Archives > Mai 2007

Première démesure

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 31.05.07 à 21:46
Entre deux cacophonies, on entend beaucoup parler de « la défiscalisation des intérêts d'emprunt en cours pour la résidence principale », en ce moment.

Dans le quotidien Le Monde, on apprend que "Les professionnels de l'immobilier font tourner leur calculette. D'après le site de courtage meilleurstaux.com, un acquéreur qui emprunte 140 000 euros sur 15 ans, au taux d'intérêt de 4 %, et qui déduit de son impôt 20 % des intérêts d'emprunt, récupérera 4 883 euros sur cinq ans et 8 100 euros sur 10 ans. Avec un crédit sur 20 ans au taux de 4,15 %, le gain sera de 5 318 euros cumulé sur cinq ans et 9 787 euros sur dix ans."

La FNAIM - organisation professionnelle - avance pour sa part le taux moyen d'augmentation du marché de l'immobilier : +10,4% en 2002, +14,3% en 2003, +15,4% en 2004, +10,4% en 2005, +7.1% en 2006. Cette évaluation est le fait de professionnels de l'immobilier. Les notaires évaluent généralement une hausse supérieure à celle des agents. Mais conservons cette base : elle implique qu'un bien acheté 140.000 euros en 2001 a atteint une valeur d'environ 240.000 euros en 2007.

« Double récompense pour l'acheteur qui a programmé un achat dans les conditions fixées par le marché, voit son bien gagner une valeur importante, et sera finalement récompensé par l'Etat avec un cadeau fiscal de quelques milliers d'euros », écrit justement Christophe Porquier sur un blog écolo voisin.

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L'impact sur le marché de l'immobilier est difficile à évaluer. On peut estimer sans trop se tromper que cette mesure sera productrice de tensions inflationnistes. L'acquéreur futur désavantagé par rapport à l'ancien accédant à la propriété?

Une concentration sur les revenus médians (un couple avec deux enfants à moins de 4000 euros bruts) aurait au moins eu l’avantage de concentrer les effets sur une catégorie qui a toutes les difficultés pour se loger tout en ayant à sa disposition un parc de logements…trop chers pour son porte monnaie.

En l'état, le coût de l'opération serait de 2 à 5 milliards qui n'iront pas dans les caisses de l'Etat. De quoi isoler gratuitement 200 000 à 1 million de logements avec des dizaines de milliers d’emplois à la clé. Ou construire 100 000 logements trés sociaux.

Beaucoup d’intervenants soulignent le caractère injuste de la mesure. Peu ciblée, les effets en seront surtout diffus alors que l’action publique demande plus que jamais de concentrer le tir.



Je n'échange pas deux barils de Pierre contre un baril de Fabienne....

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 28.05.07 à 21:27
Bon, c’est sur, sur le 11° arrondissement, va falloir te brosser sur l’écologie. « Vous avez fait des débats et rédigés des dossiers », nous dis tu. C’est bien. « Le manque de la concertation sur les vélos », vous nous avez fait le coup sur le tramway.

« Ouaiiis mais si on veut faire Paris-Limoges, comment on fait ? »
Bein Pierre, l’écologie ce n’est pas une « vie plus propre », c’est une vie pour tous-te. Et donc, je ne partage pas ta vision hygiéniste de la ville et ton argumentation sur le mode « faut que tout le monde soit d’accord pour avancer ». A Neuilly, rien que chez eux, ils n’aiment pas l’interco, si tu pouvais en parler à Nicolas…

L’UMP sur daily motion, favorable aux vélos, l’UMP au conseil de Paris, farouchement opposée au tramway, au plan de transport redonnant une juste place aux « transports actifs » (à pied, à vélo…).
Bien sur, nous, les Verts « dogmatiques », nous ne sommes pas contre la voiture. Nous faisons de la place pour tous-te par un élargissement de l’offre en matière de transport urbain. En matière d’horaires par exemple (une heure de plus le samedi soir) ou de tarification sociale, gratuité pour les rmiste des transports en commun. L'UMP vote contre, systématiquement

C’est clair, je n’échange pas deux barils de Pierre contre un baril de Fabienne, candidate des Verts sur le 11 et 20° arrondissement. Elle explique très bien ce qu’elle veut faire :






Nicolas Sarkozy : symbole de l'ouverture ?

Posté par Quentin (militant PS) le 25.05.07 à 10:00

Ce n'était plus une surprise pour personne, le nouveau gouvernement serait "un gouvernement d'ouverture". Ce qui est sûr, c'est qu'il est explosif.

Comptant quinze membres à parité exacte, N.Sarkozy fait l'impression d'un président qui tient ses promesses.

Il est certain que N.Sarkozy est d'une habilité incroyable. Habile pour déstabiliser l'opposition. En débauchant B.Kouchner, J-P. Guyet et M.Hirsch, son objectif n'a été sans aucun doute de provoquer des remous au sein du PS et se positionner au-dessus des clivages traditionnels gauche-droite. Chose surprenante quand on se rappelle comment il fustigeait l'UDF lors de sa campagne et qu'il rappelait le nécessaire clivage entre la gauche et la droite.

Alors que le PS et la gauche s'attendait à une opposition frontale dès les 1ers jours de la nomination du gouvernement, force est de constater que N.Sarkozy, en faisant preuve d'une certaine ouverture, les a pris de surprise.

On ne peut aujourd'hui que constater le manque de clarté du PS : inaudible sur le fond, uniquement entendu sur les simples positions stratégiques de N.Sarkozy et pour quémander des députés. Nous le paierons sûrement, si aucun tournant n'est effectué durant la campagne législative, et je ne crois pas trop m'avancer sur ce sujet...

Nous avons un gouvernement je l'ai dit, qui se veut "ouvert" et "rassembleur". La présence d'un seul UDF comme ministre fait pâle figure face aux trois socialistes ou apparentés qui ont été recrutés. C'est sacrément bien joué de la part de N.Sarkozy. D'autant que les postes distribués ne sont pas n'importe lesquels : le ministère des Affaires étrangères, les Affaires Européennes, et la pauvreté. Les deux premiers étant réservés traditionnellement au Président de la République et leurs représentants dans le gouvernement étant toujours relégués au second plan, il est peu probable qu'ils aient la possibilité d'exprimer clairement leur ligne politique. Quant à M.Hirsch, seule la création du nouveau RSA lui semble avoir été délégué.

Le seul risque pour N.Sarkozy est alors le manque de cohérence politique de ce gouvernement. Des couacs pourraient alors apparaître. B.Kouchner connu pour sa liberté de parole pourrait être le premier à se manifester. Risque à relativiser tout de même quand on voit l'ambition personnelle déclarée des débauchés. 




une vie de chien

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 24.05.07 à 11:41

Mhhh..un nouveau post à écouter avec la vidéo en même temps...

Les militants ont le vague à l’âme. Certains, fatigués depuis pas mal d’années, ont déjà franchi le rubicom. Au Modem, tel Jean-luc Benhamias, écolo historique, accompagné de quelques cadres. Pas foule non plus. D’autres doutent et remettent déjà en question notre participation à une future élection présidentielle, du moins, dans ses formes actuelles. Pas mal s’interrogent aussi sur une recomposition générale à gauche, plaçant le parti dans un modèle confédéral (un peu sur le modèle de l’olivier en Italie) ou simplement réduit à un courant d’un futur grand parti de la gauche. Tous (ou presque) ont senti le boulet passer et mise sur une refondation de l’écologie politique.





Dans ses contenus, en tirant les leçons de ce que les électeurs nous ont dit. Attentes contradictoires qui se sont cristallisées majoritairement dans un vote « réformiste » voire anti-système (du centre…), dès le premier tour de l’élection présidentielle.

C’est au prix de ce travail de repositionnement idéologique replaçant l’écologie de transformation au cœur de nos projets que nous y parviendrons. En délaissant nos maladies infantiles de cette « petite gauche », crypto identitaire et bien loin des attentes populaires. Si un parti a pour vocation d’incarner une vision pour la société, il ne peut seulement empiler des attentes citoyennes contradictoires. Il doit les arbitrer en même temps qu'il en prend le pouls. On ne peut pas faire de politique sans et surtout contre le peuple.

Ce choix-là, d’autres l’ont fait. La gauche ultra qui use de toutes les misères pour consolider son assise a sa tête de gondole. Elle se nourrit du déclassement d’une frange croissante du corps social tout comme le vote populiste. Elle ne propose pas d’alternatives ni en France et encore moins à l’étranger, comme on l’a vu dans l’épisode post-TCE. Elle parle des « luttes » comme si elle méconnaissait totalement le climat social et les tensions existantes au sein d’un monde du travail. Le salariat dans ce pays ne se réduit pas à une icône. Il n’attend pas le grand soir. Il prend le métro ou la bagnole chaque matin, parfois pour gagner une maigre croûte. Une vie de chien.



Il existe pourtant une nouvelle gauche. Emergente. Les Piketti et autres « république des idées » esquissent une nouvelle pensée économique et sociale. Les écologistes doivent compléter et élargir ce creuset.



D’une certaine manière, la droite a fait sa refonte idéologique. Elle est d’inspiration néo-conservatrice et anglo-saxonne. Si la gauche ne sort pas de son coma, on va en prendre pour 10 ans. Soyons honnêtes, ce n’est pas seulement avec l’archétype du « quinqua-blanc-fonctionnaire-retraité » qu’on va la sortir de son long sommeil. Ils hantent tous les partis. A l’heure où un premier ministre Britannique démarre un mandat à la petite quarantaine, on est péniblement en France conseiller général après avoir sucé tout le monde.



Pour la gauche, le pilotage de sa mutation a commencé.






Clio 747
envoyé par lopeprod




Les Français ne sont pas des paresseux !

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 24.05.07 à 08:23




Il faut, parait-il, « réhabiliter la valeur travail ». Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne victorieuse. Il considère manifestement que la paresse actuelle des français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s’agit là pourtant d’une contrevérité qui aurait du en bonne logique lui coûter l’élection tant le propos est insultant à l’égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant. Les résultats de l’économie française ne sont pas, c’est vrai, toujours à la hauteur, mais c’est plutôt du côté des élites économiques dirigeantes qu’il faut en chercher les causes. Et les remèdes.

Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau of Labor statistics, organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un anglais, les 59 100 des allemands ou encore les 56 300 dollars d’un japonais...



Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprises, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex Union à 15. Les français travaillent presqu’aussi longtemps que les anglais, 36,5 heures, et significativement plus que les danois, 34,6 heures, dont le modèle social est si envié, ou encore que les allemands, 34,5 heures, pourtant champions du monde de l’exportation. Sans parler des néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex Europe à 15, c’est en Grèce, 39,9 Heures, et au Portugal, 39,2 Heures, qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ?



Si, à niveau de richesses comparable, le chômage est plus important chez nous que chez nos voisins, c’est justement parce que ceux qui ont déjà un emploi sont particulièrement productifs. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs la démarche des 35 heures était parfaitement censée. Et c’est pour la même raison, qu’en cherchant à allonger le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi, Nicolas Sarkozy ne ferait qu’aggraver le chômage. Quant aux chômeurs, soupçonnés de se complaire dans leur situation, il serait pourtant difficile de les pénaliser davantage qu’aujourd’hui afin de les obliger à trouver un emploi : les chômeurs français figurent déjà parmi les plus mal traités. En 2003, 10 des pays de l’ex Union à 15 dépensaient, en effet, davantage que la France pour indemniser leurs chômeurs, rapporté à leur PIB. Jusqu’à 2,7 fois plus par chômeur pour le Danemark ou les Pays Bas, mais aussi un peu plus pour le Portugal...





Contrairement à ce que laisse entendre le nouveau président de la République, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l’Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doutes que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux High tech en expansion et s’en sortent, en particulier, nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher Outre Rhin : 33 dollars de l’heure en 2005 pour un ouvrier de l’industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ?



Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l’inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l’incurie d’un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d’un Noel Forgeard a provoqué au sein d’Airbus, on se dit en effet que c’est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l’économie française aurait besoin d’une « rupture ».



Mais évidemment il est plus naturel pour l’ancien maire de Neuilly, qui a recueilli un pourcentage record de 87 % des voix dans sa commune, de chercher à culpabiliser salariés et chômeurs plutôt que de bousculer ses amis patrons...



Par Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques (www.alternatives-economiques.fr)



Greens strikes back

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 23.05.07 à 09:09
L’élection présidentielle se clôt par un double échec pour la gauche et pour les écologistes : l’élection de Nicolas Sarkozy avec un programme très marqué à droite et très éloigné des préoccupations écologistes, et ce malgré l’impopularité des gouvernements UMP.

Alors que l'actualité n'a jamais autant soulevé les grandes questions écologiques de ce 21ème siècle, du changement climatique à l'épuisement des ressources naturelles, des enjeux énergétiques à la solidarité planétaire, de l'initiative de Nicolas Hulot et ses 750.000 signataires au film d'Al Gore, alors que jamais la prise de conscience du peuple français ne semble avoir été aussi importante, les écologistes, à travers leurs leaders et leurs stratégies multiples, n'ont pas su créer d'élan rassembleur, et la candidature des Verts enregistre un score historiquement bas !

Ce qui est posé avec force, c'est bien la question de l'avenir et de l'incarnation de l'écologie politique.

Nous considérons que l'espoir d'une alternative doit se construire autour d’une coalition réunissant les socio-démocrates, les écologistes et le centre. Il ne faut pas confondre en effet la radicalité de la pensée et la radicalité de la posture politique.

Nous sommes convaincus qu'il est aujourd'hui nécessaire de tracer de nouvelles perspectives pour l'écologie politique en France :
• Un mouvement du développement durable, qui prenant acte des réalités actuelles de l'économie et du corps social dans son ensemble, dépasse le modèle productiviste, réforme les indicateurs de richesse, repense la croissance économique, plus économe de son empreinte écologique , en valorisant les enjeux qualitatifs (santé, éducation, environnement, recherche...), la démocratie et les droits de l'homme comme valeurs universelles.


• Un mouvement résolument inscrit dans la dynamique européenne, et mondialiste, afin de peser sur une mondialisation non régulée, destructrice du patrimoine naturel, des liens sociaux et des cultures.


• Un mouvement ouvert et innovant, alliant les alternatives concrètes à la réflexion intellectuelle, l'efficacité et la prospective, les mobilisations syndicales et associatives aux réformes des politiques publiques, par la présence d'élus à tous les échelons institutionnels.


• Un mouvement capable d'user de son autonomie pour se présenter aux élections sous ses propres couleurs, mais aussi capable de nouer des alliances stables et des compromis constructifs avec les partis de gauche modernisés, les socio-démocrates et les démocrates -sociaux.


L'écologie a besoin maintenant d'un parti politique à la hauteur de ces défis.

Pour construire un tel mouvement, nous convions tous les écologistes qui partagent ces convictions à se réunir le samedi 30 juin, à Tours.






Essai sur une Analyse Politique de la défaite de la gauche et du PS

Posté par Quentin (militant PS) le 22.05.07 à 13:10

Nous avons perdu. La gauche a perdu. Le gouvernement de N.Sarkozy est désormais en place.

C'est sur la défaite et ses raisons, c'est sur les réactions des responsables de gauche et sur la nomination du gouvernement et ses premiers pas, c'est sur tout ça que je veux réagir. Voiçi une première réflexion sur la défaite de la gauche, les autres suiveront.

La gauche et le PS ont perdu je pense pour cinq raisons et nous devons en tirer toutes les conséquences.

  • C'est dans un premier temps, une défaite politique. Cette défaite nous l'avions déjà vu en 2002 et c'est une leçon que nous devons enfin retenir : on ne gagne pas en allant chasser le terrain de son adversaire (l'identité nationale, l'autorité, l'insécurité...) mais bien en avançant sur son programme.

  • C'est une défaite électorale. Nous étions tellement omnibulés par la victoire aux élections régionales, le non à la constitution (soi-disant un "non de gauche") qui n'a fait que renforcer le protectionnisme et préparer la victoire de N.Sarkozy. Les ouvriers ont voté à droite dans les milieux ruraux (les même qui ont voté non à la constitution), à gauche dans les milieux urbains et dans l'ouest du pays. Le PS n'arrive plus à être en phase avec son électorat traditionnellement populaire. C'est en même temps une déflagration des classes comme l'entendent un certain nombre de personnes.

  • C'est une défaite programmatique : nous nagions dans le ni-ni (ceci même que nous voulions le combattre), dans le flou le plus complet. Nous écoutons le peuple, et nous considérons que vous avez tous raison, du coup nous ne prenons pas de décision : ce n'est pas l'essence même de la politique. Nous aurions du avoir un pgmme plus clair, il faut écouter et ensuite affirmer, convaincre qu'untel a la bonne solution mais qu'untel autre n'a pas la bonne solution. Il faut avoir une position et l'expliquer. Nous n'étions pas armés pour répondre aux problèmes et aux questions des citoyens.

  • C'est une défaite culturelle : c'est l'application de la théorie du club de l'Horloge : "les 3 i" (identité, insécurité et immigration). Nous vivons ainsi un 81 de la droite. Nous devons désormais nous consacrer aux terrains de la gauche : l'économique, le social et l'europe.

  • Enfin c'est une défaite structurelle : depuis des années, sous le prétexte du consensus incarné par F.Hollande et sa candidature qu'il désirait, nous n'avons pas préparé le changement, l'évolution indispensable du parti. Pire que ça, nous ne faisons plus d'expertises sociales ni sociologique. Nous avons affaire à une stérilisation organisationnelle : il faut rénover le parti, savoir gérer un millier d'adhérents par section, inventer de nouvelles formes de militantisme, créer de nouveaux cadres de discussions et de débats, prendre des intitiatives.

Pour éviter que nous ne fassions que subir la droite, pour que nous arrivions à créer une véritable offensive de gauche, pour que nous ne restions plus la simple opposition, pour que nous ne nous bornions plus à quémander des députés, nous devons rénover la gauche, nous devons réinventer un véritable projet de société.


Pour apporter vos contributions sur la rénovation de la gauche : http://www.ouvronsledebat.net/



Certains construisent, d'autres excluent

Posté par Pierre (militant UMP) le 18.05.07 à 19:44

Je suis absolument ravi de la nomination du gouvernement. J'ai le sentiment que la France bouge, que l'action est en marche, et que Nicolas Sarkozy va vraiment tenir ses engagements en rassemblant les français. Je suis notamment satisfait de la présence de notre leader régional en Île-de-France Roger Karoutchi. J'ai l'impression de vivre un rêve lorsque le regarde les journaux télévisés.

J'ai vu les images de la visite à Airbus. J'ai vu le désormais Président de la République s'engager avec fermeté pour défendre cette grande usine que je connais, car mes grands parents sont enterrés non loin de là. Là bas-aussi, sur cette terre de la Somme qui a connu tant de morts pendant la première guerre mondiale, j'allais voir petit mon arrière grand-mère, cette femme solide et admirable qui a su préserver sa famille en traversant seule la France, avec ses enfants, pour rejoindre en 1940 la "zone libre" juste avant que les ponts ne sautent, un matelas attaché sur le toit de la voiture. Autant dire que je suis sensible à la préservation de cette industrie aéronautique si essentielle pour la région autour d'Albert et Méaulte. Cette usine est un moteur pour la modernisation des infrastructures, le développement du commerce, de l'économie locale en général, et elle alimente beaucoup de discussions dans une population fière de savoir que tout près l'on construit un peu de ce qui fait l'excellence industrielle française.

Pour conclure je constate que Nicolas Sarkozy a promis 15 ministres, promesse tenue. Il a promis un grand ministère d'Etat pour le développement durable, promesse tenue. Il a promis l'ouverture, pomesse tenue. Il a promis le renouvellement, la féminisation, promesse tenue. Il a promis un nouveau style de présidence, promesse tenue. Bien sûr ce n'est qu'un début, mais ce début aurait pu être source de déceptions. Je n'en ai aucune.

