Archives > Avril 2007

François Bayrou mérite-t-il ses députés ?

Posté par le 30.04.07 à 18:04 | 1
L’audace stratégique de François Bayrou tranche avec les ralliements des deux tiers des députés de l’UDF au vote Sarkozy. Certes, on cherchera des circonstances atténuantes dans la proximité des élections législatives et la nécessité pour les élu-es de la vieille UDF de ne pas se passer des voix de l’allié traditionnel UMP. Mais le revirement « sans hésitation » des proches de monsieur Bayrou ne manquera pas de laisser un goût amer particulièrement aux électeurs de gauche et écologiste séduits un temps par l’aventure centriste. Si mutation démocrate il y a de l’UDF, il faudra expliquer aux nouveaux militants de cette organisation si de l’attitude de leur patron ou de celle des barons centristes, celle qui reflètera la ligne du futur parti démocrate. Patrick Pelloux, porte-parole des médecins urgentistes et électeur « Bayroutiste » du premier tour rejoint les autres représentants de la société civile (l’économiste Thomas Piketty, Jean jouzel du GIE climat…) qui soutiennent Ségolène Royal.



Un 'enrichissement de la démocratie'

Posté par le 28.04.07 à 13:11 | 6

Le débat Royal/Bayrou se termine à l'instant, sur ces mots de Bayrou, qui qualifie le débat "d'enrichissement pour la démocratie."

Purée je sais pas pour vous, mais moi j'ai adoré ce débat. Pas tel ou tel échange en particulier, mais l'exercice en lui-même. Je ne sais pas si le debat-d'idées-projet-contre-projet a tenu ses promesses ou pas, si les sujets évoqués ont été épuisés ou pas, mais peu importe: j'ai l'impression que ce genre de débats, cordial, ou on se coupe pas la parole, ou parfois on concède à son adversaire des "c'est vrai" "je suis d'accord", eh bien, ça grandit un peu la démocratie.

J'entends d'ici Nicolas Sarkozy qui va qualifier cet exercice de démocratie de "négociations d'arrière-boutique", de "tractations politiciennes dans un grand palace parisien". Mais non, il aura tort : ce genre de débat est nécessaire, il fait respirer la démocratie. Et puis il me fait respirer aussi, tiens ; je me sens bien après ce débat ! Je regrette qu'il n'y en ait pas eu un avant le premier tour. Je regrette que Nicolas Sarkozy ne se prêt pas à ce même jeu. (Puisse le débat d'aujourd'hui faire prendre 1 ou 2% à Royal dans un sondage prochain, pour que Sarkozy flippe et regrette d'avoir eu une attitude aussi archaïque sur la questioon du débat avec Bayrou !!). J'espère que le débat du 2 mai sera de même nature, de même niveau.

Je suis juste un peu déçu que si peu de gens aient pu voir ce débat. Beaucoup n'en verront que les passages charcutés et minutés que reprendront les grandes chaines. Moi-même j'ai eu beaucoup de mal à accéder à la vidéo de ce débat, car même si j'ai fait l'acquisition, comme 22% de la population française, d'un équipement TNT, je ne capte pas le multiplex de BFM TV; que les sites internet de RMC info et de BMF TV sont inaccessibles. Heureusement Dailymotion retransmettait le Live.

J'écris ce billet "à vif", je dirai dans un prochain billet plus développé ce que je retire, sur le fond des propositions, de ce débat. Rien de vraiment étonnant en fait : divergences sur la place de l'Etat, sur les 35 heures, sur la BCE, sur la carte scolaires ; convergences sur les institutions, la sécurité aussi, la vision de la démocratie. François Bayrou apparaît plus que jamais comme un digne libéral, au niveau politique (le libéralisme de Montesquieu, le libéralisme des contre-pouvoirs) et au niveau économique (faire confiance aux partenaires sociaux, aux PME, baisser les charges).

 

Joli billet d'Ariane Mnouchkine à propose de ce débat. Extraits (moi aussi je charcute...) :

Moi, citoyenne française, je veux écouter ce que ces deux citoyens français là vont se dire. (...) Je veux savoir qui cède et qui cède quoi. (...)

Qui veut empêcher cela ? Qui donc, en France, peut empêcher cela, sous prétexte que cela ne s’est encore jamais fait ? (...) Une mise en lumière. Voilà ce que j’attends. Bien plus que de la routinière impertinence télévisuelle, sans risque, bien calée derrière la table, j’ai besoin d’une mise en lumière des outils politiques, du travail politique.

Je veux voir la Persuasion à l’œuvre. De part et d’autre. Sa ruse, sa force, ses dangers, sa beauté.
Je veux voir Athéna à l’œuvre. Et l’enfant Démocratie grandir.

 


BFM-tv : contrôle fiscal le 7 mai

Posté par le 28.04.07 à 13:06 | 3
Un peu étonnant ce débat Royal/Bayrou ce matin sur BFM-TV. Est-ce le cheap de la déco qui lui donnait un savant goût de lieu alternatif ? La prod’ a du jeter à la hâte sur la table une vielle nappe de mariage où trônaient deux verres de champ’. On frissonnait à l’idée qu’une minute à l’autre, un car de police débarqua pour coffrer nos deux complices jouant au « je t’aime, moi non plus ».
En tous cas, on imaginait de l’autre côté de la lucarne un Sarkozy plus furax que jamais. Constatant les réelles convergences sur l’Etat impartial, la réforme des institutions, la question des quartiers…
Les échanges ont mis en exergue de vraies divergences sur les questions économiques mais davantage sur le timing et la méthode. François Bayrou semblait découvrir la nature très « deuxième gauche » du compromis social de Madame Royal, en distance avec la position de son parti.
La candidate de la gauche actait, parfois un peu hâtivement, tout consensus entre eux deux, provoquant les sourires de la salle. Force est de constater que Ségolène Royal fait preuve d’une empathie qui tranche sérieusement avec la position d’attaque et de défensive permanente du candidat de l’UMP.
Ségolène Royal a été beaucoup plus claire sur la question énergétique, François Bayrou « ne voyant pas » comment s’affranchir de dogme nucléaire. Même Al Gore indiquait en fin de son film les scénarios éco-compatibles avec les objectifs de Kyoto.
On écoutera davantage sur ce sujet le débat des primaires des démocrates…américains. La question énergétique est étroitement liée au conflit avec l’Irak et aucun candidat de ce parti n’évoque la relance d’un nucléaire dépendant de ressources d’uranium limitées et d’une exploitation dangereuse.

PS : la réaction démagogique à ce débat de Nicolas Sarkozy, dans une usine, met l'accent sur le fait que ce candidat inscrit la communication en finalité absolue de son action politique. Et cette manière de sortir "des clients", de se servir d'eux pour pointer les autres...

Bercy pour que tout devienne possible

Posté par Pierre (militant UMP) le 27.04.07 à 19:00 | 7

Nicolas Sarkozy tiendra dimanche une grande réunion publique au Palais Omnisports de Paris Bercy.

Début à 16h, ouverture des portes à 14h. 

J'y serai bien évidemment et j'invite chacun à venir. L'entrée est libre, et un écran sera très probablement installé dehors pour les retardataires. 


Il est où le débat ?

Posté par Pierre (militant UMP) le 27.04.07 à 10:59 | 15

Episode amusant que ce débat Royal-Bayrou.

Ne sachant pas quoi faire pour faire du raccolage aurpès des électeurs de Bayrou, la candidate du PS a parlé d'un débat. Participatif ou pas, on ne peut pas le savoir, puisqu'une grande découverte a été faite dans le temps: en période de campagne électorale les temps de parole sont comptés!! Chaque candidat a droit à autant de temps d'antenne. Ni une, ni deux, Jack Lang, toujours plus théâtral et grotesque, dénonce "l'Etat UMP qui se croit tout permis" (sic). Le CSA, comité indépendant, fixe des règles pour que les médias audiovisuels ne donnent pas l'avantage à un candidat ou à un autre en terme de temps de parole. Evidemment, si Royal débat avec Bayrou, cela compte dans le temps de parole de la candidate du front anti-sarko.

Mais finalement, un débat Royal-Bayrou, n'est-ce pas le meilleur moyen de faire oublier que le débat du second tour est le débat entre les deux candidats qualifiés? On peut dire qu'entre Sarkozy, Royal et Bayrou l'écart est très, très net. Sarkozy à 31, Royal à 26 et Bayrou à 19. Il ne faut pas se tromper de second tour, au risque de semer une confusion très nuisible à notre démocratie. Nicolas Sarkozy a dès le soir du premier tour annoncé sa volonté d'un débat de fond, car c'est ce que les français attendent. 

Les électeurs de François Bayrou, à leur grand désespoir, vont devoir, s'ils veulent s'exprimer, faire un choix entre une gauche fidèle à ses vieilles méthodes et une droite rénovée, audacieuse, qui a envie d'avenir.

 

J'ai le sentiment que si la candidate PS a ces derniers jours su témoigner d'une certaine capacité à encaisser des coups de la part de son propre camp, passé maître en la matière (elle le cherche aussi), elle est encore loin d'avoir la maturité pour accéder à la fonction de chef d'Etat. Elle nous fait un magnifique discours sur ces terribles frais bancaires qui assomment notre société, mais elle n'a ni constance ni vision. Elle change tout le temps de façade, un coup à gauche, un coup à droite, un coup au centre, on passe du tout sauf Bayrou à Bayrou le plus beau le plus gentil donne moi tes électeurs. Cette petite cuisine est vraiment navrante. Cela ressemble plus à des négociations en vue d'élections municipales entre petits mouvements politiques locaux qu'à une élection présidentielle capable de mobiliser 37 millions de votants. Une candidate qui fait 26% devrait avoir un peu plus de dignité.

Nicolas Sarkozy a choisi de rester le même. Même style, même affiche de campagne... il veut rassembler sans se travestir. Il veut tenir ses promesses, et ce n'est pas en changeant de discours comme de chemise qu'il pourra les tenir. Certes, un discours de second tour peut mettre en avant des choses moins abordées au premier, mais tout aussi importantes. Pour tout dire, je ne suis pas, contrairement au PS, en train de chercher à raccoller au centre. Les électeurs de Bayrou mais aussi de tous les autres candidats, y compris de gauche, peuvent se retrouver dans le projet de Nicolas Sarkozy. Je parie que bon nombre de ceux qui ont voté Bové ou Buffet voteront Sarkozy au second tour. Je ne vois pas comment on peut vouloir un changement radical dans la politique et voter pour celle qui promet que rien ne changera trop vite, qu'il ne faut pas "bousculer" la France. Avec Royal, le mauvais remix de Jospin est en marche. 

Je crois vraiment que Nicolas Sarkozy est le meilleur pour la France et pour les français.  


J+5 : avantage Ségolène

Posté par le 27.04.07 à 08:56 | 10
La dynamique des premiers jours de la campagne de second tour est nettement en faveur de Ségolène Royal. Et c’est de son fait. Elle a su engranger habilement les soutiens des autres candidatures de gauche du premier tour en amorçant une ouverture au centre sans faire "la danse du ventre".
Les thématiques mises en avant par Madame Royal sont nettement sociales et c’est bienvenue de la part d’une candidate de gauche. Elle sait également valoriser son « excellence environnementale » en allant à l’essentiel : moratoire sur les OGM, débat sur le nucléaire, plan massif sur l’isolation, investissement dans les énergies renouvelables en créant des emplois non délocalisables. Bref, ses électeurs Verts du premier tour peuvent s’y retrouver.
Côté Sarkozy, sur l’environnement, c’est à pleurer. Un taux de TVA réduit sur le « HQE », c’est-à-dire une part infime du 1% du renouvellement du patrimoine annuel. Ils n’ont pas beaucoup bossé le sujet les Sarkozy’s.




On souhaiterait un peu plus de courage sur la question des sans papiers que demande une analyse lucide de la situation. Ségolène propose le « cas par cas ». Nicolas Sarkozy verse carrément dans la démagogie en faisant le parallèle entre le nombre d’enfants africains en Afrique et ceux potentiellement à scolariser en France. Un peu comme si les migrants traversaient les frontières pour les mêmes raisons et dans les mêmes conditions que son pote Johnny.


Ségolène Royal se démarque également de son concurrent qui ne peut s’empêcher de placer des catégories « la CGT… » contre le reste de la France. La méthode est toujours la même : il isole un problème, cible un public « avec des avantages » et tire à vue. Sur l’image du « guetteur en bas de l’immeuble » qui décourage celui (dans le même immeuble) qui se lève tôt le matin. Fastoche à comprendre le monde selon Sarkozy.


Hier soir, Nicolas Sarkozy a aussi proposé le retour au « capitalisme familial ». Comme si les exemples récents (Smoby…) ne montraient pas que les logiques économiques ne dépassaient pas les questions de constitution de l’actionnariat…


Sa solution de TVA supplémentaire sans hausse des salaires nets ouvre un nouveau risque de baisse du « reste à vivre » des ménages. Il est revenu sur son idée de ne pas imposer et détaxer les heures sups en détricotant les 35 heures. Coût faramineux et danger sur l’emploi concentré de cette manière sur moins de salariés disent nombre d’économistes.


Pas ceux du REXECODE, cités par Nicolas Sarkozy, institut émanant de milieux patronaux.


Sur la santé, assez stupéfait sur la potion miracle de « la franchise de quelques euros par an » pour limiter les dépenses de santé. Hum. Nicolas Sarkozy a fait un laïus sur l’opposition entre le « faire mourir » et le « laisser mourir » qui mériterait d’être développé pour éviter les parallèles douteux.



