avec le projet socialiste: celui-ci contient seulement deux pages assez vagues sur l'éducation, et un paragraphe sur la recherche et l'enseignement supérieur (Quentin tu me remercieras de mettre des liens). Pour le parti qui se veut être le parti des profs, c'est un peu léger. Rappelons que Ségolène Royal propose (en privé ça va de soi) de faire travailler les professeurs plus longtemps sans les payer plus! Nicolas Sarkozy propose aux professeurs de travailler plus mais aussi d'être mieux payés: "Aux enseignants qui veulent travailler plus pour gagner plus, je vous propose de confier des études dirigées dans tous les établissements, du soutien scolaire individualisé, des heures supplémentaires ou du temps de présence dans les établissements."

Premier collage présidentiel...

Forts d'avoir découverts un peu plus ce projet dont nous avons tant de raisons d'être fiers, nous avons fait notre premier collage d'affiches présidentiel. Malheureusement en petit nombre, tant nous manquons de voitures (à Paris, rares sont les jeunes qui en possèdent une...).

Peu importe, nous avons de jolies affiches «ensemble tout devient possible» avec lesquelles nous avons pu redécorer un peu de notre Onzième arrondissement... Malgré le froid, ce sont de bons moments de militantisme que nous allons reproduire souvent, par plaisir et pour montrer à la population que Nicolas Sarkozy est un candidat qui est à la tête d'une vraie force de terrain, nombreuse et motivée.




Des alternatives sur l'énergie, en veux tu, en voilà...

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 24.01.07 à 08:02
On connaît là où sont les gros enjeux :

- l’habitat individuel et tertiaire existant
- les consommateurs d’électricité “moyens” (PME/PMI), moins organisés que les “gros” (cimentiers...) et dont la relation est déséquilibrée avec les thermiciens …
- le patrimoine public, enfin, pour lequel « l’action exemplaire » (un petit coup d’éolien par-ci, un chouia de panneau solaire par là…), est aussi rare que modeste dans ses effets.

Comment on fait?

A gros traits :

- Sur l’habitat et le tertiaire, même si l’expérimental doit conserver toute sa place, l’impulsion d’un plan massif d’isolation devrait être l’action prioritaire à conduire en situation de gouvernement. C'est celle, chiffres à la clé, qui détient le meilleur rapport coût/efficacité et le plus fort potentiel en terme d’emplois sur des filières (du batiment) déjà existantes et donc mobilisables rapidement.

- Sur le renouvelable, on en est encore à 6-8000 Euros pour le combiné panneau thermique/chauffeau (installation comprise) pour obtenir l'autosuffisance à 70% d’eau chaude d'un pavillon classique. Avec le tiers de cette somme, on peut baisser par une isolation globale (toit, fenêtres...) d’au moins 20% les GES et la facture d’énergie. Le potentiel d’économie (en Euros) génère en lui-même l’auto-financement de la mesure.

Sur le financement aux particuliers, si l'on en croit les récentes expériences impulsées par les Verts au sein des Conseils régioanaux de Picardie et du Nord-Pas de Calais, on est en train de "changer d'échelle" avec le système d'un crédit à taux zéro.

Concernant les “moyens consommateurs industriels” (PME/PMI), nos priorités devraient aller vers la bonification et la garantie des financements bancaires des projets d’amélioration de rendement énergétique (réseaux de chaleur) et, encore mieux, de substitution de combustibles en dynamisant la filière-bois notamment... A noter que le plus efficaces en therme d'émission deCO2 est sans doute le chauffage au bois, avec des chaudiere à fort rendement, sans compter toute les émissions qu'on peut éviter avec une bonne isolation!

Même démarche sur le patrimoine public, les lycées, si on concède enfin à revenir un tant soit peu sur l’autonomie des proviseurs vis-à-vis de leurs artisans chauffagistes qui fait des merveilles pour les comptes d’exploitation des seconds et laisse les premiers confinés à des attitudes de type « cramons le budget de cette année pour pas que la région nous rogne l’année suivante notre dotation ».

Des solutions thermiques performantes existent, portées par des opérateurs qu’on peut de surcroît intéresser aux résultats, aux économies, et à la substitution d’énergie.

Allez, soyons fous, prenons 20% des lycées sur une mandature (ceux qui ont les chaudières dont le rendement énergétique est le plus médiocre) et, soyons encore plus fous, transformons les en partenaires de projets de réseaux de chaleur des hôpitaux et autres maisons de retraite qui se situeraient dans un périmètre de moins de 1 Km.


Cibler sur les grands enjeux, aller à l’essentiel, utiliser les outils appropriés et mesurer les effets des politiques publiques.

N’est ce pas la responsabilité qui doit nous animer pour la séquence électorale qui s’annonce?



Au fait, c'est quoi la LCR ?

Posté par Yves (militant LCR) le 24.01.07 à 00:11

Pour une fois, plutôt que de parler de programme (même si je ne suis pas sûr que tout le monde en aie un...en tout cas, j'attends de voir pour certain-e-s...), voyons celles et ceux qu'il y a derrière le programme : les militant-e-s, le parti qui le porte.

Bien souvent, surtout dans le cas d'une élection extrèmement personnalisante, comme les présidentielles, on ne connait que le/la candidat-e, et on peut voter sur un capital sympathie simplement, ce qui est loin de faire un programme politique...Et cela concerne bien évidemment Olivier, qui, en plus d'être le plus jeune, est aussi le seul qui travaille, et dont la politique n'est pas le métier.

Donc, déjà, qu'est-ce que la LCR ? Ligue Communiste Révolutionnaire... Tout un programme justement...

Communiste, si l'on a en tête les différents régimes qui se sont auto-intitulés comme cela, que ce soit sous la férule de Staline, Mao ou d'autres, franchement, ça donne pas envie... Mais bon, après tout, l'Inquisition, les bûchers, les millions de morts de la colonisation religieuse, les théories des sous-hommes noirs ou jaunes, l'antisémitisme, heureusement, cela n'a jamais empêché d'autres de se revendiquer du christianisme.

Torquemada n'a jamais empêché l'Abbé Pierre, ou Monseigneur Gaillot, et donc heureusement, Staline n'a jamais empêché Trotsky, Rosa Luxembourg ou Che Guevara...Tiens, tous assassiné-e-s d'ailleurs...par Staline, ou par l'extrème-droite ou la CIA. Ca donne déjà une indication sur contre qui ils étaient, et sur l'idée qu'ils se faisaient de ce que ne doit certainement pas être leur communisme à eux...

Après, ne s'agit-il donc que d'idoles sacrées dont il faut révérer chaque mot et texte ? Certainement pas, puisqu'au contraire, ceux qui furent parmi les premiers internés des camps de Staline, de Mao, ou même d'Ho-Chi-Minh, se sont justement battus contre le culte de la personnalité et que donc le meilleur hommage qu'on puisse leur rendre, c'est de les considérer pour ce qu'ils étaient : des hommes et des femmes profondément attaché-e-s à l'idéal de justice sociale, avec des visions souvent bien en avance sur leur temps (quand le PC allemand faisait meeting commun avec le tout petit parti nazi à la fin des années 20, Trotsky, par exemple, déjà chassé de son pays et poursuivi par le futur KGB, écrivait que l'ennemi de l'heure, avant toute chose, c'était le fascisme, et qu'il fallait faire un front unique y compris avec les sociaux-démocrates, ou chrétiens de gauche, ou toutes celles et ceux qui voulaient lutter contre ce qui allait devenir la barbarie nazi. Heureusement, le PC s'est un peu rattrapé après, mais hélas trop tard...). Donc : il n'y a pas d'hommes ou de femmes providentiel-le, seules les idées qu'ils portent le sont !

Révolutionnaire : parce qu'à chaque fois que l'humanité, un pays, un peuple, a progressé, ce fut lors de révolution. Pas forcément des hommes en armes avec un couteau entre les dents d'ailleurs, mais si le terme révolution technologique fait rêver, pourquoi celui de révolution politique ne le ferait-il pas ? Sans révolution, sans doute serions-nous encore sous un Charles XXII, ou autre Louis XXX...et seuls quelques rares privilégiés voteraient... Ensuite, bien sûr, plus les solutions à la gravité des problèmes d'aujourd'hui tardent, plus elles sont timides, inexistantes, timorés, plus la forme que prendra cette révolution risque d'être violente, face à une exaspération et une précarité devenue tellement énorme qu'elle risque de tout dévaster sur son passage. Alors une vraie révolution politique maintenant, avec des choix engagés, radicaux, clairs, c'est encore le meilleur moyen d'éviter une révolution violente dans un futur proche, et le moyen de régler aujourd'hui, maintenant, l'urgence des problèmes de l'heure...

Donc, la LCR veut faire la révolution toute seule ? Encore moins ! Si l'on devait caricaturer, je dirais que le but à terme de la LCR...c'est la disparition de la LCR !

Parce qu'il s'agit justement d'un courant fondé sur la lutte contre la bureaucratie, les apparatchiks, le parti unique et l'absence de démocratie, la LCR ne pense pas pouvoir ni devoir prendre le pouvoir seule. C'est d'abord une nouvelle force, qui dépasse la LCR, le PCF, la gauche du PS, les syndicats, les associations, toutes celles et tous ceux qui pensent qu'en continuant ainsi on va droit dans le mur (tant pour des raisons écologiques que des raisons économiques et politiques), et cette nouvelle force ne fera pas "à la place de..." en s'autoproclamant représentative des salariés, chômeurs et autres, mais bien avec, avec une véritable démocratie directe, comme cela a déjà eu lieu plusieurs fois dans l'histoire : cordons chiliens (sous la présidence d'Allende pourtant...pas un révolutionnaire....), conseils ouvriers allemands, conseils républicains en Italie au début des années 20, etc. A chaque fois, à tous les "étages", tout le monde décidait, discutait, participait, comme c'est d'ailleurs le cas en ce momenht même en Argentine dans de nombreuses entreprises...sans patron (devenues entreprises records d'Argentine en terme de salaire, capacité de production et rentabilité...).

Pour finir, je l'ai déjà exposé dans quelques commentaires de réponses, la question actuelle n'est donc pas : faut-il prendre le pouvoir, faut-il se faire élire (sinon, pourquoi se présenter à des élections alors ???), mais bien se présenter pourquoi faire, se faire élire sur quel programme, et comment faire en sorte que ce programme soit bien appliqué ensuite ?

Jusqu'à présent, on a plutôt vu des promesses oubliées, des programmes inexistants ou creux, et des effets médiatiques (à heureusement quelques rares exceptions près, y compris à droite...enfin...au centre plutôt... clin d'oeil à Bruno : rendons à Bayrou ce qui est à Bayrou, au moins, il a un programme et ne se contente pas de se pavanner sur les plateaux, même si bien évidemment, je ne partage pas ses idées !).

Un parti, un candidat, ne doit servir qu'à cela : proposer un programme, le porter, l'enrichir de l'actualité et des propositions d'autres quand elles semblent justes, et surtout, être responsable, y compris après son élection, de son application. Et de ce côté là, je sais qu'Olivier le sera...

 




Candidature de José Bové

Posté par Adrien (militant PC) le 23.01.07 à 01:19
 

José Bové a affirmé qu'il annoncerait sa candidature à l'élection présidentielle le premier février. Il se présente comme le candidat issu des collectifs antilibéraux. De quel droit ? Rappelons qu'il avait retiré sa candidature lors de la consultation des collectifs locaux, alors que les premiers résultats étaient très mauvais pour lui et que sa candidature (comme aucune autre d'ailleurs) n'a jamais fait « consensus » dans les collectifs.

Sa petition-appel recueille aujourd'hui un peu moins de 27 000 signatures (venues pour certaines d'on ne sait où. Qui aurait intérêt à nous diviser ?). Lors de la consultation interne du 20 décembre dernier ce sont  42 011 militants qui ont soutenu le maintien de la candidature de Marie-George Buffet. Et cette pétition ne pourra jamais prétendre avoir la légitimité des 60% des collectifs locaux qui se sont prononcés en faveur de MGB.

Comment José Bové peut-il prétendre rassembler sur sa candidature quand il ne fait que diviser en faisant passer ses fortes ambitions personnelles avant l'intérêt du peuple de gauche. Et sur quelle base s'est il présenté ? On ne le connaît que pour faucher des O.G.M., ce qui est hors du programme des collectifs et est bien loin de rassembler les militants.

Espérons qu'il fera preuve d'un peu de responsabilité et qu'il ne faudra pas attendre la barrière des 500 signatures pour qu'il se retire.

Ce soir se tiendra au Zénith de Paris le premier grand meeting de la gauche populaire et antilibérale avec Marie-George Buffet (19 h).




François Bayrou à Clermont-Ferrand

Posté par Bruno (militant UDF) le 22.01.07 à 22:28



Certains commentateurs de mon compte rendu subjectif du meeting de Nicolas Sarkozy à la Porte de Versailles réclamaient des éclaircissements sur les propositions de Bayrou. Je choisis encore une fois de vous raconter une expérience militante, puisque j'étais présent au meeting que François Bayrou tenait à Clermont-Ferrand vendredi 19 janvier, mais ce discours permet aussi de cerner les thèmes chers au candidat.