 

Pendant ce temps-là, au Parti Socialiste, on juge bon d'exclure Bernard Kouchner, sous prétexte qu'il a accepté d'intégrer le gouvernement. Cet homme de qualité n'a jamais été reconnu à sa juste valeur dans les gouvernements de gauche. Nicolas Sarkozy, qui a dit vouloir faire primer la compétence, le nomme dans l'un des ministères les plus importants du gouvernement. Il aura notamment l'occasion répétée de représenter la France. Certainement par jalousie, le triste chef de file du parti de la division a exclu en urgence un des meilleurs éléments de son parti. Le message est clair: le PS refuse de participer à un quelconque rassemblement des forces nationales pour engager le changement que les français attendent. Pas de volonté de construire? Le refus de tout rassemblement? Message reçu 5 sur 5, nous n'avons pas besoin d'un PS qui n'est là que pour aboyer sur la scène politique française. 




Futur gouvernement ?

Posté par Quentin (militant PS) le 17.05.07 à 12:27

Selon l'ensemble des sources disponibles, le futur gouvernement serait celui-ci. Il pourrait seulement survenire quelques changements dans les intitulés ou les missions des différents ministères.

Francois Fillon : Premier Ministre

Alain Juppé : ministre du développement durable, des transports et de l'énergie et de l'Industrie et du titre de ministre d'Etat.

Jean-Louis Borloo : ministre de la Stratégie économique

Christine Albanel : ministre de la Culture

Xavier Darcos : ministre de l'Education , Valérie Pécresse : ministre délégué à l'Enseignement supérieur et la Recherche

Brice Hortefeux  : ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale

Rachida Dati : ministre de la Justice

Michèle Alliot-Marie  : ministre de l'Intérieur

Roselyne Bachelot : ministre de la Santé et des Sports

Éric Woerth : ministre des Comptes

Xavier Bertrand : ministre des Affaires sociales

Hervé Morin  : ministre de la Défense

Christine Lagarde : ministre de l'Agriculture

Bernard Kouchner : ministre des Affaires étrangères, Jean-Pierre Jouyet : ministre délégué aux Affaires européennes


Et dans quelques heures, je vous livrerai mes sentiments quant à la nomination du nouveau gouvernement...




Cela me déchire le coeur...

Posté par Pierre (militant UMP) le 14.05.07 à 21:04

Magnifique discours de Nicolas Sarkozy aujourd'hui au Conseil National de l'UMP.

Les mots que j'ai retenus sont les mots de conclusion: "Mes chers amis, mon devoir est de vous quitter. Cela me déchire le cœur, mais je le fais parce qu'à mes yeux c’est la seule façon de bien servir l'intérêt de la France."

Je ne sais pas si tout le monde peut comprendre ce que ces mots représentent. Je comparerais cela à ce que peuvent ressentir parents, frères et soeurs quand un jeune adulte quitte le foyer familial pour en fonder un autre. Il y a un véritable esprit de famille à l'UMP. Voir Nicolas Sarkozy, celui qui a sublimé ce tout jeune mouvement, partir, justement parce que l'UMP a réussi sa mission en lui permettant d'accéder à l'Elysée, c'est quelque chose de très émouvant. 

Une page se tourne, et il en reste tant à écrire... Je n'aime pas tomber dans la nostalgie. J'espère que le dynamisme que Nicolas Sarkozy a su donner à l'UMP restera intact, parce que depuis l'Elysée il a besoin d'un mouvement dynamique pour le soutenir dans son entreprise de changement, et parce que notre démocratie a besoin d'une UMP forte pour faire vivre le débat d'idées.




Celui qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête. Celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.[Proverbe chinois]

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 10.05.07 à 14:08
C’est sur ces quelques bons mots que se conclu (provisoirement) ma participation à « Partis de campagne ».


Ce fut une aventure électronique pour moi. Avant de démarrer, je pensais qu’un blog était un accompagnement pour sushis et you tube, une boite branchée pour les vip’s de l’UMP.


Une aventure politique aussi. Je n’ose pas encore dire un naufrage. Car le temps des refondations est venu. Les Verts doivent y prendre toute leur part, nous en reparlerons.


Une aventure humaine et affective, enfin. Par vos messages, vos commentaires, vos coups de gueule, vos rires (si si, on les entend), vos moqueries salutaires.


Tout ce qui fait que la politique n’est pas (trop) désespérante, moi qui en suis si éperdument lié (je l’ai là, chevillééééé en moiiii !!) depuis aussi longtemps que je m’en souvienne et si souvent éconduis.


Je pars quelques jours pour mon boulot en Chine. Prendre de la hauteur grâce à Air France. Me rendre utile pour ce que je vais y faire. Revenir ensuite, me préparer pour les municipales sur mon arrondissement. Ce sera l’heure de vérité.





Pendant ce temps, nous retrouver, semble-t-il, si vous faites pression sur la prod’. Moi qui pensait avant de débarquer ici que fluctuat était le début d’une insulte romaine…


« Là où je suis, je pense à vous »


François Mitterrand


« Dans la vie, Y’a les cauzou et les faizou… »


Ma grand mère


« Bon quand t’auras fini tes conneries, tu recommenceras à bosser… »


Mon patron



Du côté de la presse bourgeoise : "un clivage droite-gauche renforcé"

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 10.05.07 à 00:55
ÉRIC DUPIN. LE FIGARO

Publié le 08 mai 2007

Selon une enquête TNS-Sofres, Nicolas Sarkozy domine chez les plus de 50 ans. Il est distancé dans l'électorat ouvrier, mais il gagne des points dans les milieux populaires.



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LA DROITE a remporté une victoire franche le 6 mai 2007, mais elle n'a pas envahi le territoire de la gauche. Les 46,9 % des suffrages exprimés recueillis par Ségolène Royal témoignent de la résistance d'un camp qui s'est senti menacé par la dynamique électorale de Nicolas Sarkozy. C'est un vote identitaire et défensif qui a permis à la candidate de gauche d'échapper à une défaite trop cuisante.



Alors que 63 % des électeurs de Sarkozy ont voulu manifester dimanche leur « adhésion à ce candidat », ce n'est le cas que pour 47 % de ceux qui ont choisi Royal, selon une enquête TNS-Sofres-Unilog (groupe Logica CMG), pour Le Figaro et TF1. La motivation du « refus de l'autre candidat » (50 %) l'emporte dans l'électorat de cette dernière. Les employés et surtout les ouvriers, qui ont majoritairement voté à gauche, sont les catégories sociales qui ont le plus fréquemment émis un vote de refus et non d'adhésion.

Les reports de voix montrent que la polarisation droite-gauche a pleinement fonctionné dimanche. La traditionnelle échelle d'autopositionnement droite-gauche garde toute sa pertinence : 91 % des électeurs qui se situent « au centre gauche » ont voté Royal tandis que 92 % de ceux qui se placent « au centre droit » choisissaient Sarkozy. C'est ainsi que l'électorat de François Bayrou s'est divisé en deux parties égales. Les uns ont rejoint la gauche et les autres la droite, chacun tombant du côté où il penchait. Le centre n'apparaît alors que comme un lieu instable soumis en dernière analyse à la bipolarisation.





Les extrêmes ne se sont pas plus évadés de la dialectique droite-gauche, n'en déplaise à Jean-Marie Le Pen. Dans une proportion équivalente de l'ordre des deux tiers, la grande majorité des électeurs d'extrême droite et d'extrême gauche a conforté le candidat de son camp.



Les frontières traditionnelles se retrouvent dans l'analyse sociologique du vote. En dépit de ses efforts pour conquérir l'électorat populaire, particulièrement courtisé au cours de cette compétition présidentielle, Sarkozy n'a guère réussi à déborder du territoire classique de la droite. Le profil sociologique du vote en sa faveur est même nettement plus étroit que celui de Jacques Chirac en 1995. L'homme de la « fracture sociale » avait alors séduit une majorité de jeunes électeurs. Son successeur, pour sa part, ne devient majoritaire qu'à partir de 50 ans. Avec seulement 40 % des suffrages des 18-24 ans, Sarkozy obtient quinze points de moins que Chirac dans cette tranche d'âge. Le candidat de l'UMP renforce, à l'inverse, ses positions chez les électeurs les plus âgés pour culminer à 64 % chez les plus 65 ans. On note que les électeurs de plus de 50 ans constituent 52 % de son électorat contre seulement 37 % de celui de Royal.La géographie politique de la France confirmée



Sarkozy n'est majoritaire que chez les retraités et inactifs (58 %) ainsi que dans la catégorie traditionnellement très marquée à droite des artisans, commerçants et chefs d'entreprise (82 %). Royal domine dans l'ensemble des catégories salariées, des cadres aux ouvriers même si l'on remarque que la sous-catégorie des salariés du secteur privé a majoritairement voté à droite. Il n'empêche que Sarkozy a perdu du terrain, toujours par rapport à Chirac, chez les employés et les ouvriers où la gauche a respectivement recueilli 57 % et 59 % des suffrages. Royal est parvenue à garder le soutien des milieux populaires qui avaient massivement voté à gauche lors des régionales et des européennes de 2004.



Le candidat de l'UMP a néanmoins marqué des points dans une fraction de cet électorat populaire. La droite progresse par rapport à 1995 parmi les électeurs du niveau d'éducation le plus modeste. On remarque aussi que Sarkozy, s'il obtient son meilleur score dans la tranche des plus hauts revenus, a été majoritaire parmi les Français aux ressources les plus limitées.



Géographiquement, les territoires de chaque camp sont également respectés. Les zones de forces de Sarkozy ressemblent à celles de Chirac d'il y a douze ans, à l'exception des départements proches de la Corrèze où se situait le fief du président sortant. Le candidat de l'UMP obtient cependant des scores plus élevés que son prédécesseur dans le Nord-Est de la France où Le Pen avait enregistré ses meilleurs résultats le 22 avril. Ce sont généralement dans les départements où le FN reste le plus influent que Sarkozy progresse le plus d'un tour à l'autre.



