Pour VGE, il y a l’avant et l’après septennat. D’un homme énergique, prêt à réformer les mœurs, avec l’envie de bâtir les Etats-Unis d’Europe, on passe à l’homme conspué, aristocrate et conservateur que l’on connaît. Sept années qui ont bouleversé sa vie mais lui ont permis de rester influent.
A son arrivée au pouvoir en 1974, Giscard veut se faire le chantre de l’anti-gaullisme. Finie la « certaine idée de la France », avec Giscard, c’est l’Etat sympa, moderne. N’est-ce pas sous son pouvoir que l’avortement est légalisé, que le droit de vote est accordé à 18 ans ? De cette époque également date le divorce par consentement musuel, l’abolition de la censure.
VGE s’en prend même aux symboles de la nation. Le bleu du drapeau français s’éclaircit pour devenir moins agressif. La Marseillaise est moins forte et jouée plus lentement. Il simplifie le protocole de l’Elysée, et cherche à paraître proche du peuple.
On le voit donc dîner chez des Français lambda à la télé, ou dans son petit manoir, « autour du feu », pour expliquer l’économie aux masses populaires. Idée qu’il a repris à Roosevelt, mais autrement moins classe.
Ses mesures politiques et économiques procèdent aussi de cette volonté de moderniser la France. C’a été dur, même pour celui qui a fait ENA et HEC. Le pauvre a dû, pendant sept ans, trouver quelque chose pour remplacer le pétrole et chercher le moyen d’enrayer le chômage qui montait. C’est avec Jacques Chirac comme Premier ministre que sont donc créées les Assedic et que des centrales nucléaires poussent partout en France.
Enfin, si
De Gaulle a une certaine idée de la France, Giscard a une certaine idée de l’Europe. Même après son septennat, l’homme s’est toujours montré un fervent défenseur de la construction européenne. On lui doit aussi bien le TCE que le système monautaire européen.
Internationalement, il se montre, comme tous les présidents français, très multilatéraliste. Il crée le Conseil européen des chefs d’Etat aussi bien que le vote du Parlement européen au suffrage universel.
Mais l’année 1976 est celle où tout bascule. L’année où
Jacques Chirac décide qu’il va le trahir. Jusqu’en 1981, la France a à sa tête Iznogoud et le calife. En étant populiste, Jacquot dénonce le libéralisme idéologique du Président. L’affaire des diamants de Bokassa éclate en même que Giscard est éclaboussé par les scandales politiques de ses partisans.
En 1981, le président est usé.
François Mitterrand, pendant le débat télévisé précédant les présidentielles, le surnomme justement « monsieur chômage ».
Aujourd’hui, Giscard traîne derrière lui cette image de vieux conservateur alors qu’il était moderniste. Il s’est retiré de la vie politique nationale et a choisi, à la fois, de s’occuper de l’Auvergne et de l’Union européenne. Maintenant, VGE, c’est l’Académie française, le conseiller constitutionnel, et le président de la région Auvergne.
Il faut dire qu’il se réclame du centre-droit, et qu’il a d’ailleurs créé l’UDF. En fait, c’est à se demander si Valéry Giscard d’Estaing n’est pas un moderniste caché derrière « l’homme du passif ». Mais bon, il a au moins eu sa petite heure de gloire.
Force: Une grande expérience politique
Faiblesse: Une certaine impopularité
+ au début quand j'ai entendue parler de vous je croyais que c'était une fille mais non un garçons..
+ Pourquoi insiste-t-il pour rester sur le "haut de l'affiche" ? Il aime tant cela que l'on parle de..
+ Je suis en train de lire son dernier livre, Le pouvoir et la vie. Quel talent et quelle honnêteté..