C'est la Grande Halle d'Auvergne, l'une des grandes réalisations de VGE pour sa région chérie, qui accueillait le candidat centriste. Pour la petite histoire, j'ai commencé par patienter dans une interminable file d'attente, parmi une population très jeune. Imaginez la joie du militant devant un tel engouement pour "son" candidat. Joie de courte durée, puisque je me rendai vite compte que la file menait à la plus grande salle du complexe, qui recevait ce soir-là Pascal Obispo. Concurrence déloyale... Le meeting UDF était dans une salle moyenne, mais qui était pour le coup bondée (1000 personnes au moins).

Qui taxe Bayrou de démagogie aurait dû venir écouter ce discours exigeant, qui ne cédait rien aux facilités de l'exercice
(il peut être écouté sur Dailytube, et des photos sont dispos sur le site de campagne). Pendant 1h30 d'un discours sans notes, Bayrou a en effet mis le doigt là où ça fait mal, en insistant sur la lutte contre les exclusions et l’urgence de la réduction de la dette.

Il a commencé par raconter les deux jours passés à Clermont-Ferrand autour de la thématique exclusion, avec Pharmaciens Sans Frontière, puis dans un centre d’accueil pour SDF et enfin une maison de retraite médicalisée. Ce choix de discours est courageux. Il ne choisit pas la voie facile - pour enflammer la salle, surtout quand il pointe du doigt les faiblesses de chacun vis-à-vis des exclus (« Le responsable d’un centre d’accueil me disait : « Il arrive qu’on leur donne une pièce, mais jamais un regard ». Et ceci est notre vie à chacun»).
Et puis la dette a constitué un autre pan important du discours. Là encore choix courageux. Sincèrement, je ne vois pas d'autre candidat que Bayrou qui dit aux Français l’urgence de réduire une dette publique,qui pompe la totalité du produit de l’impôt sur le revenu. J'ai été déçu de ne pas entendre Sarkozy ne serait-ce qu'évoquer le problème dans son discours à la porte de Versailles. Aucun autre candidat ne s’engage à ne pas faire dans la campagne de coûteuses promesses.

Ce discours permet d’esquisser les thèmes chers au candidat
:

  • la réduction de la dette,
  • la libération des énergies des PME,
  • la priorité donnée à l’éducation,
  • une éthique du pouvoir démocratique (j’y englobe de nouvelles institutions et rapports entre gouvernants et gouvernés),
  • enfin une méthode nouvelle (rassemblement transpartisan et referendum) pour faire passer les réformes qui font mal.

J’insisterai dans les semaines qui viennent sur chaque thème dans un billet programmatique, ou même dans plusieurs, pour faire durer le plaisir.

En attendant, j’aimerais de manière plus légère vous donner le TOP 3 des propositions qui ont suscité les applaudissements de la salle :

  1. La réduction de la dette : Je n’en revenais pas, mais la proposition d’inscrire dans la Constitution l’interdiction de recourir à l’emprunt pour les dépenses de fonctionnement plaît. C’est celle qui a déclenché la première salve d’applaudissement. On croit le sujet technique, aride, mais pas du tout. Certes, devant un public auvergnat tout ce qui va dans le sens d’une gestion en bon père de famille ne peut que plaire ! :-) Mais François Bayrou a bien montré que gérer un pays impose aussi des impératifs d’investissement qui, eux seuls, légitiment le déficit public.
  2. La simplification administrative : rien de particulièrement novateur dans ce domaine, et je crois que l’action et la méthode des petits pas mise en place par JF Copé va dans le bon sens. Notons que François Bayrou propose de rassembler des comités d’usagers pour décider, avec ceux qui les utiliseront, des simplifications à apporter aux formulaires.
  3. Un service civil universel et obligatoire : l’UDF le propose depuis la campagne de 2002, l’idée commence à passer. Mais dans l’assemblée, les têtes étaient plutôt chenues : les applaudissements auraient-ils été aussi nourris devant un parterre de jeunes ? Je crois que oui : si Bayrou est depuis longtemps pour un service civi, ce sont les Jeunes UDF qui militaient pour qu'il ajoute "obligatoire".
Voilà pour ce déjà trop long billet. J'essaierai d'éclairer ces aspects programmatiques à l'avenir.



La décision de Nicolas Hulot force le respect

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 22.01.07 à 22:02
La décision de Nicolas Hulot force le respect. D’abord parce qu’il ne doit pas être si facile de renoncer, quand les sondages vous promettent un résultat à deux chiffres, à une telle aventure - difficile, mais gratifiante.
Ensuite parce que Nicolas a su trouver les mots pour rendre compte, sans démagogie, sans populisme, des doutes que lui inspire une vie politique souvent réduite aux postures, aux petites phrases, sans pour autant négliger de saluer, après celui des associations de terrain, le travail des élus écologistes dans les villes où ils contribuent à démontrer que d’autres politiques sont possibles.
Enfin parce qu’en dépit de ses doutes, il a choisi de faire confiance, confiance dans la parole donnée, confiance dans les engagements pris par les candidats, sans pour autant baisser la garde.


Je mesure les responsabilités qui pèsent sur mes épaules.
Il me revient de faire en sorte que les attentes du « peuple de l’écologie » ne soient pas, une fois de plus, déçues.
Je serai au côté de ceux qui se battent contre les projets dangereux, inutiles, coûteux, qui vident les caisses publiques, minent notre santé et empêchent de préparer l’avenir : gros incinérateurs, rocades et contournements routiers, installations nucléaires, élevages industriels, industrie des OGM ou des agro-carburants… Il me revient aussi de répondre aux préoccupations des millions de personnes, qui paient le prix de la malbouffe, des pollutions, des conditions de vie dégradée, et qui ne sont pas sûres encore que le changement que nous leur proposons s’adresse aussi, et même d’abord, à elles. Alors que l’Abbé Pierre vient de mourir, après une vie consacrée aux plus démunis, je ressens plus fortement encore le besoin de le rappeler : on ne fera pas reculer la pauvreté sans prendre en compte la nouvelle donne écologique, et on ne protègera pas sérieusement la planète et ses ressources sans politique de lutte contre la pauvreté. Avec les Verts, je m'y engage.


De deux choses l’une :


Ou bien nous continuons sur la lancée de notre société de gaspillage, de surconsommation énergétique, d’inégalités sociales, nous nous fermons, nous nous replions sur les égoïsmes et les prés carrés, comme le proposent partout conservateurs et nationalistes. Et alors les conflits, chez nous comme ailleurs, prendront une tournure de plus en plus violente, tandis que la nature présentera à tous la facture sévère des affronts que nous lui faisons subir depuis 150 ans.
Ou bien, et c’est cette hypothèse que bien sûr, je fais mienne, nous mobilisons l’intelligence, la responsabilité, la compétence, l’humanisme qui est le patrimoine commun de tous les peuples et notamment de leur jeunesse, et nous ouvrons une ère nouvelle, une mutation forte de notre façon de produire, de consommer, de partager.
Pour opérer cette mobilisation, aucune des doctrines existantes, aucune idéologie, aucune des recettes antérieures ne suffiront. Nous ne partons pas de rien : Il y a des gens qui bougent, des solutions qui émergent, des techniques qui apparaissent, des réalisations qui avancent.


Mon ambition, c’est donc bien sûr de mettre l’écologie au cœur de la campagne aujourd’hui, c’est aussi et surtout de faire en sorte qu’elle soit au cœur des politiques conduites dans les années qui viennent.
L’engagement de tous ces citoyens dont Nicolas Hulot a bien pointé qu’ils adhèrent, au delà du pacte, à l’esprit du pacte, me sera, nous sera infiniment utile, pour inventer de nouvelles façons de faire, pour surmonter jour après jour les difficultés et les résistances de ceux qui ont, pourquoi le sous-estimer ? intérêt à ce que rien ne change.


Une nouvelle phase de notre campagne s’ouvre aujourd’hui. Je l’aborde avec beaucoup de force et de confiance. Je vous donne rendez-vous à Nantes, où je présenterai le Contrat écologique aux Français. Merci.

Dominique Voynet.



Les voeux socialistes de ma circonscription

Posté par Quentin (militant PS) le 22.01.07 à 16:31
Voici venu le temps des voeux pour les structures locales du Parti Socialiste. J'étais samedi soir à Villepinte où se tenaient les voeux des sections socialistes de la circonscription de Tremblay, Villepinte et Sevran (93).

C'est à cette occasion que Christophe BORGEL, candidat à la députation de la circonscription et sécrétaire national du parti à lancé sa campagne en compagnie de DSK après avoir rencontré quelques commercants de Tremblay. Un moment convivial pour pouvoir échanger avec tous.


Je souhaite à mon tour rendre hommage à l'Abbé Pierre qui était un homme de courage et de coeur. Ses combats pour les plus démunis doivent continuer même si l'homme qui les a initié a disparu. J'espère que son décès ne conduira pas certains hommes politiques à oublier son discours. Je ne doute pas que d'autres continuerons de défendre ceux qu'il a défendu avec la même force.

Je vous invite à consulter les réactions de Ségolène Royal au décès de l'Abbé Pierre : http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=interventions&id=647, http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=actualites&actu=645 .




Abbé Pierre: l'honorer, c'est imprimer sa mémoire dans la République

Posté par Pierre (militant UMP) le 22.01.07 à 15:04

Nous sommes tous touchés par le décès de l'Abbé Pierre. Je crois qu'aujourd'hui, il nous observe encore, peut-être même mieux qu'avant, après un départ qu'il attendait, et qui s'est déroulé dans la paix, dans la simplicité, après une longue vie de combat.

Honorer l'Abbé Pierre aujourd'hui, c'est poursuivre son combat, le traduire en actes. Et puisqu'ici l'on parle de la présidentielle, je veux témoigner que pour Nicolas Sarkozy, le combat de l'Abbé Pierre est juste, et doit être traduit en actes.

Je vous en donne la preuve, avant même toute la bulle médiatique sur les tentes de Don Quichotte, Nicolas Sarkozy proposait un droit opposable à l'hébergement, le 14 septembre dernier lors de la convention logement de l'UMP. Le 14 janvier dernier, lors du congrès de lancement de la campagne, Nicolas Sarkozy rendait un hommage en disant de l'Abbé Pierre qu'il était la voix de la France, lorsqu'il a lancé son premier appel radiophonique.

Je vous propose ci-dessous quelques courts extraits vidéo, le premier du congrès du 14 janvier, le second de la convention logement.

Je vois déjà ceux qui vont me taxer de récupération, chacun pense ce qu'il veut, mais pour moi c'est maintenant plus que jamais qu'il faut rappeler que l'Abbé Pierre menait un combat politique et c'est cette année plus que jamais que nous devons faire de sa leçon une action.

 

Video 1 Congrès du 14 janvier 2007

Video 2 convention logement du 14 septembre 2006




L'énergie électrique, la moins polluante ?

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 22.01.07 à 08:04
Bein non.

L'électricité nucléaire (à priori 0% de CO2 ) ne suffit pas à alimenter tous les convecteurs les jours d'hiver.
EDF doit alors allumer les centrales thermiques.
Or il faut 3,5 fois plus de fioul, de gaz ou de charbon pour alimenter une centrale qui chauffera un logement à l'électricité que si le logement était directement équipé d'une chaudière brûlant ce même fioul ou gaz. Donc 3,5 fois plus de CO2 émis.
L'Ademe a publié en 2005 une note différentiant le contenu en CO2 de chaque kilowattheure électrique.
Selon les usages faits de l'électricité, il en ressort que chaque kWh électrique consommé en période de chauffage produit 180g de CO2 et jusqu'à 260g les années à hiver froid, cette pollution par contribution à l'effet de serre étant bien évidemment à ajouter à la question des déchets nucléaires. Question sans réponse.

A titre de comparaison un kWh de chauffage émet :
* 200 g de CO2 s'il est produit par une chaudière gaz
* 280 g de CO2 s'il est produit par une chaudière fioul
* 900 g de CO2 s'il était produit par une seule centrale thermique au charbon alimentant un convecteur électrique
D'après les prévisions de l'ADEME (cf note de débat sur les ENR page 41), la contribution CO2 d'un kilowattheure électrique pour le chauffage passera à 300 grammes en 2010.
Rappelons que le chauffage électrique est interdit au Danemark et que dans certains cantons suisses, il n'est autorisé que si le promoteur immobilier réussit à démontrer qu'il ne peut pas utiliser un autre mode de chauffage.

En savoir plus sur le site wwf.fr
source : http://www.ideesmaison.com/Le-chauffage-les-differentes.html



L'unité est un combat...

Posté par Yves (militant LCR) le 22.01.07 à 00:43

(désolé par avance pour la longueur, mais au moins, je l'espère, ça sera clair...)

Après maintenant presque deux ans de débats, sur la possibilité d'une candidature unitaire de la gauche antilibérale, où en est-on ?   Des différents partenaires du Non de gauche au traité libéral constitutionnel européen, Jean-Luc Mélenchon s'est rallié à Ségolène Royal, Marie-Georges Buffet,  je cite, "ne s'interdit pas de participer à un gouvernement avec le Parti Socialiste", Clémentine Autain continue comme si de rien n'était de co-gérer la municipalité parisienne, et certainement pas dans un sens antilibéral, etc.   C'est bien un constat d'échec, et personne ne peut s'en  réjouir...   Apporter ou annoncer des mauvaises nouvelles n'est jamais plaisant, et l'on a souvent tendance à tirer sur le messager, en l'occurence, la LCR.

Pour quelle raison ne pouvions-nous pas être partie prenante des collectifs ?