La carte du vote Royal de second tour trahit également l'influence des reports de voix. La candidate du PS a progressé à la fois dans les départements où la « gauche non socialiste » avait été la plus présente, comme l'Allier ou le Cher, mais aussi dans les zones de forces de Bayrou comme l'Ouest breton.



Les événements des derniers jours de la campagne ont pesé sur le résultat final sans qu'ils aient profondément bousculé les rapports de forces. Le fameux débat du 2 mai semble avoir avantagé Sarkozy mais dans des proportions relativement équilibrées : il est cité comme un événement qui a compté dans le vote de 38 % des électeurs de Sarkozy et dans 31 % de ceux de Royal. De même, 15 % de ceux qui ont voté pour le candidat de droite disent avoir fait leur choix « après le débat entre les deux candidats » contre 12 % de ceux qui se sont prononcés en faveur de la candidate de gauche.



Influence de la stratégie du « tout sauf Sarkozy »



Si Sarkozy a réussi à créer une dynamique d'adhésion en sa faveur, une hostilité personnelle à son endroit a limité l'ampleur de son succès. Les électeurs de Royal qui ont d'abord voté pour s'opposer à lui ne citent son « programme » qu'en troisième raison après « certains propos qu'il a tenus » et « sa personnalité ». La stratégie du « tout sauf Sarkozy » était insuffisante pour assurer la victoire de la gauche mais le nouveau président de la République devra tenir compte des réticences d'une partie importante de la population envers lui. Son élection ne suscite d'ailleurs pas un large enthousiasme dans l'opinion : seulement 50 % des électeurs se disent « satisfaits » de sa victoire contre 41 % de « mécontents ».



Les limites du succès de Sarkozy se lisent encore au travers de son pourcentage par rapport aux votants. Les bulletins blancs et nuls ont représenté 4,2 % des votants (soit à peu près autant qu'en 2002 et 1995). Le candidat victorieux a recueilli 50,8 % des suffrages des électeurs qui se sont rendus aux urnes dimanche. C'est toutefois mieux que Chirac qui avait été élu, en 1995, sans obtenir la majorité absolue des votants...



Qui connait M. Jean-Luc Bennahmias ?

Posté par Bruno (militant UDF) le 09.05.07 à 22:50

Appel à Jean-Marc : dis-m'en plus sur ce brave homme qui vient d'annoncer son ralliement au Mouvement Démocrate. Est-ce une bonne recrue que nous avons là ? Dans quel courant était-il chez Les Verts ?

J'espère qu'il va être suivi d'autres personnes. C'est ce qui a manqué à François Bayrou à la mi-mars pour que les courbes se croisent et qu'il dépasse Royal : des ralliements de droite, et surtout de gauche, qui auraient crédibiliser sa démarche de rassemblement auprès du "grand public". Je pense que ceux qui étaient tentés de le faire attendaient de voir quelle tournure prendraient les évènements et si au final l'UDF faisait le culbuto à droite, ou au contraire persistait dans une démarche résolument centriste. La détermination (inquiétante?) et le courage (insensé?) dont continue de faire preuve François Bayrou les ont rassurés et ils passent à l'acte. J'espère que Kouchner et d'autres franchiront le pas. Mais qu'ils soient prévenus : nous n'avons pas de ministères à offrir. Au pain sec et à l'eau pendant 5 ans !

D'ailleurs, si certains sont tentés parmi les lecteurs du blog (ou les auteurs du blog...), c'est ici que ça se passe pour une pré-adhésion au Mouvement Démocrate. Dépêchez-vous : imaginez dans quelques années quand vous montrerez, ému(e)s, à vos enfants la carte de 12eme adhérent du Mouvement démocrate. "J'étais là d'puis le début,moi m'sieur".

 

Je voudrais pas être méchant avec ce nouveau collègue Démocrate, ni sembler manquer d'hospitalité envers les gens qui nous rejoignent, mais je trouve franchement que sur cette photo - jointe par Yahoo!Actualités à la dépêche AFP - il a un petit côté Gargamel... :-) Jean-Marc, rassure-moi, est-ce qu'il mange les petits nenfants ?

 


Bon j'arrête les comparaisons de photos débiles pour ce soir...:-)




La croisière s'amuse bien ...

Posté par Bruno (militant UDF) le 09.05.07 à 22:09

Alors essayons d'en rire nous aussi ! Ci dessous les 2 dessins de Delize

Cette histoire de Fouquet's, de jet privé et de yacht ne mérite pas qu'on s'y attarde trop longtemps, mais tout de même, l'attitude du nouveau Président est incroyable! (je dis "nouveau Président" parce qu'il est déjà investi de la légitimité du Président, il la porte avec lui, même si la passation de pouvoirs n'a pas encore eu lieu.). Il n'aura pas fallu longtemps avant qu'il donne crédit à certaines critiques qu'on lui adressait : proximité avec les puissances de l'argent, train de vie un peu stratosphérique du maire de Neuilly, etc.. Avec ce premier geste, il me conforte a posteriori dans mon choix de ne pas lui avoir accordé mon suffrage. Puisqu'après quelques hésitations, j'ai voté blanc.

Mais cette échappée, est-ce une gaffe, le fait d'une décision impulsive, ou faut-il y voir plus que ça ? Peut-être que cette envolée augure d'une manière de présider : une envie de rupture, une volonté de brusquer l'opinion publique, de nous montrer que maintenant qu'il a reçu la légitimité - formidable légitimité - qu'octroit le vote populaire, il pourra en faire ce qu'il veut, de manière décomplexée.

Oui, je pars dans mon yacht de milliardaire, et tant pis si ça vous plait pas !
Oui je vais mettre en place un service minimum et tant pis si ça brusque les syndicats !
Oui je vais placer tous mes pions dans les toutes les sphères de tous les pouvoirs de la République et tant pis si ça heurte les principes !
Oui j'aime le luxe et je vous em......

Ce sera peut-être ça le mandat de Sarkozy. Certains se ruent dans l'affaire et parlent déjà de Berlusconisation, cocktail de brutalité des réformes, d'utilisation des médas, de cynisme total dans la pratique du pouvoir, et et et... de peoplisation. C'est la deuxième chose qui m'étonne dans cette affaire : les photos. C'est con, mais ça me rappelle les dernières photos du yacht de Lady Di ! :

33 dd


Alors, sommes-nous à l'aube d'une Présidence "peoplisée", comme peuvent le laisser penser la fascination de Nicolas Sarkozy pour les médias et la mise en scène de certains aspects de sa vie privée ?

 

 




Gauche : l'audace ou l'enlisement

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 09.05.07 à 15:24
Par zaki laïdi dans libé d'hier.

La défaite de Ségolène Royal est indiscutable. Elle lui incombe donc forcément. L'imprécision de sa ligne stratégique globale et le flou de certaines de ses propositions y ont contribué. Mais à ceux qui voudraient instruire son procès en incompétence nous rappellerons ce fait élémentaire : avec tout le PS derrière lui et une expérience de plus de trente ans, Lionel Jospin n'avait même pas réussi à franchir le premier tour en 2002. Et en 1995, il n'avait guère fait mieux qu'elle aujourd'hui. Il faut donc chercher l'erreur ailleurs.