Sur les questions internationales, c’est assez vite plié pour l’UMP. On « s’indigne », on se dit « préoccupé » on fera remarquer que, on renvoie « à la société civile en Iran ». Démerdez vous, quoi. J’attends le coup de fil de Bush. Et puis bon, « l’élection c’est pas tout »…un relativisme bon teint là où sa concurrente se fait plus interventionniste. Sur le Darfour notamment ainsi que sur la question nucléaire en Iran.


Chez les Sarko, on renvoie le chantier européen à quelques modifications législatives « pour élire un président de l’Europe » là où Ségolène prend le vrai risque de remettre à plat le chantier de la constitution européenne.

breaking news

Posté par le 26.04.07 à 18:33 | 3

Je voterai pour Nicolas Sarkozy

Posté par le 26.04.07 à 15:03 | 11

car je roule en Peugeot 306

 

Merci Institut CSA d'avoir éclairer ainsi ma réflexion de citoyen. :-)  


Débattront ou pas ?

Posté par le 26.04.07 à 13:33 | 7

Hier François Bayrou me surprenait en disant "Chiche!" au débat à lui proposé par Ségolène Royal.
Alors qu'un accord était en vue sur les modalités du débat (débat devant la Presse Quotidienne et Régionale, avec présence des caméras de France 2), j'apprends avec étonnement que le Syndicat de la PQR refuse d'organiser ce débat, l'agenda prévu étant simplement une rencontre avec Ségolène Royal et une avec Nicolas SArkozy.Tiens ! Ils auraient pourtant été les premiers bénéficiaires d'un débat aussi médiatisé, attendu et innovant. Je guette d'autres informations m'éclairant sur cette décision, Ségolène Royal évoquant des "pressions" de Nicolas Sarkozy sur le Président du Syndicat (directeur de nice Matin).

 

L'idée du débat devant la PQR proposé par Royal m'a tout de suite séduite :
- d'abord c'est une presse très très lue, qui rivalise avec le JT de TF1. François Bayrou a pour cela très tôt axé sa campagne sur ces médias, pour compenser sa faible médiatisation à l'automne 2006.
- ensuite, comme Serge July (RTL) le souligne dans sa chronique matutinale, un débat télévisé Royal/Bayrou aurait permis à Nicolas Sarkozy de se plaindre - à juste titre - d'un déséquilibre de temps de parole à l'antenne, et demander ainsi une émission supplémentaire rien que pour lui. Vu que lui, de son côté, a décliné l'idée d'un débat semblable avec Bayrou.

C'est sûrement le moment de relancer l'idée d'un débat sur Internet, émise par François Bayrou et reprise par Agoravox avant le premier tour. Idée qui avait malheureusement capoté la semaine dernière suite au refus de Nicolas Sarkozy (qui décidémment, n'est pas fan de débats). Un débat Royal/Bayrou, devant les blogueurs influents et les sites du type Agoravox, permettrait de contourner les problèmes et de contenter tout le monde (sauf Nicolas Sarkozy, qui n'aime vraiment pas les débats)

 

Enfin, deux mots : dans mon zapping radio du matin, je suis tombé sur l'interview de Claude Géant par Elkabach. Sur l'idée d'un débat entre Bayrou et un ou plusieurs des candidats du deuxième tour, il répond : "c'est contraire à nos institutions". Ah bon ?! Contraire à nos habitudes, sûrement. Mais pas contraire à nos institutions. J'ai bien relu les articles 6 et 7 de notre Constitution qui fixe les modalités d'élection du Président de la République, je n'ai rien trouvé. Mais pour graver dans le marbre constitutionnel cette pratique - si essentielle à notre régime politique - qui consiste à ne pas débattre avec le candidat arrivé en troisième position, je suggère à MM. Guéant et Sarkozy- si ce dernier accède à la Présidence - de préparer un projet de loi qui révisera l'article 7 de la Constitution en y ajoutant des alinéas ainsi rédigés :

"Un débat radiotélévisé est organisé 3 jours au moins et 7 jours au plus avant la date du second tour. Seuls peuvent y participer les deux candidats qui se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour.
Les autres candidats ne peuvent participer à des débats, sur quelque media que ce soit, entre le premier et le second tour.
Toutefois, ils peuvent participer à un dialogue, dont les modalités (communiqués de presse, négociations d'arrière-boutique et propos de tribune) sont fixées par une loi organique."

Ci contre : "Freedom of speech", l'une des 4 libertés peintes par Norman Rockwell en 1947.

 

 

Edit : André SANTINI déclare "anti-constitutionnel" le projet de débat entre Royal et Bayrou. La Constitution est en danger ! Arrêtez-les, ces dangeureux ennemis de notre loi fondamentale ! Vite, un recours, une saisine, quelque chose !


transfert...S

Posté par le 25.04.07 à 21:23 | 2
On a beaucoup commenté le transfert des voix de Le Pen vers Sarkozy qui explique en large partie le bon score de premier tour du candidat de l’UMP.
L’analyse des transferts des voix écolo de 2002 valide le positionnement exprimé avec un certain talent par Daniel Cohen Bendit en faveur de Ségolène Royal et d’une coalition « à l’européenne », des verts à une partie du centre.
Etonnement, la petite visite de sympathie de Dieudonné à Le Pen au soir du premier tour n’a pas fait l’objet de beaucoup d’images. Il est vrai que le soutien à José Bové du « comique » naufragé et des sbires de Tarik Ramadan a pu faire fuir certains électeurs sincères alter mondialiste dans l’escarcelle de Besancenot.
Le transfert idéologique d’une partie de l’ultra-gauche vers l’extrême droite n’a pas eu d’écho électoral dans les « banlieues ».
L’analyse des votes en Seine saint denis révèle qu’en réalité, les « citoyens des banlieues », loin des régressions dans lesquelles les deux faux frères ennemis tentent de les faire basculer, ont apporté massivement leur suffrage en faveur de la candidate socialiste.
C’est vrai qu’avec des amis comme cela, les banlieues, elles n’ont vraiment pas besoin d’ennemis.






Avez-vous noté la mise en scène digne des pires émissions de Philippe Bouvard ? Les deux compères, porteurs de la bonne parole « de la banlieue », en police 72 sur l’écran au cas où on aurait pas compris, susurrent leurs dégueulasseries comme dans les petits salons bourgeois. Est-ce son appartenance aux classes aisées qui amène systématiquement Dieudonné à nous renvoyer sa mauvaise conscience à la figure ? Derrière le mince vernis de la politesse des échanges, on pressent qu’une question sur l’Israël (au hasard) suffirait à nos deux compères à lâcher quelques propos aussi ambigus qu’un un petit pet.

Bayrou prêt au débat

Posté par Quentin (militant PS) le 25.04.07 à 16:29 | 7

Bayrou s'est déclaré prêt au débat dans sa conférence de cet apres-midi. Répondant favorablement à l'invitation de Ségolène Royal, il s'est dit prêt à débatrre afin "d'éclaircir le choix des électeurs".

Je me félicite de ce choix qui est à mon sens tout ce qu'il y a de plus raisonnable. Il n'a bien entendu pas fait d'appel au vote pour tel ou tel candidat(e) mais cela, on s'en doutait.

Derrière ses propos, on distingue tout de même une plus grande proximité avec Ségiolène Royal plutôt que Nicolas Sarkozy. Ainsi comme exemple, il cite le futur "parti démocrate ouvert loin au centre gauche et au centre droit".

Espérons que face aux convergences d'idées et aux ouvertures faites par Ségolène Royal, Francois Bayrou fera un choix plus clair. 


Politique, internet, sexe and rock'n roll

Posté par le 25.04.07 à 10:46
Une leçon de cette campagne en matière de com’internet, c’est que les sites officiels des partis ont pris un sacré coup de vieux. Rarement le net politique aura été aussi drôle, inventif, créatif…politique !

Tentant de parodier laborieusement les « initiatives citoyennes », comme on dit dans le verbiage politicien, la communication partisane, elle, rame à mord.



En exemples de réussites, on pense bien sur à presidentielle.net à politic-show et, plus généraliste, à fluctuat.net. Parfois, des bandes de potes à ne plus compter leur temps et leur argent, à produire du discours politique comme la télévision n’est plus capable d’en faire. Des tentatives avortées de faire s’affronter des candidat-es en débats contradictoires, écrasées sur le mur du politiquement correct. Infranchissable.

Qui rabote tout et surtout, les aspérités. Il ne faut plus défendre l’indéfendable mais faire du faussement impertinent et du « plus grand dénominateur commun ». La stratégie et la part de marché ont raison du débat démocratique.

L’autre enseignement, c’est l’incapacité des principaux prétendant-es à produire une vision globale. Condamnés à (sur) réagir aux propos de la concurrence voire à l’attaquer sur son propre terrain. C’est là une évolution majeure de la politique de ces dernières années et un risque pour ce second tour : Coca versus Pepsi. Ou l’inverse.

Cette pratique là fait des ravages dans tous les partis. Les cadres sont mus de plus en plus par les répercussions de leurs actes dans ce qu’ils pensent être les « gros médias » que les conséquences dans la vie réelle. Du coup, le positionnement est plus important que la position elle même.

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La vision personnelle, ce qui fait que le politique englobe les attentes de les citoyens mais les dépasse en même temps, se confond aujourd’hui avec les affaires intimes. Cécilia et le facteur, acteurs consentants et mis en scène en prime time.

Ils ont fait leurs premières victimes. La politique étrangère et les affaires européennes, rangées dans le tiroir des inconnus aux bataillons de la campagne.

L’autre effet collatéral est l’effacement du bon vieux clivage droite/gauche au profit d’effets de styles et de discours sur la méthode. Le « j’ai changé » et les « désirs d’avenir » supplantent progressivement les affrontements sur le pouvoir de l'actionnaire et la feuille de paie.

Et pourtant, ils n’ont pas pris une ride.

Le paradigme écologique peut renouveler la donne mais c’était difficile dans ces conditions.

On aura vu en dernière semaine la tentative de Ségolène de rectifier le tir. Tentative tardive de reprendre la main sur une campagne conduite par des communicants qui ignorent la caissière de supermarché à 980 euros nets par mois.

En lieu de quoi, on a eu droit à des considérations plus secondaires pour l’électorat de gauche sur le drapeau, répondant en écho ou par mimétisme aux saillies sur l’identité nationale. On a aussi eu droit au « vote utile », comme si piquer les voies au petit cousin vert était la priorité par rapport à rassembler celles barrées chez Bayrou.

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Les partis vivent une grave crise. En partie parce qu’ils sont peuplés, comme le disait Rocard, « des ratés de leur profession ». On peut faire de la politique comme on fait du mauvais théâtre. Chaque mercredi de la semaine pour voir autre chose ou se changer les idées.

Les vocations s’étiolent au rythme de la réunionite et des batailles internes pour accéder aux postes.



Il y a 25 ans, comment aurait-on traité la question de la peine de mort dans un tel contexte ?

« Laisses tomber coco, tu vas perdre 5 points

Il faut sauver le soldat Royal : l’emploi

Posté par le 24.04.07 à 09:47 | 2
Contrairement à certains qui font la fine bouche sur le style de la candidate, je n’aurai aucun mal à voter pour Ségolène au second tour.


Non pas que je fasse un blocage sur la couleur de son tailleur mais parce qu’il suffit de se tourner quelques minutes du côté de son adversaire pour se calmer tout de suite.


Loin de tomber dans le « tout sauf Sarko », je plaide pour une confrontation des projets. En matière d’emploi, par exemple.

Une proposition phare de Nicolas Sarkozy est l’exonération totale de charge sociale sur les heures supplémentaires pour un coût évalué à prés de 5 milliards d’euros.


C’est à la fois coûteux et dangereux. Coûteux et parce que cela s’ajoute à la liste de courses que le candidat de l’UMP tente de faire croire qu’il est en capacité de les financer. N. Sarkozy reste le candidat de second tour dont le solde du programme est le plus largement déficitaire. On reviendra sur sa proposition de baisser les prélèvements obligatoires deux fois plus que Thatcher n’a pu le faire en deux fois plus de temps.


La mesure d’exonération des charges, quand elle est générale, n’a aucun effet sur l’emploi (effet d’aubaine), il existe plusieurs travaux à ce sujet. Elle aura même l’effet inverse car nous sommes confrontés à une offre de travail déjà insuffisante que monsieur Sarkozy pense cibler sur certains, ceux qui en ont déjà, par rapport à ceux qui n’en n’ont pas.


Le recentrage des allègements sur les bas salaires porté par la candidate de la gauche semble plus porteur en terme d’impact sur l’emploi. Il conviendrait de centrer cette politique sur les très petites entreprises car, on s’en doute, une telle mesure appliquée à la grande distribution par exemple, n’aura que peu d’effet sur le compte de résultat de ces grands groupes alors que ce type d’emploi n’est pas délocalisable.


Ségolène Royal propose dans ce cadre un effort sur les bas salaires. Sa proposition sur le SMIC répond à un besoin évident des salariés tout en générant une demande supplémentaire dont la droite néglige traditionnellement les effets. La proposition de TVA supplémentaire de N. Sarkozy en est une illustration.


La proposition de sécurité sociale professionnelle et la systématisation de la validation des acquis et des compétences (VAE) est aussi portée par la candidate de la gauche. Ce sont d’anciennes et justes revendications syndicales qui répondent aux enjeux d’une formation professionnelle qui est totalement à remettre à plat.


La mise en place d’un revenu de solidarité active (RSA), portée par Emmaüs et reprise par la gauche va également dans le bon sens pour sortir des effets désincitatifs d’une reprise de l’emploi par des travailleurs dont les salaires d’embauches sont faibles.