Episode n°1 : La victoire du Non le 29 mai 2005, alors qu'une majorité des électrices et électeurs de gauche l'ont soutenu, aurait normallement dû amener la possibilité d'aboutir à une candidature unitaire de cette gauche antilibérale. C'est ce que je pensais et pense toujours. Pourtant, lors du débat référendaire, on a bien pu voir qu'il y a avait deux gauches : la gauche sociale-libérale et la gauche antilibérale... C'est pourquoi, dès le lendemain du 29 mai, nous avons proposé aux différentes composantes de la gauche antilibérale, hors pression médiatique et quasiment deux ans avant la campagne présidentielle, de se mettre autour de la table et d'y exposer nos désaccords, de parler politique de fond, pour ne pas être pris au piège de la pression d'une campagne, suivie immédiatement par des législatives, qui pèserait forcément sur nos partenaires et leurs rapports au PS (qui venait juste de voter le programme le plus à droite de son histoire, lors du Congrès du Mans, où hélas, déjà, un de nos partenaires, Jean-Luc Mélenchon, avait voté la synthèse...). Personne ne répondit, et ce n'est qu'un an plus tard, en mai 2006, par voie de presse  (sans que personne ne nous aie au départ proposé d'en être...), qu'un appel pour des candidatures unitaires est lancé.
Aussitôt, nous faisons des propositions pour amender ce texte, que nous jugeons insuffisant par rapports aux enjeux. Nos propositions de clarifications concernaient les rapports
avec le PS, car la suite logique de la campagne unitaire de Mai 2005 ne devait surtout pas reproduire l'expérience de la gauche plurielle, record absolu du nombre de privatisations en France (loin devant même la droite!).

Or, dans le programme des collectifs, la seule précision existante est "nous ne participerons pas à un gouvernement dominé par le social-libéralisme"...

Nous ne participerons pas : cela veut-il dire que l'on peut le soutenir malgré tout, que l'on peut lui voter la confiance, le budget (comme en Italie par exemple, où la gauche antilibérale, après avoir voté la confiance, s'est du coup vue obligée de voter l'envoi des troupes en Afghanistan, et de voter de nouvelles privatisations) ?

A un gouvernement : donc, on peut faire un accord parlementaire avec le PS, soutenir ses députés ? Appeler à voter pour eux aux législatives ?

Dominé par : Un gouvernement comportant 12 ministres, mais seulement 4 du PS ne serait pas dominé par...même si ces 4 ministres sont le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l'économie, le ministre de l'intérieur ?

Le social-libéralisme : il n'y a en France qu'une seule personne qui se dit social-libérale, et c'est Jean-Marie Bockel du PS. Ségolène Royal explique que son programme est "socialiste", et même jusqu'à Jacques Chirac qui dit qu'il est antilibéral !!!
Donc, est-ce à dire qu'entre nous, nous sommes toutes et tous d'accord pour ne pas participer à un gouvernement dominé par Jean-Marie Bockel ?

Pour ma part, je pensais qu'il ne s'agissait cependant que d'une question de temps pour que cette phrase soit rapidement clarifiée, et que nous puissions rejoindre pleinement les collectifs pour mener une véritable politique de gauche, unie. 
J'attends toujours...Depuis mai 2006...

Episode n°2 : Depuis mai dernier, pourtant, force est de constater que, bien qu'ayant demandé à participer pleinement, cela nous a été refusé, car, "soit nous signons le texte à 100%, soit nous restons "dehors", nous a-t-on répondu...
A l'inverse, Jean-Luc Mélenchon et PRS qui lui aussi, mais pour d'autres raisons (soutien de Laurent Fabius, puis de Ségolène Royal...), n'avait pas signé le texte d'appel, a été accepté sans aucun problème comme membre à part entière.
Deux poids, deux mesures ? Cela ne nous a pas incités bien évidemment à penser que les clarifications par rapport au PS avaient été faites... 

Episode n°3 : La LCR, entre 1974 et 2002 (soit donc sur trois élections successives), n'a pas présenté de candidat-e-s à l'élection présidentielle. En 1988, nous avons même apporté nos signatures, nos militant-e-s, nos tracts et affiches au profit d'un candidat...du PCF, pour une campagne unitaire (Pierre Juquin). Donc, aucun problème pour se retirer, tant que le programme politique est clair.. Et d'ailleurs, le premier test grandeur nature a lieu lors des municipales de Bordeaux, où nous proposons une liste commune de la gauche antilibérale ! Occasion en or ! Pourtant, le PCF et une partie des collectifs refuse, et fait liste commune avec le PS...du Oui.

Episode n°4 : En septembre a lieu une nouvelle réunion nationale des collectifs, et malgré toutes les indications ci-dessus qui hélas nous indiquent que cette gauche antilibérale est bien partie pour n'être qu'un ramasseur de balles pour Ségolène Royal, nous proposons à nouveau des amendements, dont on apprend la veille même de la réunion nationale des collectifs du 10 septembre, dans l'Humanité, que ceux-ci n'ont pas été retenus ni intégrés, et ne seront même pas présentés aux collectifs. A quoi servait cette réunion nationale puisque tout avait été déjà décidé à l'avance ?
De même, les amendements des collectifs d'Aubagne par exemple, qui proposaient que le ou la candidat-e ne puisse être issu-e d'un parti, donc, ni Olivier, ni Marie-Georges.
Nous soutenons ces amendements, car nous pensons que le rassemblement doit être le plus large possible, et donc rassembler au-delà des partis. Olivier ne sera pas le candidat unitaire, il faut que ce soit quelqu'un hors parti ! Résultat : ces amendements ne sont même pas soumis au vote non plus...  

Episode final ? : En décembre donc, après s'être écharpés autour des noms des candidats plutôt que d'avoir accepté de discuter de désaccords politiques de fond, les collectifs unitaires voient d'un coup leur nombre doubler, quasiment du jour au lendemain. Mobilisation massive en France ? Non, pas vraiment... Juste une arrivée massive (et normale, on les comprend, même si on peut se poser la question après de la légitimité du vote...), de militant-e-s du PCF qui n'étaient pas présents dans les collectifs et viennent voter d'un coup pour Marie-Georges. Surprise, elle arrive en tête ! Et s'empresse aussitôt d'aller rue de Solférino discuter programme de gouvernement avec la direction du PS... Bref, notre ambition commune de faire de la politique autrement a bien été battue en brèche, et c'est loin de n'être, comme on l'entend, que de la faute du PCF, qui n'a fait que défendre son rôle et ses choix politiques (avec lesquels nous sommes en désaccords, mais ils ont le droit d'avoir leur opinion...).

Cependant,  il ne faut pas non plus désespérer !
Nous savons que demain, nous allons retrouver nombre de militantes et militants du PCF, des Alternatifs, des "non-encarté-e-s" dans les luttes, dans la rue.
Et c'est de là, sur les luttes, en ayant aussi véritablement mis à plat nos désaccords, en prenant le temps de le faire, que nous pourrons véritablement construire une candidature unitaire derrière laquelle nous nous effacerons, et non pas à la dernière minute en refusant d'aborder les désaccords et les problèmes de fond (sortie du nucléaire, régularisation des sans-papiers, droit de vote des étrangers, sortie de l'OTAN, etc.)
Les suites de la campagne du TCE auraient dû normallement aider à construire une véritable gauche, claire et en rupture complète avec tous les libéralismes, de droite comme de gauche.
Comme cela n'a pas été possible, et que cet espoir n'a pas été porté par d'autres, il ne fallait pas abandonner, et donc, même si peut-être le "score" d'Olivier à la présidentielle ne sera pas "bon" (on verra bien), il y aura au moins eu une candidature antilibérale indépendante du PS, en accord avec la suite du référendum.
Une première pierre pour construire ensemble, par la suite, le vrai rassemblement, par-delà la LCR, par-delà le PCF.

Cela prend du temps, c'est douloureux et bien plus complexe que ce qu'on a voulu nous faire croire ("score à deux chiffres et devant le PS"...), mais je reste persuadé qu'on y arrivera, toutes et tous ensemble !




Retour de la campagne - écologie

Posté par Pierre (militant UMP) le 21.01.07 à 16:21

Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver alors que je reviens d'une petite semaine à la campagne (pas électorale, cette fois!) dans le sud-ouest.

J'ai pu y rencontrer des agriculteurs inquiets. Inquiets du fait du climat de cette année, anormalement doux. Les arbres bourgeonnent, les céréales sortent de terre, alors que normalement les températures devraient avoisiner les 0°C. Un agriculteur m'a même dit qu'avant il ne croyait pas au réchauffement climatique, mais que depuis deux ou trois ans il y croit, il le constate.

Les problèmes écologiques sont ceux qui me préoccupent le plus. Je comprends que l'on puisse considérer comme plus urgents les problèmes sociaux, mais à raisonner comme cela on repousse toujours plus loin l'écologie, au point d'en faire un sujet de second voire de troisième ordre. On peut attendre que la bonne volonté vienne d'ailleurs. Cela ne peut pas me satisfaire. Le réchauffement climatique est un problème social, mondial, et qui touchera plus fortement les pauvres, qui va causer des guerres, décimer des populations, noyer des villes, faire disparaître des îles.

Nous devons donc réagir, quitte à agir seuls. La France a l'ambition de donner l'exemple au monde. Faisons-le. Nicoals Sarkozy a pris, bien avant beaucoup d'autres, la pleine mesure des drames écologiques qui nous menacent: réchauffement, montée du niveau des océans, sécheresse. Il a proposé, lors de la convention écologie de l'UMP (texte du discours - vidéo) des mesures, notamment la création d'un ministère regroupant écologie, équipement et transports. Il a proposé lors des universités d'été des Jeunes Populaires à Marseille (texte du discours - vidéo) une fiscalité écologique, pour taxer les pollutions tout en détaxant le travail (pour ne pas augmenter globalement les prélèvements).

Alain Juppé a publié il y a quelques jours une tribune à propos de la prochaine conférence sur l'environnement. Il la conclut par la phrase suivante "Mais la foi, nourrie par l’évidence de l’urgence, peut soulever des montagnes."

Je crois en Nicolas Sarkozy pour améliorer la situation de la France en matière d'écologie. Il y a énormément à faire pour réduire notre dépendance au pétrole, rendre notre industrie plus propre tout en restant compétitive et performante, rendre nos déplacements et transports plus propres, contribuer à accompagner le développement des pays connaissant une croissance rapide, pour que croissance ne rime plus avec pollution. Pour réussir il nous faudra une économie forte, une société rassemblée dans l'action. Je crois que Nicolas Sarkozy est le seul à être capable de donner une véritable impulsion suffisante pour changer les choses. Le premier enjeu pour une politique écologique est d'avoir des gouvernants qui ont les moyens d'agir. Et avec Sarkozy, les moyens d'agir, on les trouve, on les crée. Il est le seul à avoir prouvé sa capacité à agir.

Pour ma part, j'ai choisi d'agir au quotidien à mon niveau individuel, en plus de l'action politique. Je n'utilise quasiment jamais de voiture ou d'avion, je me déplace à vélo ou en transports en commun, je fais attention à ne pas trop utiliser le chauffage, j'éteins les lumières quand je ne m'en sers pas, j'utilise un maximum d'appareils à basse consommation d'énergie (ordinateur, ampoules, électroménager...), je maîtrise ma consommation de viande (l'élevage est polluant), je trie mes déchets.

Que pensez-vous de cette question de l'écologie, et notamment du réchauffement climatique? Qu'êtes-vous prêts à changer, dès aujourd'hui, dans votre quotidien pour moins dégrader l'environnement et moins user les ressources de la planète? Qu'attendez-vous des pouvoirs publics?




Agir sur les licenciements collectifs (2) : des outils

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 20.01.07 à 13:41
Bon, ceci dit, le programme des verts ne prétend pas répondre à toutes les questions. Mais bon, on peu se risquer à lister 6 points de vigilance sur l’analyse d’un plan social.


- S’assurer que les salariés se sont bien appropriés dés en amont les outils qui leur sont donnés par la loi : possibilité de recours à des expertises (gratuites), possibilité de recours au délit d’entrave en cas de difficultés d’accès à l’information…

- Sur les mesures liées à la mobilité (interne et externe) des personnes licenciées : outre que le délai de réflexion du salariés ne doit pas être trop court (pas inférieur à 15 jours !), la période d’adaptation dans le nouvel emploi doit être suffisamment longue (supérieure à trois mois) et doit permettre de bénéficier d’une nouvelle "Offre Valable d'Emploi" (OVE) en cas de non satisfaction de sa part.

- Des mesures d’accompagnement géographique (aides à l’achat d’un logement…) et des aides au déménagement doivent être prévues pour le salarié et son conjoint

- Prise en charge du différentiel de salaire en cas de reclassement, quelque soit l’emploi concerné : par des conventions d’allocations temporaires abondées par l’employeur sur des durées pouvant dépasser les deux années…

- Eviter les pièges : tels que la focalisation sur la seule « prime de rideau » ou l’indemnité transactionnelle…souvent plus vite dépensées qu’on le croit ! « L’aide à la recherche d’emploi » est aussi contradictoire avec l’esprit d’un VRAI plan social. C’est bien l’entreprise qui prend la responsabilité de se séparer des salariés et il n’est pas responsable qu’elle les intéresse à la durée de recherche d’un emploi.

