Archives > Mai 2007Première démesurePosté par Jean-Marc (militant Verts) le 31.05.07 à 21:46
Entre deux cacophonies, on entend beaucoup parler de « la défiscalisation des intérêts d'emprunt en cours pour la résidence principale », en ce moment.
Dans le quotidien Le Monde, on apprend que "Les professionnels de l'immobilier font tourner leur calculette. D'après le site de courtage meilleurstaux.com, un acquéreur qui emprunte 140 000 euros sur 15 ans, au taux d'intérêt de 4 %, et qui déduit de son impôt 20 % des intérêts d'emprunt, récupérera 4 883 euros sur cinq ans et 8 100 euros sur 10 ans. Avec un crédit sur 20 ans au taux de 4,15 %, le gain sera de 5 318 euros cumulé sur cinq ans et 9 787 euros sur dix ans." La FNAIM - organisation professionnelle - avance pour sa part le taux moyen d'augmentation du marché de l'immobilier : +10,4% en 2002, +14,3% en 2003, +15,4% en 2004, +10,4% en 2005, +7.1% en 2006. Cette évaluation est le fait de professionnels de l'immobilier. Les notaires évaluent généralement une hausse supérieure à celle des agents. Mais conservons cette base : elle implique qu'un bien acheté 140.000 euros en 2001 a atteint une valeur d'environ 240.000 euros en 2007. « Double récompense pour l'acheteur qui a programmé un achat dans les conditions fixées par le marché, voit son bien gagner une valeur importante, et sera finalement récompensé par l'Etat avec un cadeau fiscal de quelques milliers d'euros », écrit justement Christophe Porquier sur un blog écolo voisin. L'impact sur le marché de l'immobilier est difficile à évaluer. On peut estimer sans trop se tromper que cette mesure sera productrice de tensions inflationnistes. L'acquéreur futur désavantagé par rapport à l'ancien accédant à la propriété? Une concentration sur les revenus médians (un couple avec deux enfants à moins de 4000 euros bruts) aurait au moins eu l’avantage de concentrer les effets sur une catégorie qui a toutes les difficultés pour se loger tout en ayant à sa disposition un parc de logements…trop chers pour son porte monnaie. En l'état, le coût de l'opération serait de 2 à 5 milliards qui n'iront pas dans les caisses de l'Etat. De quoi isoler gratuitement 200 000 à 1 million de logements avec des dizaines de milliers d’emplois à la clé. Ou construire 100 000 logements trés sociaux. Beaucoup d’intervenants soulignent le caractère injuste de la mesure. Peu ciblée, les effets en seront surtout diffus alors que l’action publique demande plus que jamais de concentrer le tir. Je n'échange pas deux barils de Pierre contre un baril de Fabienne....Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 28.05.07 à 21:27
Bon, c’est sur, sur le 11° arrondissement, va falloir te brosser sur l’écologie. « Vous avez fait des débats et rédigés des dossiers », nous dis tu. C’est bien. « Le manque de la concertation sur les vélos », vous nous avez fait le coup sur le tramway.
« Ouaiiis mais si on veut faire Paris-Limoges, comment on fait ? » Bein Pierre, l’écologie ce n’est pas une « vie plus propre », c’est une vie pour tous-te. Et donc, je ne partage pas ta vision hygiéniste de la ville et ton argumentation sur le mode « faut que tout le monde soit d’accord pour avancer ». A Neuilly, rien que chez eux, ils n’aiment pas l’interco, si tu pouvais en parler à Nicolas… L’UMP sur daily motion, favorable aux vélos, l’UMP au conseil de Paris, farouchement opposée au tramway, au plan de transport redonnant une juste place aux « transports actifs » (à pied, à vélo…). Bien sur, nous, les Verts « dogmatiques », nous ne sommes pas contre la voiture. Nous faisons de la place pour tous-te par un élargissement de l’offre en matière de transport urbain. En matière d’horaires par exemple (une heure de plus le samedi soir) ou de tarification sociale, gratuité pour les rmiste des transports en commun. L'UMP vote contre, systématiquement C’est clair, je n’échange pas deux barils de Pierre contre un baril de Fabienne, candidate des Verts sur le 11 et 20° arrondissement. Elle explique très bien ce qu’elle veut faire : Nicolas Sarkozy : symbole de l'ouverture ?Posté par Quentin (militant PS) le 25.05.07 à 10:00
Ce n'était plus une surprise pour personne, le nouveau gouvernement serait "un gouvernement d'ouverture". Ce qui est sûr, c'est qu'il est explosif. Comptant quinze membres à parité exacte, N.Sarkozy fait l'impression d'un président qui tient ses promesses. Il est certain que N.Sarkozy est d'une habilité incroyable. Habile pour déstabiliser l'opposition. En débauchant B.Kouchner, J-P. Guyet et M.Hirsch, son objectif n'a été sans aucun doute de provoquer des remous au sein du PS et se positionner au-dessus des clivages traditionnels gauche-droite. Chose surprenante quand on se rappelle comment il fustigeait l'UDF lors de sa campagne et qu'il rappelait le nécessaire clivage entre la gauche et la droite. Alors que le PS et la gauche s'attendait à une opposition frontale dès les 1ers jours de la nomination du gouvernement, force est de constater que N.Sarkozy, en faisant preuve d'une certaine ouverture, les a pris de surprise. On ne peut aujourd'hui que constater le manque de clarté du PS : inaudible sur le fond, uniquement entendu sur les simples positions stratégiques de N.Sarkozy et pour quémander des députés. Nous le paierons sûrement, si aucun tournant n'est effectué durant la campagne législative, et je ne crois pas trop m'avancer sur ce sujet... Nous avons un gouvernement je l'ai dit, qui se veut "ouvert" et "rassembleur". La présence d'un seul UDF comme ministre fait pâle figure face aux trois socialistes ou apparentés qui ont été recrutés. C'est sacrément bien joué de la part de N.Sarkozy. D'autant que les postes distribués ne sont pas n'importe lesquels : le ministère des Affaires étrangères, les Affaires Européennes, et la pauvreté. Les deux premiers étant réservés traditionnellement au Président de la République et leurs représentants dans le gouvernement étant toujours relégués au second plan, il est peu probable qu'ils aient la possibilité d'exprimer clairement leur ligne politique. Quant à M.Hirsch, seule la création du nouveau RSA lui semble avoir été délégué. Le seul risque pour N.Sarkozy est alors le manque de cohérence politique de ce gouvernement. Des couacs pourraient alors apparaître. B.Kouchner connu pour sa liberté de parole pourrait être le premier à se manifester. Risque à relativiser tout de même quand on voit l'ambition personnelle déclarée des débauchés. une vie de chienPosté par Jean-Marc (militant Verts) le 24.05.07 à 11:41