Enfin, la création de 500 000 emplois tremplins, déjà testée par les régions, répond à des besoins sociaux évidents et va dans le sens des revendications écolo d’un tiers secteur à plus faible productivité dont la vocation est l’insertion par l’économique.

Rien de très nouveau chez monsieur Sarkozy centre son discours sur les « rigidités du contrat de travail »…et pas un mot sur les contrats aidés.

Que celui qui s’est déjà fait virer jette la première critique sur la prétendue rigidité du CDI !

A nous d'être indécis

Posté par le 24.04.07 à 09:47 | 19

La figure de l'indécis, dont on nous a rebatu les oreilles en fin de campagne, je l'ai toujours abordée avec distance, voire suspicion.

Je la vis tantôt comme une ficelle pour vendre du papier, pour relancer l'intérpet du public et l'enjeu de cette élection ; tantôt comme une assurance donnée par les sondeurs, qui semblaient nous dire "eh oh, si on se plante c'est la faute à l'opinion indécise".La faute aux "électeurs insomniaques" comme disait Robert Badinter, qui se tournent à droite à gauche sans pouvoir trouver de position confortable...

Je la vis aussi comme largement exagérée, cette part d'indécis : pour moi, beaucoup des indécis étaient de faux indécis, des décidés qui s'ignorent, ou qui préféraient paraître indécis, trouvant dans cette position intermédiaire un confort, une liberté intellectuelle, un certain style. Et pour cette raison, j'espérais que parmi ces faux indécis se trouvaient beaucoup d'électeurs de François Bayrou qui refusaient de (se) l'avouer.

Surtout, je ne les comprenais pas ces indécis : comment peut-on, comme je l'ai entendu sur les marchés, hésiter entre Besancenot (vote de coeur), Royal (vote post-21 avril) et Bayrou (vote stratégique, également connu sous le nom de "billard à 3 bandes") ? C'est notre chance et notre malheur à nous militants : nous sommes sûrs. Cette certitude, c'est une force pour avancer, ça peut être une bulle aussi.

Mais aujourd'hui, à nous - électeurs de François Bayrou - d'être indécis. Ou plutôt à nous de suivre tout le cheminement qui réduit peu à peu les hypothèses jusqu'à aboutir à un choix, plus ou moins ferme, plus ou moins dégouté.

A nous de comparer les programmes. A nous de faire les tests bidons sur Internet.
A nous de pondérer les critères qui permettront de choisir sur qui porter notre voix. Pondération cornélienne ! L'économie compte-t-elle plus que l'Europe ? Le programme compte-t-il plus que les valeurs, la personnalité du candidat plus que la qualité de son entourage?
A nous d'essayer le billard à 3 bandes, le jeu des cyniques. Entraînement : un échec de Ségolène Royal ferait regretter François Bayrou et nous aiderait à coalescer les électeurs de centre gauche autour du nouveau parti que nous allons créer ; mais un échec de Royal = une victoire de Sarkozy, donc des législatives très dures pour les candidats centristes.

A moins que je ne me fie à un mouvement d'humeur, envoyant promener tout cette pesante analyse qui m'attend, et me réfugiant dans un vote blanc. Mais non. Si je vote blanc, ce sera un vote pesé, argumenté, qui ne fera pas l'économie de la réflexion. Un vote blanc de rancoeur serait la pire des choses.

Je vais commencer ce travail, en vous livrant - cette fois-ci je m'y tiendrai, si si - des bouts de cette réflexion. Réflexion accompagnée des déclarations de chacun (à commencer par celle de François Bayrou mercredi), de ma participation aux meetings des deux candidats (j'apprends dans cet excellent blog que Sarkozy sera à Bercy dimanche ; Ségolène Royal a-t-elle prévu une escale parisienne elle aussi ?) et du fameux débat dont j'eus tant aimé qu'il soit précédent d'une confrontation à 4 sur Internet. Tant pis.

 

 

 


11 450 302

Posté par Pierre (militant UMP) le 23.04.07 à 18:23 | 19

Le chiffre 2 à la fin du grand nombre ci-dessus correspond aux deux bulletins Nicolas Sarkozy que j'ai eu le plaisir de glisser hier dans les urnes.

Plus de 11 millions de votants pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour, contre 9,5 pour la seconde. Ce premier tour est celui de toutes les surprises. Participation énorme, faiblesse historique de la gauche, des petits candidats et recul très sérieux de l'extrême-droite. Trois grands gagnants, et 9 grands perdants. Quand je pense à ceux qui se plaignaient il y a encore quelques semaines de l'injustice de la règle des 500 parrainages... Je préfère une élection lisible, avec des candidats sérieux qui mobilisent les électeurs, plutôt qu'une dispersion qui conduit à la confusion.

Nicolas Sarkozy a démontré qu'il avait la capacité de rassembler les Français. Aujourd'hui Royal est devenue le porte-drapeau des anti-sarkozy, mais on ne construit rien sur la haine et le dénigrement.

Un candidat qui a occupé de hautes responsabilités depuis plus de 20 ans ne peut pas être un fasciste caché. On a dit, à une époque, que Chirac était un facho, qu'avec Mitterrand les chars soviétiques rouleraient sur la France... Soyons sérieux. Concentrons nous sur les projets de société.

Je ne veux pas faire la "chasse aux centristes". Ceux qui ont voté François Bayrou ont été libres au premier tour, ils le seront encore au second. Je n'aime pas François Bayrou, c'est un homme qui ne pense que par et pour son ambition personnelle portée par un égo démesuré, son score élevé ne me plaît pas, mais son élimination me console. Il a refusé de prendre des responsabilités gouvernementales, a trahi la majorité à laquelle il a participé en 2002. Il a courtisé la gauche cette année pour espérer surfer sur les faiblesses de Royal en lui piquant son électorat, après une carrière entière passée au centre droit. Le tout sans soutiens de poids, sans militants. Je n'ai pas cette conception de la politique. Le score élevé de Royal prouve la lucidité des électeurs de gauche qui n'ont pas voulu céder aux illusions centristes ou encore extrême-gauchistes.

Quant à Le Pen, son recul s'explique évidemment par les réponses que Nicolas Sarkozy a pu apporter aux électeurs du FN inquiets à juste titre de la montée de l'insécurité et de l'absence de contrôle de l'immigration, contrairement aux autres pays. Les électeurs ayant été entendus, ils se sont tournés vers le candidat de la droite républicaine, car la France n'est ni raciste, ni xénophobe. Le Pen n'enthousiasme pas grand monde, et il est devenu ridicule avec ses déclarations récentes sur Nicolas Sarkozy. On ne se grandit pas par l'outrance. Nicolas Sarkozy est un grand Français, le caricaturer en candidat de l'immigration était évidemment ridicule. J'ai pu voir à la télévision Marie-Adélaïde danser à côté de son leader, j'aimerais qu'elle nous fasse un petit billet sur son sentiment...

Je pense tout de même aujourd'hui à tous les militants qui se sont battus pour des candidats aujourd'hui disqualifiés. Je pense aux Verts, aux communistes, aux bovéistes... ils espéraient mieux. Je n'aime pas la gauche et je n'aime pas les trop nombreuses candidatures, mais je pense à la déception que l'on peut ressentir lorsque l'on se bat pour réussir, et que l'on se prend une claque... J'ai vécu cela en 2004, au référendum de 2005, et ça n'est pas amusant. Au passage, ceux qui croyaient capitaliser sur la victoire du non au référendum de 2005 se sont trompés, les candidats du oui dépassant les 77%.

J'ai la conviction que Nicolas Sarkozy est le plus apte à apporter des réponses à ceux qui ont exprimé leur ras-le-bol en votant à l'extrême-gauche. Royal est la candidate de la France immobile, coupée des réalités, elle est la candidate des mauvaises recettes apportées à des problèmes mal cernés. Le "tout sauf Sarkozy" est une invention politicienne qui ne peut rien apporter à ceux qui attendent quelque chose de la politique.

Les deux semaines à venir vont être passionnantes. J'appelle tous ceux qui veulent, le temps de deux semaines, militer pour la victoire de Nicolas Sarkozy, à nous rejoindre. Vous pouvez me contacter sur jpop7@free.fr


Tous avec Ségolène !

Posté par Quentin (militant PS) le 23.04.07 à 16:31 | 4
 C'est un moment historique que nous venons de vivre.

Historique en matière de participation : jamais une élection présidentielle n'avait connu une telle affluence depuis 1965. C'est bien la preuve de l'enjeu de société qui s'ouvre à nous. On peut également féliciter les nombreuses associations qui ont contribué à l'inscription sur les listeds électorales d'un certain nombre de jeunes qui n'avaient jusqu'à présent jamai voté.

Historique par le recul de l'extreme droite qui fait un millions de voix en moins par rapport en 2002 même si le recul des extrèmes reste à relativiser et est surement dû à la mobilisation importante des électeurs.

Pour battre Sarkozy au second tour, nous devrons être unis.

Il nous faudra également composer avec les électeurs de Francois Bayrou dont un certain nombre sont issus de nos rangs. Ainsi, certains thèmes devront être approfondis et Ségolène Royal a su donné le la lors de son discours d'hier soir. Le discours sur l'Europe, l'intérêt national, la démocratie devront être des thèmes majeurs de l'entre deux tour.Il nous faudra incarner la social-démocratie et la réforme à gauche.

Je remercie évidemment au nom du Parti Socialiste toutes les personnes qui ont voté en notre faveur et qui ont ainsi permis par leur mobilisation importante des le premier tour d'insuffler une dynamique. Je souhaite féliciter également l'ensemble des formations de gauche et d'extrème-gauche qui ont eu le courage (et je sais ô combien c'est difficile pour certains...) d'appeler à voter pour la démocratie et l'avenir de la France pour Ségolène Royal. Vous avez sûrement été d'une certaine manière "victimes" du vote utile mais il sera indispensable pour faire gagner le camp des progressistes.

Un nouveau temps commence, continuons à nous mobiliser... 

 


Sept enseignements capitaux pour ce premier tour

Posté par le 23.04.07 à 15:50 | 2
Hier soir, entre un Sarkozy plus habité que jamais et une candidate socialiste encore trop détachée, quelques enseignements post-premier tour qui a passionné les Français-Es.


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1/ La gauche de la gauche régresse. Le « relatif bon score de Besancenot » n’en n’est pas un : il cristallise l’électorat protestataire au détriment de ses concurrents de la gauche « anti-libérale », Bové et Buffé. C’est un fait désormais démontré, il n’y a pas eu de vase communicant entre cet électorat et celui des Verts dont la nature « réformiste », pour aller vite, se traduit par un vote dés le premier tour, essentiellement en faveur de Ségolène Royal.

2/ Les Verts subissent de plein fouet les effets du « vote utile ». Leurs électeurs sont allés directement supporter la candidature de Ségolène Royal sans passer par la case Voynet. Malgré une candidature qui n’a pas versé dans la démagogie, l’électorat écolo a choisi la « sécurité dans la réforme » et se détourne également du vote protestataire sur sa gauche radicale. Le vote Vert n’est pas un vote « anti-capitaliste » et peine à s’identifier dans un scrutin national et présidentiel.

3/ Ségolène Royal fédère le vote socialiste traditionnel (Midi-Pyrénées, Limousin…) et mord plus globalement sur l’électorat réformiste (Vert, communiste), sans plus. C’est déjà cela. Le PS renoue avec les jeunes, la classe moyenne, obtient une majoration sur les nouveaux inscrits mais ne parvient pas à obtenir la préférence des catégories populaires tout en se délestant, sur le centre, d’une partie du vote social-démocrate.

4/ La gauche dans son ensemble est à un niveau historiquement bas : 37%, cela nous fait revenir à l’avant Epinay sans le poids du vote communiste. Pour le second tour, c’est un vrai motif de questionnement. Les réserves se trouvent de fait dans un centre composite.

5/ Le Bayrouisme est composite. Il réussit l’alliance du vote démocrate-chrétien classique (dans les terres d’Aquitaine, d’Alsace, des Pays de Loire et de Bretagne) et du vote de gauche modéré (Limousin, carton à Paris…). Comme tout matériaux composite, il peut péter dès lors qu’il délaissera une de ces deux composante. En même temps, la formation centriste est au milieu du gué. Rester à droite, même implicitement, en sauvant son groupe à l’assemblée par un accord de non-concurrence avec l’UMP (De Robien à la manœuvre). Poursuivre sa mutation en choisissant une alliance stratégique (« des Verts au centre ») qui conserve les chances de François Bayrou pour les présidentielles suivantes.medium_j0309372.2.jpg Ne pas choisir pour Bayrou, c’est mettre en danger son groupe à l’assemblée (et les financements qui vont avec…) et perdre le capital engrangé lors de cette séquence.

6/ Nicolas Sarkozy réussit son pari mais c’est un fusil à un coup. L’opération de liposuccion du FN a fonctionné (score exceptionnel en PACA et regain en Alsace…) ce qui relativise la performance du candidat UMP au premier tour. L’opération de séduction vers les centristes a déjà commencé. Un « pôle centriste et de gauche » est en cours de constitution à l’UMP, ultime avatar d’une politique de communication habile à laquelle Nicolas Sarkozy nous a habitué ?