LE CONGE DE CONVERSION : OUTIL A PRIVILEGIER
Le congé de conversion incite plus fortement (que la convention de conversion, limitée dans le temps) l’entreprise à reclasser les personnes qui demeure ses salariés pendant toute la durée du congé. Les salariés ont plus de moyens (matériels, temps, conditions financières et morales) de se reconvertir en opérant si nécessaire des « essais » dans d’autres entreprises, « gratuitement » pour celles-ci. Une offre de reclassement ne doit pas être considérée comme une OVE si la période d’essai se solde par un refus de « l’employeur d’accueil » . Dans ce cas, le salarié doit conserver ses droits à une nouvelle proposition.


POST SCRIPTUM : « Rapport de synthèse » par Claude Viet, de la mission exploratoire sur l’accompagnement des mutations économiques. Accessible sur : www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/notices/034000039.shtml



Dépasser l'impuissance sur les licenciements collectifs : des objectifs (1)

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 19.01.07 à 08:02


Billet un peu chiant et un peu long. Tiens, ca me fait penser qu'il manque un épisode à la "trilogie". Des idées?

Environ un millier de « plans sociaux » sont en moyenne réalisés chaque année mais on peut estimer à environ 230 000 le nombre de licenciés par an « hors plan », loin des focales de l’actualité. Si le rôle des élus doit s’apprécier au cas par cas dans ces (nombreux) cas de figure, quelques « points de vigilance » peuvent être recommandés dans les situations où un plan social encadre des licenciements et permet, bon gré mal gré, d’engager un rapport de force. Dépasser les discours d’impuissance du politique qui exaspère la population à qui on présente l’argument-alibi de la mondialisation ? De manière plus prosaïque, quelques pistes d’action pour éviter d’engager dans des impasses des salariés parfois centrés sur le mirage des primes de licenciement.

Dans l’esprit de la loi, renforcée par la jurisprudence, le plan doit également préparer l’avenir en facilitant les reconversions, en particulier sur les bassins d’emplois locaux touchés par les mesures de suppressions de postes.

Ces mesures ont pour objectif de rappeler aux entreprises leur responsabilité vis à vis de leurs salariés et de la collectivité.

Les suppressions d’emploi sont décidées et mises en œuvre par l’entreprise. Si, en amont de cette décision, les représentants du personnel doivent être consultés sur le projet, la jurisprudence a confirmé à maintes reprise l’autonomie de la décision du chef d’entreprise. En clair, on ne se situe pas dans un cadre de co-gestion à l’Allemande et c’est un point majeur dans le positionnement des élus syndicaux.

Dés lors, la question des alternatives économiques est intéressante du point de vue du rapport de force qui s’établit, d’une part, entre les actionnaires qui décident de licencier et, d’autres part, les licenciés et leurs représentants. Il s’agit à ce stade de démontrer que d’autres voies sont possibles du point de vue de la stratégie de l’entreprise même si elles ne sont pas opposables à la direction de l’entreprise. Elles pourront néanmoins alimenter un « dialogue », y compris devant un juge, toujours difficile à entamer surtout quand on est en phase d’amélioration du plan social.

Les offensives menées par les syndicats et leurs avocats sur le plan de la dénonciation d’erreurs de gestion par exemple relèveront de la même logique : il s’agit, dans la confrontation, de gagner les compromis les plus favorables possibles pour les salariés. Dans les affaires qui mettent plus particulièrement en cause la responsabilités de groupes, une grande partie du travail des experts qui assistent les salariés consistera notamment à déterminer les responsabilités des actionnaires qui, dans le cas de positions minoritaires, ont tendance à renvoyer la patate chaude au voisin au grand dam des salariés qui ne savent à qui s’adresser pour réclamer des comptes.




TCE Le Retour

Posté par Adrien (militant PC) le 19.01.07 à 01:02

Toujours pas de débat sur les programmes à l'horizon, donc dans les médias on s'occupe comme on peut. Un petit lapsus en Chine, même pas révélateur, et on tient trois jours. Et puis la grande question : quelle est la fortune de nos candidats ? Leurs idées, on s'en fiche, mais qu'est-ce qu'ils ont comme voiture ? Et dans quoi ils habitent ? On nous vend des emballages comme des pochettes surprises. Choisissez bleu ou rose. Mais on ne sait toujours pas ce qu'il y'a réellement à l'intérieur... Et toujours pas d'espace pour la candidature antilibérale... Ca commence à devenir extrêmement énervant.

Heureusement (ou justement pas en l'occurrence), il se passe quand même des choses dans l'actualité. Aujourd'hui, ça se passe du côté de Strasbourg. Angela Merkel, à la présidence de l'Union Européenne, nous ressort la constitution que nous et nos amis néerlandais avions rejetés au printemps 2005. Elle souhaite que tout soit conclu en juin 2009 « avant la fin de la législature » du Parlement Européen. Une feuille de route devrait voir le jour avant juin prochain (fin de la présidence de l'Allemagne).

Merkel a été claire : « le point de départ, c'est le traité existant » a-t-elle affirmé dans son discours ovationné par les groupes socialiste, conservateur et libéral. Mais cette fois ci, pas question de s'encombrer de débat démocratique, ce seront, selon la présidence allemande, les seuls Etats qui décideront du traité et de son mode de ratification. Selon Merkel, « les choses sont compliquées », trop, pour impliquer les citoyens européens dans les débats. Les députés européens, même, ne seront pas associés au processus, mais qu'ils ne s'inquietent pas, "Nous vous tiendrons informés" leur a dit la chancelière allemande.

La première étape du processus consiste d'ailleurs en « consultations confidentielles » avec les Etats membres. Confidentielles, c'est-à-dire sans aucun contrôle citoyen.

Sur le même sujet, on peut aussi s'inquiéter d'une déclaration de la candidate du P.S. à Luxembourg hier. Mme Royal, qui s'est dit « prête à prendre des risques politiques », souhaite un nouveau referendum sur un traité qui « permette aux institutions européennes de fonctionner », parce qu'elle ne veut pas « que les Français pénalisent les pays européens qui se sont déjà prononcés » pour le TCE. Heureusement, elle ne souhaite pas faire revoter le texte que nous avions rejeté. Elle souhaite un « traité fondamental de base » strictement institutionnel afin d'organiser les pouvoirs. D'accord, mais ça veut dire qu'on resterait sur les principes libéraux des traités précédents.

Bref, toujours pas d'Europe sociale en vue. Toujours pas d'Europe des peuples. L'U.E. continuera donc à organiser la concurrence entre ses travailleurs façon Bolkenstein plutôt que les solidarités.

Pendant ce temps, les salariés de Sublistatic sont toujours mobilisés pour sauver leurs emplois, menacés à cause des « LBO ». Ils ont été rejoints par les imprimeurs de Quebecoor qui connaissent les mêmes menaces. Mais bon, on s'en fout, ils ne disent pas « bravitude » et sont bien loin d'avoir les moyens de frauder l'ISF.

Aujourd'hui Marie-George Buffet sera à Paris pour rencontrer les parisiens dans leurs quartiers et leurs entreprises.

MEETING MARDI 23 A 19 H AU ZENITH DE PARIS




Homo politicus

Posté par Yves (militant LCR) le 18.01.07 à 20:30

L'AFP a publié hier le patrimoine des candidats, et...surprise, les deux chouchous des médias sont soumis à l'ISF et possèdent de nombreuses valeurs immobilières (si l'on prend exemple sur le Société Civile Immobilière La Sapinière par exemple dont on trouve le nom des deux dirigeants sur internet : http://www.societe.com/societe/societe-civile-la-sapiniere-377552955r.html ).

Du coup, sans faire de démagogie, ça amène comme question : qu'est-ce qu'un homme ou une femme politique, et à quoi ça sert ?

Ne doit-il s'agir que d'une élite auto-recrutée sur les bancs de l'ENA ou Science-Po, à qui on apprend à vendre de la communication politique comme ils pourraient vendre du café (comme Jean-Pierre Raffarin par exemple), ou, conception qui semble d'un autre temps, des hommes et des femmes avec des convictions politiques, qui représentent, parce qu'ils vivent la même vie, les citoyen-ne-s qu'ils sont supposés défendre ? Comment un homme ou une femme politique qui n'a jamais pris le métro ou le RER de sa vie, qui n'a jamais eu à galérer pour boucler ses fins de mois ou payer son loyer, qui n'a jamais eu à faire des courses dans une grande surface à prendre des produits souvent néfastes pour la santé mais les seuls accessibles car moins chers, comment donc, peuvent-ils être crédibles en nous parlant entre deux tranches de petits fours dans les salons ministériels, de "la précarité, kross malheur ma brave dame"...

Donc non seulement le fait de vivre la vie de la très grande majorité des citoyen-ne-s devrait donner une certaine légitimité par rapport aux élevage de batterie de l'ENA, mais surtout, devant la médiatisation/peoplisation de la politique, ça devrait être une mesure de salubrité publique que de continuer à travailler tout en militant : Olivier, après un passage télé, une manif, un meeting, ou autre, se retrouve avec ses collègues le lendemain matin qui l'engueulent sur sa prestation, le félicitent, ou surtout, parlent de complètement autre chose. Ca aussi, ça permet de garder les pieds sur terre, de ne pas se croire important parce qu'on passe à la télé, et d'être au plus près de la réalité...

Changement de sujet pour un autre truc que j'entends parfois autour de moi au boulôt ou chez mes potes : la peur du 21 avril, donc l'obligation de voter Royal au 1er tour, le vote utile. Question pas bête à priori, car qui a envie de se retrouver avec un face à face Sarko Le Pen ? J'en ai déjà parlé dans un précédent post (les 5 partis de la gauche plurielle qui supportent le même bilan se sont tous présentés...), mais un des vrais dangers de cette bipolarisation de la vie politique, c'est justement le troisème homme, le FN !

En France, 2 ouvriers sur 3 ne votent pas (donc, le premier vote ouvrier, c'est l'abstention...). De plus en plus de gens de gauche s'abstiennent parce qu'ils en ont marre de voter pour un PS et ses alliés qui font le contraire au gouvernement de ce qu'ils ont annoncé, promis, ou défendu sur les plateaux télés ou dans la rue quand on a la chance d'en appercevoir un lors d'une manif. N'est-ce pas ça le meilleur moyen de faire monter le FN ? De continuer à décevoir et trahir la gauche ? De ne plus voter pour des idées, mais parce qu'on n'a plus de choix, plus de programme et que la démocratie n'est devenue qu'un simple geste administratif automatique (UMP/PS) ? Entre 1981 et 2002, avec 15 ans de gauche au pouvoir, le FN est passé de l'anonymat au second tour de la présidentielle... Ca devrait interroger un minimum non ?

Ce n'est pas que tous les anciens électrices et électeurs de gauche votent maintenant FN, mais qu'ils n'ont plus confiance dans la politique, qu'ils s'abstiennent. Alors que l'électorat FN, lui, va voter..

Le meilleur moyen de combattre le FN et ses idées (y compris quand elles sont portées par la droite), c'est bien de proposer un véritable programme de gauche, en rupture avec le libéralisme et le social-libéralisme !




Ce que je pense des impôts ...

Posté par Quentin (militant PS) le 18.01.07 à 20:09

Il faut dans un premier temps dissocier trois types d'impôts : les impôts locaux, les impôts sur le revenu et l'Impôt sur le fortune (l'ISF).

Les impôts locaux sont aujourd'hui les plus inégalitaires et les plus injustes et ne prennent en compte en aucun cas du niveau social des contribuables.

L'impôt sur le revenu, quant à lui, est à mon avis le plus juste bien que réformable. Je pense que si c'est le plus juste, c'est bien parcequ'il est progressif. La progressivité de l'impôt en est un élément essentiel et doit être renforcé. C'est grâce à des outils redistributifs comme l'impôt progressif sur le revenu que l'on a empêché que ne se creusent à nouveau les inégalités au profit des plus hauts revenus.

La politique de la droite a été complètement le contraire ces dernières années : diminution d'impôts et baisse de la progressivité en réduisant le nombre de tranches d'imposition. Tout ça alors que les tâches à financer par l'impôt (éducation, santé, retraites, sécurité, etc.) sont vouées à augmenter, et donc à recevoir des ressources en augmentation. Et je ne parle même pas de la dette qui se creuse d'année en année et qu'il faudra bien rembourser. On ne pourra donc pas continuer à baisser les impôts.

Il faudra nécessairement augmenter les impôts pour les foyers ayant des revenus supérieurs aux revenus médians, mais il faudra également continuer à développer les outils comme la prime pour l'emploi qui permettent d'augmenter le pouvoir d'achat des foyers les plus défavorisés.

Toute la question est de savoir à partir de quel niveau de revenus l'on devra augmenter le niveau d'imposition des foyers...




Un Congrès réussi

Posté par Pierre (militant UMP) le 18.01.07 à 19:08

Vous devez tous le savoir, dimanche dernier, le Congrès de lancement de la campagne de Nicolas Sarkozy a rencontré un franc succès populaire. Des français de toutes les régions s’étaient déplacés pour entendre le discours de Nicolas Sarkozy qui, pendant plus d’une heure, s’est montré convaincant, digne et à la hauteur des enjeux nationaux. La récente polémique sur le budget de ce Congrès me paraît choquante et disproportionnée. Il est certain que l’on ne peut pas réunir 100 000 personnes de toutes les régions gratuitement. Les transports étant largement financés par l’UMP, condition nécessaire à un large rassemblement, ce Congrès fut plutôt coûteux. Mais cette dépense a été intégrée aux comptes de campagne comme le font tous les candidats soumis aux mêmes règles et disposant de budgets équivalant (sauf pour les « tout petits » candidats). Ce Congrès était sobre (pas de repas, ni boisson fournis, aucun cadeau remis aux participants). Les seuls ayant eu le droit à une collation sont les journalistes qui relaient les critiques. La polémique sur le coût n’a pas lieu d’être. Elle est malsaine, anti-démocratique et révélatrice des faiblesses de ceux qui la portent.