medium_j0315598.7.jpg
Et cet ailleurs il se trouve dans un PS qui n'a su ni se moderniser avec Lionel Jospin ni après lui et, pis encore, s'engagea dans une spirale régressive après le référendum de 2005. La gauche française, qu'il faudra désormais appeler la «vieille gauche», celle qui, du PS à la LCR en passant par les Verts, vient pour la troisième fois consécutive d'échouer faute d'avoir accepté de se moderniser. Cette gauche qui, de manière pavlovienne, va chercher avant tout à diaboliser le nouveau maître de l'Elysée, dénoncer sa politique antisociale, reprocher à Ségolène Royal de n'avoir pas été «assez à gauche» alors que même l'extrême gauche est en miettes, le tout pour éviter de se remettre en cause.medium_j0178988.4.jpg
Mais cette fois ne sera pas comme avant. Car si cette campagne a révélé quelque chose, c'est bien l'impossibilité de penser les enjeux du politique sur le mode idéologique et l'incapacité totale de la vieille gauche à apporter à Ségolène Royal des idées neuves susceptibles de l'aider à reprendre l'avantage.
Certes, cette vieille gauche en a rabattu de ses ambitions à changer le monde ou la vie. Mais, à force de se montrer incapable de proposer un autre chemin, elle en est graduellement revenue à revendiquer le retour au statu quo des Trente Glorieuses, ce temps où les emplois étaient stables et les frontières étanches. Les programmes de toutes les gauches de France sont devenus de purs et simples programmes de restauration justifiés par la nécessité de combattre les dégâts de la société libérale. Or, s'il suffisait mécaniquement de revenir sur les «politiques libérales» de la droite, on ne comprendrait pas pourquoi la gauche serait aujourd'hui aussi faible. On ne comprendrait pas non plus pourquoi, dans tout le reste de l'Europe, aucune coalition politique ne se soit construite sur la base d'une politique antilibérale, mais que a contrario tous les grands partis de gauche se soient convertis à des politiques réformistes, c'est-à-dire plus favorables aux logiques de marché et plus dubitatives quant à l'efficacité de politiques purement redistributives menées par l'Etat.
Cet enkystement remonte au début du XXe siècle et aux conditions dans lesquelles s'est construit le socialisme français, qui n'a aucune culture social-démocrate. Son caporalisme social en témoigne. Mais ce qui est impressionnant, c'est de voir combien l'emprise du marxisme vulgaire, l'identification du raisonnement économique au complot social, la diabolisation de l'adversaire, la vénération de l'Etat, le mépris profond pour les expériences étrangères ont pour ainsi dire pénétré l'ensemble de la gauche française, qui s'est trouvée systématiquement tirée par le bas.medium_j0302829.2.jpg La dégénérescence des Verts est de ce point de vue emblématique, surtout quand on compare _ mais qui oserait le faire ? _ les Verts français aux Verts allemands.
Certes, pour contrer sur un mode purement défensif le blairisme auquel la gauche européenne finira bien par rendre hommage, la vieille gauche française a cru s'en sortir par une habile référence au modèle scandinave. Mais cette identification formelle à la social-démocratie du Nord a quelque chose d'indécent. Car sur la quasi-totalité des sujets sur lesquels la vieille gauche française se veut intransigeante, les sociaux-démocrates du Nord ont tranché dans un sens généralement opposé. Sur la question du temps de travail, les Scandinaves, après une phase allant dans le sens du partage du temps de travail, ont commencé à effectuer le chemin inverse. L'allongement de la durée des cotisations retraite ne fait non seulement pas débat mais est indexée sur l'espérance de vie. L'idée qu'il puisse exister des régimes spéciaux ou des statuts protecteurs est profondément étrangère à l'égalitarisme scandinave.medium_j0302829.2.jpgmedium_j0182826.2.jpg La responsabilité des administrations, symboliquement converties en agences publiques fortement décentralisée et soumises à une forte culture de l'évaluation, le développement des mécanismes d'incitations destinées à compléter les logiques de redistribution passive, la distinction entre la défense des services publics et celle des statuts des personnels, la priorité donnée à la défense des personnes et non des emplois sont autant de thèmes sur lesquels la vieille gauche française n'a pas de position claire de crainte de s'aliéner des soutiens. Car la gauche française est aujourd'hui une des plus archaïques d'Europe.
Aujourd'hui, elle n'a donc que le choix entre mourir ou changer, même si certains de ses politiques vont, dans un souci évident de survie, tenter d'imaginer, comme après 2002, la renaissance par le statu quo.
Pour autant, si le changement doit avoir lieu, il ne sera pas facile. L'hypothèse d'un «big bang» idéologique peut paraître séduisante. Mais elle risque fort d'être plus spectaculaire qu'effective. Car l'enjeu n'est pas seulement de se dire moderne mais de décliner cette modernité en faisant un travail de fond que le PS n'a jamais effectué. Pour autant, se dire social-démocrate ne saurait suffire dans un parti qui n'a pas cette tradition et dans un contexte où la social-démocratie est en crise. Il est aussi important de montrer et de prouver, notamment au noyau dur de l'électoral de gauche issu largement de la fonction publique, que le changement n'est pas qu'une nécessité inquiétante mais une source d'opportunités. Car tout le problème est là. Il est dans le renversement de perspective, dans le passage du pessimisme social _ lui-même issu d'un marxisme périmé _ à une vision plus ouverte et plus optimiste du changement social. La gauche ne peut pas être que le cartel de ceux qui ont peur de perdre leur statut.medium_j0202196.jpg
Pour cela, il faut que la gauche moderne se saisisse des leviers de commande, congédie les responsables de sa stagnation décennale et commence enfin à travailler pour trouver un nouvel équilibre. Le New Labour a méticuleusement observé les bienfaits et les méfaits du thatchérisme pour se construire. La nouvelle gauche serait bien inspirée d'en faire autant avec le sarkozysme pour pouvoir un jour le détrôner, plutôt que de se lancer dans une diabolisation non seulement futile mais tout simplement mortelle. Dans cette nouvelle donne, Ségolène Royal peut, si elle s'en donne les moyens intellectuels et politiques, faire partie de la solution. Les a-t-elle ?
Coauteur avec Gérard Grunberg de Sortir du pessimisme social. Essai sur l'identité de la gauche , Hachette-Telos, 2007.



Selon l'Elysée, "cette polémique sur la longueur du yacht du président Sarkozy est de basse politique"

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 08.05.07 à 20:11
Selon monsieur Johnny, madame Cécilia, pilote du navire, "se serait pris un gnon dans la gueule". L'Elysée n'a pas réagit.



Premières images exclusives de la petite virée en yacht du président Sarkozy à Malte

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 08.05.07 à 01:40
Le nouveau secrétaire général de l’Elysée devrait présenter des excuses officielles dés le 16 mai.



Non, tout n'est pas perdu

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 07.05.07 à 18:31
Par Daniel COHN-BENDIT, Gabriel COHN-BENDIT, Jean-Yves LE DRIAN, Jean-Pierre MIGNARD, Joël ROMAN « Libération » : lundi 7 mai 2007 Daniel et GABRIEL Cohn-Bendit, JEAN-YVEs le DRIAN président PS de la région Bretagne, Jean-Pierre Mignard avocat, Joël Roman éditeur, Christiane Taubira députée PRG. Aujourd'hui, nous sommes tristes, mais nous ne nous laisserons pas aller à maudire le peuple français, ni à souhaiter le pire pour notre pays. Un immense espoir vient d'être déçu. Nous respectons le verdict du suffrage universel et nous espérons que l'ivresse de la victoire ne conduira pas le vainqueur à mettre en oeuvre une politique de brutalisation de la société.medium_j0178844.jpg Mais nous sommes aussi conscients que personne ne peut s'exonérer de la défaite de Ségolène Royal et prendre la candidate comme bouc émissaire de ses propres insuffisances. Sans doute des erreurs ont été commises. Mais la timidité gauchiste envers la perspective du gouvernement, la rigidité et la suffisance socialiste, la pusillanimité du centre sont les principales causes politiques de cette situation. Les premiers ont entretenu la suspicion sur la candidate socialiste. Les seconds, en s'accrochant à un projet socialiste davantage fait pour reconstituer l'unité du parti que pour offrir à leurs compatriotes un projet social-démocrate crédible, ont rendu impossible l'ouverture exigée. Les derniers enfin, en refusant d'appeler clairement à une alliance avec la gauche, ont sapé les bases de la nouvelle orientation politique qu'ils disaient vouloir construire. Malgré ces obstacles, Ségolène Royal a su incarner un espoir collectif immense. Aussi est-elle la mieux qualifiée pour poursuivre la construction de ce rassemblement nouveau qui devra s'affranchir des limites constatées durant la campagne présidentielle. Ce qui s'est esquissé à chaud, avec des atermoiements et à demi-mot dans la campagne d'entre deux tours de Ségolène Royal, doit être désormais repris, travaillé, prolongé et assumé.medium_j0178537.3.jpg Les Verts doivent sortir de leur culture d'isolement et de leur paralysie interne, pour comprendre que les enjeux qu'ils portent sont compris bien au-delà de leur cercle et perçus comme cruciaux par une majorité de la population. La gauche antilibérale doit sortir de l'impasse dans laquelle l'a conduite tout refus pratique de gouverner. Le Parti socialiste doit poursuivre la mutation désormais entamée et assumer clairement l'option sociale-démocrate qu'il a su esquisser durant cette campagne : accepter une mondialisation contrôlée qui puisse devenir, à l'instar de nos partenaires européens, une opportunité et pas seulement une menace. Le centre doit rompre son alliance historique avec la droite, qui l'a trop souvent conduit à oublier qu'il était porteur d'un message de cohésion sociale et de vitalité démocratique. Si le nouveau parti de François Bayrou refuse d'être une UDF vassalisée par Nicolas Sarkozy, il ne peut avoir d'espace politique qu'au sein d'une nouvelle alliance avec une gauche elle-même rénovée. medium_j0309600.3.jpg Cette nouvelle alliance doit proposer un projet politique commun, fondé sur la perspective d'une société pacifiée, et non celle d'une société divisée ; celle d'un engagement européen renouvelé et ouvert, et non d'une concession faite du bout des lèvres à des partenaires qu'on méprise ; celle d'une société qui assume le marché et le libre-échange, mais qui n'y réduit pas la totalité des rapports sociaux ; bref, une société qui regarde l'avenir avec confiance, et non une société qui prône la méfiance de chacun envers ses voisins. Le débat politique de cette élection présidentielle a esquissé de telles convergences : sur la réduction nécessaire de la dette publique, sur l'efficacité de services publics renouvelés, sur le soutien aux plus démunis, sur la prise en compte résolue des menaces qui pèsent sur la planète et sur notre développement (énergie, réchauffement climatique, eau), sur l'idée d'une sécurisation des itinéraires des travailleurs conciliable avec la mobilité qu'ils peuvent souhaiter et qui est nécessaire aux entreprises, sur une perspective de croissance fondée sur l'investissement dans la formation, la recherche et l'économie de la connaissance, sur la définition d'une société ouverte et solidaire, et donc sur des valeurs qui rassemblent, qui réunissent, et qui pacifient.medium_j0309602.5.jpg Le Parti socialiste a besoin d'alliés, non de vassaux auxquels il concède quelques circonscriptions pour entretenir l'illusion du pluralisme, tandis que ceux-ci tiennent un double langage en étant parfois tentés de confondre autonomie et irresponsabilité. La France a besoin d'une nouvelle coalition analogue à la coalition italienne de l'Olivier, où chacun trouve sa place. Pour cela il faut rompre avec le couperet majoritaire, véritable laminoir de la diversité politique du pays. Certes, le scrutin majoritaire est nécessaire pour obtenir des majorités stables : mais la maturité démocratique exige qu'une part significative de proportionnelle soit instaurée pour que toutes les formations politiques significatives soient représentées au Parlement, même celles qui ne nous plaisent pas _ leur inscription dans le jeu politique et leur confrontation aux véritables enjeux de la société est aussi à ce prix. Dans l'immédiat, des accords de désistement ou, parfois, des circonscriptions réservées doivent permettre de sceller cette alliance. Les élections législatives peuvent être l'occasion d'une nouvelle mobilisation collective, pourquoi pas victorieuse, au moins capable de constituer une opposition forte.medium_j0182676.jpg Ne laissons pas perdre les acquis de cette campagne présidentielle, ne laissons pas perdre l'élan qu'a su insuffler à cette campagne Ségolène Royal, et le renouveau qu'elle incarne, ne nous laissons pas gagner par le découragement, regagnons l'espoir.