7/ Le second tour est ouvert mais avantage à Sarkozy. Gauche et droite voient leur salut dans la captation d’un centre, maître du jeu. L’hypothèse d’un choix centriste scellé par un accord avec la gauche n’est pas l’hypothèse la plus probable. Au défi de franchir le cap avec la gauche et les Verts, les centristes peuvent préférer…de ne pas choisir. Bénéficier d’un accord tacite avec l’UMP qui aiderait à la reconduite des sortants UDF, miser sur un éclatement du PS qui paierait le prix de sa non-mutation attendue par une frange de son électorat. Faire finalement un choix plus facile (plus séduisant ?) que l’hypothèse d’un partenariat avec la gauche. A suivre…
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Epilogue : Les Verts ? Ils pourraient connaître une évolution parallèle à celle du PS. La constitution d’un pôle écologiste indépendant est pourtant nécessaire au PS dont le « recentrage » peut laisser en jachère un électorat progressiste qui peut tomber dans une ornière et la régression « anti-capitaliste ». On a déjà vu ce que la constitution d’une force « à gauche de la gauche » a donné. C’était il y a moins d’un an.

Merci ! Et maintenant, à gauche !

Posté par le 22.04.07 à 23:51 | 3

Merci aux 1 800 000 et quelques électrices et électeurs qui se sont portés sur Olivier Besancenot, soit plus de 600 000 voix de plus, alors que la pression du vote PS et le traumatisme du 21 avril a marché en plein, que la gauche antilibérale était dispersée (et parfois passant plus de temps à taper sur les uns ou les autres...sauf nous, on fait la différence entre désaccords, adversaires, et les ennemis que sont la droite et l'extrème-droite).
Bref, plusieurs bonnes, très bonnes nouvelles ce soir, et notamment le très mauvais score du FN.

Alors, même si pour battre Sarkozy et sa politique, on n'a qu'une confiance toute relative en la capacité du PS, si Royal perdait, à être combattif, le 6 mai, avant, pendant, et surtout après, il va falloir battre Sarkozy, dans la rue, dans les urnes, dans les luttes !

Et après, aux législatives, mettre la barre à gauche toute, et après les législatives aussi !

Merci aussi à Fluctuat d'avoir finalement été le seul lieu de débat (même si vers la fin, nous n'étions plus que 2 et demi...), entre tous les partis.

Maintenant, faisons du 1er mai des manifestations anti-Sarko géantes dans tout le pays, pour faire d'abord reculer sa politique et le battre, puis, battre enfin toutes les politiques libérales, de droite, et de gauche, une fois Sarkozy écarté.

A bientôt, au moins dans la rue, dans les luttes !


Sarko et Ségolène au coude à coude

Posté par le 22.04.07 à 18:58 | 5
C'est le pronostic que je ferais comme ça, à juger à l'affluence exceptionnelle (historique m'a dit une vielle dame "j'ai pas vu ça depuis 25 ans!) dans les bureaux de vote de l'école de la rue Titon, Paris onzième. Au coude à coude dans la file, une sociologie assez proche de la mini-France. Allez, je vais dire un peu plus de 28 pour Sarko (le boucher Rue de charonne est venu et là, je me méfie...), 25 pour Ségolène (elle avait bien blindé les instits de Titon), Le Pen assez loin derrière pareil que Bayrou. Le bobo se faisait "fondu dans la foule" mais pas suffisant pour faire décoller le candidat centriste. un petit 15? Bon, aucune trace des fumeurs de joints ou si, au fond de la file. Je sens que le vote "utile" va nous coller autour de 2. Et ce secrétaire de Mairie tout content de la foule alors qu'il manquait 3 plateaux repas dont celui d'assesseur que j'étais. Pfff même rien à boire. En plus je me fais engueuler par un vieux (con) à qui j'ai mis le coup de tampon à l'envers sur sa carte. Ca toussait aussi à cause de l'attente. Les citoyens qui ne viennent jamais avec nous s'emmerder dans les partis et ca gueule à cause d'une demi heure d'attente. On n'est pas rendu.

Dernière nuit avant le 1er scrutin

Posté par Quentin (militant PS) le 22.04.07 à 01:16 | 2

Depuis hier, je suis arrivé chez mes parents pour pouvoir voter demain à quelques kms de Niort, dans la circonscription de Ségolène Royal.

Demain 9h, je serai dans mon bureau de vote pour glisser un bulletin pour "SR". 11h27, je seri dans le train direction Paris pour faire un petit tour dans qq bureaux de votes parisiens avant de rejoindre des amis  dans le 18ème arondissement vers 18h30 pour suivre la soirée électorale.

C'est une journée décisive qui s'annonce donc avec le vote pour le premier tour à l'élection présidentielle qui qualifiera les deux finalistes. Le web sera également très surveillé demain soir à partir de 18h. En effet, quelques journalistes se plaisent à dire qu'ils feront connaître les sondages de sortie des bureeaux de vote à partir de 18h et qu'ils les publieront sur leur blog, hébergé bien sûr à l'étranger afin d'éviter toute condamnation judiciaire.

J'ai également une petite pensée pour mes camarades d'Outre-Mer qui ont déjà fait leur devoir civique pour une grande partie...

Je vous donnerai bien entendu mes impressions dans le courant de la nuit prochaine ou dès lundi matin...d'içi là n'oubliez pas d'aller voter et vous savez pour qui...


Nicolas Sarkozy président

Posté par le 21.04.07 à 10:31 | 5



Madame, mademoiselle, monsieur, bonsoir,

Après notre rendez-vous hebdomadaire « parlez nous monsieur le président », vous retrouverez à 20h30 notre nouvelle émission « la vérité qui dérange », présentée par Jean-pierre Pernaud, consacrée ce soir à la réforme des prélèvements obligatoires.

M Villepin, ancien premier ministre débattra avec son successeur, M Fillion autour du thème « les baisser, oui mais de combien ? ». Brigitte Bardot sera notre grand témoin de la rentrée avec Bernard Tapie à l’occasion de son nouveau livre : « libéré du fisc ». Prochainement en librairie.

Juste après, vers 22h50, notre émission culturelle en compagnie de Madame Chirac, une somptueuse balade dans le palais de l’Elysée dans une série nommée « souvenons nous, Bernadette », une délicieuse trilogie qui se terminera vers 2 heures du matin.

Dés 6 heures, vous retrouverez « debout les gars », notre rendez-vous du ministère de la défense qui remplace désormais les actualités matinales repoussées vers 10h30…





Nous vous rappelons que suite à la décision en référé du HCSA, nous rediffuserons le documentaire « Cécilia, j’ai reçu l’amour en héritage » en partenariat avec l’hebdomadaire « Paris match », demain soir, en prime time. Une soirée Areva l'électricité qui me va…

fin de campagne officielle

Posté par le 21.04.07 à 00:08 | 1
Bon faites gaffe quand même, Sarko est capable de nous renvoyer au temps de l'ortf.

L'échappée belle...

Posté par le 20.04.07 à 22:50
Bon bein voilà, j'aurais fait ce que j'ai pu.

Verbatim : Dominique Voynet, dernier speech...

Posté par le 20.04.07 à 20:10
" (...) Mais la nécessité de battre la droite ne doit pas se transformer en panique généralisée. Il n’y a aucun risque de nouveau 21 avril si les électeurs écologistes votent pour la candidate des Verts, si les électeurs socialistes votent pour la candidate socialiste et si les électeurs communistes votent pour la candidate communiste !

Je sais l’incroyable pression des médias, qui organisent cette campagne comme une sorte de grand spectacle à l'américaine. Qui entrera et qui sortira du loft, voilà ce qui fait vendre. Au diable le fond, au diable les idées !

Et pourtant : ce que serait une France où les idées des Verts ne pèseraient qu'1%, je vais vous le dire.

C’est la relance illico du nucléaire, la réalisation de tous les projets antiécolos qui pullulent partout sur notre territoire : l’incinérateur de Fos, le doublement de l’A7 dans la vallée du Rhône, le creusement de la mine de charbon dans la Nièvre... C'est la capitulation sur les OGM , l’accélération en catimini du nucléaire militaire contre lequel nous sommes les seuls à faire clairement campagne...

Car ce que nous a appris notre passage au gouvernement de la gauche plurielle, ce n’est pas que les socialistes soient génétiquement plus disposés que d'autres à la trahison, mais qu’ils ont peur comme de leur ombre de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un lobby.

Les Verts, eux, heurtent lobbies et groupes de pression. Ils résistent. Ils dérangent. Et l'un des enjeux de cette campagne est de savoir si Les Verts vont continuer, ou non, à déranger. Que croyez vous qu'ils se passera le 23 avril, pour l'environnement, pour la protection de la nature et de la biodiversité, pour la réduction des gaspillages d'énergie... si les Verts, le parti de la candidate la mieux notée de tous par l'Alliance pour la Planète, ne sont plus en situation de peser ?

(...) La crise écologique nous impose de d'agir à plus grande échelle: le temps des expérimentations qui nous sont concédées là où nous pesons est dépassé. Il faut d'urgence écologiser toutes les politiques publiques.

Comment le faire sans peser au plan national ?

Il est des moments, chers amis, où quels que soient les calculs et les craintes, il faut refuser les coups de billards électoraux à quatre bandes, avoir le courage de voter pour ses idées, pour ses propres convictions. Dans cette affaire, nous ne courons après aucun strapontin ministériel. Nous ne servons et nous ne servirons la soupe à personne. Il y a mille autres façons pour un militant écologiste de servir ses idées que de participer d’un gouvernement qui ne change pas vraiment les choses.

L’enjeu est clair : vous avez des idées écolos, vous êtes attachés à la résolution des défis écologiques et sociaux qui nous attendent : vous savez qu’on ne peut plus faire de social sans solution écologique et d’écologie sans justice sociale. Vous pensez qu’on ne peut plus attendre et qu’il est déjà bien tard.

Vous avez pour cela entre les mains une arme absolue, non violente, optimiste et obstinée : votre bulletin de vote. Ne votez pas contre vous-mêmes, ne vous laissez pas dépouiller de vos convictions par de petits chantages et par de grosses manipulations ! Utilisez cette arme démocratique pour créer la surprise et faire entendre la voix des écologistes le 22 avril !

La belle pomme, les papiers et la coalition

Posté par le 18.04.07 à 15:04 | 4
Cette interview de Dominique Voynet sur RTL illustre bien l'originalité des Verts en France.
Prenant en compte la transversalité de l'écologie, retour sur l'histoire de la belle pomme rouge montrée l'autre soir sur le plateau de TF1.

Même en dehors de RTL, le débat sur la future majorité agite les conversations de comptoir.
Et pour vous, aprés dimanche, les évolutions souhaitables, c'est quoi ? La dernière question est à choix multiples !



Demain, votre choix...
Pour le second tour, souhaitez vous...
Un duel Royal/Sarkozy
Un duel Royal/Bayrou
Un duel Bayrou/Sarkozy
Le pen au second tour
Quel équilibre institutionnel a votre préférence?
Présidence de gauche / majorité législative de gauche
Présidence de gauche / majorité législative Verts+PS+centristes
Présidence du centre / majorité législative Verts+PS+centristes
Présidence du centre / majorité législative UDF+UMP
Présidence de droite / majorité UDF+UMP
La priorité des 6 premiers mois...(choix multiples)
Abrogation des 35 heures
Expérimentations sur la semaine de 4 jours
Ciblage des allègements charges sur PME
Contrat première chance / jeunes
Baisse de l'impôt sur le revenu
Régularisation des sans papiers
Plan massif sur les économies d'énergie+énergies renouvelables+arrêt EPR
Réforme de la PAC+moratoire OGM (pacte Hulot)
Mariage homosexuel
Réduction du déficit primaire+diminution de la dette

Résultats

Voynet : la pédagogie sans la démagogie

Posté par le 16.04.07 à 23:53 | 1
Point de vue perso, la candidate des Verts n’est jamais aussi convaincante que lorsqu’elle parle de la transversalité de l’écologie, à l’intersection des problèmes sociaux et environnementaux.

Dominique Voynet n’est pas dans le « Y’à qu’à, faut qu’on… », c'est clair.

Elle s’appuie sur les politiques publiques impulsées par les Verts dans les régions tout en faisant des propositions concrètes pour les dépasser.

Quand elle cause nucléaire, elle pointe les risques-insollubles- de la gestion des déchets et du danger géo-stratégique, grande question tabou pour le gouvernement.

Mais elle va plus loin en proposant un plan sur le logement social et la qualité environnementale (une bonne isolation !) qui est aussi la qualité sociale pour ceux qui les habitent. Et la meilleur manière pour baisser drastiquement les émissions de GES.

Promettre +30% pour tout le monde, ce n’est pas seulement la facilité de ceux qui ne veulent pas se fader les responsabilités. C’est faire clairement son beurre avec les déconvenues du peuple.

Avec Ségolène qui assure jour après jour sa place au second tour, le vote Vert, c’est faire le choix du « plus et mieux » à gauche pour l’après élection.

C’est la valeur ajoutée pour nos politiques publiques. Le choix de la radicalité efficace.



Zapping de la dernière ligne

Posté par le 16.04.07 à 22:17

Egalité du temps de parole ? Pas tout à fait....

A voir aussi, quels candidats passent entre 4h et 6h du matin, et ceux qui passent aux 20h...


Inné ou acquis?

Posté par Pierre (militant UMP) le 16.04.07 à 17:17 | 21

Nous n'avons pas encore, me semble-t-il, parlé ici de la polémique sur la place de la génétique dans certains comportements humains. Nous en parlions hier avec Jean-Marc qui renouait avec sa présence dominicale sur le marché du Bd Richard Lenoir. Belle journée et ambiance apaisée, autant entre militants qu'entre les passants et les militants.