Le discours est disponible en vidéo sur le tout nouveau site sarkozy.fr et sur le site de l'UMP.

J'aimerais recueillir vos impressions sur ce discours. Pour ma part, je l'ai trouvé beau, émouvant, étonnant, clair, déterminé. J'étais tellement ému qu'il m'a fallu la vidéo pour savoir ce que Nicolas Sarkozy a vraiment dit. Je ne compte pas le nombre de personnes qui ont eu des larmes pendant ce discours. La politique c'est de l'action, mais c'est aussi de l'émotion. Je ne crois pas que l'émotion dénature la politique, je crois qu'elle la sert, qu'elle en est indissociable, et qu'elle est profondément humaine. A la vision de ce discours je préfère largement le dynamisme, la puissance, l'humanité de Sarkozy à la monotonie d'une Ségolène Royal qui me semble avoir la fadeur et la froideur d'un Jospin.




Présidentielles : tous les coups sont permis

Posté par Bruno (militant UDF) le 18.01.07 à 17:15

C'était le thème de l'excellente émission Complément d'enquête diffusée lundi soir sur France 2 et présentée par Benoît Duquesne.

Un des reportages montrait la différence dans la manière de faire campagne, et en particulier d'utiliser les enquêtes d'opinion, de 4 candidats : Royal, Sarkozy, Le Pen et Bayrou.

L'émission peut être visionnée sur le site de France 2 mais je me permets d'en reproduire un court passage ci-dessous.

 


Complement
envoyé par bem



Exclusif : c'est le ministre qui était moyen

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 18.01.07 à 10:18
Source : Insee-DGI, enquête Revenus fiscaux 2004.

653 euros représente le revenu en dessous duquel se trouve la tranche de 10 % de personnes seules les plus pauvres (le premier décile).

849 euros est le revenu tel que 20 % des personnes seules gagnent moins.

2 148 euros est le revenu au-dessous duquel se situent 90 % des personnes seules (10 % des personnes seules gagnent donc plus).

Il s’agit de revenus effectivement mesurés (après impôts et y compris prestations sociales) et non de calculs réalisés à partir des unités de consommation.

Quant aux couples sans enfants, 90% avaient un revenu mensuel disponible inférieur à 4000 euros et prés de 80% des couples avec deux enfants gagnaient moins de 3800 Euros par mois.

Aujourd'hui, 17 janvier 2007, aucune "classe moyenne" ne se situe à 4000 euros nets.



Des privilèges, trois anniversaires et 9 000 morts

Posté par Yves (militant LCR) le 17.01.07 à 23:22

5h30, debout pour aller bosser. Malgré cela, je suis un privilégié : j'exerce un boulôt qui me plait ! Bon, ok, je gagne au mieux  1 100 euros dans les bons mois et galère pour payer mon loyer, je ne suis pas parti en vacances depuis...je ne me souviens même plus quand, mais je me rassure en me disant qu'au moins, je fais partie de la très grande majorité des français-e-s qui gagnent comme moi. Je devrais être content non ?

Je travaille dans le cinéma, sans strass ni paillettes, et produit des court-métrages et documentaires. Donc la question des intermittents, je la connais de près (même si je ne le suis pas, puisque je travaille à plein temps dans ma boite). Par contre, la politique culturelle du gouvernement, je la vis de plein fouet, et les artistes et technicien-ne-s qui travaillent sur les films aussi : réforme de l'intermittence de juin 2003, réforme du court-métrage, loi DADVSI, réforme du FSER et des radios libres (http://www.lcr-rouge.org/article.php3?id_article=3818), le rapport Berthod (http://les-inattendus.club.fr/Fest2006/general/APPEL_BERTHOD.htm), c'est chaque mois quasiment une nouvelle attaque contre une culture non-marchande et les droits et salaires des travailleur-se-s du spectacle. Avec, pour les "pauvres", du pain et des jeux du cirque sur TF1 (Star'ac and co), et pour les plus fortunés, la possibilité d'aller au cinéma, au théâtre, au concert, dans des expos, etc. Bref, comme dans d'autres secteurs, une société à deux vitesses...

Sinon, aujourd'hui, triple anniversaire : en positif, d'un côté, le 32ème anniversaire de la promulgation de la loi Veil sur l'IVG, qui a permis enfin aux femmes de librement disposer de leurs corps. De l'autre, le 18ème anniversaire de la naissance du CSA (on voit aujourd'hui ce que ça donne...0% de temps d'antenne pour la LCR sur M6 par exemple depuis un an, et 2% sur les autres chaines en moyenne), et le 16ème anniversaire de la 1ère guerre en Irak. Rappelez-vous : "la troisième armée du monde", déjà, à l'époque, le gouvernement des Etats-Unis nous racontait n'importe quoi pour aller en guerre contre leur ancien allié de dictateur, et on avalait les couleuvres sans mot dire. Depuis, le pipeau a changé de mélodie, et ce furent les "armes de destruction massive" et "le soutien à Al Qaïda". Ils avaient les idées, maintenant, ils ont le pétrole...

De nouveaux chiffres aujourd'hui, publiés par le Bureau International du Travail (peu susceptible d'être proche de la LCR...) : plus de 24 morts par jour en France liées aux conditions de travail. Plus de 9 000 dans l'année ! Trois World Trade Centre par an, organisés par les terroristes en cravate du MEDEF ! Vive le progrès social tiens...Et encore, ces chiffres ne tiennent pas compte des vies brisées après les licenciements boursiers (un par jour en France, concernant des centaines de salariés laissés sur le carreau parce qu'une poignée d'actionnaires trouve que 20% de bénéfices c'est mieux que 15%, sur les quelques milliards d'euros que cela leur rapporte...). Une vraie loi sur l'interdiction des licenciements est plus que jamais nécessaire !




Pour une vrai Gaule, votez Le Penix!

Posté par Marie-Adélaïde (militante FN) le 17.01.07 à 15:00
Toujours en érection, il est beau, grand et raide, majestueux sous la pluie et le froid, voit les jolies filles défiler et ne fléchit pas avec l'âge. Parfois muni d'une capote pour se préserver du Sida, qui est-il ?

L'obélisque de Taverny !

Le maire de cette commune du Val d'Oise, monsieur Maurice Boscavert, illustre membre du SCALP se préoccupe grandement de la santé sexuelle de ses habitants. Après avoir envoyé il y a quelques années un préservatif à chacun des membres de son conseil municipal, il a fait poser au mois de décembre derier, à l'occasion de la journée mondiale contre le Sida, une capote géante sur l'obélisque. Je ne sais pas trop si cela relève du fantasme sexuel (monsieur le maire aurait-il des complexes ?!) ou d'une incitation à la débauche, mais celui-ci n'avait pas fière allure!

Cette plaisanterie de mauvais goût n'était pas pour plaire à tout le monde puisque le candidat du Front National de cette circonscription aux législatives de 2007, Alexandre Simonnot, également responsable du Front National de la Jeunesse du Val d'Oise, a quelque peu rayé ce qui recouvrait l'obélisque transformé un temps en phallus géant. Une convocation au commissariat de la commune lui a appris que cette chose avait coûté la maudite somme de 9000 euros aux contribuables. Ca fait cher la passe !

Alexandre Simonnot a alors immédiatement reconnu et assumé son geste en invoquant un « outrage aux bonnes mœurs et une incitation à la débauche », précisant qu'un « tel objet », qui « s'utilise dans la sphère intime », n'avait « rien à faire sur la voie publique, (...) à la vue de tous et notamment des enfants ».

Ce dernier vient de porter plainte pour « détention arbitraire » et pour « violence » car malgré ses aveux immédiats, il a été gardé à vue pendant 20H pour avoir été auditionné à peine un quart d'heure. Enfermé dans une cellule de 3,40 m2 avec un autre détenu, il a du dormir par terre sur le carrelage sans veste et sans couverture (elle lui a été refusée), la fenêtre de la salle ouverte entre 1h et 4h du matin alors qu'il faisait très froid. La justification du policier a été « ici on n'est pas chez Le Pen mais chez Sarkozy »... On apprend après coup que c'est à la demande de monsieur le maire que la détention a été aussi longue.
Monsieur le maire, ne soyez pas aussi rancunier, tout le monde n'a pas envie de se voir imposer une telle exhibition, qui plus est avec son argent... Nous, nous préférons la raison aux fantasmes de politiciens frustrés. Notre slogan restera, très modestement et en toute humilité, « Pour garder la Gaule, votez Le Penix ! ».




Le meeting de lancement du candidat UMP a couté la bagatelle de 1000 salaires moyens

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 17.01.07 à 02:06
Plus de 3 millions deux cent mille euros de budget et 50 000 participants (1 245 000 selon la préfecture).
Le discours du ministre candidat devrait contenter le plus grand monde.

Du gaulliste historique au libéral pur jus, du laïque traditionnel au communautariste le plus échevelé, de l'ex-soutien de Balladur aux descendants de ...Jean-Jaurès!
Un mécontent cependant.
Beaucoup moins cher : le meeting officiel de lancement de campagne de Dominique VOYNET le 26 janvier, à Nantes.




Pas de miracle à la grand messe

Posté par Bruno (militant UDF) le 17.01.07 à 00:45

Le dimanche c'est le jour du Seigneur. Dimanche dernier, en plus, c'était le jour de la grand-messe qui a vu le sacre de Nicolas Sarkozy. L'UMP étant probablement le dernier grand parti à être capable d'organiser de telles manifestations de masse en France, je n’ai pas résisté à l’envie de passer une partie de mon dimanche Porte de Versailles. J’y ai d’ailleurs croisé une connaissance socialiste, venue comme moi par curiosité.

Le seul meeting UMP auquel j'avais participé jusqu’alors, c'était un meeting de Jean-François Copé pendant la campagne des Régionales en 2004. Je confiais sur mon blog perso mon étonnement, devant de telles différences entre les deux cultures militantes UDF et UMP. Schématiquement:

D'un côté une culture militante de masse héritée du RPR, où les meetings sont des manifestations bruyantes, où l’on hue copieusement Jospin et les 35 heures, où les fédérations se font concurrence à coup de cornes de brumes et de banderolles.

De l'autre côté une UDF qui, bien qu'elle ait acquis une vraie culture militante depuis la prise de pouvoir de Bayrou (1998), reste attachée à ce que les meetings soient des évènements un peu plus exigeant faisant place aux échanges, à l’art oratoire, à la réflexion.
D’ailleurs, au meeting de Lille il y a un mois, François Bayrou a gentiment demandé aux cornes de brumes de se taire !! « Vous le savez. Je dé-tes-te les cornes de brumes » a-t-il adressé aux militants chtis qui s’excitaient sur le klaxon « Elles nous font ressembler un peu plus aux autres et un peu moins à nous ». Applaudissements nourris dans la salle, pleine à craquer.

 



Bref. Revenons en à nos moutons. Les militants RPR ont peut-être été, comme moi, un peu déçus et étonnés dimanche dernier : aucune corne de brume, quasiment pas de drapeaux, ni de banderolles (ci dessous une des rares). Je m’en étonne auprès d'un ami militant UMP ; il me confirme : oui, les responsables de campagne dissuade les militants de ce genres de pratiques. Les professionnels de la com’ ne laissent rien au hasard.

Il n'en reste pas moins que l'évènement était impressionnant : 25 000 places assises et à peu près 10 000 personnes debout. (on est donc, au passage, loin des 80000 personnes annoncées dans la presse, et loin des 100 000 évoquées par Juppé à la tribune !).
C’est touchant de voir tous ces militants qui se sont levés tôt pour faire des heures de car, pour finir debout paumés dans un hall immense, écouter des discours interminables.
Et en même temps ça a quelque chose de déshumanisant : la scène est immense, l’intervenant est une fourmi, écrasé autant que mis en valeur par les dimensions, et par les applaudissements. On pense forcément aux scénographies mussoliniennes…

 


Une amie UMP me disait tout à l'heure qu'elle avait pleuré pendant le discours de Sarkozy, et que plusieurs députés pleuraient aussi, en particulier au début quand sont évoquées des grandes figures résistantes.
Mon sentiment est très différent. Derrière le discours, je sentais, je voyais, j’entendais la floppée d'agrégés et d'énarques qui s’étaient creusé les méninges. La commande devait être claire : « Les enquêtes quali sont sans équivoque : il faut humaniser Nicolas ». Mais Nicolas Sarkozy qui récite un discours de normalien, avec une intonation, une gestuelle et un costume de Ministre de l’Intérieur, ça sonne faux. C’est un CRS qui vous récite de la poésie.

De toute façon, après une amorce qui se voulait faussement intimiste, l’orateur en est vite revenu à ses thèmes favoris dans un discours fleuve qui faisait s'impatienter des militants autour de moi.
Le dimanche 14 janvier, la lecture de l’Evangile racontait la parabole des noces de Cana où l’eau est changée en vin. Mais à la grand messe sarkozyste, aucun miracle : Sarkozy a fait du Sarkozy. Non, non rien n'a changé...