5 ans de bonheur

Posté par Pierre (militant UMP) le 07.05.07 à 13:43

7 mai 2007. On y est, on a gagné.... C'est magnifique, mais pas facile à réaliser.

Hier soir j'étais d'abord face à la salle Gaveau, où la foule a écouté le discours de Nicolas après avoir découvert le résultat, que tout le monde connaissait déjà. Grand moment de bonheur.

Ensuite place de la Concorde une belle fête nous attendait. De tous les artistes c'est Sarkozy qui a sucité le plus d'enthousiasme. J'ai eu là le sentiment de vivre un moment historique. Nicolas est arrivé, détendu, souriant, heureux. Il avait une certaine gravité en allant salle gaveau. Il n'y a pas dit ce que l'on voulait ensemble. Habité par la grande sagesse qu'exige la fonction, il a appelé au rassemblement de tous les français.

Ce rassemblement j'y crois. J'y crois car désormais la France est une ambition, une volonté, une énergie, et pas seulement un mot, voire pire, un cliché. Tous les âges et toutes les couleurs fêtaient place de la Concorde ce grand moment. 

Je ne sais pas quelle sera la suite donnée à ce blog, peut-être y fera-t-on chacun une sorte de débriefing... Je pensais faire un article sur la fin de campagne complètement ratée de Royal (elle a tout de même sauvé les meubles). Je n'en vois pas l'utilité.

Je constate que cette campagne a tout bousculé. La participation. La règle selon laquelle le favori n'est pas le vainqueur. Le poids des petits partis. Plein d'autres choses encore. La campagne de dénigrement n'aura pas convaincu, et tant mieux. La caricature n'aura pas interdit l'ambition. Les français ont choisi d'aller de l'avant.

Tournons-nous vers l'avenir, croyons en lui, construisons.




La défaite en souriant

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 07.05.07 à 07:43
C’est peut-être l’image la plus marquante de l’intervention à 20h05 de la candidate de la gauche, battue sans humiliation.
Incontestablement, Ségolène Royal a brouillé les repères et bousculé son parti. Les réactions à chaud de Laurent Fabius et de DSK montrent que la recomposition socialiste a déjà commencé. Cela s’annonce difficile. Madame Royal ne semble pas vouloir laisser en jachère son capital engrangé durant cette campagne électorale et surtout, les 17 millions de voix qui se sont portées sur son nom.
medium_j0182639.jpg
Sur son flanc gauche, Laurent Fabius ne peut compter que sur les 19% obtenus lors des récentes élections internes et peu d’écho dans une gauche de la gauche à terre, divisée. Olivier Besancenot ne lui facilitera pas la tache sur ce terrain là.

Monsieur Strauss-kahn « pèse » à peu prés autant dans son parti mais sa sensibilité tient la corde idéologique. Il pourrait être tentant pour Madame Royal de passer un pacte avec les tenants d’une social-démocratisation du parti. Dans ce cas, DSK pourrait vendre très cher l’apport de son courant sur l’autel d’une refondation du vieux parti d’Epinay en force de centre gauche qui semble mieux répondre aux attentes de son électorat.

C’est un enjeu majeur pour le PS qui voit émerger un dangereux concurrent au centre.

François Bayrou est lui aussi mis en difficulté par les élus de la vieille UDF. Son mouvement peut lui filer entre les doigts au rythme des défections en faveur d’une UMP-bouclier pour ses sortants lors des prochaines législatives.

Dans cet immédiat, les Verts peuvent récupérer une partie des électeurs déroutés vers le PS pour cause de vote utile et récupérer également la frange non négligeable tombée dans l’escarcelle du leader centriste.

Mais ils ne feront pas l’économie d’une refondation. Elle sera d’abord idéologique. Paradoxalement, l’autonomie de l’organisation pourrait bénéficier d’une fenêtre de tir à l’occasion du repositionnement des réformistes socialistes et démocrates.



AFP- 23h54 : Paris,Tuileries : Madame Mathieu et Monsieur Duffy lancent un vibrant appel en faveur d’un gouvernement de « large rassemblement »

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 07.05.07 à 00:06
Monsieur Bayrou se déclare réservé sur le possible octroi du portefeuille de l’intérieur à Gilbert Montagné.



Véridique : vu à la télé

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 06.05.07 à 22:00
Aprés les déclarations de Charles-Paul-Antoine et Sixtine à la Concorde, successivement étudiants en médecine et en droit à Assas, le président Sarkozy se rendait au Fouquet's avec Johnny. Le changement a commencé.



Interruption de programme

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 06.05.07 à 19:58
Nouvelle grille des programmes sur TF1. Elle prend effet ce lundi midi. En exclusivité, les premiers extraits de notre nouvelle emisson de la mi-journée.

Ministère de l’information.





dans quelques instants, communiqué du ministère de l'information

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 06.05.07 à 19:39



Le chien-chien a sa mémère

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 06.05.07 à 17:18
Incident à 13h54 dans mon bureau de vote où madame de Lacoubray résidant Boulevard Richard Lenoir avait égaré son petit sachet « Esprit » avec le contenu des fiançailles de Marie Adelaïde, sa fille. Le président du bureau 38 a du interrompre quelques secondes le déroulement du vote alors que Madame de Lacoubray entamait un déhanché parfait, de l’isoloir jusqu’à la table de l’urne, pour démasquer un éventuel suspect. Mais pour qui a voté madame de Lacoubray ?



Le mystère Sarkozy expliqué aux petits et grands

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 05.05.07 à 18:16



Simulation de reports exclusive et sondage : Ségolène Royal donnée vainqueur par 50,3% des voix !

Posté par Quentin (militant PS) le 04.05.07 à 23:12

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En effet, si vous calculez un report de 49% des electeurs de Bayrou vers Ségolène Royal et de 35% vers Nicolas Sarkozy, le résultat du comparotron est de 50,20% pour Ségolène .

Et vous pouvez aussi par exemple, diminuer le report de voix du FN avec l'appel à l'abstention de Le Pen...

En résumé : c'est carrément jouable !

Faites votre propre simulation : comparotron

Pour vous aider, n'hésitez pas à consulter les derniers sondages sur la page de Yahoo Actualités : http://fr.news.yahoo.com/presidentielle/sondages-yahoo.html

Comportement des électeurs de François Bayrou

Selon le sondage BVA pour Orange et la presse régionale, 49% de ceux ayant voté pour François Bayrou voteraient Ségolene Royal (+9) contre 35% (+1) Nicolas Sarkozy.

Selon le dernier baromètre quotidien Ipsos/Dell pour Le Point et SFR, les reports sont de 41% vers Ségolene Royal et de 32% pour Nicolas Sarkozy.

Comportement des électeurs d'extrême-gauche

BVA observe une dégradation du report de ceux qui avaient voté pour des candidats « d'extrême gauche » au premier tour. http://fr.news.yahoo.com/02052007/202/bva-sarkozy-52-1-des-intentions-de-vote-royal-48.html

Nous en avons tenu compte dans cette nouvelle simulation.

Comportement des electeurs de Le Pen

Selon le dernier baromètre quotidien Ipsos/Dell pour Le Point et SFR, 15% des électeurs de Jean-Marie Le Pen voteraient Ségolène Royal, 61% Nicolas Sarkozy et 24% s'abstiendraient ou voteraient nul. http://fr.news.yahoo.com/01052007/290/ipsos-donne-nicolas-sarkozy-vainqueur-avec-53-des-voix.html




libération de mai-68, J-2 : le mouvement social s'organise

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 04.05.07 à 19:12
avec la complicité des Verts d'Amiens



J-2 avant la fin de mai 68, profitons en : "ta mère à poil sur second life!"

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 04.05.07 à 09:31
Contrairement à ce que les médias laissent croire, ce sont très clairement les plus vieux des Français (plus de 65 ans, retraités) qui vont permettre l'élection de Nicolas Sarkozy !

Un sondage IFOP (confirmé par les études du Cevipof depuis 2006 et Sofres sortie des urnes) montre de façon indubitable que Ségolène Royal est en tête des intentions de vote dans toutes les classes d'âge (18-25 surtout, mais aussi dans les autres)... La candidate devrait donc gagner, le 6 mai....

Mais les plus de 65 ans, qui pèsent 20% du corps électoral (contre 13% pour les 18-25 ans) et les maisons de retraite se sont mobilisées pour leur champion Sarkozy...

C'est ce vote massif des plus âgés (avec comme motivations ; ordre et autorité, immigration et insécurité) qui va faire basculer le scrutin pour

le candidat de l'UMP.

La sociologie du vote et des intentions de vote montre une très grave fracture générationnelle inédite dans l'histoire de France.

Si les moins de 65 ans ne se mobilisent pas, ce sont leurs aînés qui décideront pour eux... Avec tous les risques pour la cohésion de notre société. En termes sociologiques, la France deviendrait une gérontocratie, par Sarkozy interposé.



Sarkozy, l'idole des vieux - Article sur Agoravox



http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23544







Et sur le site de D. Schneiderman :



Le sondage IFOP sur le site de Daniel Schneiderman :



http://www.bigbangblog.net/breve.php3?id_breve=339



Le Monde en parlait dans un encadré, le 23 avril, mais personne n'a repris cette info :



Les personnes âgées se mobilisent massivement pour Sarkozy et les proches des Verts se sont abstenus !! (on peut le vérifier dans le sondage Sofres ci-dessus)



le débat aura lieu : ce soir

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 03.05.07 à 16:32
Partis de campagne au Salon!

Après le succès de la première édition, les jeunes blogeurs militants reviennent.

Au lendemain du débat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, et trois jours avant le second tour de l’élection présidentielle,



débat, échange, prises de position, promesses et convictions



ils feront tout pour défendre leur candidat.



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Que vous soyez militants, indécis, ou simplement curieux,

nous vous attendons au 5 rue du Mail, 75002 Paris.



Merci de confirmer votre présence : mc@valeurs-privees.com



Pour Royal, la meilleure défense, c'est l'attaque

Posté par Pierre (militant UMP) le 03.05.07 à 14:10

Comme beaucoup d'entre vous j'ai suivi hier le débat télévisé du second tour. Avec des militants, dans une salle décorée pour l'occasion, le moment était très sympathique.