Alors tout est parti d'une discussion à bâtons rompus entre un philosophe et Nicolas Sarkozy, dans le cadre d'un entretien pour Philosophie Magazine. Les deux hommes n'étaient pas d'accord, et Nicolas Sarkozy a dit qu'il pensait que des comportements comme la pédophilie, ou encore la tendance au suicide avaient probablement un lien avec la génétique. L'on sait de manière absolument certaine que la génétique peut prédisposer à certains comportements, notamment l'autisme que l'on croyait auparavant acquis et non inné.

Certains idéologues de gauche ont voulu ensuite faire de cela une affaire, alors que ce débat est pertinent, et que Nicolas Sarkozy n'a fait qu'énoncer une réalité scientifique.

Quant aux conséquences, il va de soi que dire cela ne change pas grand chose. Il n'est pas question de dépistage précoce des prédispositions génétiques. Mais comprendre que la pédophilie n'est pas forcément un comportement résultant d'un défaut dans l'éducation ou la petite enfance est important. L'éducation, bonne au mauvaise, n'explique pas tout.

Il en va de même pour l'homosexualité, on ne peut pas dire que l'on est homosexuel parce que l'on a eu une mère trop protectrice, un père absent ou autre. Peut-être que ces facteurs ont une influence, mais des facteurs génétiques entrent probablement en ligne de compte. La conséquence? Dans le fond, aucune. On ne changera rien à cela, c'est la nature humaine. Il est intéressant de savoir que l'éducation, la société ne sont pas seuls à décider du comportement individuel d'un individu. Des éléments sur lesquels nous n'avons aucune prise, comme le patrimoine génétique, peuvent influencer les comportements. Il ne faut pas toujours se poser des questions sur ce que l'on aurait du faire, sur ce qui a été mal fait (surtout pour les parents) lorsque l'on voit des individus avoir des comportements, comme les comportements pédophiles, qui ne sont pas acceptés par notre société.

Les pédophiles doivent être aidés pour qu'en dépit de leurs incontrôlables pulsions ils ne passent pas à l'acte. Les parents des enfants autistes ne doivent pas être montrés du doigt. Les parents d'enfants homosexuels non plus. Voilà la conséquence de cette prise de conscience de la place des facteurs génétiques dans les comportements.

La recherche scientifique permettra de préciser tout cela, mais en aucun cas cela ne peut donner lieu à des recherches précoces de prédispositions chez les embryons ou dans les familles. Nous sommes humains, et connaître notre nature n'implique en aucun cas de chercher à la détourner, surtout lorsqu'il s'agit de simples prédispositions, que nous avons tous pour tel ou tel cancer, maladie, comportement minoritaire... De même il est inconcevable d'établir un fichage des prédispositions que chacun peut avoir.

Nicolas Sarkozy a souvent martelé son indignation lorsque l'on demande un examen médical pour prêter de l'argent. Etre malade ou faible ne doit pas interdire d'être propriétaire, d'emprunter pour une raison X ou Y.

Je ne comprends donc pas les attaques portées à Nicolas Sarkozy qui ne fait qu'énoncer un état de fait scientifique. La gauche et le centre, à bout de souffle et très inquiets, cherchent à faire naître une polémique de plus au lieu d'avancer des propositions pour la France.

Ci-dessous l'article paru sur le site de l'UMP

L'inné et l'acquis : un débat complexe

Par Patrick Devedjian
Ancien ministre
Député des Hauts-de-Seine

Paru sur le blog de Patrick Devedjian
Lundi 9 avril 2007


Les bonnes âmes se scandalisent vite : jamais Nicolas Sarkozy n'a dit, comme l'en accuse François Bayrou, qu' « un destin était joué à l'avance » ou qu'il fallait « se détourner de la prévention et du soin » des jeunes qui pensent au suicide !

On débat de l'inné et de l'acquis depuis des millénaires. On ne sait qu'une chose, c'est qu'ils sont intimement mêlés. Mozart avait sûrement des dons extraordinaires en naissant mais, sans sa famille  si musicienne, serait-il devenu ce génie ?

Dire que si des jeunes se suicident « ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés, mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable », ce n'est ni une condamnation, ni un refus de soin tout de même !

Des personnes dépressives, nous en connaissons tous : est-ce que cela empêche de les aimer, de les aider et de les soigner le mieux possible ? Est-ce qu'il ne faut pas soutenir leurs familles plutôt que de jeter la suspicion sur leur éducation ?

Dire « j'incline à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie », est-ce que c'est le refus de la responsabilité ? ou plutôt chercher à comprendre l'incompréhensible ?

Les propos de Nicolas Sarkozy ont bien évidemment été sortis de leur contexte : une discussion philosophique et intime avec le philosophe Michel Onfray, avec lequel il n'est pas d'accord, discussion qui dure et qui ne se ramène pas à ces bouts de phrases.

 « Donnez-moi deux lignes de n'importe qui et je le ferai pendre », a dit le Président de Harlay, un grand magistrat respecté de la fin du XVIIème siècle, qui voulait ainsi souligner le danger des citations abusives....


Incertitudes, revirements et trahisons

Posté par le 16.04.07 à 12:22 | 5
Dimanche dernier. Affluence sur le marché Richard Lenoir. Dernier coup de rein des partis rassemblés au (presque) grand complet sur ce lieu de marché populaire du quartier Bastille.

Socialistes venus en masse avec des slogans plus imbitables que jamais, écolos répondant qu’ « on ne fera pas d’écologie sans les écologistes ».

Pas de LCR ni d’UDF. Isolés, les Bovétistes recyclent des militants d’extrême gauche rebaptisés en « collectifs anti-libéraux ». Les âges sont avancés, les arguments bien connus. Rien de très neuf dans l’alter-politique : l’annonce de « souks » dans toute la France ressemble à du mauvais Manu-chao. Ou comment forcer la connivence avec des grosses ficelles.

Villiéristes un peu nouveaux un peu paumés style fac de droit à Assas à la découverte des vrais gens.

Les compagnons de l’UMP adoptent la même stratégie de leurs alliés souverainistes. Pas de stand. Militants dans les allées, t-shirt bleu « sarkozy.fr », tracts allégés, on dirait une pub pour Danone.
Drame. Je croise Pierre, notre supporter inné Sarkoziste qui me branche par un « ça mord ? ». « Oui, la poussière », lui réponds-je.

Scoop. Nous savons aujourd’hui les raisons du silence de notre militant post-Gaulliste de ces derniers jours. Point de relâchement militant ni bradage de la valeur travail. Lors d’un collage porte de Versailles, l’équipe de Pierre s’est fait gauler sa bagnole de location avec l’ordi de Pierot dedans.

Emoi dans les rangs de l’UMP. On ne peut même plus abandonner sa caisse 5 minutes, à deux pas du périph. La racaille a pénétré le Paris intra-muros, c’est officiel.


De quoi faire augmenter les stats de la délinquance du protégé de Chirac. Ce petit impudent de Baroin qui sera lui aussi tondu à la libération, est aussi incompétent que Sarko pour faire baisser la délinquance. Et en plus, ce petit con, il est nul en com’.

De deux choses l’une, ou Sarko gagne cette élection et il pourra épurer les derniers capitaines des fans de Bernadette, ou c’est la branlée et tous ses nouveaux amis viendront lui porter le couteau en bon Néron qu’ils sont.

Après tout, Balladur a connu le même sort. Cela fait dix ans maintenant qu’il déambule dans le quinzième sans plus aucun soutien.

Malheur aux généraux des armées en déroute.

PS-UDF : Alliance ou pas alliance ?

Posté par Quentin (militant PS) le 16.04.07 à 11:23 | 8

Une alliance de Ségolène Royal avec Francois Bayrou. Tout le monde en parle. C'est le dernier débat à la mode...

Michel Rocard et Bernard Kouchner, leur trip c'est l'ouverture, mais ont-ils oublié que Bayrou est un homme de droite ? Lui même, le rapelle en excluant tout accord avant sa supposée victoire électorale. Comment pourrait-il loucher sur son électorat  majoritairement de droite si il faisait un accord avec la gauche. Tout cela est improbable et malvenu...

Choisir l'alliance serait faire le choix du ni-nisme politique. Apres le second tour, quand Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy seront qualifiés, Bayrou devra faire un choix : le choix historique de la droite en appelant à voter Sarkozy ou le choix des progressistes qui trancherait avec son passé, celui de Ségolène Royal. Voilà la véritable question. C'est se tromper que de faire le schéma inverse !


Vote utile ou vote utilitaire ?

Posté par le 16.04.07 à 08:38 | 4

A peu près tous les candidats parlent de démocratie, de l'histoire démocratique de la France, etc. C'est bien. (même si dans la bouche de certains, ça a un côté Gargamel vantant les mérites des Schtroumpfs...).

Maintenant, beaucoup de candidats aussi critiquent à juste titre le système électoral des Etats-Unis, où finalement, pour pouvoir se présenter et être élu, il faut beaucoup d'argent, être un gros parti, et où finalement les électrices et électeurs n'ont le choix qu'entre deux candidats, avec assez peu de différences au niveau du programme, si ce n'est dans le look et l'imagerie médiatique. Choisir entre Pepsi et Coca en gros...

En France, il y a souvent eu deux ou trois partis "dominants". Mais ce qui a fait dans notre histoire que l'on peut parler un peu plus réellement de démocratie, c'est que de nouveaux partis sont apparus, et ont bousculé les cadres politiques : la SFIO (futur PS), considérée d'extrème-gauche à l'époque, a ainsi pu grandir, parce qu'elle proposait aux électrices et électeurs un changement radical par rapport aux deux partis dominants de l'époque. Ne pas avoir un système joué d'avance où seuls les plus gros gagnent, non pas parce que tout le monde soutient leur programme politique, mais parce qu'il n'y a plus qu'eux comme choix, ce n'est pas vraiment ça la démocratie, et ce n'est certainement pas comme ça qu'on fera reculer le seul parti avec un électorat très stable, le FN, pendant que l'électorat populaire et de gauche s'abstiendra de plus en plus.

Ainsi, en utilisant de fausses études du CEVIPOF, ou des rumeurs de sondages des RG (intox sur le web), le PS a cru bon à quelques jours des échéances de ne résumer sa campagne qu'à un seul point : votez pour nous, on est plus gros. Quelle ambition et quel programme politique, ça fait rêver !

Votez utile, c'est voter pour ses idées, non seulement parce que ça paraît logique (sinon, à quoi sert une élection ? Faisons juste un sondage sur "qui ne voulez-vous pas voir à l'Elysée ?", et le plus bas score y va. On aurait eu l'abbé pierre, Nicolas Hulot, Zinédine Zidane sur les trois derniers mandats), mais aussi parce que c'est démocratique !

Si l'on critique le PS parce qu'ayant abandonné la gauche et ses valeurs depuis longtemps, est-ce logique alors, comme le font certains, de voter à droite, de voter Bayrou ? C'est sur la gauche du PS qu'il faut peser, et charge ensuite au PS de choisir : revenir à gauche, ou, comme le proposent Rocard, Kouchner et d'autres, aller définitivement plus à droite encore, par alliance avec Bayrou. Mais si la gauche du PS fait un faible score, tous candidats confondus, vers qui croyez-vous qu'ira le PS ?

Le FN, de son côté, n'a vu son électorat quasiment pas progresser d'un poil entre 1995 et 2002 (en valeur relative, il a même diminué dans le pourcentage global du nombre d'électeurs). Mais en 2002, les 5 partis de gauche qui avaient gouverné ensemble, se sont présentés les uns contre les autres. Aujourd'hui, deux de ces candidats ne sont plus présents (Taubira et CHevennement) qui représentent ainsi un apport de 7% à la candidate socialiste. Ca change la donne quand même...

Bref, Quelle que soit la configuration du 22 avril au soir et du 7 mai au matin, la gauche indépendante du PS devra peser, pour opposer à Sarkozy s'il est élu une opposition autrement plus dure et pugnace que ce qu'a été l'opposition parlementaire de ces 5 dernières années (au moment du CPE, Ségolène Royal nous expliquait qu'il fallait rester chez soi et attendre le 6 mai 2007 pour retirer le CPE...heureusement que personne ne l'a écoutée !!!), et pour avoir à la gauche du PS, une opposition de gauche, capable de la soutenir face à la droite sur des sujets fondamentalement de gauche, et de l'aiguiller, de s'y opposer sur sa gauche quand le PS dérive encore pluis loin à droite.

Et quand bien même Sarkozy serait battu aux présidentielles, que faire d'une présidence PS si aux législatives, la droite l'emporte, et qu'aucun député radicalement de gauche n'est présent ?

Voter utile, encore une fois, c'est voter pour ses idées, voter pour ses convictions, voter pour ses revenus, son emploi, son logement, ses papiers, voter contre la droite et l'extrème-droite sans donner de chèque en blanc au PS, voter pour faire changer cette société qui marche sur la tête. Heureusement que des millions de citoyen-ne-s l'ont fait dans notre histoire, sinon, le principal parti de gauche aujourd'hui serait le Parti Radical et Bernard Tapie (rallié à Sarkozy), en serait le principal leader...


Pour une relance de l'Europe par des grands chantiers écolos

Posté par le 14.04.07 à 13:40
La dégradation de la situation sociale en France a eu raison du projet de traité constitutionnel européen.

Ses réelles faiblesses, en particulier sur sa troisième partie, ont fait converger les attaques de la droite souverainiste et des gauches ultra.