Mhhh..un nouveau post à écouter avec la vidéo en même temps... Les militants ont le vague à l’âme. Certains, fatigués depuis pas mal d’années, ont déjà franchi le rubicom. Au Modem, tel Jean-luc Benhamias, écolo historique, accompagné de quelques cadres. Pas foule non plus. D’autres doutent et remettent déjà en question notre participation à une future élection présidentielle, du moins, dans ses formes actuelles. Pas mal s’interrogent aussi sur une recomposition générale à gauche, plaçant le parti dans un modèle confédéral (un peu sur le modèle de l’olivier en Italie) ou simplement réduit à un courant d’un futur grand parti de la gauche. Tous (ou presque) ont senti le boulet passer et mise sur une refondation de l’écologie politique. Dans ses contenus, en tirant les leçons de ce que les électeurs nous ont dit. Attentes contradictoires qui se sont cristallisées majoritairement dans un vote « réformiste » voire anti-système (du centre…), dès le premier tour de l’élection présidentielle. C’est au prix de ce travail de repositionnement idéologique replaçant l’écologie de transformation au cœur de nos projets que nous y parviendrons. En délaissant nos maladies infantiles de cette « petite gauche », crypto identitaire et bien loin des attentes populaires. Si un parti a pour vocation d’incarner une vision pour la société, il ne peut seulement empiler des attentes citoyennes contradictoires. Il doit les arbitrer en même temps qu'il en prend le pouls. On ne peut pas faire de politique sans et surtout contre le peuple. Ce choix-là, d’autres l’ont fait. La gauche ultra qui use de toutes les misères pour consolider son assise a sa tête de gondole. Elle se nourrit du déclassement d’une frange croissante du corps social tout comme le vote populiste. Elle ne propose pas d’alternatives ni en France et encore moins à l’étranger, comme on l’a vu dans l’épisode post-TCE. Elle parle des « luttes » comme si elle méconnaissait totalement le climat social et les tensions existantes au sein d’un monde du travail. Le salariat dans ce pays ne se réduit pas à une icône. Il n’attend pas le grand soir. Il prend le métro ou la bagnole chaque matin, parfois pour gagner une maigre croûte. Une vie de chien. Il existe pourtant une nouvelle gauche. Emergente. Les Piketti et autres « république des idées » esquissent une nouvelle pensée économique et sociale. Les écologistes doivent compléter et élargir ce creuset. D’une certaine manière, la droite a fait sa refonte idéologique. Elle est d’inspiration néo-conservatrice et anglo-saxonne. Si la gauche ne sort pas de son coma, on va en prendre pour 10 ans. Soyons honnêtes, ce n’est pas seulement avec l’archétype du « quinqua-blanc-fonctionnaire-retraité » qu’on va la sortir de son long sommeil. Ils hantent tous les partis. A l’heure où un premier ministre Britannique démarre un mandat à la petite quarantaine, on est péniblement en France conseiller général après avoir sucé tout le monde. Pour la gauche, le pilotage de sa mutation a commencé. Les Français ne sont pas des paresseux !Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 24.05.07 à 08:23
Il faut, parait-il, « réhabiliter la valeur travail ». Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne victorieuse. Il considère manifestement que la paresse actuelle des français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s’agit là pourtant d’une contrevérité qui aurait du en bonne logique lui coûter l’élection tant le propos est insultant à l’égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant. Les résultats de l’économie française ne sont pas, c’est vrai, toujours à la hauteur, mais c’est plutôt du côté des élites économiques dirigeantes qu’il faut en chercher les causes. Et les remèdes. Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau of Labor statistics, organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un anglais, les 59 100 des allemands ou encore les 56 300 dollars d’un japonais... Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprises, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex Union à 15. Les français travaillent presqu’aussi longtemps que les anglais, 36,5 heures, et significativement plus que les danois, 34,6 heures, dont le modèle social est si envié, ou encore que les allemands, 34,5 heures, pourtant champions du monde de l’exportation. Sans parler des néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex Europe à 15, c’est en Grèce, 39,9 Heures, et au Portugal, 39,2 Heures, qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ? Si, à niveau de richesses comparable, le chômage est plus important chez nous que chez nos voisins, c’est justement parce que ceux qui ont déjà un emploi sont particulièrement productifs. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs la démarche des 35 heures était parfaitement censée. Et c’est pour la même raison, qu’en cherchant à allonger le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi, Nicolas Sarkozy ne ferait qu’aggraver le chômage. Quant aux chômeurs, soupçonnés de se complaire dans leur situation, il serait pourtant difficile de les pénaliser davantage qu’aujourd’hui afin de les obliger à trouver un emploi : les chômeurs français figurent déjà parmi les plus mal traités. En 2003, 10 des pays de l’ex Union à 15 dépensaient, en effet, davantage que la France pour indemniser leurs chômeurs, rapporté à leur PIB. Jusqu’à 2,7 fois plus par chômeur pour le Danemark ou les Pays Bas, mais aussi un peu plus pour le Portugal... Contrairement à ce que laisse entendre le nouveau président de la République, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l’Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doutes que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux High tech en expansion et s’en sortent, en particulier, nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher Outre Rhin : 33 dollars de l’heure en 2005 pour un ouvrier de l’industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l’inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l’incurie d’un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d’un Noel Forgeard a provoqué au sein d’Airbus, on se dit en effet que c’est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l’économie française aurait besoin d’une « rupture ». Mais évidemment il est plus naturel pour l’ancien maire de Neuilly, qui a recueilli un pourcentage record de 87 % des voix dans sa commune, de chercher à culpabiliser salariés et chômeurs plutôt que de bousculer ses amis patrons... Par Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques (www.alternatives-economiques.fr) Greens strikes backPosté par Jean-Marc (militant Verts) le 23.05.07 à 09:09
L’élection présidentielle se clôt par un double échec pour la gauche et pour les écologistes : l’élection de Nicolas Sarkozy avec un programme très marqué à droite et très éloigné des préoccupations écologistes, et ce malgré l’impopularité des gouvernements UMP.