J'ai trouvé Royal agressive. Choix politique très probablement, et je le comprends. C'était probablement le bon choix pour elle, cela lui a permis d'exister dans le débat, et d'afficher sa combattivité alors qu'elle était face à un homme réputé solide. Je dois dire que si l'on ne savait pas grand-chose sur ce débat, j'étais convaincu qu'elle travaillerait sur la précision des mensures promises, voulant afficher une maîtrise des sujets.

En fait, j'ai vu Royal nous proposer de remplacer le parlement, le gouvernement, le président de la Répbublique, bref toute notre démocratie par... les partenaires sociaux. Ils vont avoir du boulot pour trouver des solutions partout où elle n'a pas envie de faire des choix, obsédée par sa volonté de ménagr la chèvre et le chou dans une gauche hétéroclite et dépendante du centre pour avoir une chance dans les urnes.

Affichant clairement sa constance, sa maîtrise et son sang froid (si cela était encore nécessaire après toutes les épreuves, human bomb, les émeutes de 2005 etc.). 

Il semble aujourd'hui que tout le monde est content. J'ai entendu beaucoup de personnes regretter que Sarkozy n'attaque pas Royal avec plus de virulence. L'agitation anti-sarko de quelques fanatiques ne doit pas pousser un homme responsable à créer une vague anti-royal, et pourtant il y aurait matière à le faire tant la candidate socialiste excède ceux qui attendent de la politique autre chose que des discours démagogiques appris par coeur (cf. sa déclaration complètement artificielle à la fin). 

Un regret, le sujet de l'énergie. Les deux candidats n'ont pas su donner le chiffre de 80% de l'électricité française qui est d'origine nucléaire. J'étais en ébullition face à cette insuffisance, mais je me rassure car Nicoals Sarkozy a donné un chiffre beaucoup plus proche de la réalité, alors que Royal confondant tout parlait de 17% d'électricité nucléaire en France. Avec une connaissance aussi erronée des problèmes, je comprends qu'elle propose de mauvaises solutions. Elle a d'ailleurs complètement changé par rapport à certains positionnements de sortie du nucléaire pris dans sa campagne. Finalement, Michèle Alliot-Marie n'avait pas tort, et c'est inquiétant de voir une candidate girouette à ce point.

Rendez-vous ce soir avec Valeurs Privées pour en discuter de visu.




Royal monte au filet, Sarkozy en fond de cours

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 03.05.07 à 10:07
Alors que des commentateurs de salon prennent un air avisé pour fustiger « les emportements de Madame Royal », il faut rappeler que le débat présidentiel n’est ni un colloque sur les changements climatiques ni le grand oral de l’ENA. La bonne morale bourgeoise a beaucoup moins sa place dans l’esprit populaire que dans les locaux de certaines rédactions.

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Sur le fond, madame Royal a marqué des points sur la cohérence de son programme économique alors. Son contradicteur soulignait la dimension profondément conservatrice de son propos : concernant la suppression des droits de mutation qui va surtout concerner les gros héritages, il illustre de manière particulière sa conception de la « valeur travail », réduite à des heures supplémentaires « gratuites pour chacun » et surtout coûteuses pour tous.

Quand la candidate de la gauche fait œuvre de construction en matière de service public de la petite enfance ou de baisse des effectifs dans les classes dites « ZEP », monsieur Sarkozy tente vainement de trouver l’équivalent en emplois de fonctionnaires supprimés des 68 milliards de baisse de prélèvements obligatoires qu’il propose.

La potion du candidat de l’UMP est connue sur la délinquance. Elle n’est pas magique si on en croit les statistiques officielles concernant la hausse des violences aux personnes. C’est un aspect de son bilan qu’il a escamoté avec un réel calme en effet.

La partie concernant l’énergie certainement été un peu confuse pour tout le monde. Ségolène Royal s’est tout de même engagée sur la dénucléarisation de notre pays quand Nicolas Sarkozy confond la part du nucléaire dans l’électricité (plus de 80%) et dans l’énergie (inférieure à 20%) ce qui sape les fondements de son argumentaire..

Le traitement des questions internationales a permis de souligner une nouvelle fois la position atlantiste et de repli du candidat conservateur quand la candidate de la gauche fait preuve d’un réel courage en prônant la relance du chantier européen et la poursuite du processus lié à l’intégration de la Turquie que monsieur Sarkozy semblait ignorer.

Mais puisque le débat fait rage sur le comportement des deux candidat-Es à la fonction présidentielle, que peur-on réellement tirer d’une telle confrontation ?

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Que monsieur Sarkozy a davantage la capacité de feindre une maîtrise de sa personne qu’on ne l’imagine ?

Que madame Royal sait faire preuve d’une empathie et d’une capacité d’indignation qu’on pensait évaporée après que la gauche fut convertie à la réal-poltique ??

L’image construite par les médias depuis de nombreux mois était soumise à l’épreuve des faits.

Entre les certitudes supposées d’un candidat cherchant de longs moments l’approbation des journalistes, la détermination de la candidate de la gauche éclairait sous un angle nouveau cette force intérieure qui forge la responsabilité d’Etat.



Post scriptum : Le Rexecode est en effet un institut de conjoncture émanant du MEDEF.



Doc’ gynéco n’est pas André Malraux

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 02.05.07 à 13:06
Chère Ségolène,

Qu’est ce que tu nous as bien fait rire hier soir avec ce coup de latte !

La ligne de tramway (merci qui ?) longeant le parc Montsouris avait même été stoppée pour l’occasion, débordée par une foule compacte et rieuse.

Cette fin de journée aux abords du stade Charletty a été mémorable.

Même la secrétaire nationale des Verts que je poussais contre la grille est passée de justesse, aidée par une police assez inquiète de l’affluence. Ah, tiens, d'ailleurs, il y avait une voiture orange customisée bayrou2007 et quelques supporters hier soir. ils ne doivent pas être députés. Quelques djeun's ont escaladé les grilles. C'était mieux qu'un concert de Johnny.
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Je suis resté avec peut être 20 000 personnes dehors à t’écouter. Assis sur l’herbe de la ligne de Tram. Je peux te l’avouer maintenant. Mais je ne suis pas un de tes fan du tout début. Ton truc sur la démocratie participative jusqu’en janvier m’a même fait un peu flipper : on aurait dit un plan échafaudé par les Verts qui se pète toujours la gueule à la fin. Mais là, il faut bien dire que depuis une quinzaine de jours, ton discours se fait plus précis et même assez pointu concernant tes priorités sur la formation. Est-ce la présence des Méda et autres Piketty qui font basculer même quelques potes à moi qui ont voté Bayrou et Besancenot au premier tour ?

Ta personnalité est beaucoup moins fragile que les médias ont bien voulu nous le dire. Du coup, ton concurrent, lui, laisse apparaître une étonnante brisure : il a du mal à se présider lui-même on dirait. Autant Clavier ressemble de plus en plus à lui, autant je trouve que le petit Nicolas colle à « l’esprit » de ces people dont on voudrait croire qu’ils ne viennent pas solliciter une baisse d’impôt. Ah, il y en a un qui m’a définitivement convaincu de t’apporter mon bulletin dimanche. C’est Séguéla. Il va voter sarkozy. C’est quand même un signe, ça.

Aussi, hier, on s’est mis à y croire. Il y a même une mamie à côté de moi qui a versé sa larme au son de la chanson de Delpech.

« Mais que Marianne était jolie Quand ell' marchait dans les rues de Paris En chantant à pleine voix Ça ira ça ira... toute la vie… »

Alors, ce soir, t’inquiète. Je suis sur que l’autre va péter un câble. Ou il va faire celui qui se maîtrise mais t t t.

Vertement,
Jean-marc

Post-scriptum : je te laisse une petite demande pour mes copains verts qui aimeraient bien un petit groupe à l’assemblée nationale. Ils sont un peu brouillons mais bon, ils bossent quand même et tu pourras compter sur eux.



Sarkozy ? Pauvre victime !

Posté par Quentin (militant PS) le 01.05.07 à 17:00

Un vrai travail d'artiste. Depuis le soir du premier tour de l'élection présidentielle, les cadres de l'UMP se répandent dans la presse pour dénoncer une campagne calomnieuse et de "caniveau" à l'encontre de leur candidat.

Il faut dire que dès sa déclaration le soir du 22 avril, Nicolas Sarkozy avait donné le "la" en exigeant que la campagne présidentielle soit une "confrontation respectueuse entre deux projets" proposés aux Français.

Et puis, il y a eu une interview dans "Le Monde" dénonçant "la construction médiatique" de l'AntiSarko, des déclarations successives de victimisation et ces paroles lors d'un meeting à Clermont-Ferrand frisant la sourde plainte : Nous sommes dans le délit de faciès et le délit d'opinion, qui sont à la mode chez les bien pensant".

Oui, ne nous l'avions pas compris jusqu'à présent mais Nicolas Sarkozy serait donc une victime. Et, à quelques jours du second tour, les Français sont appelés à son secours.

  • La diabolisation des AntiSarko

Qui dit victime, dit coupable. Et nous sommes visiblement en cause.

Nous dotant d'une influence que nous ne devinions pas, Nicolas Sarkozy ne cesse d'accuser les AntiSarko de mener une cabale d'un autre âge, honteuse et pathétique."Ce sont exactement les mêmes que ceux qui en 1958 se sont donné le ridicule absolu de défiler contre le général De Gaulle en hurlant que le fascisme ne passerait pas", a-t-il dit de nous lors de son meeting à Bercy.

Mais de quoi sommes-nous donc coupables ?

Par le biais de notre site et d'actions de terrain, nous avons cherché, avec beaucoup d'autres, à exprimer notre vision du sarkozysme et de ses dangers.

Analyses et argumentaires sont venus donnés une crédibilité à notre mouvement qui n'a jamais versé dans la caricature et la diffamation, contrairement à Nicolas Sarkozy lui-même. Mais nous y reviendrons.