Médias, pluralisme et démocratie

Posté par Adrien (militant PC) le 16.01.07 à 23:55

D'abord un petit rappel : le 23 janvier à 19 h au Zénith de Paris (M° Porte de Pantin) se tiendra le grand meeting de la gauche populaire et antilibérale avec Marie-George Buffet.

Le SNJ-CGT de Radio France a sorti un tract à propos de la façon dont les radios de service public traitent de la campagne. Ce n'est pas vraiment une surprise : 38 % de temps de parole pour l'UMP, 25 % pour le PS, et les miettes pour les autres (3,5% pour le PCF). Sur France Info, c'est 60% du temps d'antenne que se partagent les deux chouchous des directeurs d'antenne (comment se faire bien voir de ceux qui ont le plus de chances d'être leurs futurs gouvernants). A ça, on ajoute l'épouvantail Le Pen, pour s'assurer que les gens iront voter « utile », plutôt que pour le candidat dont ils se sentent le plus proche (« ben non, Royal ne me plaît pas, mais bon, si je vote pas pour elle, ben on aura encore le FN au deuxième tour !!! » ). Pas la peine de donner les chiffres pour la télé, il suffit de l'allumer pour voir Royal en Chine, ou Sarkozy au Mont St Michel (au contact du peuple qui travaille et qui souffre sans doute)

Allez si, parlons quand même de la télé. Et en particulier de TF1. Dans le Journal du Dimanche, le directeur de l'information, Robert Namias, présentait son dispositif de campagne : deux émissions en « prime » avec Sarkozy le 5 février et avec Royal (je refuse de l'appeler Ségolène) le 19 février. Le Pen et Bayrou se partageront une émission le 12 février « sans apparaître en même temps à l'antenne ». Et pour les autres : deux émissions « Face à la une » le samedi à 13h 15 à la place de « Reportages » pour cinq ou six candidats. Seules les émissions en prime-time mettront les candidats directement face aux français.

 

Comment dans ces conditions peut on avoir un vrai débat PROGRAMME CONTRE PROGRAMME ? Il va nous falloir donner au moins le double de forces militantes pour pouvoir se faire entendre. Mais ça, on en a maintenant l'habitude. Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition, parmi lesquels bien évidemment internet a sa place. D'ailleurs une initiative a été lancée sur le site de campagne de Marie-George : il s'agit de créer des blogs populaires et antiliberaux (non, ce n'est pas de la concurrence libre et non faussée). Ca se passe sur http://www.mariegeorge2007.org/ .

 

NOTEZ BIEN : MEETING AU ZENITH LE 23 A 19 H.




Logement social à Neuilly : la preuve par l'image

Posté par Yves (militant LCR) le 16.01.07 à 23:37



Réponse à un des commentaires de Marie-Adélaïde

Posté par Quentin (militant PS) le 16.01.07 à 19:38
Je souhaitais réagir à un commentaire de Marie-Adélaïde suite à son dernier post.

Puisqu'il fallait bien que quelqu'un commence à réagir à certains de ces propos, je me suis décidé à le faire.

Quant un internaute lui demande pourquoi elle milite au FN, elle répond :

"Ca m'est déjà arrivée deme faire traiter de "sale pute blanche", de "sale française de merde", etc, sans compter les agressions physique qu'un de mes frères et une de mes soeurs ont subies (jets de pierre alors qu'ils étaient sur le chemin de l'école pour ne citer que cet exemple). Les voitures brûlées que nous voyions quotidiennement dans ces quartiers, vols de sacs à main, vitres de voitures cassées, intrusion dans la propriété privée, etc. Au final, le premier sentiment le plus partagé par les honnêtes gens est celui de l'insécurité puis celui de la révolte. "

Cette première réponse m'interpelle. En effet, je ne crois pas aux insultes que tu aurais soi-disant subies mais bon passons et lisons la suite. Des jets de pierre ? Et bien... Je n'y crois pas non plus... d'ailleurs les internautes ne se font pas berner !

Bon tu crie à l'insécurité alors je me dis : va voir sur le site de son parti pour voir ce qu'ils proposent contre l'insécurité.

Je voie + de places en prison et un petit paragraphe prévention :

"ASSURER LA PRÉVENTION DU CRIME ET DE LA DÉLINQUANCE

1. Conforter la famille comme lieu d'éducation
2. Refaire de l'école un instrument d'apprentissage des disciplines sociales
3. Organiser l'inversion des flux migratoires
4. Expulser les délinquants et criminels étrangers "

Je déduis de ce paragraphe que les étrangers sont la source du crime et de la délinquance, c'est un peu simpliste comme solution, non ? Ais-je fait une mauvaise déduction ?

A vous de trancher !

Et demain, mon sentiment personnel sur les impôts ...




A chaque banquet son thème.

Posté par Marie-Adélaïde (militante FN) le 16.01.07 à 15:25
Depuis plusieurs mois, le président et candidat du Front National, Jean-Marie Le Pen a entamé son « tour de France » par le biais de banquets patriotiques. Le principe est simple, chaque week-end une ville différente, un repas aux couleurs locales et un discours sur un thème précis. Jusque là les principaux secteurs abordés ont été fonction publique, services publics et services d'Etat, l'Education nationale, la Justice, la Défense, l'Agriculture et la politique maritime et navale.

C'est cette fois-ci sur les insécurités que Jean-Marie Le Pen s'exprimera dimanche 21 janvier en Ile-de-France.

Je vous invite à vous y rendre et à réserver vos places au plus vite. La journée se déroulera comme d'habitude en plusieurs temps : Un déjeuner assis suivi d'un discours assez technique sur les rouages de l'institution dont il parle et avec des propositions très concrètes, chiffres à l'appui. Puis une partie plus sympa, puisque Jean-Marie Le Pen se promène parmi les tables en narrant souvenirs ou anecdotes au gré du public. Pour l'avoir suivi en Vendée, à Tours, Bordeaux et Metz je vous assure que ça vaut le détour!

Tous les renseignements sur le site du Front National




Une trilogie Française (2) : Marié, deux enfants, un licenciement…

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 16.01.07 à 13:24

En quête de capacité de production, le groupe Core entrait en 2002 dans le capital du producteur de plomb, Metalgroup. Pénalisée par la baisse des cours du zinc, accablée par une somme de « problèmes techniques », la situation financière de Métalgroup se dégrade rapidement. La maison-mère finit par reprocher à sa « fille » sa triste situation et agite la menace du dépôt de bilan. En janvier 2003, le coup de grâce est donné à l’entreprise, placée sous redressement judiciaire. Core refuse alors d’assumer ses responsabilités sociales et écologiques en arguant de sa position d’actionnaire minoritaire même si celle-ci lui a permis d’assurer le contrôle effectif de Métalgroup.
830 salariés sont alors menacés par une fermeture sans plan social. Beaucoup sont ouvriers peu qualifiés et peu mobiles. Pour certains d’entre eux, des problèmes de santé liés à leur travail viennent se greffer. L’Etat va même devoir se fader la dépollution du site. Pour tous, la colère liée à l’impuissance des politiques à trouver des solutions concrètes et durables, une fois passée les protestations de rigueur et l’intérêt de l’actualité. Les venues du sous-préfet s’espacent…
La menace est mise à exécution début 2004.
Deux ans plus tard, Joël, 52 ans, arrive en fin de droits. La cellule de reclassement ne lui a pas été utile, il n’a rien trouvé dans son périmètre sauf un peu d’intérim. Revendre la maison s’expatrier, tout ça, pas facile, déjà. Mais là, sans rien de solide…
Pourtant, les gars de la CFDT lui avaient dit : « tu dois signer un congé de conversion, au moins, tu pourras faire des essais dans d’autres boites tout en conservant pendant un an tes droits ».
Il a écouté les plus forts en gueule : toucher tout de suite un plus gros chèque de départ, c’était tentant et cela permettait de solder les traites de la maison.

Les mois vont être difficile avec le RMI et le petit temps partiel de sa femme. Avec elle, cela ne colle plus vraiment. Depuis quelque temps, ils font chambre à part…
Les enfants sont encore à charge. Le plus grand veut entrer à la fac mais ne sait pas trop quelle voie choisir. Vu le merdier en ce moment, il se dit qu’un IUT ou un BTS pourraient peut-être faire l’affaire. Mais rien n’est à côté et les 1000 euros de « chèque rentrée » du conseil régional ne vont pas suffire.
L’autre jour, Joël s’est fait tirer sa bagnole. On l’a retrouvé trois jours après dans un terrain vague. Carbonisée. Cette fois, c’est fini. Il n’ira plus voter pour le soce du coin. Pour la première fois depuis que les gars du Front font la sortie du supermarché, Joël s’est étonné de ne pas jeter leur tract.
Et puis, à force, on finit par les connaître. Ils ont toujours ce petit mot sympa avant de glisser leur papier entre deux packs de yaourt.
Le temps est orageux et étonnement chaud. Le vent souffle fort. Un trait de lumière perce un cumulus sombre. A la sortie du parking, le petit monté sur les épaules de son père reste scotché sur la vision de deux corbeaux qui se disputent un bout d’abat.





Signez là...

Posté par Yves (militant LCR) le 16.01.07 à 11:49

A un peu plus d'un mois de la date de transformation des pré-parrainages en signatures officielles (pendant 15 jours, délai réduit par Sarkozy, histoire d'être encore plus sûr de réduire le combat démocratique au duel auto-prédit Ségo/Sarko), pas mal de week-ends sont occupés par la recherche des signatures de maires et élu-e-s par nos militant-e-s. Un peu plus de 380 actuellement.

Désormais, on a donc trois tours aux élections présidentielles, et non plus deux : le premier, organisé par les deux principaux partis (PS et UMP), fait pression sur les maires pour qu'ils refusent de simplement donner aux candidats leur caution administrative (et non politique, puisqu'il ne s'agit juste que d'autoriser des candidats à se présenter devant les électrices et électeurs, sans forcément être d'accord avec leurs idées).

Ce week-end, plusieurs maires rencontrés : la plupart ont peur de voir leurs subventions (pour des crèches, des rampes d'accès handicapés, etc.), élégament refusées par le Conseil général ou le Conseil régional s'ils n'appliquaient pas les consignes des deux principaux état-majors.

Un moyen simple et net d'éviter toute "concurrence", en transformant les élections en grand show à l'américaine où ne pourront être présents que les deux principales formations (déjà le cas dans les médias), et où chacun rivalise d'effets et d'artifices plutôt que de débattre idées et programmes. Déjà que Sarkozy se réclame de Georges Bush... A quand un recomptage des votes en Corrèze ou dans les Hauts-de-Seine (nos possibles Floride hexagonales), pour une élection décidée d'avance ?

Parmi les peurs des maires, on retrouve souvent celle du 21 avril, que je partage bien sûr (pas envie d'être amené à un second tour Sarko/Le Pen...). Mais en 2002, faut-il le rappeler, la gauche plurielle qui comptait 5 partis en son sein, les a vu tous les 5 présenter un-e candidat-e à l'élection. Puisqu'ils ont été d'accord pendant 5 ans pour mener une politique sociale-libérale, n'auraient-ils pas pu se mettre d'accord pour limiter les candidatures d'hommes et de femmes politiques porteurs du même bilan ? Pour notre part, nous n'en étions pas, donc il était normal de se présenter, pour proposer une véritable politique de gauche...

Le site de campagne (http://www.besancenot2007.org ) reçoit de plus en plus de visites, les meetings sont pleins, et Olivier, comme les militant-e-s, jongle entre horaires de boulôt, vie personnelle, et campagne présidentielle. Le soir, pour souffler un peu, je m'adonne à un jeu online (un MMORPG comme on dit), Ryzom, qui permet de décompresser. Ouf !

D'ici ce soir : boulôt, soutien militant à l'ouverture par le DAL, le CAL et d'autres, du Ministère de la Crise du Logement avec Olivier. Bref, du militantisme de terrain, en lien avec la campagne qu'on porte collectivement : féministe, écologique, contre toutes les discriminations, anticapitaliste et internationaliste !




La cruchitude, la nouvelle tendancité de la gauchitude!

Posté par Marie-Adélaïde (militante FN) le 16.01.07 à 08:00
Non contente d'afficher sa cruchitude vile en France, Ségolène Royal, entre « bravitude » et gravitude, s'est une fois de plus illustrée par une intervention mythique à l'étranger. Cette fois-ci c'est la Chine qu'elle a choisie pour se pavoiser. Elle y a fait un discours « droitdelhommiste », pleurnichant entre autres sur les horreurs des conditions de travail de ce pays.

On observe que depuis peu nos politiciens se soucient des délocalisations en masse et de l'effroyable concurrence dont les entreprises françaises souffrent. La cause de cela réside bien évidemment dans la mondialisation sauvage à laquelle nous devons faire face et à l'ouverture quasi incontrôlée de nos frontières. Pour ne citer que lui, les prix du textile chinois défient toute concurrence. Après la fuite des cerveaux, ceux qui nous gouvernent ont laissé cette situation s'engrainer, sans par ailleurs encourager les entreprises françaises à demeurer sur notre territoire par des mesures d'allégements des charges fiscales par exemple. Il faut pourtant bien se mettre en tête que ce sont les petites mains d'enfants exploités qui confectionnent nos vêtements, tapis, assemblent les pièces de nos appareils électroménagers, etc.

