En 1978,
Valéry Giscard d'Estaingdécide de créer un parti rassemblant tous les centristes et les tenants de la droite non gaullienne, jusqu'alors dispersé dans une nébuleuse de petits partis - dont le sien le parti républicain - le centre des démocrates sociaux ou le parti radical pour s'en tenir au plus connus.
Sur le papier, l'UDF est promise à un bel avenir avec des leaders qui ont le vent en poupe -
Valéry Giscard d'Estaing,
Raymond Barre... Mais le parti résiste mal à l'offensive du RPR, créé par
Jacques Chirac sur les cenrdres rougeoyantes du gaullisme, et dont le but est de permettre à son fondateur de s'imposer comme chef incontesté de la droite.
François Mitterrand adoptera une stratégie d'ouverture du PS aux alliés centristes, jetant un flou supplémentaire sur la raison d'être de ce parti. l'UDF faiblit à mesure que s'érode la popularité de son créateur et ne présentera pas de candidat aux Présidentielles de 1988 et de 1995. Les divergences au sein de la structure atteignent d'ailleurs leur apogée à l'occasion de cette élection : ses membres se déchirent entre partisans d'
Edouard Balladur et soutiens de
Jacques Chirac. Plus douloureuses encore les tensions occasionnées par les régionales de 1998 : certains candidats emportent les élections grâce au soutien du
Front national.
François Bayrou, alors leader de Force Démocrate - courant important au sein de l'UDF - refuse ces alliances alors qu'
Alain Madelin et Démocratie libérale (DL) les cautionnent. DL rejoint l'UMP.
François Bayrou tente de redonner un souffle à l'UDF en tentant le pari de l'autonomie face au RPR qui l'asphyxie.
En 2002, celui qui est désormais président ne réunit que 7% des suffrages au premier tour. Face à la présence du
Front national, la droite décide d'unir ses forces au sein de l'UMP. Bayrou conserve le cap de l'autonomie et devient de plus en plus critique avec les gouvernements successifs de droite : le parti s'éloigne d'abord des structures européennes comme le parti populaire européen (rassembleur de la droite dans l'Union) en raison d'un certain euroscepticisme de ce dernier, peu compatible avec la ligne de Bayrou. Dopé par les régionales de 2004 où l'UDF obtient 12% des voix, le président enfonce le clou séparatiste en refusant de voter le projet de budget du gouvernement de
Dominique de Villepin en 2006. Auparavant, les députés UDF ont souvent pratiqué l'abstention à l'Assemblée, bien que parfois en rangs dispersés : la stratégie de
François Bayrou bien que plébiscitée par les militants est contestée par un nombre conséquents de cadres du parti qui ne croient pas à un avenir sans alliance avec l'UMP.