Alors que l'actualité n'a jamais autant soulevé les grandes questions écologiques de ce 21ème siècle, du changement climatique à l'épuisement des ressources naturelles, des enjeux énergétiques à la solidarité planétaire, de l'initiative de Nicolas Hulot et ses 750.000 signataires au film d'Al Gore, alors que jamais la prise de conscience du peuple français ne semble avoir été aussi importante, les écologistes, à travers leurs leaders et leurs stratégies multiples, n'ont pas su créer d'élan rassembleur, et la candidature des Verts enregistre un score historiquement bas ! Ce qui est posé avec force, c'est bien la question de l'avenir et de l'incarnation de l'écologie politique. Nous considérons que l'espoir d'une alternative doit se construire autour d’une coalition réunissant les socio-démocrates, les écologistes et le centre. Il ne faut pas confondre en effet la radicalité de la pensée et la radicalité de la posture politique. Nous sommes convaincus qu'il est aujourd'hui nécessaire de tracer de nouvelles perspectives pour l'écologie politique en France : • Un mouvement du développement durable, qui prenant acte des réalités actuelles de l'économie et du corps social dans son ensemble, dépasse le modèle productiviste, réforme les indicateurs de richesse, repense la croissance économique, plus économe de son empreinte écologique , en valorisant les enjeux qualitatifs (santé, éducation, environnement, recherche...), la démocratie et les droits de l'homme comme valeurs universelles. • Un mouvement résolument inscrit dans la dynamique européenne, et mondialiste, afin de peser sur une mondialisation non régulée, destructrice du patrimoine naturel, des liens sociaux et des cultures. • Un mouvement ouvert et innovant, alliant les alternatives concrètes à la réflexion intellectuelle, l'efficacité et la prospective, les mobilisations syndicales et associatives aux réformes des politiques publiques, par la présence d'élus à tous les échelons institutionnels. • Un mouvement capable d'user de son autonomie pour se présenter aux élections sous ses propres couleurs, mais aussi capable de nouer des alliances stables et des compromis constructifs avec les partis de gauche modernisés, les socio-démocrates et les démocrates -sociaux. L'écologie a besoin maintenant d'un parti politique à la hauteur de ces défis. Pour construire un tel mouvement, nous convions tous les écologistes qui partagent ces convictions à se réunir le samedi 30 juin, à Tours. Essai sur une Analyse Politique de la défaite de la gauche et du PSPosté par Quentin (militant PS) le 22.05.07 à 13:10
Nous avons perdu. La gauche a perdu. Le gouvernement de N.Sarkozy est désormais en place. C'est sur la défaite et ses raisons, c'est sur les réactions des responsables de gauche et sur la nomination du gouvernement et ses premiers pas, c'est sur tout ça que je veux réagir. Voiçi une première réflexion sur la défaite de la gauche, les autres suiveront. La gauche et le PS ont perdu je pense pour cinq raisons et nous devons en tirer toutes les conséquences.
Pour éviter que nous ne fassions que subir la droite, pour que nous arrivions à créer une véritable offensive de gauche, pour que nous ne restions plus la simple opposition, pour que nous ne nous bornions plus à quémander des députés, nous devons rénover la gauche, nous devons réinventer un véritable projet de société. Pour apporter vos contributions sur la rénovation de la gauche : http://www.ouvronsledebat.net/ Certains construisent, d'autres excluentPosté par Pierre (militant UMP) le 18.05.07 à 19:44
Je suis absolument ravi de la nomination du gouvernement. J'ai le sentiment que la France bouge, que l'action est en marche, et que Nicolas Sarkozy va vraiment tenir ses engagements en rassemblant les français. Je suis notamment satisfait de la présence de notre leader régional en Île-de-France Roger Karoutchi. J'ai l'impression de vivre un rêve lorsque le regarde les journaux télévisés. J'ai vu les images de la visite à Airbus. J'ai vu le désormais Président de la République s'engager avec fermeté pour défendre cette grande usine que je connais, car mes grands parents sont enterrés non loin de là. Là bas-aussi, sur cette terre de la Somme qui a connu tant de morts pendant la première guerre mondiale, j'allais voir petit mon arrière grand-mère, cette femme solide et admirable qui a su préserver sa famille en traversant seule la France, avec ses enfants, pour rejoindre en 1940 la "zone libre" juste avant que les ponts ne sautent, un matelas attaché sur le toit de la voiture. Autant dire que je suis sensible à la préservation de cette industrie aéronautique si essentielle pour la région autour d'Albert et Méaulte. Cette usine est un moteur pour la modernisation des infrastructures, le développement du commerce, de l'économie locale en général, et elle alimente beaucoup de discussions dans une population fière de savoir que tout près l'on construit un peu de ce qui fait l'excellence industrielle française. Pour conclure je constate que Nicolas Sarkozy a promis 15 ministres, promesse tenue. Il a promis un grand ministère d'Etat pour le développement durable, promesse tenue. Il a promis l'ouverture, pomesse tenue. Il a promis le renouvellement, la féminisation, promesse tenue. Il a promis un nouveau style de présidence, promesse tenue. Bien sûr ce n'est qu'un début, mais ce début aurait pu être source de déceptions. Je n'en ai aucune.
