Pour démarrer sa carrière politique mieux vaut souvent commencer à chasser sur ses propres terres.
Philippe Douste-Blazy n'a pasdérogé à la règle en se présentant à la mairie de Lourdes qu'il emporte en 1989.
Jusque là cardiologue et professeur à la faculté de médecine de Toulouse, il se fait élire député européen dans la foulée. En 1993, il est ministre délégué à la Santé sous l'égide de
Simone Veil. Il y reste jusqu'en 1995, année de campagne durant laquelle la droite se déchire entre balladuriens et chiraquiens.
Philippe Douste-Blazy fait partie des deuxièmes moyennant quoi il obtient le ministère de la Culture et la casquette de porte-parole du gouvernement.
Malgré la débacle de 1997, Douste-Blazy parvient à se faire élire député des Hautes Pyrénées et commence à avoir la réputation d'un type qui ne perd jamais d'élection (c'est encore vrai en 2006). Il est poignardé à Lourdes par un déséquilibré en mai de la même année. En 2001, Il hérite de la mairie de Toulouse en se posant comme dauphin adoubé par
Dominique Baudis sans lequel rien n'est possible dans la ville rose.
En 2002, il continue de militer pour Chirac et intègre le parti en gestation (le future UMP), ce qui lui vaudra une exclusion de l'UDF. Il hérite du ministère de la Santé après la Présidentielle mais commence à voir plus loin : Bercy et pourquoi pas Matignon. Il essaie de convaincre les membres de la majorité que sa candidature est envisagée. Une nouvelle réputation de baratineur opportuniste commence à lui coller aux baskets. En 2004, il manque de s'embourber dans la réforme du système de santé, tentant maladroitement de mieux fliquer les possesseurs de carte Vitale alors que les escroqueries sont marginales dans le secteur. Il met en place le système du 1 euro par consultation pour responsabiliser les usagers. Le problème du déficit de l'assurance maladie est loin d'être résolu ou même amélioré mais ça passe : Douste-Blazy ménage tout le monde, arbitre rarement. Il se voit à Matignon, rédige des programmes politiques globaux que personne ne lit. Le Premier ministre
Jean-Pierre Raffarin concentre presque toutes les critiques qu'on peut faire au gouvernement et se voit contraint à la démission après le referendum.
Alors ? Bercy? Matignon?
Douste-Blazy se voit confier contre toute attente (et toute rationalité disent ses détracteurs) le ministère des Affaires étrangères. Poste plus exposé où plusieurs bourdes font vite de lui un bon client de la presse qui se plait à répertorier vraies gaffes – il demande devant le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem s'il n' y a pas de Juifs tués en Angleterre pendant la Seconde guerre mondiale - et rumeurs plus ou moins fondées : il ne prend pas Condoleeza Rice au téléphone parce qu'il n'a pas de traducteur sous la main – information qu'il niera sur un plateau télé. Il invente régulièrement des rendez-vous avec le Président – même quand celui-ci est à l'autre bout du monde! - pour justifier ses retards. Heureusement, la politique étrangère reste pour l'essentiel en France une chasse gardée de l'Elysée.
Son atout : habileté au consensus et des coups de com très french doctor comme pendant le tsunami
Son handicap : une ambition complètement déconnectée de la réalité de ses possibilités.
Carrière :
- 1989 : maire de Lourdes, député européen
- 1993/1995 : Ministre délégué à la Santé
- 1995/1997 : Ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement
- 1998/2002 : Préside le groupe UDF à l'Assemblée
- 2001 : maire de Toulouse
- 2002 : Secrétaire général de l'UMP
- 2004/2005 : Ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille
- Depuis mai 2005 : Ministre des Affaires étrangères
+ si sarkozy est élu et que la droite gagne les legislative c'est une france pourite avec ce vieux..
+ Ben moi non plus je ne savais pas et je ne vois pas trop où est le point