Aujourd'hui, on le sait, il n'y a pas de plan B. Les porteurs de cette option se font très silencieux sur le sujet. Ils savaient et ont sciemment occulté qu’ils n’avaient aucun appui dans l’Europe actuelle pour développer une alternative sociale et écologique : le « non de gauche » a été une exception Française, il a partout ailleurs été conservateur et libéral.

C’est des fédéralistes convaincus tels les Verts que le projet européen peut et doit redémarrer.

Des projets concrets et populaires peuvent demain incarner une « Europe utile ».

Dans le domaine énergétique, l’Europe est la bonne échelle pour initier un vaste plan qui soit en phase avec l’objectif dit de « facteur 4 », avec pour objectif de réduire fortement les gaz à effet de serre (GES).

Là où N.Sarkozy nous présente le nucléaire comme un horizon indépassable, il faut clairement dire que ce typé d’énergie représente 3% de la production énergétique mondiale et que les réserves d’uranium seraient suffisantes pour doubler à peine ce chiffre.

Avec la question insoluble des déchets et les risques réels sur l’exploitation, il n’y a pas d’issue raisonnable de ce côté-là.

Dominique Voynet propose une nouvelle stratégie énergétique gage de création d’emplois dans toute l’Union.

En misant prioritairement sur les économies d’énergie. L’énergie non consommée est celle qui est la moins chère. Un vaste plan d’isolation du bâti existant permet d’économiser 25 à 30% de GES en diminuant d’autant les factures d’énergie.

Dans ce domaine, nous pouvons conjuguer l’écologie, le social et l’emploi. On sait très bien que ce sont les catégories populaires qui coupent les convecteurs pour faire les économies. Ce n’est pas la priorité d’EDF qui doit bien faire fonctionner ses centrales !

On sait aussi que les travaux d’isolation font appel à différents corps de métiers du bâtiment, secteur d’emploi local et non délocalisable.



Dominique Voynet propose également un plan de développement des énergies renouvelables, la mise en « réseaux de chaleur » des bâtiments publics et une forte relance de la recherche développement pour préparer l’après nucléaire.

Voynet à 1%, c’est quoi qu’on en dise, du plomb dans l’aile pour réorienter notre politique énergétique. En France, bien sur. Mais le score des Verts sera aussi un signe sur les priorités que nous voulons…au-delà de nos frontières.

Le réchauffement climatique au coeur de nos vies

Posté par le 13.04.07 à 20:37 | 2
A huit jours du scrutin, vous êtes plus de 150 à avoir répondu au questionnaire sur ce blog relatif à la campagne de Dominique Voynet.


Vous-vous situez, pour deux tiers d’entre vous, à gauche, écolo ou les deux en même temps.


Sur ce cœur de cible de l’électorat Vert potentiel, vous êtes un peu plus de la moitié à attribuer un qualificatif positif (sympathique, compétente) à la candidate des Verts. Pour un quart « en dehors de vos préoccupations ». Une minorité (15% environ) la trouve sectaire, soit un peu plus du nombre de ceux qui se déclarent « de droite » sans être écolo.


Pour autant, seul un bon quart d’entre vous se déclare « certain » de voter pour Dominique Voynet. Un autre quart n’en n’est pas certain : c’est la marge de progrès de la candidate écolo qui lui permettrait, par extrapolation, de doubler peu ou prou ses intentions de vote actuelles.


Un peu plus de 40% dans cette consultation estime ne pas voter pour Dominique Voynet quoi qu’il arrive.


Dans la mesure où, au niveau national, 40% de l’électorat se déclare encore indécis, quels pourraient être les facteurs déclenchant en faveur d’un vote pour Dominique Voynet ?


Selon notre consultation, la proportion de ceux ou celles qui trouvent « intéressantes » la campagne de Dominique Voynet recoupe celle qui est certaine de voter pour elle. A ce jour, le nombre de ceux qui trouvent sa campagne « audible et visible » n’est pas significatif.


La marge de manœuvre se situerait donc du côté des deux tiers de ceux ou celles d’entre vous qui estiment la campagne verte « peu visible ou peu audible », « peu attractive » ou « en dehors de ses préoccupations ». Nous avons estimé un peu plus haut qu’une moitié d’entre eux sont en gros en possibilité de voter pour Dominique Voynet.


La priorité de « la marge de progrès » ainsi identifiée est très clairement orientée autour des questions du réchauffement climatique. Le vote sur cette nécessité de mettre l’accent sur cette question est en effet assez proche du potentiel global de progression défini plus haut.


Au moment où Dominique Voynet s’inquiète à juste titre de la dramatisation de fin de campagne qui ne peut qu’accroître la tentation du vote binaire, essayons nous à une autre tentation.


Celle de mettre à profit ces derniers jours sur une priorité forte. Une seule.


Celle qui a fait l’objet d’une attention populaire en partie liée au film d’Al Gore et qui illustre le meilleur de l’approche écologique dans toutes ses dimensions : sociale, économique et environnementale.


Et puisque 40% du temps de parole officiel de campagne se trouve ventilé sur des candidatures de la gauche ultra qui se trouve une vocation lointaine à l’écologie, mettons l’accent sur la spécificité des Verts qui fait l’originalité de cette formation : la participation aux institutions et dans les politiques publiques.





Ce qui fait que, dans les régions notamment, les élu-Es Vert-es dépassent l’incantation « d’un autre monde » en essayant de changer tant bien que mal celui qui existe.








Ce clip amateur qui vaut largement celui de bien de pros a été vu plus de trois millions de fois sur la toile. D’une certaine manière, une « dramatisation » salvatrice là où l’apparence du « vote utile » tue les convictions en même temps que les réserves de voix du second tour.

Dernière ligne droite

Posté par Quentin (militant PS) le 13.04.07 à 14:59 | 2

C'est la derniere ligne droite avant le premier tour. Un peu plus d'une semaine avant le scrutin.

Vous l'aurez surement remarqué, ma présence n'est pas des plus pointilleuse ces dernières semaines. Entre meetings de soutiens, distributions de tracts, débats et argumentation, mon temps libre s'est beaucoup réduit.

Mercredi à Angers pour un échange entre militants. Hier, à Sevran (93) pour du porte à porte. L'accueil y est plutôt favorable. Beaucoup disent soutenir Ségolène Royal mais il reste beaucoup d'indécis (+ de 40% selon le dernier sondage) à convaincre. En revanche une seule personne dans les trois immeubles que nous avons parcourus nous a affirmée vouloir voter pour la droite...sûrement le résultat d'aun bilan désastreux mélés de propos plus que douteux de N. Sarkozy sur la génétique par exemple...

Je vous ferai part de mes impresssions au cour de la semaine.


Ceux qui n'ont pas d'avis peuvent encore en changer

Posté par Daniel de Almeida le 13.04.07 à 13:10

 

Après avoir matraqué des certitudes sondagières pendant des semaines, les spécialistes s'accordent à penser aujourd'hui que ce qu'on sait surtout c'est qu'on ne sait rien. L'institut politique de Fluctuat et son expert David Dufresne se félicitent de cette socratique sagesse et proposent une analyse statistiquement bétonnée de cette indécision qui s'est abattue sur le pays. Même si je me souviens plus si au départ on ne voulait pas dire le contraire...

 

To post or not to post, Débat d'IP, l'épisode 9. (Toutes les chroniques de David Dufresne, par ici s'il vous plait)


Violences faites aux femmes

Posté par le 13.04.07 à 10:21 | 2
Parlons peu parlons bien. Tous les trois jours une femme meurt suite à des violences conjugales. Une mesure très rapide d’éloignement de l’homme, surtout lorsqu’il y a un divorce, une séparation : c’est alors que les meurtres sont le plus souvent commis. Des hébergements d’urgence sont aussi nécessaires car il est difficile en cas de menace grave d’empêcher l’homme de retrouver sa victime. Bien entendu, la responsabilité des communes est évidente. Mais l'Etat ne peut se déléguer de tout. Assurer l'intégrité des personnes fait partie de ses missions essentielles. Un plan national des hébergements d'urgence doit être opposé aux territoires avec des objectifs précis, des moyens, un calendrier. C’est une proposition de Dominique Voynet, canidate des Verts.

Domination médiatique d'une extrême-gauche archaïque

Posté par Pierre (militant UMP) le 12.04.07 à 11:55 | 16

En cette période de campagne officielle, chaque candidat a autant de temps de parole dans les médias. Mais le troupeau des extrême-gauchistes est le mieux représenté car le plus divisé. Inapte à tout compromis, l'extrême-gauche ne connaît que les logiques d'appareil, les divisions au prétexte de petites divergences dogmatiques. Comment, au regard de cela, OSER se présenter à une élection qui doit rassembler?

Voilà bien une originalité française d'accorder autant de crédit aux idéologies régressistes d'une extrême gauche qui a au moins un demi-siècle de retard. Les thèmes, comme l' "antilibéralisme", qui sont à mes yeux des inventions complètement dogmatiques, illusoires, reflètent une coupure totale avec la réalité de notre monde.

Je ne veux pas attaquer ici mes co-blogueurs, qui ne sont, je pense, que les victimes de l'illusion créée par des marchands d'idéologies dont il est bien confortable d'écouter les thèses lorsque l'on est confronté à certaines difficultés de la vie, parfois amplifiées par notre modèle de société, il faut le reconnaître. Je veux attaquer ceux qui entretiennent ces idéologies de la reculade permanente: ils polluent le débat, au lieu de le clarifier.

J'ai une conception libérale de la démocratie. J'accepte que tous s'expriment. Mais ce que j'accepte moins, ce sont les règles du CSA qui bafouent la liberté des journalistes de traiter l'information avec discernement. Je profite de ma liberté d'expression pour dire, moi aussi, ce que je pense, et je pense qu'il est très regrettable qu'en France l'on soit capable de laisser autant de place à de pareils illuminés.


un peu d'air dans cette campagne

Posté par le 11.04.07 à 22:11
Pour vous donner le sentiment qui m'habite certains soirs de collage...

Fixette et monomanie sont dans un bateau ?

Posté par le 11.04.07 à 08:20 | 3

Une fois n'est pas coutume, je vais tout de même répondre aux nombreuses et multiples attaques de Jean-Marc, qui, hélas, aurait peut-être eu mieux à faire que de passer son temps à taper sur la LCR et Olivier Besancenot, et plutôt parler du programme des Verts, ou développer un sujet écologique majeur sur lequel on peut tous (à gauche) se retrouver (ou pas, comme le nucléaire par exemple, où il aurait pu y avoir débat avec le PCF et d'autres, même si de notre côté, c'est clair : il faut sortir du nucléaire !).

Donc, pour information, Jean-Marc, la LCR ne refuse pas de gouverner, à quelque niveaux que ce soit, et l'a même déjà fait, notamment au Conseil Régional Midi-Pyrénnées (autrement plus gros qu'une commune de 10 habitants non ?), où nos élus furent dès 1998, les seuls, à mener le combat pour la gratuité des transports en commun pour les chômeurs et précaires. Un rêve pieux ? Même pas, puisque suite à de nombreuses mobilisations soutenues par ces mêmes élus, la gratuité des transports en commun a été obtenue...

Bref, on défend dans les instances la même chose que ce que l'on défend dans les mobilisations.

Contrairement, au hasard, à une ministre de l'environnement, qui signe le décret autorisant les OGM, diminue les taxes sur le gas-oil, renforce la filière nucléaire (Chooz, Civaux, Chinon, Melox, etc.), fait redémarrer Superphénix, signe le décret installant un site d'enfouissement des déchets nucléaires hautement radioactifs à Bure, ou à un Noël Mamère qui tourne des spots publicitaires pour une multinationale d'enfouissement des déchets nucléaire (ANDRA).

Bref, oui, et je l'assume, ce qu'on déclare dans des manifs, on le défend et on le fait par la suite, que ce soit lorsque nous avions des députés au Parlement européen, ou des élus régionaux.

On n'en a plus, car PS et UMP ont intelligement supprimé la proportionnelle aux élections, et, les Verts qui soutenaient précédemment cette revendication, semblaient pourtant l'avoir oubliée pendant 5 ans (1997-2002).

Maintenant, par exemple, plutôt que de disserter sur ce qu'auraient pû et dû faire les Verts pendant 5 ans de gouvernement (pauvre Erika...), on peut aussi continuer à se mobiliser ensemble pour sortir du nucléaire, revenir sur l'autorisation d'implantation des OGM (on peut reconnaitre ses erreurs aussi chez les Verts non ?), défendre la biodiversité, le développement des transports en commun (aussi pour lutter contre le réchauffement climatique), etc.

Un peu plus constructif non, comme moyen de faire de la politique ?

Parce que si on est d'accord qu'il y a urgence écologique, je ne suis pas sûr que disserter sur la veste en jean d'Olivier, ou le tailleur Channel de Dominique Voynet au 20h va la régler, cette urgence...


Bové, Besancenot, Voynet et Royal sont dans un bateau...

Posté par le 10.04.07 à 23:33 | 5
MHHH, ENCORE UN POST A ECOUTER AVEC LA VIDEO EN MEME TEMPS:o)

Sans vouloir monopoliser cet espace dans un dialogue LCR-Verts qui n’intéresserait potentiellement que 3 à 5% des électeurs selon les estimations actuelles... mais il semble qu’il faille trouver dans nos échanges quelques échos du plafonnement de la gauche dans son ensemble à un niveau le plus faible depuis trente ans.

D’un côté, la gauche sociale-démocrate, empêtrée dans des réponses confuses, distillées ici et là selon ce que les communicants croient déceler dans les attentes contradictoires de la société, réduite à une agrégation de « panels citoyens ».