Pendant ce temps-là, au Parti Socialiste, on juge bon d'exclure Bernard Kouchner, sous prétexte qu'il a accepté d'intégrer le gouvernement. Cet homme de qualité n'a jamais été reconnu à sa juste valeur dans les gouvernements de gauche. Nicolas Sarkozy, qui a dit vouloir faire primer la compétence, le nomme dans l'un des ministères les plus importants du gouvernement. Il aura notamment l'occasion répétée de représenter la France. Certainement par jalousie, le triste chef de file du parti de la division a exclu en urgence un des meilleurs éléments de son parti. Le message est clair: le PS refuse de participer à un quelconque rassemblement des forces nationales pour engager le changement que les français attendent. Pas de volonté de construire? Le refus de tout rassemblement? Message reçu 5 sur 5, nous n'avons pas besoin d'un PS qui n'est là que pour aboyer sur la scène politique française. Futur gouvernement ?Posté par Quentin (militant PS) le 17.05.07 à 12:27
Selon l'ensemble des sources disponibles, le futur gouvernement serait celui-ci. Il pourrait seulement survenire quelques changements dans les intitulés ou les missions des différents ministères. Francois Fillon : Premier Ministre Alain Juppé : ministre du développement durable, des transports et de l'énergie et de l'Industrie et du titre de ministre d'Etat. Jean-Louis Borloo : ministre de la Stratégie économique Christine Albanel : ministre de la Culture Xavier Darcos : ministre de l'Education , Valérie Pécresse : ministre délégué à l'Enseignement supérieur et la Recherche Brice Hortefeux : ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale Rachida Dati : ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie : ministre de l'Intérieur Roselyne Bachelot : ministre de la Santé et des Sports Éric Woerth : ministre des Comptes Xavier Bertrand : ministre des Affaires sociales Hervé Morin : ministre de la Défense Christine Lagarde : ministre de l'Agriculture Bernard Kouchner : ministre des Affaires étrangères, Jean-Pierre Jouyet : ministre délégué aux Affaires européennes Et dans quelques heures, je vous livrerai mes sentiments quant à la nomination du nouveau gouvernement... Cela me déchire le coeur...Posté par Pierre (militant UMP) le 14.05.07 à 21:04
Magnifique discours de Nicolas Sarkozy aujourd'hui au Conseil National de l'UMP. Les mots que j'ai retenus sont les mots de conclusion: "Mes chers amis, mon devoir est de vous quitter. Cela me déchire le cœur, mais je le fais parce qu'à mes yeux c’est la seule façon de bien servir l'intérêt de la France." Je ne sais pas si tout le monde peut comprendre ce que ces mots représentent. Je comparerais cela à ce que peuvent ressentir parents, frères et soeurs quand un jeune adulte quitte le foyer familial pour en fonder un autre. Il y a un véritable esprit de famille à l'UMP. Voir Nicolas Sarkozy, celui qui a sublimé ce tout jeune mouvement, partir, justement parce que l'UMP a réussi sa mission en lui permettant d'accéder à l'Elysée, c'est quelque chose de très émouvant. Une page se tourne, et il en reste tant à écrire... Je n'aime pas tomber dans la nostalgie. J'espère que le dynamisme que Nicolas Sarkozy a su donner à l'UMP restera intact, parce que depuis l'Elysée il a besoin d'un mouvement dynamique pour le soutenir dans son entreprise de changement, et parce que notre démocratie a besoin d'une UMP forte pour faire vivre le débat d'idées. Celui qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête. Celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.[Proverbe chinois]Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 10.05.07 à 14:08
C’est sur ces quelques bons mots que se conclu (provisoirement) ma participation à « Partis de campagne ».
Ce fut une aventure électronique pour moi. Avant de démarrer, je pensais qu’un blog était un accompagnement pour sushis et you tube, une boite branchée pour les vip’s de l’UMP. Une aventure politique aussi. Je n’ose pas encore dire un naufrage. Car le temps des refondations est venu. Les Verts doivent y prendre toute leur part, nous en reparlerons. Une aventure humaine et affective, enfin. Par vos messages, vos commentaires, vos coups de gueule, vos rires (si si, on les entend), vos moqueries salutaires. Tout ce qui fait que la politique n’est pas (trop) désespérante, moi qui en suis si éperdument lié (je l’ai là, chevillééééé en moiiii !!) depuis aussi longtemps que je m’en souvienne et si souvent éconduis. Je pars quelques jours pour mon boulot en Chine. Prendre de la hauteur grâce à Air France. Me rendre utile pour ce que je vais y faire. Revenir ensuite, me préparer pour les municipales sur mon arrondissement. Ce sera l’heure de vérité. Pendant ce temps, nous retrouver, semble-t-il, si vous faites pression sur la prod’. Moi qui pensait avant de débarquer ici que fluctuat était le début d’une insulte romaine… « Là où je suis, je pense à vous » François Mitterrand « Dans la vie, Y’a les cauzou et les faizou… » Ma grand mère « Bon quand t’auras fini tes conneries, tu recommenceras à bosser… » Mon patron Du côté de la presse bourgeoise : "un clivage droite-gauche renforcé"Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 10.05.07 à 00:55
ÉRIC DUPIN. LE FIGARO