Sans fioritures et mots compliqués néo-français dont raffolent les experts et politiciens en tout genre, dont la « technicité » me laisse toujours dans un état d'émerveillement sans cesse renouvelé, voici quelques idées qui me paraissent découler du bon sens : Rétablir le contrôle de nos frontières et instaurer des droits de douanes à hauteur des relations que nous entretenons avec les différents pays et surtout en fonction du respect que ceux-ci affichent pour la dignité humaine. Ceci serait réellement une mesure de protection de cette dignité souvent décriée par ceux qui l'ont battue en brèche par leurs politiques. Nos gouvernants pourraient parallèlement à cela alléger les charges écrasantes dont sont victimes les entreprises françaises.

Pour revenir à la Ségo, j'ose lui prodiguer quelques conseils : Culturez-vous ! La pauvreté linguistique empêche d'échanger des vues un peu trop compliquées ou de transmettre à son interlocuteur des pensées s'enchaînant avec logique. Rivarol disait : « La langue française est la seule qui ait une probité attachée à son génie ». Elle était jusqu'à peu parlée dans toute l'Europe. Grâce à sa clarté et sa subtilité elle était essentiellement utilisée pour les échanges d'idées et la diplomatie. Qu'on ne lui ait pas appris le français à l'ENA n'est pas une surprise, mais que diable ! Lorsqu'une personne aspire au poste de Président de la République française on est en droit d'exiger d'elle un minimum de culturitude. L'ironie du sort a voulu qu'un proverbe chinois se venge de la « miss Poitou ». C'est amusant, on croit faire de l'esprit et ça en révèle un...

Quant à nous, nous aurons pour la langue française, tout simplement, de la sollicitude.




Pour bien commencer : opération anti sarko

Posté par Quentin (militant PS) le 15.01.07 à 12:07
Pour commencer ma contribution à ce blog, j'ai voulu vous faire partager une de mes actions militantes de ce week-end. Cette opération consistait à coller des affiches autour du parc des expositions à Porte de Versailles. Quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy devait être officiellement candidat de l'UMP au même endroit. Cette action symbolique suivie par quelques journalistes devait nous permettre de lancer dès le lendemain matin une nouvelle campagne "anti-sarko". Je vous invite d'ailleurs à aller faire un tour sur un site qui y est essentiellement consacré : www.antisarko.net.
Plus sérieusement, je suis enchanté de participer à ce multiblog avec un concept plutôt novateur. J'espère qu'il pourra remplir entièrement son rôle et qu'il nous permettra d'échanger afin de convaincre à voter pour notre candidat(e) à l'élection présidentielle.
J'essaierai d'alterner ma participation à ce blog entre expériences militantes, ressentis sur certains propos, évènements et entre convictions sur certains sujets que nous pourrons avoir l'occasion d'évoquer. Je me positionnerais de facon personnelle et je resterais critique envers l'ensemble des candidat(e)s sans pour autant oublier de soutenir ma candidate : Ségolène Royal...



Enfin la campagne !

Posté par Adrien (militant PC) le 15.01.07 à 11:57
Enfin, nous entrons en campagne. Après des mois passés à travailler dans nos collectifs locaux, nous allons enfin pouvoir amener nos propositions devant les électeurs. Il était plus que temps… On commençait à s’ennuyer un peu, maintenant que notre programme était prêt. Et puis il faut être franc : les galères que nous avons connues autour de la question de la candidature nous ont fait perdre énormément de temps et d’énergie (je reviendrais sur ce point dans un prochain post).

Enfin, maintenant, tous les blocages sont dépassés, nous nous sommes un peu reposé pendant les vacances et nous sommes extrêmement motivés pour commencer cette campagne avec Marie-George Buffet et la mener jusqu’au bout. Nous avons beaucoup d’espoir et nous nous attendons à tout, et surtout à beaucoup d’émotions…

Rendez-vous en avril…





Premières pierres des logements sociaux à Neuilly...

Posté par Yves (militant LCR) le 15.01.07 à 10:36

L'année commence sur des chapeaux de roue pour la campagne : du boulot en plus pour actualiser ce blog et raconter ma modeste vie de militant, la recherche des signatures, le suivi du site internet, le militantisme au quotidien, dans ma section, dans les collectifs, et à côté, continuer à travailler et essayer d'avoir une vie personnelle... Dur dur. Mais c'est un choix, et surtout, ce sont les idées qui motivent ! Mardi dernier, on avait organisé, quand les autres candidats offraient leurs voeux à la presse ou par vidéo officielle sur le net, de présenter nos voeux de façons militante : aller construire les premières pierres des logements sociaux manquants (1,3% au lieu de 20% dans la loi), dans la ville la plus riche de France : Neuilly sur Seine.

Travaux pratiques, ciment, parpaings, et hop, un petit muret sur le parvis de l'hôtel de ville qui accueillit pendant longtemps Nicolas Sarkozy ! Une façon concrète de faire de la politique, bien loin des 4 millions d'euros du sacre de Nicolas le Petit ce week-end (ça en fait des logements sociaux !). De son côté, le CSA commence à ouvrir les yeux et à se rendre compte qu'il y a un "léger" problème démocratique dans la gestion du temps de parole des différents candidats. Face aux rouleux compresseurs Ségo-Sarko, les autres ont bien du mal à exister et présenter leurs idées, sans devoir avoir recours aux photos peoples, maillots de bains de plage, ou autres artifices qui masquent par le spectacle organisé, le vide politique (il est d'ailleurs à l'honneur de Bayrou et d'autres de ne pas s'y prêter...).Entre tout ça, j'ai eu le temps de terminer Les Bienveillantes que j'ai trouvé très dur, et très fort. Bonne surprise littéraire, surtout pour un Goncourt plus habitué du classicisme pompeux.

Au menu de la semaine : direction de campagne lundi, direction fédérale parisienne mardi, conseil fédéral (assemblée) mercredi, section jeudi, et vendredi et samedi, mince tentative d'avoir une vie personnelle...(surtout le samedi, repas avec mes amis proches "de 30 ans", dont un fervent strauss-kahnien, un bayrouiste de gauche, et une écolo entre autres. Ca promet des débats passionnés !).Car pour moi, la politique, et l'idée révolutionnaire, cela doit rester quelque chose de généreux, d'humain : être suffisamment convaincu tout en restant ouvert, pour écouter les autres, et savoir faire la part des choses entre idées politiques et rapports humains : mes amis que je connais depuis le collège, pour la plupart, ne sont pas à la LCR. Vivre, manger, dormir, sortir, avoir une vie sociale uniquement dans un microcosme autoconvaincu, est le meilleur moyen de se sectariser.Rester ouvert sur les autres, ceux qui ne sont pas d'accord, c'est le meilleur moyen de ne pas scléroser la pensée... Peut-être ce blog en sera-t-il une nouvelle opportunité ? A vos commentaires !




Une trilogie Française (1) : Fadela, 34 ans…

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 15.01.07 à 09:18

Fadela fait des ménages. C’est sa profession. Cela commence à 4h45 dans un immeuble d’assurance à la Défense. Cela implique qu’elle se lève vers 3 heures. Fadela dit qu’elle a de la chance par rapport à ses collègues. Son trois pièces est en bout de ligne de RER, à « seulement » 45 minutes de son premier lieu d’embauche. Puis elle embraye à 6h dans une chaîne de salle de sport, à côté de Nation. Avec un peu d’avance sur son heure, elle pique parfois un somme de 10 minutes à même le sol, juste à côté des douches des vestiaires femme. 7h15. Fin de sa première journée. Elle croise les premiers clients du gymnase. Il y en a un qui est gentil. Il lui dit toujours bonjour en arrivant. Elle refile chez elle, voit défiler Paname du train. Elle aime bien cela. 8h. Elle arrive juste pour lever ses trois enfants quand ils prennent la classe à 9 heures. .Sinon, c’est sa voisine qui s’en occupe ou sa sœur, c’est selon.Toilettes. 10 heures. Les courses, en voiture puis direction l’hypermarché de son agglomération, pour un mi-temps. Fin d’après-midi : là, elle va chercher systématiquement sa progéniture. Le collège est excentré, il faut reprendre la bagnole qui commence à rendre l’âme. Goûter. Pas d’aide pour les devoirs : Fadela s’est arrêtée au primaire. C’est le plus grand qui s’occupe des autres. Difficile de tenir ces trois-là. Vers 19 heures, Fadela pique déjà du nez. Demain, c’est rebelote.

Coucher à 20h30 au plus. Le petit reste souvent devant la télé. Il doit dormir dans la même chambre que sa sœur plus âgée d’un an. Disputes fréquentes. Difficultés pour se concentrer à l’école. Le plus grand, Karim, va chez ses copains. Il a promis de rentrer avant le coucher de sa mère. L’adolescence arrive. Les emmerdes aussi. Il sait qu’il est « pas comme les autres ». Déjà, le boulot de sa mère, mais là, on lui a déjà fait la gueule dans les boîtes du coin pour son stage de fin de troisième. La fin du mois arrive, c’est pas dommage. Salaire net, 950 Euros à tout casser. Les allocs n’arrivent pas à 45O Euros au total. C’est pratiquement tout côté recettes. Pas droit aux APL. L’année de la base de calcul, les revenus de Fadela étaient justes au-dessus du plafond.

Fadela dit qu’elle n’est pas à plaindre, qu’« il y a plus malheureux ».. Dés le 2 du mois, il faut en sortir 700 pour le loyer sec, rajouter les charges. A peu prés 100 Euros par semaine pour la bouffe. Trois bricoles. Ne pas s’écarter. Souvent des pâtes, une fois par semaine de la viande, jamais de fruits, très peu de légumes. Ce mois-ci, ça ne va pas passer. Il va falloir choisir entre la bagnole et la facture d’électricité. Putain de convecteurs. Le mois prochain, on éteindra tout après le lever des drôles. Impossible de renoncer au RER ou c’est la fin. Or, il faut penser à changer les chaussures de la petite, régler la note de la cantine, avancer la piscine… Il va falloir arrêter le Mac-Do le samedi. 




22 avril 2007 : Horoscope d'un pendu !

Posté par Marie-Adélaïde (militante FN) le 14.01.07 à 15:12
J - 100! La course à l'Elysée a bel et bien commencé. De Sargolène à Ségozy, tous, petits et grands, gros, maigres, beaux et laids, tous accourent aux cris du bon peuple de France qui a faim ! On lui donne de la brioche, lui sert les croissants au lit, des macarons au goûter ! On lui promet monts et merveilles et répond " Oui peuple ? Je t'écoute !".

La gauche comme la droite ont depuis plus de trente ans fait des choses grandes et inoubliables. L'une a instauré contre tout bon sens les 35H et baissé l'âge du départ à la retraite. L'autre a montré son ouverture d'esprit en organisant l'Islam de France au travers du Conseil Français du Culte Musulman et en désignant l'Union des Organisations Islamiques de France comme interlocuteur entre les "jeunes" de banlieues et les représentants de la République*. Et en choeur, elles ont toutes deux montré leur grandeur d'âme en ouvrant nos frontières à la misère du monde ! Je n'énumérerai pas toutes les stupidités qu'elles n'ont pas manquées, ni celles qu'elles ont inventées.

J'ajouterai simplement que pour conserver le pouvoir il ne suffit pas d'être bête. Il faut être bête et méchant. On constate justement que le drame de nos hommes politiques est qu'ils sont dévorés par le désir de vouloir plaire et qu'il ne leur reste pas assez de crédibilité pour pouvoir être méchants. Ainsi avons-nous, d'une certaine façon, de la chance...

De ces roitelets Guillaume Bouchet (1526 ?-1606 ?) écrivait déjà :

(...)

« Ils ont prédit que tu serais

Un jour plus haut que tous les rois,

Et voici qu'on te mène pendre :

N'ont-ils pas dit la vérité ?

Car tu t'en vas si hautement,

Que nul ne peut si haut prétendre ».

*Présente en Europe et plus particulièrement en France, L'UOIF est une émanation de la confrérie des Frères musulmans (El Ikhwan el muslimun), fondée en Egypte par Sayyed Qotb et Hassan el Banna, dont le but est la création d'un Etat islamique mondial. L'un de ses membres actifs n'est autre que son petit fils, le célèbre Tariq Ramadan qui prône le port du voile au sein de notre pays et la lapidation des femmes adultères.




14 Janvier 2007, début d'une histoire

Posté par Pierre (militant UMP) le 14.01.07 à 03:36

Bonjour à toutes et à tous, je suis tout d'abord très heureux de participer à l'animation de ce blog, d'autant plus pour parler de la campagne de Nicolas Sarkozy, cet homme politique que j'apprécie tant et qui porte tant d'espoirs. Ce mot espoir est important, il décrit bien ce qu'est le temps des campagnes électorales. Le temps d'un lien intense entre les responsables politiques, les militants engagés, et plus largement toute la population, un lien fondé sur l'envie de construire, de renouveler notre vivre ensemble. Tous, dans nos tendances, nous allons animer, donner du corps, du sens et de la force à nos idéaux, à nos mouvements politiques. Nous avons ici tous cela en commun. Et avant de nous diviser, avant de camper sur nos positions en essayant de nous démarquer les uns des autres, je voulais rappeler que nous sommes tous ici des militants, que nous avons chacun nos bonnes raisons de penser ce que nous pensons, et que nous avons en commun le devoir de mettre en valeur la grandeur de l'engagement, qui doit être là plus pour rassembler que pour diviser.