De l’autre, une gauche « hors des institutions » qui cherche à définir les contours d’un Linkspartei Français, nourrie par la désespérance sociale et le sentiment de déclassement d’une frange croissante du corps social.

On nous annonce, pour les uns, la dislocation en cas de défaite à la présidentielle : serions-nous à la veille de la mise en bière d’une SFIO finissante en rupture avec les catégories moyennes et populaires ?

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Le parti socialiste n’a jamais été, comme nombre de ses cousins européens, le creuset de la France populaire.

Pas plus que la « gauche radicale », promettant par ses différents portes paroles « encore mieux organisés que chez les Verts » : « la gratuité dans les transports », le SMIC à 1500 € net « tout de suite », le passage aux 32 heures « pour tout le monde », mon curé « chez les nudistes » etc…

Non pas que ses attentes soient illégitimes. Il faudrait être un sacré salaud pour dénier le droit à tout cela.

On pourrait même doubler sur la gauche olivierbesancenotquiposeenjean2007.org en reprenant ses arguments sur la « gratuité » (traduisez par « gratuit » : payé par une hausse massive des impôts) en les appliquant à l’eau, à l’énergie, au logement et, pourquoi pas, au pain vendu par ma boulangère à un prix digne d’une capitaliste avide.

Que la première couille molle sociale-traitre qui nous refuse le droit à la gratuité d’une simple miche chaude nous jette la première pierre.

Le problème avec ces promesses, c’est qu’elles devraient embraser un peuple de gauche transporté vers le nirvana que même le Che, Fidel et autres modèles vendus en t-shirt n’ont jamais pu atteindre.

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Pourquoi cela ?




Et bien parce que le bon peuple de gauche ne croit pas un mot de cette gauche qui dit vouloir « changer le monde »…et :



a) bute à la première coalition de droite-FN venue, dés qu’il s’agit de construire une contre-majorité de la LCR au centre (comme cela a été le cas au conseil régional de Picardie aux précédentes régionales)

b) s’arrête devant les portes de toutes les dictatures de la terre prétextant que « ouh-la-la, c’est compliqué », et que c’est nettement plus fun de dénoncer les grands trusts impérialistes de la mondialisation néo-libérale (j’ai bien lu le diplo)

c) promet de nous donner, pour le malheureux prix d’un porte-avion (ou deux ? combien on en a déjà ?) la « gratuité » des transports collectifs, des cadres jusqu’aux intérimaires, unis fraternellement dans des rames en route vers le travail qu’Olivier leur aura trouvé parce qu’il est super fort et qu’il aura pompé tous les supers profits des méchants et que...

d) Toute chose que les camarades trotsk’new-age hyper fun n’ont pas été en capacité de mettre en œuvre dans la moindre commune de 10 habitants mais bon.


La gauche oscille donc entre la panne sociale et le grand foutage de gueule. Reconnaissons, si j’en crois les résultats de mon grand sondage à moi disponible aussi sur http://jean-marcpasquet.rsfblog.org que la candidate des Verts peine à opérer une percée. La logique présidentielle ne laisse que peu d’espace. Si ce n’est dans les colonnes du « Monde » dont certain-Es de ses journalistes ont du mal à faire le deuil de leur haine recuite des Verts, tout occupé-Es à passer les plats de la gauche radicale du Lubéron.

Mais ne cédons pas à la tentation. Il nous reste une douzaine de jours et gageons que l’autre Trotsk’ Shivardi, nostalgique de la France des terroirs et des 36 000 communes de Jean-pierre Pernaud ne nous bouffera pas trop le temps de parole.

On n’est pas aidé.

Infos du monde

Posté par le 10.04.07 à 12:17

Comme quoi, à la LCR, quand on dit qu'il n'y a pas de sauveur suprème, on dit ce qu'on fait, et on fait ce qu'on dit : plusieurs porte-paroles (et moins de bordel que chez les Verts).

Le zapping de la semaine :


On ne fera pas d'écologie sans les écologistes : la santé

Posté par le 09.04.07 à 23:31 | 2
L’écologie, c’est la complexité. Cela explique parfois la difficulté à communiquer pour les Verts. Ce petit clip de campagne (en exclu-lu-lu) tente de faire le lien entre les questions économique, environnementale et…celles liées à la santé.

La pillule contre l'obésité ou mieux bouffer et faire un peu d'exercice. Tout est dit.

C’est plutôt mieux que ce que je vous ai envoyé précédemment, non ?
Vous avez remarqué comment Dominique Voynet parle plus lentement que d’habitude ?
Ouuuh, ça respire le coach en communication :o)

Bon, c’est quand même moins « markété » que les affiches d’Olivier Besancenot (excuse moi, Yves, je viens d’en croiser en bas de chez moi) avec notre leader trostk’ qui pose avec la veste en Jean comme les vrais gens. Trop coool, Olivier. Il s’habille naturel chez H&M comme Madonna. J’adore.




ps : si ca continue, je vais vous envoyer aussi les infos du PS, parce que le père Quentin, je me demande s’il n’a pas déjà fait la scission avant l’heure.

De la mythologie Besancenot…

Posté par le 05.04.07 à 13:41 | 4
Ce qui est assez affligeant dans le zapping envoyé par notre copain de la LCR, c’est de constater que même « Olivier le facteur » et son équipe de campagne s’accommodent bien du reportage TF1 à la mode gnan-gnan. Et d’ailleurs, quand le présentateur termine par un « en tous les cas, des collègues bien sympathiques… », il s’est affublé de ce sourire avec lequel il fait aussi ses commentaires sur Cécilia et Nicolas..

Qu’il s’agisse de Besancenot ou de tout autre candidat-e, cette immixtion de la vie privée dans le champ politique illustre le mieux ce vide médiatique à la sauce Pernaud. Il est quand même dommage que le porteur de « l’alter-politique » joue à ce point des mêmes ficelles que les candidats « du système ». Il le fait même avec une habileté rare, ce qui le classe davantage dans la catégorie des « petits filous » de la politique qui sans cesse essaient de vous sous-tirer de la compassion pour attirer votre sympathie électorale.

Pour tout vous dire, je ne crois pas davantage à Besancenot gentil facteur (mais aussi « bien marié », habitant un grand appartement dans le 18°, ayant effectué ses classes d’apparatchik au parlement européen comme tout bon apparatchik qui se respecte..) qu’aux sermons d’Yves Salesse quand il nous assène de sa maison de Lubéron « qu’un autre monde est possible » qu’aux petites faiblesses d’une verte pro-Bové quand elle se déplace de colloques en forums sociaux dans les business class d’Air-France.

Cette gauche-là, jouant de bons sentiments et de la culpabilisation de l’adversaire mou « soc-dém »me fait même prodigieusement chier depuis bien longtemps. J’en parle en connaissance de cause car repenti des comités Juquin dés les avoirs quittés. Après avoir constaté aussi le grand écart permanent entre le dire et le faire de cette oligarchie de la gauche pseudo-radicale.

…au projet de la gauche pseudo-radicale

Posté par le 05.04.07 à 13:39 | 1
Sur le fond (car toutes ces remarques plus haut qui ne s’adressent pas aux militants de base, les « Yves » et autres camarades sincères), je suis quand même consterné par la faiblesse de la critique de la "gauche radicale" et du projet qu’elle esquisse. D’abord, parce qu’elle évite soigneusement (contrairement à nous, bons cons de Verts) de se frotter aux responsabilités gouvernementales ou même locales.

Déjà, ça calme un peu au niveau de la pertinence de la critique radicââââle.

Le projet radical-fastoche et ultra-universitaire en trois parties reste le même depuis au moins trois décennies. Il est à la sauce « on va redéplacer la valeur ajoutée en faveur des salariés » et au piment « y’a qu’à prendre sur les dividendes des actionnaires ». Avec une ligne sur l’écologie à la fin parce que ça fait genre.

Bien sûr, tout le monde est d’accord sur les intentions.

« Bouh les vilains méchant du patronat, on va vous reprendre tout cela avec la grève des travailleurs ».

Non, mais sans déconner, après avoir planté le projet de constitution européenne (l’Europe libérale gna gna gna), vous pensez le faire comment le grand plan en économie ouverte ?

Bein ouais, ça plait peut-être pas mais on est en économie réelle et pas dans le modèle Chavez.

Par exemple, il eut été possible d’imposer un impôt sur les sociétés au niveau européen. Il eut fallu une étape supplémentaire d’intégration qui est aujourd’hui plantée pour pas mal de temps.

Aussi, quand j’entends Besancenot nous parler comme plan B de la recomposition de Buffet à Mélenchon, je me dis qu’avec des amis comme cela, on a vraiment pas besoin d’ennemis.



Excuse- moi, Yves, mais ta vidéo me fait pas bander du tout.

Zappons le libéralisme !

Posté par le 05.04.07 à 10:04

Si vous n'avez pas la télé, si vous n'avez pas la radio, petit digest de campagne de la semaine :


Europe : the final countdown ?

Posté par le 05.04.07 à 10:02 | 14

Un des trucs assez étonnants dans cette campagne, c'est finalement que tout ceux qui, en mai 2005, nous expliquaient que l'Europe étaient une idée politique forte et qu'il fallait voter pour le TCE, même s'il était libéral, pour éviter d'avoir l'Europe en panne, soudain, n'en font plus mention du tout dans leur campagne présidentielle. L'Europe a disparu ! Plus aucun intérêt, et puis, de toutes façons, faisons comme si le 29 mai 2005 n'avait pas existé ! On nous reprépare en douce la directive Bolkestein, on va nous resservir le Traité avec un nouveau logo plus sexy, mais un contenu toujours aussi libéral, ni vu ni connu.

Pourtant, de notre côté, on en parle de l'Europe. Parce que cette idée folle d'abolir les frontières entre les peuples, à la LCR, c'est évidemment quelque chose qui nous plait !

Mais là, depuis 50 ans, c'est pas tout à fait ces frontières-là, avec Schengen, qu'ils ont voulu abolir, mais plutôt les frontières entre les capitaux, les frontières entre les droits sociaux. Une Europe qui tique, et c'est bien, sur le respect des droits de l'homme en Turquie, mais qui se fait soudainement muette sur le respect des droits de la femme en Pologne, en Irlande, au Portugal (où, heureusement, des années de lutte ont enfin abouti). Une Europe dont la P.A.C. (politique agricole commune) verse des milliards d'euros à 20% des plus riches agriculteurs, pendant que les 80% de petits et moyens agriculteurs, souvent les même qui respectent le plus les normes anti-pollution des sols, ceux qui font l'agriculture bio, sans OGM, ceux-là, sont stochés dans la misère. Une Europe qui détruit petit à petit les services publics, et dont la Banque Centrale est quasiment un des seuls exemples historique d'autonomie totale par rapport au pouvoir politique et démocratique.

Alors, oui, c'est bien une autre Europe qu'il faut construire, une Europe qui prenne le meilleur des législations sociales de chaque pays, pour une harmonisation d'ensemble, mais par le haut cette fois-ci. Une Europe de la culture (même Monnet, le "père de l'Europe" reconnaissait que c'est par-là qu'il aurait fallu commencer plutôt que par l'économie...), solidaire, écologique. Une Europe qui se construit aussi sur les luttes communes, pour la laïcité, le droit des femmes, des homos, des trans.

Une Europe sans OGM, sans nucléaire.

Et sur tous ces côtés-là, c'est bien la France qui est en panne et à la traine. Dommage que si peu de monde en parle dans cette campagne présidentielle

 


Le statut de l'élu contre les dynasties électives

Posté par le 05.04.07 à 08:00 | 2
Dire que les institutions de la Vème République sont à bout de souffle est une banalité de science-po. Quand Jospin inverse le calendrier, il en a renforcé le caractère « monarcho-présidentiel ». Quand Bayrou reprend une proposition ancienne des Verts de dés- intégration du département, il illustre surtout ses réelles capacités d’adaptation. Il serait d’ailleurs intéressant de voir, compte tenu de la composition de l’UDF actuelle, si elles ne se heurteraient pas au mur des notables locaux…de son propre parti.
Comment redonner du souffle à notre démocratie sans tomber dans le mécano-institutionnel ?
Si les Verts souhaitent une évolution profonde vers un régime « primo-ministeriel », parlementaire, introduire une part de proportionnelle pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale et faire passer le Sénat d’une assemblée qui sucre les fraises à une vraie instance des territoires à vocation fédérale, je voulais surtout provoquer ici vos réactions sur un sujet qui semble aujourd’hui assez bloquant pour notre démocratie.



Le statut de l’élu : grand absent des débats de cette campagne. Soyons politiquement incorrect et demandons nous si la thématique de la démocratie participative n’a pas scellée toute volonté du monde politique à ressembler davantage à la société qu’il est sensé représenter.


La surreprésentation de la fonction publique, des retraités, de professions libérales « protégées » (médicales…) n’explique pas la sous représentation des ouvriers, de la classe moyenne du secteur privé dans les mandats électifs. Tout au plus, on y trouvera une source de la rupture entre les attentes des citoyens et celles reprises par leurs élites. Il n’empêche. Certaines démocraties nordiques ont imposé des obligations de choix aux fonctionnaires entre leur statut et leur mandat et ce, dès leur seconde élection. Faire place des uns pour faire de la place aux autres, un peu comme ce qui a été entrepris, avec un relatif succès, grâce aux lois sur la parité. On pourrait imaginer une harmonisation du statut de l’élu en perte de mandat sur celui de chômeur par exemple.


Serait-ce une étape vers la professionnalisation du politique ? Est-ce une évolution souhaitable selon vous ?


Elu=un métier ?


Pas de statut = dynasties électives ?