Publié le 08 mai 2007 Selon une enquête TNS-Sofres, Nicolas Sarkozy domine chez les plus de 50 ans. Il est distancé dans l'électorat ouvrier, mais il gagne des points dans les milieux populaires. LA DROITE a remporté une victoire franche le 6 mai 2007, mais elle n'a pas envahi le territoire de la gauche. Les 46,9 % des suffrages exprimés recueillis par Ségolène Royal témoignent de la résistance d'un camp qui s'est senti menacé par la dynamique électorale de Nicolas Sarkozy. C'est un vote identitaire et défensif qui a permis à la candidate de gauche d'échapper à une défaite trop cuisante. Alors que 63 % des électeurs de Sarkozy ont voulu manifester dimanche leur « adhésion à ce candidat », ce n'est le cas que pour 47 % de ceux qui ont choisi Royal, selon une enquête TNS-Sofres-Unilog (groupe Logica CMG), pour Le Figaro et TF1. La motivation du « refus de l'autre candidat » (50 %) l'emporte dans l'électorat de cette dernière. Les employés et surtout les ouvriers, qui ont majoritairement voté à gauche, sont les catégories sociales qui ont le plus fréquemment émis un vote de refus et non d'adhésion. Les reports de voix montrent que la polarisation droite-gauche a pleinement fonctionné dimanche. La traditionnelle échelle d'autopositionnement droite-gauche garde toute sa pertinence : 91 % des électeurs qui se situent « au centre gauche » ont voté Royal tandis que 92 % de ceux qui se placent « au centre droit » choisissaient Sarkozy. C'est ainsi que l'électorat de François Bayrou s'est divisé en deux parties égales. Les uns ont rejoint la gauche et les autres la droite, chacun tombant du côté où il penchait. Le centre n'apparaît alors que comme un lieu instable soumis en dernière analyse à la bipolarisation. Les extrêmes ne se sont pas plus évadés de la dialectique droite-gauche, n'en déplaise à Jean-Marie Le Pen. Dans une proportion équivalente de l'ordre des deux tiers, la grande majorité des électeurs d'extrême droite et d'extrême gauche a conforté le candidat de son camp. Les frontières traditionnelles se retrouvent dans l'analyse sociologique du vote. En dépit de ses efforts pour conquérir l'électorat populaire, particulièrement courtisé au cours de cette compétition présidentielle, Sarkozy n'a guère réussi à déborder du territoire classique de la droite. Le profil sociologique du vote en sa faveur est même nettement plus étroit que celui de Jacques Chirac en 1995. L'homme de la « fracture sociale » avait alors séduit une majorité de jeunes électeurs. Son successeur, pour sa part, ne devient majoritaire qu'à partir de 50 ans. Avec seulement 40 % des suffrages des 18-24 ans, Sarkozy obtient quinze points de moins que Chirac dans cette tranche d'âge. Le candidat de l'UMP renforce, à l'inverse, ses positions chez les électeurs les plus âgés pour culminer à 64 % chez les plus 65 ans. On note que les électeurs de plus de 50 ans constituent 52 % de son électorat contre seulement 37 % de celui de Royal.La géographie politique de la France confirmée Sarkozy n'est majoritaire que chez les retraités et inactifs (58 %) ainsi que dans la catégorie traditionnellement très marquée à droite des artisans, commerçants et chefs d'entreprise (82 %). Royal domine dans l'ensemble des catégories salariées, des cadres aux ouvriers même si l'on remarque que la sous-catégorie des salariés du secteur privé a majoritairement voté à droite. Il n'empêche que Sarkozy a perdu du terrain, toujours par rapport à Chirac, chez les employés et les ouvriers où la gauche a respectivement recueilli 57 % et 59 % des suffrages. Royal est parvenue à garder le soutien des milieux populaires qui avaient massivement voté à gauche lors des régionales et des européennes de 2004. Le candidat de l'UMP a néanmoins marqué des points dans une fraction de cet électorat populaire. La droite progresse par rapport à 1995 parmi les électeurs du niveau d'éducation le plus modeste. On remarque aussi que Sarkozy, s'il obtient son meilleur score dans la tranche des plus hauts revenus, a été majoritaire parmi les Français aux ressources les plus limitées. Géographiquement, les territoires de chaque camp sont également respectés. Les zones de forces de Sarkozy ressemblent à celles de Chirac d'il y a douze ans, à l'exception des départements proches de la Corrèze où se situait le fief du président sortant. Le candidat de l'UMP obtient cependant des scores plus élevés que son prédécesseur dans le Nord-Est de la France où Le Pen avait enregistré ses meilleurs résultats le 22 avril. Ce sont généralement dans les départements où le FN reste le plus influent que Sarkozy progresse le plus d'un tour à l'autre. La carte du vote Royal de second tour trahit également l'influence des reports de voix. La candidate du PS a progressé à la fois dans les départements où la « gauche non socialiste » avait été la plus présente, comme l'Allier ou le Cher, mais aussi dans les zones de forces de Bayrou comme l'Ouest breton. Les événements des derniers jours de la campagne ont pesé sur le résultat final sans qu'ils aient profondément bousculé les rapports de forces. Le fameux débat du 2 mai semble avoir avantagé Sarkozy mais dans des proportions relativement équilibrées : il est cité comme un événement qui a compté dans le