Reste que, face à son omniprésence médiatique, l'existence d'une parole critique dans le débat public est une liberté visiblement insupportable pour le candidat de l'UMP.

Parallèlement à ces propos publics, la diabolisation des AntiSarko s'exprime aussi sur le terrain avec l'appui de la police.

Depuis le 22 avril, nos militants sont régulièrement contrôlés, menacés et dissuadés par les forces de l'ordre, lors de leurs actions.

Sortant de leur neutralité républicaine, certains policiers participent à cette entreprise de diabolisation et de destabilisation d'un mouvement politique.

Ces agissement sont inacceptables et sont une illustration scandaleuse de la fébrilité actuelle de l'UMP. Malgré cette situation, nous invitons tous nos sympathisants à redoubler d'efforts pour relayer nos actions dans les jours qui viennent.

  • Casser le front AntiSarko

Car l'acharnement avec lequel Nicolas Sarkozy s'emploie à décrédibiliser ses adversaires, ne peut pas être irréfléchi. Le candidat de l'UMP a compris que le reflexe citoyen visant à lui faire barrage le 6 mai, constituait un des principaux obstacles à son élection.

La bonne nouvelle de cette période est peut-être ici : la droite craint la constitution d'un front antiSarko et cherche, par tous les moyens, à l'enrayer.

Pour y arriver, l'UMP place son champion dans le rôle de la victime. Toute critique de son programme devient une accusation. Tout désaccord passe pour une calomnie. Tout désaccord n'est perçu que comme une provocation.

  • Le retour au populisme

La figure de la victime est un des artifices les plus classiques du populisme.

Dénonçant des ennemis intérieurs et extérieurs, le candidat se pose comme la cible d'un qui serait système gangréné par la "pensée unique" et l'idéologie nauséabonde "des élites".

En fait, cette tentative de disqualification de ses adversaires, est la dernière parade de Nicolas Sarkozy pour éviter d'avoir à assumer un bilan et des idées qui ne peuvent pourtant laisser sans réaction.

Car Nicolas Sarkozy, bousculé par la campagne électorale, s'est constamment réfugié dans le mensonge pour tenter de séduire une majorité de Français.

Calomnie ? Nous aurions préféré. Mais le principe de réalité - ignoré par de trop nombreux journalistes - est cruel pour le candidat de l'UMP. Il suffit ainsi de revenir à une de ses dernières prestations télévisées pour en avoir une illustration.

Invité du journal de France2, le candidat de l'UMP a successivement expliqué qu'"il n'y avait jamais eu de bavure" pendant son passage au Ministère de l'Intérieur, qu'il n'y avait jamais eu de "problème lors de son passage au Ministère des Finances ou au Budget" et qu'il était le seul qui avait pris en "compte la nécessité de réduire la dette".

Faux, faux et re-faux. Sur notre site AntiSarko.net, nous avons montré le vrai bilan de Sarkozy quand il était au pouvoir : explosion des bavures policières, augmentation de 10 points de la dette publique, accroissement des violences aux personnes, etc.

Dire cela, ce serait donc participer à la diabolisation du candidat de l'UMP. Dire cela, c'est pourtant dire des vérités. Mais Nicolas Sarkozy cherche, à tout prix, à éviter d'être la victime de son propre bilan.

  • Le recours à la violence verbale

Enfin, il est bien difficile de ne pas établir de parallèle entre la "victimisation" que revendique Nicolas Sarkozy et les propos qu'a tenu le même homme lorsqu'il était en fonction ou en campagne.

Celui qui en appelle à un débat apaisé est pourtant celui qui a qualifié les associations humanitaires de "droitsdelhommistes qui passent devant la porte de Saint-Ouen en disant : Mon dieux les pauvres !, puis s'en vont pour aller diner en ville".

C'est le même homme qui a accusé la gauche d'être "du côté des fraudeurs", lors des événements de la gare du Nord ou qui expliquait tranquillement sur le perchoir de l'Assemblée Nationale en avril 2004 qu' "après cinq années du gouvernement de Lionel Jospin, on était arrivé à faire croire que la France était un pays antisémite".

Et chacun garde en mémoire ses propos sur "les racailles", le "karcher" ou le laxisme supposé des juges.

Mais puisque le candidat de l'UMP invite, dans ces derniers jours de la campagne, à prendre de la hauteur, nous lui proposons de répondre efin - et avec sérénité - aux interpellations que nous lui avons faite sur son rapport au Front National, ses relations avec les Eglises et sa pratique du pouvoir et des médias.

Et, au risque d'apparaître encore une fois pour de dangereux agitateurs, nous souhaiterions qu'il s'explique sur les propos, scandaleux de notre point de vue, qu'il a tenu récemment sur la France, l'Allemagne et la solution finale et qui n'ont étrangement pas été relayés dans la presse.

Mais dire cela, c'est certainement déjà tomber dans la polémique !




En direct de Charletty...

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 01.05.07 à 16:51
Elle est née dans le Paris 1790 Comme une rose épanouie Au jardin des fleurs de lys. Marianne a cinq enfants Qu'elle élève de son mieux Marianne à maintenant Quelques rides au coin des yeux. {Refrain:} Dieu ! Mais que Marianne était jolie Quand ell' marchait dans les rues de Paris En chantant à pleine voix Ça ira ça ira... toute la vie. Dieu ! Mais que Marianne était jolie Quand elle embrasait le cœur de Paris En criant dessus les toits : Ça ira ! ça ira ! toute la vie. Il n'y a pas si longtemps Que l'on se battait pour elle Et j'ai connu des printemps Qui brillaient sous son soleil. Marianne à cinq enfants, Quatre fils qu'elle a perdus Le cinquième à présent Qu'elle ne reconnaît plus. {Refrain}



Fin de carrière aigrie pour le Pen

Posté par Pierre (militant UMP) le 01.05.07 à 15:04

Aujourd'hui lors de son traditionnel rassemblement du premier mai Jean-Marie Le Pen a appelé ses électeurs à l'abstension pour ce second tour, arguant que l'on refusait, à droite comme à gauche, de le considérer comme un républicain. Doit-on rappeler ses condamnations en justice pour violence? Ses propos antirépublicains sur la nationalité, notamment en ce qui concerne Nicolas Sarkozy?

Je comprends qu'après un score historiquement bas les fanatiques d'extrême-droite soient mécontents. Nicolas Sarkozy a su ramener à lui des électeurs qui avaient choisi de voter le Pen en 2002 parce qu'ils pensaient que la droite avait oublié certains sujets. Que la droite avait oublié de réguler l'immigration, oublié d'avoir un discours et des actes déterminés en matière de lutte contre l'insécurité. Que la droite avait arrêté de s'occuper du peuple qui se sent victime de la mondialisation. 

Ajoutons un gros détail. 2002. Le Pen arrive au second tour de la présidentielle, et se prend une claque monumentale au second tour. Quel électeur irait de nouveau se perdre dans un vote qui ne donnera jamais rien?

Nicolas Sarkozy a cette année une vraie chance de l'emporter, donc la plupart de ceux qui veulent une politique volontaire, déterminée sur tous les sujets y compris ceux comme l'insécurité ou l'immigration, ont voté Nicolas Sarkozy au premier tour. Et tant mieux, ce sont autant de voix qui ne se mêlent pas avec celles des profonds racistes qui entretiennent un climat pesant dans notre pays métissé. 

Evidemment, les électeurs de Le Pen au second tour resteront libres. Libres de prendre le risque d'avoir Royal présidente (politique molle, dette publique, régularisation des sans papiers, 35 heures partout, subvention de la paresse, triomphe de la bonne morale de gauche qui nous a fait tant de mal, excuse permanente des délinquants), ou libres de choisir une politique volontaire, même si ce n'est pas tout à fait ce qu'ils attendent. Alors à eux d'écouter la parole d'un homme aigri, ou de choisir en hommes et femmes libres de refuser une gauche archaïque qui n'a de nouveau que la féminité de sa candidate. 




Nous sommes tous des américains : les origines du premier mai

Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 01.05.07 à 12:30
Alors que je vous envoie en automatique ce message pour cause de défilé et de présence au stade Charletty pour soutenir Ségolène, un petit rappel historique pour ceux qui n’auraient pas suivi le cours d’histoire. Bien qu’en me remémorant mes lointains souvenirs à ce sujet, je me demande même si cela figurait au programme.

L’occasion de sortir quelques minutes de nos présidentielles Françaises pour nous intéresser aux primaires en cours chez nos amis démocrates d’outre-atlantique. Ceux-là ne vont pas appeler à voter Bush en catimini, suivez mon regard...

Le débat est vif et met en scène une « aile gauche » représentée (en 2004) par Howard Dean, désormais chef du parti, et cette année par Denis Kucinich, très virulent sur la guerre en Irak.

Celui-ci s’est même fendu d’une pique envers son concurrent, le très charistmatique Barack Obama, sur la gestion de la crise au proche-orient. Barak Obama est pourtant un des rare dans son camp à s’opposer depuis le début à l’intervention de son pays. Contrairement à Hillary Clinton, pour l’instant favorite des sondages, au prix d’un recentrage très peu au goût de l’aile « libérale » (de gauche au sens américain) du parti.

Selon les retours de la presse nationale, la bonne surprise serait venue du sénateur John Edward’s, ancien colistier de John Kerry lors des précédentes présidentielles.

Les développements très précis d’Edward’s sur l’assurance santé ont démontré la maîtrise du dossier de ce prétendant à l’investiture démocrate dans un pays où 37 millions de citoyens n’ont absolument aucune couverture santé.

Un petit aperçu du programme (assez détaillé) de John Edward’s relatif au réchauffement climatique sur mon blog :http://jean-marcpasquet.rsfblog.org . Vous le trouverez dans sa version intégrale sur http://johnedwards.com en lien avec un très bon simulateur de l’impact de votre comportement sur votre consommation carbone. Les « démocrates » Français ont du boulot…






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