Congrès UMP 14 janvier 2007Dans quelques heures, le congrès de l'UMP débutera. Nicolas Sarkozy sera alors pleinement en campagne. Cette campagne, d'une manière générale, sera difficile, pleine d'incertitudes, de remises en question, de tensions (du moins, j'imagine). J'espère que nous saurons garder la tête froide, et donner ici les clés de compréhension de nos tendances, l'expression de nos sensibilités personnelles, nos sautes d'humeur aussi, mais sans tomber dans la violence ou l'intolérance. J'espère que nos lecteurs-commentateurs seront intéressés, intéressants, et que nous saurons les aider à se reconnaître dans une candidature présidentielle.

Pour finir, puisque c'est encore de saison... très bonne année 2007!




Ouverture

Posté par Bruno (militant UDF) le 12.01.07 à 15:39 | tags : militant udf

Jamais facile d’écrire un premier billet sur un nouveau blog…

Pour m’amuser, j’ai relu le premier billet des deux blogs que j’ai déjà tenus par le passé. Et j’ai réalisé qu’avec ce blog à plusieurs mains proposé par Fluctuat, j’ai connu trois types de blogs : les balbutiements du blogging en France, le blog militant, puis le blog collectif.

Mon premier blog, je l’ai ouvert en février 2004. Il n’a eu que 4 mois d’existence : c’était un blog de soutien à la liste conduite par André Santini aux élections régionales de 2004. Dans le premier billet, intitulé « Les débuts du blogging à l’UDF », j’évoquais l’émergence du blogging en France, en déplorant qu’il soit encore « embryonnaire parmi les militants », et expliquant que « à part quelques militants UDF, et un militant UMP dans la région Centre (!), les blogs politiques restent le fait soit d’hommes politiques, soit de personnes non partisanes qui livrent leurs pensées sur l'actualité. » Amusant de relire ça aujourd’hui, à l’heure où les blogs militants pullulent !

En 2006, je me suis remis au blogging militant en lançant un blog de commentaire politique (que je vais en partie délaisser pour participer à Partis de campagne). J’ai alors connu comme tout blogueur aujourd'hui la difficulté de donner une audience à mes écrits, dans un contexte très concurrentiel, et de se plier à une discipline de publication fréquente.

Et aujourd’hui, l’aventure du blog "collectif". La formule me semble résolument bonne. Gage de richesse, elle permet une diversité d’approches et une confrontation d’opinions, profitables tant aux lecteurs qu’aux rédacteurs !

Mais cet esprit d’ouverture n’empêche pas d’être partisan ! Et je commence tout de suite, en conseillant à tous les lecteurs de foncer sur un site tout frais : le site de campagne de François Bayrou, lancé mardi ! Il est bourré de vidéos. Je le trouve assez surprenant. J’en ferai bientôt une petite revue critique.




Jean-Marc, militant Verts

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 09.01.07 à 15:45

Il parait que pour être dans l'esprit, il faut un peu parler de soi. D'autres font cela trés bien sur leur blog : les balades en vélo de Juppé sur les quais Bordelais, les soirées télé de DSK avec Anne Sinclair... Du coup, en résumé, je confesse : - être né en 68, quelques mois aprés la révolution... - de parents ouvriers agricole puis dans l'industrie, pour mon père (ajusteur-tourneur-fraiseur : un métier dont on ne parle pas dans les médias), - avoir fait quelques études secondaires à Bordeaux, - avoir poursuivi des études supérieures en administration économique et sociale puis en gestion des organisations publiques au sein de l'école supérieure de commerce de Bordeaux (1992).
Quelques étés à passer chez Mac-Do, à faire les vendanges, à travailler à la chaine, à faire des ménages à la cité administrative... Trois années "maitre-aux'" en lycée, sciences éco. Mon premier (vrai) boulot me permettait de rembourser ma dette de 10 000 Euros contractée pendant mes études. Douze années enchainées dans le secteur privé dans le domaine du conseil notamment : en finances publiques, en assistance auprès d'organisations syndicales (CFDT, CGT...) dans des plans sociaux... J'ai pris ma carte (chez les Verts) à l'âge de 19 ans, me présentant aux régionales et au cantonales de 93 en Aquitaine et dans le fief des chasseurs à Pauillac (5%!), aux municipales (à Talence, Gironde) en 1995. Depuis 7 ans maintenant, je vis à Paris où je milite, et bosse à Amiens.

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Ma blogroll militante :
Le blog perso de Jean-Marc

http://www.lesverts.fr
http://www.dominiquevoynet.net
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www.ideesvertes.info
http://laicite-ecologie.org
http://arnaudcaron.net




Yves, militant de la LCR

Posté par Yves (militant LCR) le 09.01.07 à 15:44

Tout petit déjà...je n'étais pas militant à la LCR... Ma première "révélation politique" a sans doute eu lieu vers les 7-8 ans, dans un jardin public, où je me suis fait traiter de "sale juif", sans même savoir que j'en étais un, et cette confrontation au racisme juvénile a changé quelque chose en moi...Puis, le mouvement lycéen contre les réformes Jospin en 1991, premier engagement véritable, à la tête du mouvement dans mon lycée, et dans les différentes coordinations de l'époque. La fac ensuite, et le mouvement CIP, où je rencontre pour la première fois des militants de la LCR. Je rentre un pied dedans à l'époque, mais ne reste pas longtemps. A la suite d'un pari perdu avec un ami, je prends ma carte au PS pour un mois et découvre de façon très concrète ce que "gauche caviar" veut dire : lors des réunions un frigo de luxe dispense saumon fumé et pain poilâne, pendant que nous discutons, ma pauvre dame, de la terrible précarité. Expérience instructive...Après quelques années au D.A.L. (Droit au logement), je ne reviens à la LCR (toujours croisée dans les mobilisations) que vers 2001, où je m'implique dans la relance de la commission culture, particulièrement au moment du mouvement des intermittents en 2003.


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http://besancenot2007.org/ (le site de campagne d'Olivier)




Marie-Adélaïde, militante FN

Posté par Marie-Adélaïde (militante FN) le 09.01.07 à 15:41

Etudiante en droit à Paris. Militante au Front National de la Jeunesse depuis près de cinq ans, je fais partie de ce qu’on appelle « la génération 21 avril 2002». Ce scrutin a en effet été comme pour beaucoup de Français et spécialement les jeunes un déclic : à cette date, Jean-Marie Le Pen était alors arrivé en tête des votes chez les personnes de 18 à 25 ans.
Je ne pouvais pas voter mais comme eux, j’ai réalisé qu’un parti politique, le Front National, pouvait répondre aux aspirations d’un peuple lassé par plus de 30 ans de démagogie et d’incapacité à résoudre les problèmes auxquels nous devons faire face. Par un programme pragmatique mieux connu des Français, le FN a dès lors touché davantage d’entre eux. La « lepénisation des esprits » a depuis fait son chemin et à ceux qui nous traitent encore de « fachos » nous préférons répondre avec désinvolture « fachos, … mais sympas ! ».

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Ma blogroll militante :
Le site du Front National
Le blog de campagne de Jean-Marie Le Pen
Le site du FNJ
Le mensuel de campagne du FN




Pierre, militant UMP

Posté par Pierre (militant UMP) le 09.01.07 à 15:11

C'est parce que j'ai choisi de soutenir Nicolas Sarkozy que je participe à ce blog militant. Je suis arrivé en politique plutôt par hasard, en devenant en 2001 conseiller régional jeune de Provence-Alpes-Côte d'Azur, et en choisissant de poursuivre mon engagement dans la vie publique à l'UMP, dès 2003. En 2004, m'impliquant fortement dans la campagne régionale et cantonale à Nice, j'ai fait le choix de me consacrer pleinement à la politique, et j'ai commencé des études de science politique, d'abord à Lyon puis maintenant à Paris (Sorbonne).
J'anime aujourd'hui le groupe des Jeunes Populaires de ma circonscription (Bastille – Père Lachaise - Nation - Gare de Lyon), ainsi qu'une commission régionale sur les transports, l'environnement et la sécurité.

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Bruno, militant UDF

Posté par Bruno (militant UDF) le 09.01.07 à 13:46

Originaire d'Auvergne, je vis depuis 7 ans à Paris où je suis venu faire mes études supérieures. Après Sciences Po, j'ai suivi un DESS d'Urbanisme, puis j'ai travaillé sur les problématiques d'aménagement et de développement pour plusieurs collectivités territoriales, à Paris, en province et Outre-Mer.

Ma vie de militant UDF se partage entre Paris et la fédération locale dont je suis secrétaire général.

Mon premier acte d'engagement politique, je le situe en 1999 avec le vote pour la liste conduite par François Bayrou aux élections européennes. Ce choix européen était pour moi presque une évidence, que j'ai affirmée ensuite en adhérant à l'UDF en octobre 2001. J'ai alors tout de suite participé activement à la campagne présidentielle, notamment en animant la section UDF de Sciences Po. Aujourd'hui, c'est avec le même appétit et la même envie d'agir que j'aborde les campagnes à venir !

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Adrien, militant PCF

Posté par Adrien (militant PC) le 09.01.07 à 12:40

J’ai grandi à Amiens, dans la Somme. C’est en arrivant sur Paris pour mes études que j’ai décidé d’adhérer au Parti Communiste Français, dans la section du 17ème arrondissement, ainsi qu’à l’Union des Etudiants Communistes. Je suis aujourd’hui responsable d’une petite cellule, la cellule Guy Môquet.
Comme beaucoup de communistes, je me suis battu pour une candidature unitaire de la gauche antilibérale à l’élection présidentielle. Nous avons travaillé dans les « collectifs unitaires » pour construire un programme qui change réellement la vie. C’est ce programme que nous allons proposer et défendre devant les électeurs avec la candidature de Marie-George Buffet. A 21 ans, après nos succès contre le Traité Constitutionnel Européen et contre le C.P.E., j’attaque ma première campagne présidentielle avec beaucoup d’espoir.

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Le site de la fédération de Paris du PCF

Le site du journal l'Humanité

Le blog du comité de soutien à Marie-George du 19ème arrondissement de Paris

Le site de la section d'Evry du PCF




Quentin, militant PS

Posté par Quentin (militant PS) le 09.01.07 à 10:58

Je suis né en 1984 et suis originaire des Deux-Sèvres où j'ai vécu toute mon enfance.
Après avoir suivi mes etudes jusqu'au lycée dans les environs de Niort, je suis parti à l'université de Poitiers pour y faire un DUT et une Licence de sciences. Je suis désormais étudiant en sociologie à l'université de paris 7 où j'entame un Master.
C'est à Poitiers que démarre mon activité militante. Mon engagement a ainsi débuté dans le syndicalisme étudiant au regard des résultats aux élections présidentielles de 2002. Depuis il s'est considérablement élargi à la fois dans le syndicalisme étudiant en militant au bureau national mais aussi au Parti socialiste pour lequel je milite à Sevran (93) en 2004. Je milite également en parallèle et de facon complémentaire dans une association nommée RéSo (Réformiste et Solidaire) créée récemment (en 2004) qui réalise à la fois des campagnes européennes mais aussi nationales (AntiSarko notamment). Actuellement, mon activité militante est partagée entre la politique (au Parti Socialiste), le syndicalisme étudiant (l'UNEF) et l'activité associative (RéSo).

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Partis de campagne c'est quoi ?

Posté par Easywriter le 08.01.07 à 12:41

Blogs, vlogs, sites de soutiens, fausses affiches et vraies vidéos de campagne : la démocratie participative prend ses quartiers sur le web. Alors pourquoi un blog de plus ? Parce qu'il manquait un espace de confrontation des idées. Un lieu où l'on ne prêche pas que des convaincus, un débat qui ne confronte pas seulement les points de vue de techniciens habiles.

Carte blanche est donc donnée - pendant toute la durée de la campagne - à sept bloggers, tous engagés dans le militantisme. Nos sept colocataires ne sont évidemment pas tenus à la neutralité. L'équipe de Fluctuat leur laisse une totale liberté et les opinions exprimées dans Partis de campagne n'engagent que leurs auteurs.

Merci à nos sept invités d'avoir accepté l'aventure. Aventure ? Nous ne savons pas exactement où cette expérience nous conduira. Les joutes partisanes, militantes et idéologiques peuvent par définition s'avérer assez vives... Nous demandons à tous les participants, bloggers et commentateurs, de faire particulièrement attention à leur propos et de s'interdire toute agressivité ainsi que toute attaque ad hominem afin de respecter cet espace de débat. Nous ne partageons pas nécessairement les mêmes idées mais partageons tous l'enthousiasme à faire vivre cette expérience qui nous l'espérons donnera un éclairage original au débat.

Ce multiblog complète le blog politique de Flu où est traité et décrypté quotidiennement l'actualité de la campagne électorale et la partie magazine qui privilégie les enquêtes, reportages et entretiens de fond. De quoi nourrir la confrontation des idées sur le forum Présidentielles 2007 où tous les avis sont les bienvenus.

Bonne lecture !

 

Mode d'emploi :

- Le profil de chacun des militants blogueurs est accessible via le bandeau en haut à droite (photos)

- Sur cette page profil, vous retreouverez un lien vers la liste de toutes leurs contributions

- Les commentaires sont ouverts, et sont modérés a posteriori par l'équipe de Fluctuat.net : toute insulte, toute attaque ad hominem, toute incitation à la haine raciale seront systématiquement supprimés. Merci de respecter cet espace de débat en mesurant vos propos : )

Si vous souhaitez contacter les responsables de ce blog, merci d'écrire à cette adresse : daniel-nospam-fluctuat.net (remplacer -nospam- par un arobase)