vote de 38 % des électeurs de Sarkozy et dans 31 % de ceux de Royal. De même, 15 % de ceux qui ont voté pour le candidat de droite disent avoir fait leur choix « après le débat entre les deux candidats » contre 12 % de ceux qui se sont prononcés en faveur de la candidate de gauche. Influence de la stratégie du « tout sauf Sarkozy » Si Sarkozy a réussi à créer une dynamique d'adhésion en sa faveur, une hostilité personnelle à son endroit a limité l'ampleur de son succès. Les électeurs de Royal qui ont d'abord voté pour s'opposer à lui ne citent son « programme » qu'en troisième raison après « certains propos qu'il a tenus » et « sa personnalité ». La stratégie du « tout sauf Sarkozy » était insuffisante pour assurer la victoire de la gauche mais le nouveau président de la République devra tenir compte des réticences d'une partie importante de la population envers lui. Son élection ne suscite d'ailleurs pas un large enthousiasme dans l'opinion : seulement 50 % des électeurs se disent « satisfaits » de sa victoire contre 41 % de « mécontents ». Les limites du succès de Sarkozy se lisent encore au travers de son pourcentage par rapport aux votants. Les bulletins blancs et nuls ont représenté 4,2 % des votants (soit à peu près autant qu'en 2002 et 1995). Le candidat victorieux a recueilli 50,8 % des suffrages des électeurs qui se sont rendus aux urnes dimanche. C'est toutefois mieux que Chirac qui avait été élu, en 1995, sans obtenir la majorité absolue des votants... Qui connait M. Jean-Luc Bennahmias ?Posté par Bruno (militant UDF) le 09.05.07 à 22:50
Appel à Jean-Marc : dis-m'en plus sur ce brave homme qui vient d'annoncer son ralliement au Mouvement Démocrate. Est-ce une bonne recrue que nous avons là ? Dans quel courant était-il chez Les Verts ? J'espère qu'il va être suivi d'autres personnes. C'est ce qui a manqué à François Bayrou à la mi-mars pour que les courbes se croisent et qu'il dépasse Royal : des ralliements de droite, et surtout de gauche, qui auraient crédibiliser sa démarche de rassemblement auprès du "grand public". Je pense que ceux qui étaient tentés de le faire attendaient de voir quelle tournure prendraient les évènements et si au final l'UDF faisait le culbuto à droite, ou au contraire persistait dans une démarche résolument centriste. La détermination (inquiétante?) et le courage (insensé?) dont continue de faire preuve François Bayrou les ont rassurés et ils passent à l'acte. J'espère que Kouchner et d'autres franchiront le pas. Mais qu'ils soient prévenus : nous n'avons pas de ministères à offrir. Au pain sec et à l'eau pendant 5 ans ! D'ailleurs, si certains sont tentés parmi les lecteurs du blog (ou les auteurs du blog...), c'est ici que ça se passe pour une pré-adhésion au Mouvement Démocrate. Dépêchez-vous : imaginez dans quelques années quand vous montrerez, ému(e)s, à vos enfants la carte de 12eme adhérent du Mouvement démocrate. "J'étais là d'puis le début,moi m'sieur".
![]() Je voudrais pas être méchant avec ce nouveau collègue Démocrate, ni sembler manquer d'hospitalité envers les gens qui nous rejoignent, mais je trouve franchement que sur cette photo - jointe par Yahoo!Actualités à la dépêche AFP - il a un petit côté Gargamel... :-) Jean-Marc, rassure-moi, est-ce qu'il mange les petits nenfants ?
![]() Bon j'arrête les comparaisons de photos débiles pour ce soir...:-) La croisière s'amuse bien ...Posté par Bruno (militant UDF) le 09.05.07 à 22:09
Alors essayons d'en rire nous aussi ! Ci dessous les 2 dessins de Delize
Cette histoire de Fouquet's, de jet privé et de yacht ne mérite pas qu'on s'y attarde trop longtemps, mais tout de même, l'attitude du nouveau Président est incroyable! (je dis "nouveau Président" parce qu'il est déjà investi de la légitimité du Président, il la porte avec lui, même si la passation de pouvoirs n'a pas encore eu lieu.). Il n'aura pas fallu longtemps avant qu'il donne crédit à certaines critiques qu'on lui adressait : proximité avec les puissances de l'argent, train de vie un peu stratosphérique du maire de Neuilly, etc.. Avec ce premier geste, il me conforte a posteriori dans mon choix de ne pas lui avoir accordé mon suffrage. Puisqu'après quelques hésitations, j'ai voté blanc. Mais cette échappée, est-ce une gaffe, le fait d'une décision impulsive, ou faut-il y voir plus que ça ? Peut-être que cette envolée augure d'une manière de présider : une envie de rupture, une volonté de brusquer l'opinion publique, de nous montrer que maintenant qu'il a reçu la légitimité - formidable légitimité - qu'octroit le vote populaire, il pourra en faire ce qu'il veut, de manière décomplexée. Oui, je pars dans mon yacht de milliardaire, et tant pis si ça vous plait pas ! Ce sera peut-être ça le mandat de Sarkozy. Certains se ruent dans l'affaire et parlent déjà de Berlusconisation, cocktail de brutalité des réformes, d'utilisation des médas, de cynisme total dans la pratique du pouvoir, et et et... de peoplisation. C'est la deuxième chose qui m'étonne dans cette affaire : les photos. C'est con, mais ça me rappelle les dernières photos du yacht de Lady Di ! :
Gauche : l'audace ou l'enlisementPosté par Jean-Marc (militant Verts) le 09.05.07 à 15:24
Par zaki laïdi dans libé d'hier.