574,8 !

Posté par Pierre (militant UMP) le 03.04.07 à 15:52 | 16

Quelle émotion, quelle fierté de voir cette rame V150, construite par Alstom, atteindre la vitesse de 574,5 km/h, plus de 357mph, sur notre sol, sur la ligne à grande vitesse Est qui bientôt mettra l'Allemagne à à peine plus de deux heures de Paris.

En voilà un exemple, de notre identité nationale. L'excellence ferroviaire. Déjà en 1990 avec plus de 515 km/h le TGV était devenu le train le plus rapide au monde, avant d'être dépassé par un train expérimental japonais.

Ce record a été rendu possible grâce à l'effort de l'Etat, qui a très largement financé ce programme. Le gouvernement nous a offert, au-delà de la fierté, un argument commercial de poids, dans un marché ferroviaire mondial très concurrentiel. Rappelons qu'Alstom, constructeur de la plupart des trains, métros, tramways qui circulent en France, a connu des périodes difficiles. Nicolas Sarkozy, lorsqu'il a été ministre des finances, a négocié avec l'Union Européenne et a permis à l'Etat de financer le groupe industriel, qui s'est relancé d'une manière plus que satisfaisante. Nicolas Sarkozy a ainsi permis d'éviter des suppressions d'emplois, et la disparition d'un fleuron industriel français de dimension mondiale. J'étais fier, il y a quelques minutes, d'entendre sur la chaîne internationale BBC World "It's French and it's fast" (il est Français et il est rapide). Derrière ce succès, il y a le travail de nombreuses équipes d'élite, pour construire la voie, construire les trains, et il y a aussi une volonté politique. Volonté que l'on pourrait faire remonter à l'époque du Général de Gaulle, qui a décidé la construction d'une ligne à grande vitesse pour relier Paris à Lyon, directement et rapidement. Aujourd'hui, ce sont toutes les demi-heures ou toutes les heures des trains remplis qui permettent à ces deux villes d'être incroyablement proches (moins de deux heures) tout en étant éloignées de plus de 450km. Avant, il fallait plus de quatre heures pour le même trajet. J'ai fait des études à Lyon, j'allais au moins une fois par semaine à Paris, je mesure donc bien l'utilité de ce fantastique moyen de transport qu'est le TGV. Et Lyon n'est qu'un exemple.

C'est ça aussi la politique. Permettre des réalisations si grandes qu'elles nécessitent une détermination qui dépasse la seule initiative privée.

Il y a quelques jours, en Savoie, Nicolas Sarkozy a rappelé sa volonté de mener à bien la réalisation du tunnel ferroviaire Lyon-Turin, projet difficile et coûteux (plusieurs fois le coût du tunnel sous la Manche). Rappelons que le train, par sa conception, est un moyen de transport peu consommateur d'énergie, et que grâce à l'électrification et à la production nucléaire, le train occasionne très peu de rejets de gaz à effet de serre.


Pour une 7ème République

Posté par le 03.04.07 à 15:50

Le thème de la sécurité a fait un retour fulgurant sur le devant de la scène médiatique avec les échauffourées de la gare du Nord. C’est dommage. Je trouve que ce thème sert rarement à élever le débat : manque de statistiques non contestées, instrumentalisation-préemption du thème par l’un des candidats, proximité du sujet avec d’autres thèmes sensibles comme l’immigration, etc, me laissent tout le temps l’impression qu’il est impossible de faire un bilan serein des politiques menées dans ce domaine, et que le débat ne sort pas des positions simplistes et des polémiques, surtout quand il est mené à l'occasion d'évènements comme celui de la Gare du Nord, et surtout quand on sait qu'il cèdera la place à un autre thème dans le grand zapping de la campagne présidentielle.

Un autre thème me semble par contre terriblement sous-traité dans cette campagne, alors qu’il mériterait de recevoir un peu de l’éclairage qu’offre une campagne présidentielle, car c’est à mes yeux un des dossiers fondamentaux que devra traiter le prochain Président. Je parle de la réforme de nos Institutions.


Heureusement , je constate que ce thème retrouve depuis quelques jours un certain intérêt dans les médias (peut-être ce regain d’intérêt est-il déclenché par les promesses de Ségolène Royal sur la VIème République) :

  • L’Esprit public de France Culture y consacre sa dernière émission, autour de Philippe Meyer, Yves Michaud, Jean-Louis Bourlanges, Max Gallo.
  • L’Esprit public Junior y consacrait quelques jours plus tôt également son dernier podcast, autour de Versac, Verel, Jules, Autheuil, Hughues
  • Le Professeur Rolin (pas l'artiste qui officie entre autre sur France Culture, mais le prof de droit-blogueur) rédige lui un billet intéressant sur les voies empruntables pour passer de la Vème à la VIème. (Eh oui: le changement de constitution n'est pas prévu par notre Constitution; la France a l'habitude de changer de régime à l'occasion de défaites mililtaires ou de révolutions !). On se reportera aussi au billet de la C6R, que je trouve très éclairant : Comment passer à la 6ème République ?

Que dit François Bayrou à ce sujet ?

Vous pouvez bien sûr vous rendre sur le site de campagne, onglet institutions. Si cela vous laisse sur votre faim, sachez aussi que les parlementaires ont été à l'origine en octobre dernier d'un appel pour la 6ème République, appuyé sur un beau projet de Constitution (l'UDF fournit aussi une fiche récapitulative des changements proposés). Donc, contrairement à ce que déplore Versac dans le podcast, je trouve que les propositions de Bayrou sont étayées sur un vrai travail, même s'il ne le met pas en avant car le sujet peu sembler un peu aride (c'est plus facile de demander la suppresion de l'ENA...;-)

Si je devais résumer en 5 points les propositions de réformes institutionnelles de Bayrou qui me tiennent le plus à coeur, je les classerais ainsi, par ordre décroissant de préférence, et d'urgence à mes yeux.

  • Interdiction du cumul des mandats pour les députés
  • Introduction d’une formule proportionnelle pour l'élection de la moitié des députés
  • La confirmation à la majorité des 2/3du Parlement des nominations du Garde des Sceaux, des membres des autorités indépendantes (CSA entre autres), des membres du Conseil supérieur de la magistrature et du Conseil Constitutionnel
  • La suppression des ordonnances, du vote bloqué, de la délégation de vote, et la maîtrise de son ordre du jour par le Parlement
  • La suppression du département (mais son maintien comme échelon administratif


Je n’ai pas la place ici pour détailler toutes ces mesures.  Le fil rouge est l'impartialité de l'Etat (vieux thème dans les campagnes présidentielle -R. Barre l'avait fait sien - mais qui reste toujorus à mettre en application) et l'accroissement des pouvoirs du Parlement, étape essentielle pour arrier à un vrai régime présidentiel.

D'après vous, quelle réforme institutionnelle est la plus urgente ?

Ah oui, j’oubliais : on peut parler de 6ème République ou de 5ème République rénovée. Peu importe. J’ai un petit faible pour le changement de chiffre, parce que je trouve plus honnête vis-à-vis du peuple, de l’histoire, des institutions de marquer ce changement. Plutôt que de faire un énième replatrage de nos institutions, autant repartir d'une feuille blanche.
D’ailleurs, il faudrait parler de 7ème République car nous sommes déjà dans la 6ème République : depuis la réforme constitutionnelle de 1962 qui introduisit l’élection du Président directement par les citoyens, la 5ème République a profondément changé. Cette réforme voulue par De Gaulle - et je la trouve judicieuse - a déséquilibré le régime. C'est le but premier d'une future réforme que de le remettre sur ses pieds avec un Parlement "restauré", et aussi diverses améliorations que les évolutions de notre démocratie et les citoyens réclament (mandat unique, possibilités de referendum élargi, pourquoi pas des éléments à définir de "démocratie participative").


Nicolas Sarkozy au cœur de l’écologie : t’as raison !

Posté par le 02.04.07 à 20:38 | 5
On est effaré par la vacuité d’un des porte parole de la campagne de N Sarkozy. Confronté à un contradicteur présumé étranger, M Goasguen (UMP) se lâche et c’est pas triste. Il y a fort à parier que les promesses du candidat Sarkozy en matière écologique rejoignent celles faites dans les autres domaines : dans un océan bientôt recouvert d’une couche épaisse. On ne sait si ce sera de la glace.

Claude Goasgen, par ailleurs pourfendeur de la politique des Verts à Paris , piégé par les Yes men. Et c’est pas triste.




Ceci dit, je viens de comprendre le programme de l'UMP pour sauver Airbus...

Nicolas Sarkozy: le choix du coeur et de la raison

Posté par Pierre (militant UMP) le 02.04.07 à 18:34 | 7

Sur ces pages, on m'a déjà reproché de trop admirer mon candidat, Nicolas Sarkozy. Et bien je persiste et je signe, plus j'observe, plus je réfléchis sur la démarche, le programme, le style de Nicolas Sarkozy, plus j'y adhère. Et quand je le compare, ma conviction se renforce.

La capacité à faire vivre la vie politique, tout d'abord. Depuis un certain nombre d'années, Nicolas Sarkozy a initié tous les grands débats, toutes les polémiques aussi. C'est lui qui a permis de populariser la vie politique ces dernières années. Si aujourd’hui la campagne présidentielle intéresse tant de français, c'est parce que l'énergie que donne Nicolas Sarkozy bouscule la vie politique, la fait exister. En cela, il est un leader.

Le programme, ensuite. J'invite chacun à lire le document synthétisant le projet de Nicolas Sarkozy (en PDF). Je peux le décrire en quelques mots: volontariste, adapté, ambitieux, crédible. Le succès populaire de ce projet, si Nicolas Sarkozy est élu avec la majorité pour le mettre en oeuvre, ne fait à mes yeux aucun doute. Les français verront le pouvoir d'achat augmenter, le plein emploi arriver, la justice sociale progresser avec la juste récompense du travail, la sécurité toujours mieux assurée, le rang international de la France renforcé, l'écologie incluse dans tous les choix politiques, la création libérée... j'arrête là le catalogue. Cette vision, cette énergie, ces réussites redonneront à notre Nation la confiance dont elle a besoin.

Car il est là l'objet de l'élection du Président de la République. Il s'agit, pour cinq ans, de donner à un homme (homme au sens large, je précise avant que les féministes ne bondissent) la mission de donner une identité, une vie, une existence à ce grand tout qu'est la Nation française.

Nicolas Sarkozy a l'expérience et le savoir-faire pour être un excellent Président. Sa force de persuasion, sa détermination, sa maîtrise, sa maturité sont des atouts majeurs.

Je comprends que l'on puisse être en désaccord avec certains choix politiques de Nicolas Sarkozy. Mais je n'accepte pas la caricature que certains en font. Là où la gauche cherche des boucs émissaires, la droite, sans sectarisme, veut rassembler et construire. En France, plus que jamais, nous avons besoin de vivre ensemble.


Hulot, Voynet, Bayrou et les autres...

Posté par le 02.04.07 à 01:14 | 1
Pourquoi le cacher, plafonner entre 1 et 2% ne donne pas tous les jours la « gnaque » pour differ (tracter). Si l’accueil des passant-Es est le plus souvent courtois, parfois sympathique, la réaction est généralement assortie d’un « bein ouais mais bon, vu le coude à coude entre Bayrou, Sarko et Ségolène… »



C’est l’argument massue. C’est en même temps une impasse. Electoralement parlant, la gauche dans son ensemble est à un plancher rarement atteint. Si elle ne fait pas ratau au premier tour (ou si elle se le prend ah ah), ce sera son échec au second tour.



L’effet Bayrou est-il passé ? En tous les cas, il donne au vote un sens assez indéfini et des effets improbables. On nous parle de scission du PS, de recomposition générale. C’est ce que des connaissances de gauche tentées par ce vote nous disent. Pt’et bein qu’oui mais franchement, ce serait un retournement historique de l’UDF. Et autant, le père Bayrou je veux bien lui donner le bénéfice du doute, autant l’UDF profond peut être réac et là, pas beaucoup de signes d’éclaircissements. Quant aux conséquences du revirement stratégique, c’est quoi le plan, faut faire confiance parce qu’il a l’air sympa ?



Cet après-midi au « Troca », beau succès populaire. Le sentiment partagé par beaucoup de s’être fait enfler. Tout le monde a signé le pacte de Hulot et basta. Zap, on est passé à autre chose. Quoi qu’on en pense, la candidature de Dominique Voynet porte, seule aujourd’hui, la question écologique. De son score dépendra en partie les budgets, les priorités, les solutions à la crise écologique.



Et là, faire 1 ou 5% ce n’est pas la même chose. Pour la gauche également. Maintenant que la mère Ségo est sure d’aller au second tour (faudrait lui souffler qu’elle arrête un peu des fois ces conneries, on se croirait chez les Verts !), le score de Dominique Voynet, c’est Hulot puissance 10. C’est la valeur ajoutée verte pour la gauche. C’est une issue en politiques publiques ou alors, on dira dans 6 mois : « putain, il faisait super beau l’autre jour au Troca ».






post scriptum : merci à Nicolas qui a salué les drapeaux verts des écolos sous les applaudissements de la foule en délire. On était tous contents en les remuant (les drapeaux). Si c'est pas un signe, ça, hein? Si.




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Partis de campagne. Sept personnes encartées qui adhèrent à la philosophie et au programme d'un parti mais ne sont pas tenues de suivre sans moufter la ligne officielle. Nos colocataires s'engagent et n'engagent qu'eux. Il ne s'agit pas d'information mais d'opinions -fussent-elles éclairées. Lire la suite

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