La défaite de Ségolène Royal est indiscutable. Elle lui incombe donc forcément. L'imprécision de sa ligne stratégique globale et le flou de certaines de ses propositions y ont contribué. Mais à ceux qui voudraient instruire son procès en incompétence nous rappellerons ce fait élémentaire : avec tout le PS derrière lui et une expérience de plus de trente ans, Lionel Jospin n'avait même pas réussi à franchir le premier tour en 2002. Et en 1995, il n'avait guère fait mieux qu'elle aujourd'hui. Il faut donc chercher l'erreur ailleurs. Et cet ailleurs il se trouve dans un PS qui n'a su ni se moderniser avec Lionel Jospin ni après lui et, pis encore, s'engagea dans une spirale régressive après le référendum de 2005. La gauche française, qu'il faudra désormais appeler la «vieille gauche», celle qui, du PS à la LCR en passant par les Verts, vient pour la troisième fois consécutive d'échouer faute d'avoir accepté de se moderniser. Cette gauche qui, de manière pavlovienne, va chercher avant tout à diaboliser le nouveau maître de l'Elysée, dénoncer sa politique antisociale, reprocher à Ségolène Royal de n'avoir pas été «assez à gauche» alors que même l'extrême gauche est en miettes, le tout pour éviter de se remettre en cause. Mais cette fois ne sera pas comme avant. Car si cette campagne a révélé quelque chose, c'est bien l'impossibilité de penser les enjeux du politique sur le mode idéologique et l'incapacité totale de la vieille gauche à apporter à Ségolène Royal des idées neuves susceptibles de l'aider à reprendre l'avantage. Certes, cette vieille gauche en a rabattu de ses ambitions à changer le monde ou la vie. Mais, à force de se montrer incapable de proposer un autre chemin, elle en est graduellement revenue à revendiquer le retour au statu quo des Trente Glorieuses, ce temps où les emplois étaient stables et les frontières étanches. Les programmes de toutes les gauches de France sont devenus de purs et simples programmes de restauration justifiés par la nécessité de combattre les dégâts de la société libérale. Or, s'il suffisait mécaniquement de revenir sur les «politiques libérales» de la droite, on ne comprendrait pas pourquoi la gauche serait aujourd'hui aussi faible. On ne comprendrait pas non plus pourquoi, dans tout le reste de l'Europe, aucune coalition politique ne se soit construite sur la base d'une politique antilibérale, mais que a contrario tous les grands partis de gauche se soient convertis à des politiques réformistes, c'est-à-dire plus favorables aux logiques de marché et plus dubitatives quant à l'efficacité de politiques purement redistributives menées par l'Etat. Cet enkystement remonte au début du XXe siècle et aux conditions dans lesquelles s'est construit le socialisme français, qui n'a aucune culture social-démocrate. Son caporalisme social en témoigne. Mais ce qui est impressionnant, c'est de voir combien l'emprise du marxisme vulgaire, l'identification du raisonnement économique au complot social, la diabolisation de l'adversaire, la vénération de l'Etat, le mépris profond pour les expériences étrangères ont pour ainsi dire pénétré l'ensemble de la gauche française, qui s'est trouvée systématiquement tirée par le bas. Certes, pour contrer sur un mode purement défensif le blairisme auquel la gauche européenne finira bien par rendre hommage, la vieille gauche française a cru s'en sortir par une habile référence au modèle scandinave. Mais cette identification formelle à la social-démocratie du Nord a quelque chose d'indécent. Car sur la quasi-totalité des sujets sur lesquels la vieille gauche française se veut intransigeante, les sociaux-démocrates du Nord ont tranché dans un sens généralement opposé. Sur la question du temps de travail, les Scandinaves, après une phase allant dans le sens du partage du temps de travail, ont commencé à effectuer le chemin inverse. L'allongement de la durée des cotisations retraite ne fait non seulement pas débat mais est indexée sur l'espérance de vie. L'idée qu'il puisse exister des régimes spéciaux ou des statuts protecteurs est profondément étrangère à l'égalitarisme scandinave. Aujourd'hui, elle n'a donc que le choix entre mourir ou changer, même si certains de ses politiques vont, dans un souci évident de survie, tenter d'imaginer, comme après 2002, la renaissance par le statu quo. Pour autant, si le changement doit avoir lieu, il ne sera pas facile. L'hypothèse d'un «big bang» idéologique peut paraître séduisante. Mais elle risque fort d'être plus spectaculaire qu'effective. Car l'enjeu n'est pas seulement de se dire moderne mais de décliner cette modernité en faisant un travail de fond que le PS n'a jamais effectué. Pour autant, se dire social-démocrate ne saurait suffire dans un parti qui n'a pas cette tradition et dans un contexte où la social-démocratie est en crise. Il est aussi important de montrer et de prouver, notamment au noyau dur de l'électoral de gauche issu largement de la fonction publique, que le changement n'est pas qu'une nécessité inquiétante mais une source d'opportunités. Car tout le problème est là. Il est dans le renversement de perspective, dans le passage du pessimisme social _ lui-même issu d'un marxisme périmé _ à une vision plus ouverte et plus optimiste du changement social. La gauche ne peut pas être que le cartel de ceux qui ont peur de perdre leur statut. Pour cela, il faut que la gauche moderne se saisisse des leviers de commande, congédie les responsables de sa stagnation décennale et commence enfin à travailler pour trouver un nouvel équilibre. Le New Labour a méticuleusement observé les bienfaits et les méfaits du thatchérisme pour se construire. La nouvelle gauche serait bien inspirée d'en faire autant avec le sarkozysme pour pouvoir un jour le détrôner, plutôt que de se lancer dans une diabolisation non seulement futile mais tout simplement mortelle. Dans cette nouvelle donne, Ségolène Royal peut, si elle s'en donne les moyens intellectuels et politiques, faire partie de la solution. Les a-t-elle ? Coauteur avec Gérard Grunberg de Sortir du pessimisme social. Essai sur l'identité de la gauche , Hachette-Telos, 2007. Selon l'Elysée, "cette polémique sur la longueur du yacht du président Sarkozy est de basse politique"Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 08.05.07 à 20:11
Selon monsieur Johnny, madame Cécilia, pilote du navire, "se serait pris un gnon dans la gueule". L'Elysée n'a pas réagit.
Premières images exclusives de la petite virée en yacht du président Sarkozy à MaltePosté par Jean-Marc (militant Verts) le 08.05.07 à 01:40
Le nouveau secrétaire général de l’Elysée devrait présenter des excuses officielles dés le 16 mai.
Non, tout n'est pas perduPosté par Jean-Marc (militant Verts) le 07.05.07 à 18:31
Par Daniel COHN-BENDIT, Gabriel COHN-BENDIT, Jean-Yves LE DRIAN, Jean-Pierre MIGNARD, Joël ROMAN
« Libération » : lundi 7 mai 2007
Daniel et GABRIEL Cohn-Bendit, JEAN-YVEs le DRIAN président PS de la région Bretagne, Jean-Pierre Mignard avocat, Joël Roman éditeur, Christiane Taubira députée PRG.
Aujourd'hui, nous sommes tristes, mais nous ne nous laisserons pas aller à maudire le peuple français, ni à souhaiter le pire pour notre pays. Un immense espoir vient d'être déçu. Nous respectons le verdict du suffrage universel et nous espérons que l'ivresse de la victoire ne conduira pas le vainqueur à mettre en oeuvre une politique de brutalisation de la société.
5 ans de bonheurPosté par Pierre (militant UMP) le 07.05.07 à 13:43
7 mai 2007. On y est, on a gagné.... C'est magnifique, mais pas facile à réaliser. Hier soir j'étais d'abord face à la salle Gaveau, où la foule a écouté le discours de Nicolas après avoir découvert le résultat, que tout le monde connaissait déjà. Grand moment de bonheur. Ensuite place de la Concorde une belle fête nous attendait. De tous les artistes c'est Sarkozy qui a sucité le plus d'enthousiasme. J'ai eu là le sentiment de vivre un moment historique. Nicolas est arrivé, détendu, souriant, heureux. Il avait une certaine gravité en allant salle gaveau. Il n'y a pas dit ce que l'on voulait ensemble. Habité par la grande sagesse qu'exige la fonction, il a appelé au rassemblement de tous les français. Ce rassemblement j'y crois. J'y crois car désormais la France est une ambition, une volonté, une énergie, et pas seulement un mot, voire pire, un cliché. Tous les âges et toutes les couleurs fêtaient place de la Concorde ce grand moment. Je ne sais pas quelle sera la suite donnée à ce blog, peut-être y fera-t-on chacun une sorte de débriefing... Je pensais faire un article sur la fin de campagne complètement ratée de Royal (elle a tout de même sauvé les meubles). Je n'en vois pas l'utilité. Je constate que cette campagne a tout bousculé. La participation. La règle selon laquelle le favori n'est pas le vainqueur. Le poids des petits partis. Plein d'autres choses encore. La campagne de dénigrement n'aura pas convaincu, et tant mieux. La caricature n'aura pas interdit l'ambition. Les français ont choisi d'aller de l'avant. Tournons-nous vers l'avenir, croyons en lui, construisons. La défaite en souriantPosté par Jean-Marc (militant Verts) le 07.05.07 à 07:43
C’est peut-être l’image la plus marquante de l’intervention à 20h05 de la candidate de la gauche, battue sans humiliation.
Incontestablement, Ségolène Royal a brouillé les repères et bousculé son parti. Les réactions à chaud de Laurent Fabius et de DSK montrent que la recomposition socialiste a déjà commencé. Cela s’annonce difficile. Madame Royal ne semble pas vouloir laisser en jachère son capital engrangé durant cette campagne électorale et surtout, les 17 millions de voix qui se sont portées sur son nom. Sur son flanc gauche, Laurent Fabius ne peut compter que sur les 19% obtenus lors des récentes élections internes et peu d’écho dans une gauche de la gauche à terre, divisée. Olivier Besancenot ne lui facilitera pas la tache sur ce terrain là. Monsieur Strauss-kahn « pèse » à peu prés autant dans son parti mais sa sensibilité tient la corde idéologique. Il pourrait être tentant pour Madame Royal de passer un pacte avec les tenants d’une social-démocratisation du parti. Dans ce cas, DSK pourrait vendre très cher l’apport de son courant sur l’autel d’une refondation du vieux parti d’Epinay en force de centre gauche qui semble mieux répondre aux attentes de son électorat. C’est un enjeu majeur pour le PS qui voit émerger un dangereux concurrent au centre. François Bayrou est lui aussi mis en difficulté par les élus de la vieille UDF. Son mouvement peut lui filer entre les doigts au rythme des défections en faveur d’une UMP-bouclier pour ses sortants lors des prochaines législatives. Dans cet immédiat, les Verts peuvent récupérer une partie des électeurs déroutés vers le PS pour cause de vote utile et récupérer également la frange non négligeable tombée dans l’escarcelle du leader centriste. Mais ils ne feront pas l’économie d’une refondation. Elle sera d’abord idéologique. Paradoxalement, l’autonomie de l’organisation pourrait bénéficier d’une fenêtre de tir à l’occasion du repositionnement des réformistes socialistes et démocrates. AFP- 23h54 : Paris,Tuileries : Madame Mathieu et Monsieur Duffy lancent un vibrant appel en faveur d’un gouvernement de « large rassemblement »Posté par Jean-Marc (militant Verts) le 07.05.07 à 00:06
Monsieur Bayrou se déclare réservé sur le possible octroi du portefeuille de l’intérieur à Gilbert Montagné.
Véridique : vu à la téléPosté par Jean-Marc (militant Verts) le 06.05.07 à 22:00
Aprés les déclarations de Charles-Paul-Antoine et Sixtine à la Concorde, successivement étudiants en médecine et en droit à Assas, le président Sarkozy se rendait au Fouquet's avec Johnny. Le changement a commencé.
Interruption de programmePosté par Jean-Marc (militant Verts) le 06.05.07 à 19:58
Nouvelle grille des programmes sur TF1. Elle prend effet ce lundi midi. En exclusivité, les premiers extraits de notre nouvelle emisson de la mi-journée.
Ministère de l’information. dans quelques instants, communiqué du ministère de l'informationPosté par Jean-Marc (militant Verts) le 06.05.07 à 19:39
Le chien-chien a sa mémèrePosté par Jean-Marc (militant Verts) le 06.05.07 à 17:18
Incident à 13h54 dans mon bureau de vote où madame de Lacoubray résidant Boulevard Richard Lenoir avait égaré son petit sachet « Esprit » avec le contenu des fiançailles de Marie Adelaïde, sa fille. Le président du bureau 38 a du interrompre quelques secondes le déroulement du vote alors que Madame de Lacoubray entamait un déhanché parfait, de l’isoloir jusqu’à la table de l’urne, pour démasquer un éventuel suspect. Mais pour qui a voté madame de Lacoubray ?
Le mystère Sarkozy expliqué aux petits et grandsPosté par Jean-Marc (militant Verts) le 05.05.07 à 18:16
Simulation de reports exclusive et sondage : Ségolène Royal donnée vainqueur par 50,3% des voix !Posté par Quentin (militant PS) le 04.05.07 à 23:12
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